‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 2)Chapitre 9 sur 80 · Lavement · texte numérisé non relu

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système de bouchon est particulièrement commode toutes les fois que se trouve nécessaire un appareil peu encombrant, facilement transportable. Il existe des bocks, des sacs en caoutchouc répondant à cette indication pratique, et le simple entonnoir peut être également commode. Enfin, dans certains cas, pour les lavements alimentaires ou médicamenteux et chez l'enfant, l'emploi de la poire en caoutchouc peut être recommandé.

Préparation des instruments. — On adapte au bock un tube de caoutchouc souple de longueur variable mais suffisante (1 m. 50 en moyenne). Puis sur ce tuyau, par l'intermédiaire d'un raccord de verre ou d'un ajutage à robinet, plus commode en général, s'adapte une canule rectale. Cette canule sera toujours souple, de calibre moyen, approprié d'ailleurs au malade ; en certains cas, de grosses sondes urétrales seront un excellent modèle. Il est également inutile de prendre des sondes de longueur exagérée; il suffit de pouvoir introduire dans l'intestin 10 à 15 centimètres de la sonde, pour que la technique soit excellente. On se servira de canules à trou terminal.

Il sera correct de faire bouillir la canule chaque fois qu'elle devra être employée. Pour le bock et le long tube d'écoulement, il pourra suffire de les stériliser de temps à autre seulement. On assurera leur propreté dans l'intervalle en les tenant enveloppés à l'abri des poussières.

Le malade sera étendu sur le dos, le bassin légèrement relevé pour faciliter l'introduction de la canule et l'écoulement de l'eau. 11 est encore préférable de le faire se coucher sur le côté gauche, la jambe gauche étendue sans effort, la droite repliée. Cette manœuvre découvre la région anale et assure, mieux encore que la précédente, la pénétration des liquides.

Quelle est la quantité d'eau à introduire? — Cette question est particulièrement importante. Pour le lavement banal, émollient, on se tiendra aux environs du demi-litre; pour les lavements alimentaires et médicamenteux, il sera utile de ne jamais dépasser 250 centimètres cubes. Enfin, jamais, soies aucun prétexte, on ne devra faire pénétrer plus d'un litre d'eau dans l intestin (V. plus loin Entéroclyse). On surveillera tout particulièrement l'administration du lavement dans tous les cas où existent soit de la débilitation de l'organisme, soit des troubles de la circulation pelvienne ou de la circulation générale. C'est dire que les lavements seront de 150 à 500 grammes d'eau seulement chez les femmes enceintes, chez les malades porteurs de tumeurs abdominales, chez les vieillards, les cardiaques, chez certains tuberculeux. Chez le nourrisson, la quantité introduite sera de 50 centimètres cubes seulement.

Les effets des lavements diffèrent selon la température de l'eau introduite. — Aux températures voisines du corps (54°-58°), l'eau agit seulement en dissolvant les matières, en excitant doucement l'intestin. Aux températures extrêmes, soit froide (15° à 50°), soit chaude (59° à 50°), l'eau présente une action brutale, excite violemment les contractions de l'intestin et des vaisseaux; cette action peut être, selon les cas, utile ou nuisible, recherchée ou à éviter. Il suffit d'être averti de son existence. — On emploiera de façon courante, et sauf indications spéciales, de l'eau bouillie refroidie à o6°-58°. Il ne faut pas oublier que pendant l'écoulement du lavement, la

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température de l'eau baisse de façon notable. On en tiendra compte soit pour réchauffer l'eau si l'écoulement en est extrêmement lent, soit pour lutter contre la déperdition de calorique en entourant le bock d'ouate, de serviettes, etc.

L'écoulement du lavement doit, en tous les cas, être lent. Il faut, pour un demi-litre, compter en moyenne cinq à sept minutes. La pression du liquide sera extrêmement faible; elle le sera d'autant plus que l'intestin est plus douloureux et plus contracté. La dénivellation sera par suite très faible. Jamais le bock ne sera élevé à plus de 0 m. 50 dit plan du lit sur lequel repose le malade ; et bien souvent il conviendra de se contenter d'une hauteur de 0 m. 20 à 0 m. 50.

Gomment introduire la canule? Comment assurer ï écoulement de l'eau? — La canule, tenue comme une plume à écrire, sera présentée à l'orifice anal et introduite doucement, sans effort. Une pression douce vainc la résistance du sphincter qu'une brusque sollicitation ferait au contraire se contracter. On rassure les malades, pusillanimes beaucoup plus souvent qu'on ne pourrait le croire. Bien des individus, en effet, n'ont jamais pris de lavement, croient cette petite manœuvre extrêmement pénible, et suscitent par leur attitude quelque difficulté à ce qui n'en devrait pas présenter.

