CROUZON
ŒDÈME DE LA GLOTTE, DES PAUPIÈRES, DU POUMON, ETC. —V. ces organes.
ŒDÈME DES NOUVEAU-NÉS. — V. Nouveau-né (Pathologie).
ŒDÈME MALIN. — V. Charbon.
ŒDÈME NERVEUX. — V. Trophoedème.
ŒIL ARTIFICIEL. — L'œil artificiel est une coquille en émail qui imite le segment antérieur de l'œil et que maintiennent les paupières. Il remplit un double but : cosmétique et fonctionnel.
Appliqué sur un œil diminué de volume, atrophié, mais ayant gardé la perception lumineuse, l'œil artificiel fait écran et rend la vision de l'autre œil plus nette, supprime les inconvénients d'une paupière dont les frottements sont mal tolérés, s'oppose à l'irritation par les cils renversés et maintient les paupières en bonne position. Après l'énucléation, l'œil artificiel s'oppose encore à l'affaissement de la paupière supérieure au devant de la cavité, au déplacement des culs-de-sac et des points lacrymaux, au larmoiement et à tous les inconvénients qui résultent de ces modifications de rapports entre les paupières, leurs bords, les culs-de-sac et la conjonctive bulbaire.
Dans l'exentération de l'orbite, la prothèse présente de grandes difficultés que l'on arrive à surmonter dans certains cas.
L'œil artificiel doit être bien adapté à l'orbite ou au moignon, supporté facilement par la cavité orbitaire et être aussi semblable que possible à l'œil sain.
Le poli de ses faces, son volume, ses courbures, sa forme, sa mobilité, sont autant de qualités de fabrication et d'exécution qui en assureront la tolérance parfaite.
Œil (Brûlures, Cautérisations).
Afin de bien adapter l'œil artificiel et de le maintenir sur le même niveau que l'œil sain, on a recours à l'hétéroplastie orbitaire, soit par introduction de corps étrangers dans la coque scléroticale (globes de verre, sphères métalliques, éponges, boules en fil de soie, soit par introduction d'un globe artificiel ou d'une greffe d'œil d'animal dans la capsule de Tenon, soit par injection de vaseline et de paraffine (Rolimer), sous la conjonctive, de manière à constituer un moignon artificiel approprié à la profondeur de l'orbite qui doit recevoir l'œil artificiel.
Cette hétéroplastie faite avec toutes les précautions d'asepsie peut rendre de grands services.
Pour placer l'œil artificiel, on procède ainsi : après l'avoir mouillé pour faciliter son glissement, on prend l'œil entre le pouce et l'index de la main droite. L'échancrure destinée à éviter la compression du nerf nasal externe doit être tournée en haut et en dedans. On introduit l'œil par son bord supérieur qu'on fait glisser sous la paupière supérieure soulevée par le pouce gauche pendant que le malade regarde en bas ; il regarde ensuite en haut, et à ce moment on déprime la paupière inférieure pour laisser le bord inférieur de la coque se placer derrière elle.
On peut souvent enlever l'œil en le prenant avec les doigts et l'attirant au dehors. S'il y a quelque difficulté, on déprime la paupière inférieure afin do passer sous la coque un crochet ou un stylet mousse qui peut la soulever et l'attirer au dehors. Le regard en haut facilite la sortie.
L'œil artificiel, ainsi que la cavité conjonctivale doivent être tenus très propres. On évitera ainsi des accidents de nature irritative ou inflammatoire. 11 n'est pas nécessaire d'enlever la coque chaque soir; elle peut être
conservée la nuit. ncv^r,^