‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 37 sur 91 · I.IIV · texte numérisé non relu

I.IIV

■llCIll.llidll

lésection .

Fractures (Réduction) mtra o

poignet <>ii «le- <»- de la face Kractures | Réduction) du corp

du genou, <lu cou-de-pied, de

\ ertébrale, «lu bassin

Kracture (Réduction) iïe* deux 01

Gangrènes (voir pansement I

( îenou (voir appareil plâtré

— Désarticulation — Fr

lion — Résection. .....).

< îrattage (voir Curettage ).

Greffes épidermiques

Hanche (voir arthrOtomie —

— Fracture — Luxations. .

Hématooèle vaginale

Hématocèle retro-utérine

Hématomes (voir extirpation d'hématomes >.

Hémostase par ligature au fond d'une ploie

Hémostase (voir pansement antiseptique ).

llumérale (voir ligature de la radiale ).

Humérus (voir fracture du corps de l'humérus ).

Iliaque externe (voir ligature de l'iliaque externe ).

Incision (voir abcès ).

Indemnité kilométrique de jour

Indemnité kilométrique de nuit

Injections hypodermiques

Injection de sérum physiologique

Injections sous-cutanées de sérums anti-microbiens el anti-toxiques y compris le traitement des accidents

locaux consécutifs

Intestin (voir kélotomie ).

Iridectomie (voir opérations sérieuses : cataractes ).

Iris (voir opération de moyenne importance ).

Jambe (voir amputation — Fracture ).

Kélotomie sans complication

Kélotomie avec complications : anus contre nature.

résection de l'intestin

Lacrymales (voir opération de moyenne importance ).

Laparotomie exploratrice

Laparotomie suivie d'opération sur les viscères abdominaux

Laryngoscopie (voir opération du diagnostic ).

Laryngotomie (voir ablation chirurgicale d'un corps

étranger du larynx ).

Larynx (voir ablation d'un corps étranger ).

Lavage de la plèvre, lavage de la vessie avec cathétérisme.

Ligature de l'axillaire, de la sous-clavière

Ligature de l'iliaque externe

Ligature de la radiale, cubitale, humérale. faciale ou

temporale

Ligature des tibiales et péronières, poplitée. fémorale, linguale, des artères palmaires et plantaires ....

Linguale (voir ligature des tibiales et péronières ).

Luxations (Réduction facile des) cédant aux méthodes

de douceur. . .

Luxations (Réduction des) ne cédant pas aux méthodes de douceur, du poignet, du maxillaire inférieur, de

la rotule sans délabrement

Luxations (Réduction des) ayant nécessité l'emploi des appareils et des méthodes de force, du pouce, de

l'épaule, du cou-de-pied, du genou

Luxations (Réductions des) ayant nécessité l'emploi des appareils et des méthodes de force, du coude. de la hanche

Tabl. (. Y :. : 25, 30, lu ii

l'.visi.. I. Y I : (0, 56, 7."> IV. Tabl. .1. Y' 4 : (il». 75, -1IHI IV

Tabl. I ». \ 12 : 5 \ i-. ou coii-

Tabl. F. Y' 1 : 20, 25, 55 IV.

Art. 12. V i : in à 75 IV.

Taijl. C. N° 3 : 3 vis. ou confc.

Art. 8, § 1-2-5-i.

Art. 8, § 5.

Tabl. B. X ■■ 8 : 2 vis. ou corn

Tabl. B. N° 16 : 2 vis. ou cou-

Tabl. I). Y' 7 : 5 vis. ou cons.

Tabl. J. N- 2 : 60, 75, 100 h Art. là, Y' 15 : 75 à 150 fr.

Tabl. J. Y0 8 : 60, 75. 100 fi Art. 1*2. Y' H : 75 à 150 fr.

Tabl. D. N° 8 : 5 vis. ou con?

Tarl. I. N« 3 : 10, 55, 75 fr.

Tabl. K. Y» 2 : 75. 100. 130 IV.

Tabl. F. N" 5 : l20. '25. 55 IV.

Tabl. II. N° i : 50. 40, 55 IV.

Tabl. I). X' 9 : 5 vis. ou cou-.

Tabl. Y.. N 3 : 10 vis. ou cou-.

Art. 12. \» 6 : 40 à 125 l'i

Ain. 12. N- 17 : 75 à 150 IV

Honoraires médicaux dans les accidents du travail.

Main (voir massage — Ténotomie ).

Massage de la main ou du pied par le médecin traitant.

Massage complet autre que celui de la main ou du pied.