Il est bon, pour faciliter l'introduction de la sonde, de l'humecter ou même de la vaseliner légèrement. Cependant, cette introduction peut être parfois franchement douloureuse. L'obstacle anal est soit un spasme lié d'ordinaire à quelque fissure sphinctéralgique, soit, plus souvent encore, quelque hémorroïde enflammée ou quelque bourrelet hémorroïdaire . On devra, par des applications très chaudes, des badigeonnages ou des suppositoires à la cocaïne-adrénaline, vaincre ces obstacles. — Lorsque la canule a franchi l'orifice anal, son cheminement est en général facile. Il suffit de la pousser très doucement, en la retirant légèrement parfois pour l'avancer à nouveau. On s'efforcera de contourner les obstacles éventuels, tumeurs du rectum, de la prostate, de l'utérus, rétrodéviation utérine, ou plus simplement saillie du promontoire, scybales; une pression douce patiemment maintenue aura raison du spasme rectal. L'écoulement d'une faible quantité de liquide facilite parfois le cheminement de la canule ; en d'autres termes, on pousse celle-ci en laissant couler le liquide.

La canule étant introduite d'une douzaine de centimètres en moyenne, l'écoulement de l'eau se trouve généralement assuré. Cet écoulement peut cependant ne pas se produire. L'orifice de la canule est-il obstrué par des matières? Il suffit de dégager l'instrument, de le retirer d'un ou deux centimètres? S'agit-il d'un spasme de l'intestin? Il suffit d'attendre, d'abaisser la pression et l'eau finira par s'écouler. Il peut, pour des raisons analogues, survenir des intermittences dans l'écoulement; on y remédiera de la façon mentionnée.

Combien de temps doit-on garder un lavement? — Il serait contraire à la réalité pratique de répondre à cette question par une formule univoque. Lorsque l'expulsion immédiate de l'eau n'entraîne aucune évacuation fécale, il est bon de conseiller aux malades de garder l'eau pendant quelques minutes, une dizaine et davantage. D'un autre côté, il est des personnes, générale-

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ment atteintes de spasme colique intense, chez lesquelles les premières coliques étant surmontées, il ne se manifeste par la suite aucun réflexe évacuateur; l'eau tout entière est résorbée dans ce cas. Il vaudra mieux, chez ces malades, laisser au plus tôt s'amorcer l'exonération de l'ampoule rectale. Il peut également arriver, chez certains ptosés, que le lavement soit difficilement évacué. Il serait alors indiqué de faire porter au malade une ceinture abdominale pendant l'administration du lavement.

Des accidents peuvent-ils survenir à propos de V administration d'un lavement? — Certains malades ne peuvent garder l'eau introduite et la rejettent aussitôt; il suffit d'en être averti et de garnir soigneusement le lit, soit avec une toile cirée, soit avec des alèzes, des serviettes, ou, en cas d'urgence, des doubles de journaux. Les coliques ultérieures ne sont ordinairement pas très violentes; cependant, dans les colites avec spasme prononcé et douleurs intenses, le lavement peut provoquer des coliques extrêmement pénibles, accompagnées d'un état nauséeux caractérisé ; il peut même y avoir des vomissements. Mais chez ces malades, justement, il convient de s'abstenir des lavements, remède beaucoup trop brutal pour un intestin irritable : on s'exposerait, en passant outre, à provoquer chez les prédisposés des crises parfois graves de colite muco-membraneuse. — On saura encore qu'un lavement de volume exagéré peut déterminer du péristaltisme de l'intestin grêle, avec ondulations des anses visibles au travers de la paroi.

Lavements évacuateurs. — On se propose surtout, par l'emploi des lavements évacuateurs, de porter remède à l'encombrement intestinal, soit qu'il s'agisse de constipation accidentelle, soit que l'on ait affaire à quelque constipation chronique.

Les lavements simples. — Le lavement simple se compose d'eau bouillie refroidie à 58°-56°; on l'administre en général le matin. La quantité est de un demi-litre en moyenne; la totalité de ce volume est du reste loin de pénétrer dans l'intestin, 50 à 100 gr. de liquide se trouvent facilement perdus, si l'on tient compte de l'eau qui s'écoule en chassant l'air des tubes de caoutchouc, de l'eau qui demeure ensuite dans ces mêmes tubes, etc.

Si l'on tient à réduire au minimum l'irritation de l'intestin, on emploiera de l'eau salée ou phosphatée sodique (7 gr. ou environ 1 cuillerée à café de sel par litre). Si l'on désire au contraire provoquer d'activés contractions coliques, on emploiera l'eau à la température de 24° par exemple. On peut également donner d'abord des lavements tièdes afin de ramollir, de dissocier les matières, puis administrer un lavement froid pour en provoquer la chasse énergique. Cette manière de procéder ne saurait être tolérée que dans les constipations avec atonie, sans irritabilité de l'intestin.

