N/EVI
Fig. i . — JSxvus verruqueux.
Fig. 2. — JVxvus vasculaire systématisé.
Malade de Besnier. Musée de St-Louis. (Risï.) I Malade de Hallopeau. Musée de St-Louis.(K\ST.)
Fig. 3. — J^sevus vasculaire tubéreux. Malade de Hallopeau. Musée de Saint-Louis. (Rist.)
59J Naevus.
Analomiquement, elles représentent des épithéliomes bénins (Unna), caractérisés par des cellules polyédriques spéciales, épithélioïdes [cellules nœviques); on conçoit qu'elles puissent dégénérer en tumeurs malignes et devenir l'origine du nœvo-carcinome [V. Peau (Tumeurs)].
c) Nœvi molluscoïdes. — Les nœvi mollusci formes, molluscum simple ou pendulum, fibroma molluscum, sont des tumeurs saillantes, de volume oscillant en général entre celui d'une tête d'épingle et celui d'une noisette, mais quelquefois beaucoup plus grosses, qui peuvent siéger sur tous les points de la peau, souvent au voisinage des nœvi mous. Ils sont généralement pédicules, recouverts d'une peau presque normale, un peu amincie, ridée. Leur consistance est molle, pâteuse, parfois avec des points plus résistants. Quelques-uns sont plus durs (molluscum fîbrosum). Ils renferment parfois des cordons durs et noueux qui sont des nêvromes plexifovmes.
Presque toujours multiples, ces nsevi deviennent dans certains cas extrêmement nombreux; ils s'associent alors à d'autres nœvi de tout ordre et à des neuro-fibromes, pour constituer la maladie de Recklinghausen (V. Neurofibromatose). Il n'est pas rare que certaines tumeurs (tumeurs 'majeures) prennent un développement considérable. On doit rapprocher de ces tumeurs majeures lès prolongements cutanés bizarres, pendant à la façon de sacs flasques ou de volants, que l'on décrit sous le nom de dermatolysie (c'est à tort qu'on a appliqué ce nom à l'extensibilité exagérée, mais élastique et temporaire, du tégument : cutis hyperelastica).
5° Nsevi vasculaires. — Les uns sont d'origine sanguine, les autres d'origine lymphatique.
a) Hémangiomes. — Les nœvi vasculaires lisses sont généralement en petit nombre chez un même sujet; leurs sièges de prédilection sont la région céphalique et surtout occipitale (le petit naevus de la nuque existe chez un sujet sur dix) ; au niveau des lèvres, ils empiètent volontiers sur la muqueuse. Ils forment des taches tantôt minimes, tantôt étendues (V. pi. fig. 2) et constituant une difformité désagréable lorsqu'elle siège à la face. Leur couleur est soit rouge vif, soit rouge violacé ou bleue ; on a cru pouvoir de ce fait les diviser en artériels et veineux, mais on sait aujourd'hui que la différence provient uniquement d'une circulation plus ou moins rapide, les dilatations n'intéressant jamais que les veines. Les taches s'effacent à la pression, mais incomplètement; toutes les causes de congestion céphalique les rendent plus visibles. Parfois elles pâlissent et même s'effacent lorsque le sujet avance en âge.
Les nœvi télangiectasiques ponctués, stellaires, sont de petites ponctuations d'un rouge vif, un peu saillantes, autour desquelles rayonnent des dilatations vasculaires ramifiées (fig. 158 bis). Chez les nouveau-nés, cette variété doit être, ainsi que la suivante, traitée le plus tôt possible après la nais- Fis- 158 bis- ~ Angiome