Mastoïde (voir ablation chirurgicale d'un corps étranger ).

Maxillaire inférieur (voir luxations — Fracture ).

Métacarpe (voir arthrotomie — Désarticulation

— Résection ).

Métacarpiens (voir fractures simples des doigts ).

Métatarsiens (voir fractures simples des doigts.....).

Nerfs (voir sections et sutures des nerfs ).

Nez (voir fosses nasales ).

Omoplate (voir fracture simple de l'omoplate ).

Ongles (voir ablation d'ongles semi-détachés ).

Opération de diagnostic nécessitant un outillage et une technique spéciaux : otoscopie, rhinoscopie, laryngoscopie, ophtalmoscopie

Opération de moyenne importance sur la cornée, la sclérotique, l'iris (sutures cornéennes, autoplastie conjonctivale, ulcères infectieux, excision de prolapsus iridiens, opérations sur les voies lacrymales et les paupières, discisions de cataractes secondaires ) y compris quatre autres pansements

(Spécialiste)

Opérations sérieuses (cataractes traumatiques, extraclion de corps étrangers du corps vitré, du cristallin, énucléation, éviscération, iridectomie ), y compris quatre autres pansements (Spécialiste) .....

Ophtalmoscopie (voir opération de diagnostic ).

Oreille (voir ablation d'un corps étranger ).

Orteil (voir amputation — Luxations ).

Os (voir ablation — Gurettage — Évidemment ).

Otoscopie (voir opération de diagnostic ).

Ouverture (voir abcès ).

Palmaires (voir ligature des tibiales ).

Pansement aseptique (le premier seulement est payé).

Pansement aseptique simple ou petit pansement (au coins du traitement, ils sont compris dans le prix de la vis. ou cons.)

Pansement antiseptique complet, pansement hémostatique ou grands bandages compressifs

Pansement de brûlures, gangrènes, vastes traumalismes, de larges plaies post-opératoires y compris les ablations nécessaires

Paasentenl de brûlures graves ou étendues

Pansement intra-utérin

Paupières (voir opération de moyenne importance ).

Périnéorraphie n'intéressant pas le sphincter de l'anus.

Périnéorraphies autres que celles visées ;ui n" 3 du

groupe G

Péroné (voir fracture du péroné ).

Péronière (voir ligature *lc< tibiales ).

Pharynx (voir ablation simple s.-ms opération ).

Phlegmons (grands) et abcès profonds

Pied (voir massage — Arthrotomie — Désarticulation Ténotomie — Hésection }.

Plaies (voir pansement de brûlures ).

Plantaires (voir ligature des tibiales I.

Plâtrés (voir appareils ).

Plèvre (voir lavage de la plèvre ).

Poignet (voir luxation — Arthrotomie —

Désarticulation — Ténotomie — Fracture — Résection l.

Tabl. A. N° 7 : 1 vis. ou cons.

Tabl. B. N° 10 : 2 vis. ou cons.

Tabl. C. N° 5 : 5 vis. ou cons.

Tabl. A. N° 4 : 3a fr

Tabl. A. N° 5 : 75 fr

Art. 5, § 2 : 1 vis. ou cons.

Art. 3, § 1.

Tabl. B. N" 7 : 2 vis. ou cons.

Tabl. C. N° 1 : 5 vis. ou cons.

Tabl. 1). V i : 5 vis. ou cons.

Tabl. 0. N° 2 : 3 vis. ou cons.

Tabl. G. N° 5 : 25, 50, W fr.

Art. 12. N8 10 : 75 A 150 fr.

Art. 12, N-

55 à 7.') IV.

Honoraires médicaux dans les accidents du travail. '» 56

Ponction dans les diverses cavités suivie <»n non d'injection Tabl. \. S* 9 : 10 vis. ou cons.

Poplitée (voir ligature des tibia les ).

l'once ( voir ln\;ilii»ns ).

Prolapsus iridien (voir opération de moyenne importance )•

Radiale (voir ligature de la radiale ).

Radius (voir fractures simples du corps de l'humérus ).

Réduction (voir fractures — Luxations I.

Rein (opération sur le) après blessure ou déchirure de l'organe Tabl. J. V 3 : 60, 7.".. 100 IV.

Résection (voir empyème — Kélotomie ).

Résections articulaires du carpe, métacarpe, poignet, pied, cou-de-pied, coude el genou \i:t. 12, Y 12 : 75 à 100 IV.

Résections articulaires de Pépaulé, de la hanche . . . Art. 12. \"° \x ■. 75 à 150 IV.

Rhinoscopie (voir opération de diagnostic ).