Lorsqu'il existe des amas de matières considérables, ou lorsque les lavements simples se montrent impuissants à débarrasser l'intestin, on peut additionner l'eau soit d'huile d'olives (50 à 60 gr.), soit de glycérine (2 ou 5 cuillerées à soupe pour un demi-litre d'eau). On ne dépassera pas ces doses, pour la glycérine tout au moins. Un usage immodéré de celle-ci pouvant provoquer de la colite.

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On peut administrer l'huile dans de l'eau de lin ou de guimauve :

Huile d'olives ou d'amandes douces 60 grammes.

Décoction de guimauve ou de graines de lin 500 —

Une pratique également recommandable est d'émulsionner l'huile avec du jaune d'ceuf.

Eau bouillie refroidie à 38° 500 centimètres cubes.

Jaunes d'œufs crus N° 1 ou 2.

Battre en un mélange homogène; puis ajouter :

Huile d'olives ou d'amandes 00 grammes.

Émulsionner.

On peut, chez le nourrisson et le tout jeune enfant, ajouter à l'eau du lavement 1 à 4 cuillerées à café d'une eau minérale laxative faible.

Dans certaines constipations rebelles sans spasme, on peut encore essayer des lavements laxatifs ou purgatifs :

Mellite de mercuriale 100 grammes.

Eau tiède 400 —

(Codex).

Feuilles de séné )

Sulfate de soude j aa 1d grammes.

Eau bouillante 500 —

Pour adultes.

Follicules de séné 5 grammes.

Sulfate de soude ]0 —

Eau bouillante 250 —

Pour enfants. (Codex).

Mais les lavements purgatifs sont des médications d'exception, et leur emploi est des moins recommandables.

Peut-on traiter la constipation chronique par les lavements simples que nous venons d'étudier? La négative n'est pas douteuse : isolés, les lavements simples ne peuvent agir que sur des constipations très légères, chezdes malades qui, une fois de temps à autre seulement, ont besoin de solliciter par des procédés artificiels l'exonération de leur intestin, ou bien encore chez les opérés et dans les constipations liées à l'emploi des opiacés, de la grâce sur l'abdomen. Sinon, il convient d'associer aux lavements l'huile de ricin par exemple chez les atoniques, la belladone et la jusquiame chez les spasmodiques. De toute façon, il convient de ne jamais donner régulièrement plus d'un lavement tous les deux ou trois jours ; et l'on devra, ce faisant, se conformer aux principes que nous avons minutieusement exposés.

Les grands lavements; lavage d'intestin, entéroclyse. — On eût été, il y a quelques années encore, des plus surpris en notant le peu de place que tient l'entéroclyse en notre exposé. Mais, sous l'influence des travaux de plusieurs thérapeutes et notamment de A. Mathieu, commence à se répandre largement la notion de la nocivité fréquente des grands lavages. Nous montrerons brièvement ce que l'on doit comprendre sous ce terme; nous dirons quelles étaient les indications de l'entéroclyse, et nous restreindrons celles-ci après avoir exposé quels désordres peuvent être entraînés par les lavages.

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On doit entendre par entéroclyse ou lavage de l'intestin une manœuvre thérapeutique qui consistait à faire passer dans le gros intestin jusqu'au cœcum de 1 litre et demi à 5 litres d'eau. Parfois même la valvule de Bauhin était forcée, et le liquide refluait dans l'intestin, pouvait même atteindre l'estomac. On renonça du reste assez vite à une exagération thérapeutique susceptible de provoquer les plus graves désordres. Mais l'emploi quotidien et même biquotidien des grands lavages de 1 litre et demi à 2 litres date d'hier encore.

On recommandait cette médication dans un très grand nombre de maladies, états dysentériformes, entérites aiguës, constipation avec encombrement stercoral notable, mais l'entéroclyse avait fini par être la médication spécifique d'une affection surtout, Yentérocolite muco-membraneuse. On prétendait surtout débarrasser l'intestin des glaires et des mucosités surabondantes ; et il suffisait que l'on constatât quelques traces de mucus dans les selles pour instituer aussitôt les grands lavages. Les malades finissaient par devenir des maniaques du lavement, des « clysomanes » ainsi qu'il a été dit; et leur colite était plus souvent aggravée qu'améliorée par cette thérapeutique.

