CK
Hanche (Luxations traumatiques),
gressive, et directe (réduisant l'adduction) jusqua dépasser l'angle droit. Quand la flexion directe est obtenue, il est bon de pratiquer une traction assez énergique dans Taxe de la cuisse (fig. B de la planche) pour achever de faire descendre la tête.
L2e Temps (luttant contre le 2e temps du mécanisme). Pratiquer une légère rotation en dehors, jointe à un peu d'abduction (fîg. .C de la planche).
3e Temps. L'extension doit se faire facilement d'elle-même.
Luxation ischiatique. — Les manœuvres sont exactement les mêmes que pour la luxation iliaque, mais par suite de la position du membre, le Ier temps est beaucoup moins une flexion qu'une abduction. Dans les 2 cas, le moment dangereux est le !2e temps ou rotation externe, qu'il faut faire prudente. Quand elle est un peu exagérée, la tête dépasse l'orifice capsulaire, devient antérieure, et l'extension détermine une luxation antérieure, ordinairement ovalaire. Il faut être prévenu du danger pour éviter cette transformation ennuyeuse.
Luxation ovalaire. — C'est toujours le même type de manœuvre ; flexion à angle droit directe, qui est ici plus une adduction qu'une flexion à cause de la position du membre, traction, rotation en dedans prudente et extension.
Luxation pubienne. — Il est classique de commencer par transformer celle-ci en ovalaire, en exagérant l'abduction et en tirant en abduction, puis on réduit cette luxation ovalaire comme plus haut.
Il existe pour la réduction des luxations types bien des variétés de ces procédés, nous les omettons à dessein.
Quand une luxation datera de quelques jours, il sera bon, avant de tenter la réduction, de pratiquer un mouvement de circumduction qui libérera la tête, agrandira l'orifice capsulaire et rendra la réduction plus facile.
Dans les luxations rares, on transformera le déplacement en lune des quatre variétés typiques : un diagnostic précis devra être fait pour ne pas essayer de transformer une luxation dorsale antérieure (oblique antérieure ou sus-épineuse) ou luxation ventrale : on ne réussirait pas ou on romprait le ligament de Bertin. 11 faut les transformer en dorsales postérieures en exagérant l'adduction et la (lexion, en appliquant une traction en dehors à la racine de la cuisse, grâce à une alèze passée en cravate au niveau du pli génito-crural. et en imprimant un brusque mouvement de rotation de dehors en dedans. La luxation étant transformée en dorsale postérieure (iliaque), on réduira cette dernière parle procédé type.
Luxations avec fracture du col. — Si la fracture du col esl contemporaine de la luxation, il lanl essayer par des pressions directes sur la tète, (le la faire rentrer à sa place. Si on n'y parvient pas à cause de l'épaisseur des muscles, on mel l<i fémur décapité en bonne position vis-à-vis de lacotyloïde,
et on le maintient par l'extension continue : qu'il y ail cal <>ssen\ ou pseu-
darthrose. !<■ fonctionnemenl sera le plus souvent suffisant, la résection immédiate de la tête a'esl pas à faire.
Si le col se fracture au cours de manœuvre de réduction pénible, il esl inutile de chercher ;i réduire la trie: on fail l'extension continue et le résultai esl l<' même que précédemment.
Hanche (Luxations traumatiques).
Si la fracture une ostéoclasie
est consolidée el I; ou une ostéotomie
Luxation non ou Irai tei
rrépied de Bigelow.
réduite, il faul faire la luxation ancienne.
Luxations anciennes.
Il est difficile de savoir quand une luxation est ancienne el irréductible. Cooper pense <iu<la limite maxima des tentatives de réduction est de 2 mois ; la plupart des classiques disent 5 mois; Hamilton, de 7) ;i 9 mois.
La réduction par les manœuvres de doueeur doit d'abord être essayée après un assouplissement de la hanche et des tissus par circumduction.
En cas d'échec, on pourrait recourir aux manœuvres de force, aux moufles, pouvant donner des tractions de 200 kil., mais on a assez
souvent des fractures et parfois des accidents plus graves, aussi ne les conseillerons-nous pas (fîg. 70, 71).
Fig. 71. — Traction exercée sur la cuisse fléchie et mise en adduction.
On peut essayer de remédier à la luxation par une intervention sanglante. La reposition de la tête par voie sanglante est illogique à cause des modi
Hanche (Résection).
fications osseuses et ligamenteuses considérables. On pourra ou bien faire la résection ordinaire de la tête et du col, sans essai de reposition, ou même après résection économique de la tête, essayer de remettre le col ou le moignon de tête dans l'ancienne cavité cotyloïde toujours assez grande pour lui (Ricard). Walther a présenté un malade opéré depuis longtemps par ce procédé avec un excellent résultat fonctionnel.
L'ostéotomie du fémur avec extension continue sera aussi une solution satisfaisante. CHEVRIER.