PRINCIPAUX CHAMPIGNONS PATHOGENES DE L'HOMME. I
acc.
Fig. i . — Exoascées : Saccharomyces. Cellules arrondies isolées bourgeonnantes [h), ou levures, se reproduisant par bourgeonnement ou par spores (s), dites ascospores^parce qu'elles sont contenues dans un asque (a).
Fig. 4. — Endomyces albicans (muguet). Articles mycéliens (m) droits ou incurvés arrondis aux extrémités, ramifiés et bourgeonnants (b) émettant des formes levures; formes levures isolées (1); endoconidies (spores internes) globuleuses contenues à l'intérieur d'un filament (e); grosses chlamydospores sphériques, à membrane épaisse, terminales (ch); asque (a) formé latéralement sur un article court (c) et contenant quatre ascospores aplaties (s).
Fig. 2 et 3. — Zymonema Gilchristi (ou oïdiummyces des Américains ou cryptococcus des mycologues français), mélange de formes levures arrondies (1), d'ébauches filamenteuses (ps), de filaments longs et ramifiés (m) avec files o'idiennes (o) de spores rectangulaires (s) nées par cloisonnement du filament ; avec formes de résistance et chlamydospores (chk
Fig. 5. - Oïdium cutaneum : Mycélium ramifié cloisonné. Spores nées à l'extrémité d'un filament et par cloisonnement de ce filament.
Fig. 6. — Sporotrichum Beurmanni. Tilaments de 2 \x de large, hyalins ramifiés (m). Spores (s) ovoïdes de 3 à 4 sur 5 à 6 \i, pigmentées brunâtres. Les spores s'attachent isolément, une à une, par un court pédicule sur le filament; elles sont tantôt disséminées irrégulièrement, tantôt agglomérées le long d'un filament; à l'extrémité des filaments elles se groupent en bouquets de 2 à 3o et plus.
PRINCIPAUX CHAMPIGNONS PATHOGÈNES DE L'HOMME. Il
Fig. i. — Oospora continues (Synonymie Discomyces, Nocardia, Streptothrix, Actinomycète, etc.), mycélium de calibre inférieur ou au plus égal à i u, ramifié dichotomiquement. Tilaments terminaux souvent renflés, quelques-uns terminés par une chaînette de spores rondes nées par étranglement de l'extrémité de ces filaments.
Fig. 3. — Rhizomucor parasiticus.
Tilaments mycéliens ramifiés continus (m), munis de stolons et de rhizoides irréguliers irh) ; pédoncules sporangifères ramifiés (fsp) terminés par des sporanges (s) dont la columelle (co) est ovoïde. Lors de la déhiscence du sporange, les spores sont mises en liberté (sp) et des débris de la membrane sporangiale (d) forment une collerette à la base de cette columelle. Les pédoncules sporangifères sont munis à leur base de rhizoides (a).
Fig. 2. — Hemispora Stellata (d'après Vuillemin). Mycélium hyalin fin, cloisonné, ramifié. Tubes fertiles, ramifiés à la base : chaque rameau conidiophore (c) se termine par une vésicule (protoconidie) (p) précédée d'un étranglement annulaire (e) à paroi épaissie brune rigide. La vésicule se transforme, en tout ou en partie, en une série de segments spor if ormes (deutero-conidies) (d) granuleux.
Fig. 4. — Aspergillés : Aspergillus. (V), vésicule renflée portant au sommet, soit directement, soit par l'intermédiaire de petits rameaux simples nommés basides \ st), des chaînettes de conidies.
Il en est de même chez les Sterigmatocystis, mais la vésicule ovoïde (V) est recouverte de basides (st) qui sont surmontés chacun de deux ou plusieurs rameaux plus petits nommés sterigmates (g), produisant chacun une chaînette de conidies. Dans les Pénicillium les conidiophores (co) dressés sont ramifiés à plusieurs degrés.
Fig. 5. — Mucorinées : Mucorcorymbifer. Mycélium ramifié continu (m) ; pédoncules sporangifères (ps) ramifiés en grappe corymbifère et terminés par un ou plusieurs sporanges [s) contenant des spores nombreuses. Jl V intérieur des sporanges (s) V extrémité du filament se renfle en une columelle (co). Le sporange laisse échapper ses spores qui se disséminent au loin.
S37 IVlycoses.
5° Endomycoses, dues à des endomyces : Muguets et Parendomycoses, dues à des parendomyces : Parendomycose de Queyrat et Laroche...
Restent des faits inclassables ou inclassés à l'heure actuelle, que cliniquement on peut appeler, faute de mieux, du terme vague de blastomycose, leur parasite portant le nom de cryptococcus.
Oïdiomycoses (v. c. m.), infections dues à des o'dium vrais de Link. Oïdiomycose de Babès, due à YOïdium subtile. Oïdiomycose de De Beurmann, Gougerot-Vaucher, due à YOïdium cutaneum.