Voici comment les choses se passent en général dans la plupart des cas. Les malades, livrés à eux-mêmes n'ont pas toujours la précaution de s'étendre pour prendre le lavage. Ils introduisent la canule de 20 à 55 centimètres, ce qui est beaucoup trop; ils absorbent 2 litres d'eau, ils placent le bock aussi haut que possible, et seule une pression de 1 mètre à 1 m. 50 les peut satisfaire. L'eau, par ailleurs, est souvent à 42° et plus; enfin l'opération est renouvelée tous les jours, et même plusieurs fois chaque jour. Ainsi, attitude, longueur d'introduction de la sonde, pression, température de l'eau, volume admis, fréquence de la médication, tout se trouve réuni pour contusionner l'intestin, pour l'irriter, exciter son activité, entretenir ou provoquer les douleurs, assurer une débâcle de glaires, certes, mais de glaires ou de membranes que seul le lavage a fait apparaître. On voit en effet assez souvent les malades reconnaître, à propos d'une crise de colite, que ce sont seulement le deuxième ou même le troisième lavage qui ont ramené des peaux. Actuellement, l'engouement pour le lavage de l'intestin, sous les influences que nous avons précisées, tend avec raison à s'amoindrir; cet engouement, à lui seul, se trouve être responsable de la fréquence croissante de la colite dans ces dernières années. Est-ce à dire que le lavage de l'intestin doive disparaître de la pratique médicale? Oui, à coup sûr, si Ton s'en tient aux vieilles méthodes; non certes, si l'on accepte les indications suivantes. L'on réservera les grands lavements à certaines constipations atoniques, à certains accidents dysentériformes, à certaines crises de colite où le spasme et les douleurs sont modérés, où prédominent les sécrétions glaireuses et les phénomènes d'auto-intoxication. D'ailleurs, jamais la quantité de liquide introduite ne dépassera un litre au maximum ; ce liquide aura au plus la température du corps. Enfin, le lavage ne sera pratiqué que 2 ou 5 fois au plus par semaine; et une surveillance médicale éclairée contrôlera l'action de cette médication sur la tonicité intestinale, sur les sécrétions et sur les phénomènes douloureux. Ajoutons que le malade ne doit faire aucun effort pour conserver le liquide introduit.

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Lavements d'huile. — Le meilleur traitement (par les lavements) de la constipation chronique est à coup sûr le lavement d'huile. Le spasme de l'intestin n'est en aucune façon une contre-indication, bien loin de là : l'huile, en effet, non seulement ramollit les fèces, lubréfîe l'intestin, et diminue la résorption des produits toxiques du contenu du gros intestin, mais fait céder notablement le spasme de cet organe. La technique des lavements d'huile pure est un peu spéciale : nous l'exposerons en détail.

On se sert de préférence d'huile d'olives, mais on peut, le cas échéant employer l'huile d'oeillettes de bonne qualité, de sésame ou de pavot. Il est indispensable que le malade reste couché pendant 5 ou 4 heures après le lavement; aussi, à tous ceux qui ne peuvent rester étendus pendant le meilleur de la matinée, convient-il d'administrer le lavement d'huile le soir, environ 2 heures après le dîner. La quantité d'huile varie selon les différents cas : on peut n'en administrer que de très petites quantités, 40 à 60 gr. par exemple, mais il vaut mieux réserver ce faible volume à l'enfant, et chez l'adulte donner le matin de 150 à 500 gr. d'huile, le soir de 80 à 200 gr. On prescrirait également moins d'huile si l'intestin était par trop encombré de matières ; on s'exposerait autrement à ne pouvoir introduire la totalité de l'huile préparée. D'ailleurs, il est très souvent indispensable, tout au moins au début dune période de traitement, d'évacuer partiellement l'intestin par un ou plusieurs lavements simples.

On enfonce la canule de 10 à 15 centimètres seulement; cette canule, rappelons-le ici, doit être à trou terminal. L'huile, préalablement chauffée à 55° au bain-marie, sera introduite très lentement. Il faut compter 10 à 15 minutes et plus pour faire écouler 500 gr. d'huile. L'huile peut être tout simplement versée dans un bock ; il est préférable de se servir d'une poire, ou même d'une seringue en verre et d'une sonde urétrale, si les quantités à introduire sont de faible importance. Nous préférons personnellement au bock le banal entonnoir de verre. Celui-ci est d'un nettoyage facile, ne s'encrasse point, et se monte aisément sur un tube de caoutchouc avec ajutage et robinet. Ces tubes seront de caoutchouc noir; il est en effet beaucoup plus difficile de débarrasser de l'huile le caoutchouc rouge que le noir. Ces nettoyages seront pratiqués à l'eau et à l'alcool.

On peut également se servir d'appareils spéciaux, tels que l'oléophore de Nation, l'oléoclysme de Roux (de Lausanne), l'oléoclyseur de Kolbé (de Chatel-Guyon). L'huile est renfermée dans un récipient clos à plusieurs tubulures ; à l'une s'adapte la canule à entéroclyse, à l'autre un tube communiquant avec un récipient gradué plein d'eau bouillie. L'eau s'écoule de ce récipient et déplace l'huile qui pénètre ainsi très doucement dans l'intestin. Ces appareils, lorsque l'on est familiarisé avec leur emploi, facilitent certainement l'administration de l'huile. Quoi qu'il en soit, on assure l'écoulement de celle ci par une élévation de 60 centimètres environ, soit du bock ou de l'entonnoir pleins d'huile, soit du récipient plein d'eau des appareils précités.

Les malades ont parfois, tout au moins au début, quelque peine à garder l'huile. Ils feront bien en tous cas de se garnir pour la nuil, ou de proléger directement leur lit. *

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Il est rare que, soit au réveil, soil dans la journée, l'huile provoque spontanément une selle. Un lavement évacuateur est généralement nécessaire ; on prendra à cet effet un demi-litre d'eau bouillie simple ou salée, Les lavements d'huile seront répétés tous les jours, s'il y a lieu .Dans la pratique courante, il suffît d'ordinaire d'en prendre deux ou trois par semaine ; et ce nombre va se restreignant avec le temps, à mesure que se prononcent les bénéfices du traitement. L'huile est à peu près toujours parfaitement tolérée ; on observe cependant assez fréquemment des coliques venteuses, mais celles-ci disparaissent habituellement vers le quatrième ou cinquième lavement. Chez de très rares malades, l'huile se montre irritante, réveille des douleurs, exagère le spasme, provoque du ténesme rectal. La pratique des lavements d'huile n'en reste pas moins tout particulièrement recommandable dans le traitement de la constipation chronique.

Lavements de bile. — On a préconisé les lavements de bile dans certaines constipations atoniques et surtout dans la constipation avec phénomènes de colite muco-membraneuse. On peut administrer soit deO gr. 50 à 5 gr. de poudre de bile desséchée dans 2 à 500 gr. d'eau, soit une cuillerée à soupe de bile de bœuf fraîche (facile à obtenir du boucher) dans la même quantité de liquide (Carnot). On trouve dans le commerce des préparations à base de bile en ampoules apprêtées pour injections intra-rectales. Ces traitements ne semblent réussir ni également, ni complètement chez tous les malades.

Lavements électriques. — Prônés autrefois au plus haut degré, les lavements électriques ont perdu leur vogue dans le traitement de l'occlusion de l'intestin. Seule, l'obstruction stercorale relève encore de cette médication. Dans les autres cas, le traitement chirurgical seul peut se montrer efficace,' lorsque le diagnostic s'impose d'une intervention rapide. Néanmoins, on peut toujours, sauf urgence, tenter le traitement électrique, en effet sans inconvénient ; mais il est inutile de pratiquer, à six ou sept heures d'intervalle, plus de deux essais en tout. On emploie le courant galvanique de haute intensité : on fait passer de 60 à 80 milliampères, l'électrode négative étant représentée par une vaste plaque recouvrant l'abdomen, l'électrode positive par une sonde rectale particulière avec courant d'eau continu. C'est là, nous le répétons, une méthode tout à fait accessoire; il y a mieux à faire pour le malade.

Lavements d'eaux gazeuses. — On a été jusqu'à vanter les lavements d'eau de Seltz dans l'occlusion intestinale; c'est là, manœuvre d'intérêt purement historique aujourd'hui.

Propriétés diverses des lavements simples. — Action antiseptique, hémostatique, décongestionnante, antithermique, diurétique, cholagogue, hydratante. — Nous serons très brefs dans cet exposé : ces différentes propriétés des lavements sont en effet des plus simples à comprendre ; la technique à mettre en œuvre est d'une rare facilité ; et nous renvoyons pour plus amples détails à nos divers articles de thérapeutique [V. Antithermique, Hémostatique, Diurétique (Médications)].

Les lavements sont toujours antiseptiques parce seul fait qu'ils exonèrent l'intestin des fèces riches en produits toxiques et en principe figurés. Mais N"« p. m: c. — v. 7

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les lavements à proprement parler antiseptiques ou désinfectants seront donnés à une température faible (25° par exemple), assez abondants (un demilitre à un litre) et répétés, sauf indication contraire (spasme, douleur, ténesme, débâcle glaireuse), tous les jours, ou même deux fois par jour. Ils sont indiqués dans certaines formes de colites membraneuses ou dysentérifo raies et tout particulièrement dans les diarrhées infectieuses.