Oosporoses (v. c. m.). Synonymie : Discomycose, Nocardoses. Micromycoses ou Microsiphonoses), infections dues à des parasites caractérisés par le microsiplwn de Vuillemin et dont la synonymie embarrassante doit être connue pour éviter toute erreur : Oospora, discomyces, nocardia, actinomyces, streptolhrix, vticromyces, etc.
1° Actinomycoses, actinomycose de Harz, due au Discomyces Bovis. Discomycose de Wolf Israël, due au Discomyces fsraëli. Discomycose de Ravaut et Pinoy, due au Discomyces Thibieryi; Oosporoses à grains jaunes de Roger ou pseudo-actinomycose de Poncet et Dor, etc..
c2° Mycétomes ou Pied de Madura. Myeétome de Vincent, due au Dyscomyces MadursB, etc.
5° Discomycose d'Eppinger, due au Discomyces astéroïdes d'Eppinger.
4° Oosporoses diverses : Oosporose buccale de Roger, due à VOospora buçcalis, oosporose pulmonaire de Roger, due à VOospora pnlmonalis, etc.... Discomycose de Carougeau due au Discomyces Carougei de Gouge rot.
Hemisporose, de Gougerot et Caraven (v. c. m.), due à YHemispor astellata Vuillemin.
Mucormycoses (.t. c. m.), infections dues à des Mucorinées. Mucormycose de Paltauf, due au Mucor corymbifer. Rhizomurcomycose de Lucet, due au Rhizomitcor
parasiticus.
Aspergilloses, infections dues à des aspergillés (Aspergillus, Penicillum, Sterigmatocystis).
Aspergilloses, dues à des aspergillus : Aspergillose pulmonaire due à V Aspergillus fumigatus et ses variétés (V. Aspergillose); Tokelau, dû à V Aspergillus Tokelau ou Lepidophyton. Tribondeau (V. Tokelau); Caratés, due à des Aspergillus ou Aspergetloïdes, très variés, de Montoya y Flores (V. Caraté).
Trichophyties (V. Teignes). D'après la classification récente et si lumineuse de Sabouraud il faut distinguer :
Trichophyton endothorix pur. Trichophyton crateriforme.
T. acuminatum.
T. violaceum.
T. neoendothrix (conservation des filaments jeunes autour du cheveu signalant la période d'envahissement). T. cerebri forme.
( microïde S Trichophyton du groupe gypseum.
V ( T. du groupe niveum.
T. ectothrix 1 ' i T. rosaceum.
y ( duveteux. . ] ™
( mégaspores. ] t T- eqmnum.
( faviformes . T. ochraceum.
Microscopories (V. Teignes), M. dues au Microsporum Audouini (type humain), au Microsporum lanosum, au M. Canis (type animal).
Favus (v. c. m.) F., dû à YAchorion Schonleini (type humain), à YAchorion gallinœ, Achorion gypseum (type animal).
Erythrasma (v. c. m.), dû à VOospora minutissima (Sabouraud), (ex. microsporon minutissimum).
Pityriasis versicolor, dû au Microsporon Furfur.
Piedra ou trichospories, dues à des Trichosporum (V. Piedra).
(La nature mycosique de l'affection humaine appelée bothryomycose (v. c. m.) est très discutée; pour beaucoup d'auteurs les lésions humaines décrites sous ce terme ne sont pas dues à des champignons (botryomyces), mais à des cocci pyogenes.
L'étude des mycoses se complète et l'on comprend mieux leur mécanisme. Autrefois, on avait cru pouvoir les opposer aux infections bactériennes.
IVlycosis fongoïde. 558
Aujourd'hui, on voit que rien ne les distingue des infections bactériennes : tuberculoses, diphtérie, tétanos, streptococcie, fièvre typhoïde. Au contraire, on peut dire que par la richesse des manifestations cliniques et des lésions histologiques, par la variété de leur évolution et de leur pronostic, par tous les détails de leur étiologie et de leur pathogénie, par la sécrétion de toxines même des endotoxines, par la présence des réactions humorales d'agglutination, de fixation, de précipitation, par les réactions aux toxines mycosiques, les infections mycosiques et les infections bactériennes s'homologuent constamment et vont souvent même jusqu'à s'identifier. Les plus superficielles, les mieux limitées des mycoses, peuvent créer les mêmes réactions humorales que les infections bactériennes généralisées : c'est ainsi que le muguet, les trichophyties, bien que très localisées, déterminent les réactions agglutinantes et fixatrices (Widal, Abrami, Joltrain) ; une lésion dermo-épidermique trichophytique peut conférer l'immunité de tout le tégument (Bruno Bloch). Loin d'opposer les infections mycosiques aux infections bactériennes, il faut, au contraire, les rapprocher et éclairer les unes par les autres.
Grâce aux travaux de ces dernières aimées, les mycoses conquièrent enfin, en pathologie infectieuse, la grande place qui leur est due.