Sont hémostatiques les grands lavements chauds de un litre à 48° ou 50° (Tripier). On peut les administrer matin et soir; ils sont précieux non seulement pour décongestionner l'intestin dans la dysenterie, mais également pour arrêter les hémorragies de l'ulcus gastrique et de la fièvre typhoïde. Dans cette dernière maladie, la quantité d'eau introduite atteindra le litre à peine, et de plus, l'écoulement de l'eau se fera particulièrement lentement et avec une pression très faible, 20 à 40 centimètres au plus. Ces lavements sont toujours admirablement supportés, et leur action hémostatique, à peu près toujours très intense, est souvent rapide. On emploiera de l'eau salée ou phosphatée, additionnée ou non de substances hémostatiques (v. c. m.) telles que la gélatine et surtout que le chlorure de calcium.

Les lavements chauds ont d'autres propriétés : ils ont un effet décongestionnant précieux. On a longtemps utilisé cette action dans le traitement des hémorragies, des congestions cérébrales; cette routine paraît aujourd'hui appuyée par des considérations théoriques plutôt que par des faits empiriques. Certes, il est indispensable de veiller au bon fonctionnement de l'intestin chez les cérébraux, mais les lavements, en dehors de leur action évacuante, peuvent-ils, en pareil cas, être considérés comme assurant une dérivation réelle d'abord, efficace ensuite ? Une réponse très précise est délicate à formuler; il n'en reste pas moins évident que l'on doit assurer l'évacuation normale des fèces chez les comateux, les paralytiques, etc. En revanche, l'effet décongestionnant local des lavements très chauds est hors de doute. On pourra dans certains cas réaliser une irrigation d'une certaine durée à l'aide de canules à double courant; ces canules ont également le gros avantage de permettre, sans risque de brûler la peau, l'emploi de l'eau à des températures de 50 et 52°. Les muqueuses supportent aisément ces températures auxquelles la peau, même vaselinée, ne peut être soumise sans réaction douloureuse. Souvent, de très petites quantités seulement de liquide seront tolérées à la fois, et encore devra-t-on les introduire sous très faible pression. Ces lavements décongestionnants sont indiqués dans les accidents hémorroïdaires, dans les salpingites, les métrites, dans la cystite parfois, dans la prostatite, aiguë ou chronique, très souvent.

Lorsque l'usage des bains est impossible chez un typhique, on peut parfois recourir aux lavements froids. Ceux-ci ont un effet antithermique appréciable et sont bien supportés d'ordinaire. On administrera toutes les trois heures un lavement de un litre d'eau à 18-22°. La pression sera excessivement faible ; le malade ne fera aucun effort pour garder cette eau.

Chaque fois que les urines sont rares, qu'il s'agisse d'urémiques, de malades atteints de néphrite aiguë (Lemoine), d'inanitiés, de malades à la diète au moins relative pour affections gastriques (A. Mathieu), on assure le taux normal de l'excrétion urinaire au moyen de lavements d'eau bouillie,

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salée ou non. Les solutions isoioniques s'absorbent plus complètement et plus vite que l'eau simple ; les lavements à 40 ou 42° sont également plus facilement gardés que les lavements à température inférieure. On donnera de 2 à 5 lavements par jour, chacun étant de 250 à 400 grammes d'eau. Cette réhydratation de l'organisme calme beaucoup les malades, apaise notamment la soif de tous ceux qui se trouvent soumis à une diète buccale rigoureuse. L'action diurétique de ces lavements est encore utilisée par Fleig ; cet auteur administre systématiquement aux opérés de grands lavements qui ont pour effet de diminuer la toxicité de l'anesthésique en assurant son élimination. L'effet des lavements sur la pression sanguine et sur la diurèse est en effet comparable, avec une intensité moindre, à celui des injections sériques.

Enfin, les grands lavements tièdes sont cholagogues, et se trouvent indiqués par là même dans l'ictère catarrhal (Krull).

Lavements médicamenteux. — On peut administrer un très grand nombre de médicaments par la voie rectale. Cependant l'avènement de la médication hypodermique a considérablement restreint l'usage des lavements médicamenteux. Ces lavements sont indiqués lorsqu'il existe de l'intolérance ou de l'irritation gastriques, ou lorsque l'on cherche à obtenir quelque effet local dans des maladies pelviennes. Ces pavements sont de faible volume, 125 à 250 gr. Il peut être indiqué de les faire précéder (d'un lavement évacuateur simple.

Les lavements calmants sont particulièrement employés. On les emploie soit pour combattre des troubles généraux (intoxications, strychnisme, tétanos, excitation mentale, algies diverses), soit pour amender certains phénomènes locaux (hémorroïdes, cystite, prostatite, excitation génitale). On administre de la sorte ïantipyrine, le chloral, les bromures, Vasa fœtida, les opiacés, la morphine. Les opiacés peuvent être également prescrits pour modifier certaines diarrhées. Ces lavements se donnent le plus souvent avec la poire.

Hydrate de chloral 1 à 4 grammes.

Jaune d'œuf N° 1

Eau 60 grammes.

On émulsionne toujours (c'est là une règle générale pour tous ces lavements) le jaune d'œuf dans l'eau, puis on ajoute lentement, en agitant sans cesse, la substance active préalablement dissoute à part dans un peu d'eau froide. Ces lavements sont administrés à la température du corps.

Asa-fœtida (même formule) 2 à 4 grammes.

Bromure de potassium (même formule) 1 à 5 grammes.

Laudanum de Sydenham (même formule) XX à XL gouttes.

Antipyrine 1 à 3 grammes.

Laudanum de Sydenham V à X gouttes.

Eau L25 grammes.

Ne jamais associer le chloral et l'antipyrine; il se produit un précipité huileux, l'hypnal.

On peut également formuler des décoctions émollientes épaisses ; ces préparations,

véritables cataplasmes internes, sont particulièrement recommandables dans

les inflammations des organes génitaux féminins. On formulera :

Graine de lin. . . . Q. S. pour préparer décoction de 150 centimètres cubes.

Faire bouillir une demi-heure. Employer un jour la décoction préparée la

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veille. Injecter dans le rectum, avec une poire, le liquide à la température de 45° au moins. Additionner au préalable de XV-XXV gouttes de la mixture :

Teinture de Cannabis indica 1 gramme.

Teinture de belladone 5 grammes.

Laudanum 10 grammes.

(SlREDEY).

On ne doit employer qu'à bon escient les antiseptiques et les parasiticides . Beaucoup sont irritants et l'intestin s'en accommode fort mal ; on ne devra en tout cas les prescrire qu'à doses faibles. Cependant le salol (à la dose de 1 gramme) est souvent parfaitement toléré (A. Moutier). Certains sont assez anodins cependant, tels le biborate de soude et le bicarbonate de soude. Ces sels alcalins jouissent également de la propriété de dissoudre le mucus, facilitent l'évacuation des matières dans la colite muco-membraneuse (5 à 10 gr. par litre). On peut également employer dans les diverses infections locales ou. générales , dans les diarrhées, contre les épisodes subaigus des colites membraneuses (mais nous croyons qu'ils sont en ce cas assez peu recommandâmes), le thigénol ou Yichtyol (1 à 5 gr. par litre), le salicylate de soude (I à 3 gr.), Y/typosulfite de soude (5 pour 4000 chez l'enfant, d'après Marfan).

Les lavements riches en sel, en glycérine, agiraient puissamment contre les oxyures. Enfin, on a vanté, dans certaines entérites de l'enfance, les lavements de levures (Thiercelin).

Lorsqu'il existe des ulcérations de l'intestin, notamment clans les dysenteries, des lavements astringents seront indiqués. Le meilleur à coup sûr esl le lavement au nitrate d'argent (0 gr. 10 à 0 gr. 25 pour 250 gr. d'eau) répété tous les jours ou tous les 2 ou 3 jours; on peut également employer le tannin (2 gr. pour 250), Yiode.

Iode métallique 0 gr. 50

Iodure de potassium 2 grammes.

Eau distillée 150 —

Nous avons déjà signalé l'utilisation des substances hémostatiques, gélatine, chlorure de calcium; nous n'y reviendrons point. Dans la tuberculose, l'intolérance de l'estomac pour les produits créosotes a donné quelque importance aux lavements médicamenteux dans le traitement de cette maladie. Contentons-nous de rappeler quelques formules usuelles.

Créosote pure 0 gr. 50 à 1 gramme.

Jaune d'œuf N° 1

Huile d'amandes douces 25 grammes.

Eau 100

Créosote de hêtre 10 grammes.

Teinture de bois de panama 80 —

Eau distillée 60 —

1 cuillerée à soupe (= 1 gr. de créosote) par lavement.

Créosote de hêtre 2 grammes.

Savon amygdalin 5 —

Eau Q. S. p 150

Gaïacol 1 gramme.

Jaune d'œut* N° 1

Huile d'olives 15 grammes.

Eau Q. S. p 250 —

On peut remplacer la créosote ou le gaïacol par le thiocol (2 à 6 gr. par 24 heures).

On a encore administré par la voie rectale, la quinine, le trional, etc.

101 Lavement.

Lavements alimentaires. — On a usé et abusé des lavemets alimentaires; on s'est illusionné surtout sur leur efficacité. Il convient de remettre les choses exactement au point. En réalité, s'il n'est pas niable que chez certains malades, trop rares à la vérité, les lavements alimentaires suffisent pendant de longues semaines parfois à entretenir la nutrition organique et retardent ou du moins ralentissent la déperdition pondérale, le plus souvent se manifestent des signes d'intolérance et d'inutilisation, putréfaction rapide, rejet hâtif des éléments nutritifs non modifiés, cachexie du malade (A. Mathieu et Fr. Moutier).. D'ailleurs, en étudiant la courbe descendante des poids, on constate que celle-ci, chez un malade soumis au régime des lavements alimentaires et les tolérant bien, diffère sensiblement peu d'un malade inanitié, absorbant simplement un peu d'eau (J.-Ch. Roux). Est-ce à dire qu'il faille rejeter complètement l'usage des lavements alimenlaires? Certainement non, ne serait-ce que pour leurrer le malade (Linossier) et soutenir son esprit en lui faisant croire qu'il ne meurt pas, qu'il ne peut pas mourir de faim. Mais, qu'il s'agisse d'un ulcère hémorragique ou slénosant gastrique, d'un néoplasme de l'œsophage ou de l'estomac, d'un opéré ou d'un malade que l'on veuille mettre à la diète à la veille d'une intervention, il convient d'observer avec soin certaines règles fondamentales.

Les lavements seront adminstrés au maximum trois fois par jour. Ils seront — tout au moins le premier d'entre eux — précédés d'un lavement évacuateur; ce lavement devra être administré une heure avant le lavement nutritif. Ce lavement sera donné à la température du corps, tiédi au bainmarie à 58°. On l'introduira dans l'intestin sous une pression très faible, en se servant d'un bock plutôt que d'une poire. Ces instruments seront en tout cas d'une scrupuleuse propreté. La canule ou sonde sera introduite d'une quinzaine de centimètres seulement. Le malade sera couché sur le côté gauche ou sur le dos, le bassin légèrement relevé. Enfin, à moins d'inéluctable nécessité, on s'efforcera de ne point prolonger plus d'une dizaine de jours l'usage des lavements alimentaires. Les injections de sérum peuvent du reste facilement, tout au moins pendant quelques jours, suppléer ces lavements.

Administrés à des heures très régulières, comme s'il s'agissait de repas ordinaires, les lavements seront aussi homogènes que possible, formés de substances convenablement délayées ou émulsionnées. On s'abstiendra également des mélanges trop complexes, trop riches, ou notoirement irritants. Nous recommandons particulièrement la formule suivante :

Dextrine ) lc , „A

Peptone soluble ) aa 15 a 20 grammes-

Phosphate de soude 2 grammes.

Laudanum V gouttes.

Eau 250 grammes.

(A. Mathieu et F. Moutier).

On peut dans cette formule remplacer la peptone sèche soluble par une ou deux cuillerées à soupe de peptone liquide (modification particulièrement pratique). On peut également remplacer la dextrine par une égale quantité de glucose. Mais nous croyons, contrairement à nombre d'auteurs, que l'adjonction classique des jaunes d'œufs est au moins inutile, ces

Lavement électrique. 102

substances se putréfiant avec une extrême facilité. En revanche, l'addition d'une ou deux cuillerées à café de cognac, de rhum ou de teinture de kola nous paraît acceptable lorsqu'il n'existe point de ténesme rectal, l'alcool fournissant un chiffre important de calories. L'emploi du bouillon comme liquide vecteur est indifférent ; le lait est à proscrire complètement. Nous croyons inutile d'allonger cet exposé pratique d'une interminable énumération de formules. Les indications précédentes permettront de modifier au gré de chacun la composition de ces lavements nutritifs. L'on pourra remplacer le phosphate de soude par le sel ordinaire; celui-ci n'est à rejeter du reste que dans les cas où l'on craint d'augmenter la chloruration de l'organisme, comme dans l'urémie, comme dans l'ulcère gastrique avec hyperchlorhydrie.

Chez le nourrisson, l'on pourra donner de 2 à 4 lavements par 24 heures.

Peptone sèche 5 à 5 grammes.

ou peptone liquide 1 à 2 cuillerées à café.

Eau tiède 50 grammes.

Sel Une pincée.

Nous rapprocherons des lavements alimentaires les lavements d'huile de foie de morue. Ceux-ci ne sont pas toujours des mieux tolérés.

Huile vierge de foie de morue 100 grammes.

Jaune d'œuf N° 1

Eau de chaux 70 grammes.

Pancréatine pure 1 gramme.

Hvpophosphite de soude 0 gr. 50

(Revilliod).

Ces lavements seront administrés le soir; ils seront portés aussi haut que possible. L'émulsion en devra être particulièrement soignée.

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