Rotule (voir luxation — Fracture ).

Saignée Tabl. C. V i : 3 \i-. ou cons.

Sclérotique (voir opérations de moyenne importance ).

Sections et sutures des nerfs ou des tendons autres que ceux prévus au n° 2 i\u groupe G (voir Ténotomie) \i;t. 12, N° 3 : W à 75 IV.

Séreuses (bourses) (voir extirpation d'hématomes ).

Sérums (voir injections ).

Silicates (voir appareils ).

Sous-clavière (voir ligature de l'axillaire ).

Spéculum (voir toucher vaginal ).

Sternum (voir fractures simples des côtes ).

Suture simple Taisl. B. N° 2 : 2 vis. ou cou-.

Sutures multiples Tabl. D. N° 1 : 5 vis. ou cou-.

Sutures des nerfs (voir sections et ténotomie ). Tabl. G. N° 2 : 25, 30, 40 IV.

Tamponnement antérieurdesfossesnasales(S'pé««7i'sfe). Tabl. B. N° 5 : 5 fr.

Tamponnement antéro-postérieur des fosses nasales (Spécialiste) Tabl. B. N° 4 : 20 fr.

Taxis sans anesthésie par les méthodes de douceur. Tabl. D. N° 6 : 5 vis. ou cons.

Temporale (voir ligature de la radiale ).

Tendons (voir ténotomie — Sections ).

Ténotomie (comprenant la suture des tendons superficiels du poignet, delà main, du pied et du cou-de-pied. Tabl. G. N° 2 : 25, 50. 40 IV.

Tibia (voir fractures du corps du fémur ).

Tibiales (voir ligature des tibiales ).

Toucher rectal Tabl. B. N° 14 : 2 vis. ou cou-.

Toucher vaginal et examen au spéculum '. . Tabl. A. N° 13 : 2 vis. ou cons.

Trachéotomie sans complication Tabl. J. X° I : 00. 75. 100 fr.

Trachéotomie compliquée Vbt. 12. N° 15 : 75 5 125 IV.

Trachéotomie (voir ablation chirurgicale d'un corps étranger du larynx ).

Traumatismes (voir pansement de brûlures, gangrènes ).

Trépanation simple du crâne Tabl. G. N° 4 : 25. 50, i0 IV.

Trépanation compliquée du crâne, volet crânien \bt. 12. N° 20 : 100 à 150 IV.

l'icères de la cornée (voir opération de moyenne importance ).

Urèthre (opération après rupture de I') \i:t. 12. X" Il : 75 à 100 IV.

Uréthrotomie externe ou interne Tabl". II. V I : 50. 40. 55 IV.

Utérus (voir pansement — Curettage — llé-

matocèle >.

Vessie (voir lavage de la plèvre ).

Visite simple (voir indemnité kilométrique \i\\. I et 5 : I IV. 50. 2 IV.. 2 IV. 50.

Visite à heure fixe \nr. 4 : 2 vis.

Visite de nuit (voir indemnité kilométrique) \i:t. 5 : 5 vis.

Visite prolongée Vbt. 0 : 2 5 5 \i-.

157 Honoraires médicaux dans les accidents du travail.

Comment doit être rédigée la note d'honoraires. — L'article 15 de l'arrêté du 10 septembre 1905, qui donne le tarif officiel, précise la façon de rédiger la note d'honoraires. Celle-ci doit porter :

1° Les nom et adresse du médecin traitant :

2° Les nom et adresse du blessé;

5° Les nom et adresse du chef d'entreprise;

¥ La date de l'accident ;

5° La commune où le blessé a été soigné:

0° S'il y a lieu, la dislance kilométrique entre la mairie de la commune où le blessé a été soigné et la limite de la commune où réside le médecin;

7° L'indication, dans leur ordre chronologique et avec leurs dates, des certificats, consultations, visites, interventions, ainsi que des circonstances (visites de nuit, à heure fixe, indemnités de déplacement, etc.) qui peuvent en modifier le prix :

8° La dénomination exacte des opérations d'après le tarif (avec explica- I ion du prix fixé, au cas où le tarif comporte un maximum et un minimum):

0° La justification, s'il y a lieu, des fréquences de visites ou consultations cl de tout ce qui, dans le traitement, a pu présenter un caractère anormal;

10° Total des honoraires.

Le répertoire alphabétique que nous avons donné plus haut, établi par notre confrère Jeanne, du Concours médical, permet de trouver rapidement le prix de l'opération ou du pansement pratiqués.

Exemple d une note d'honoraires établie d'après le tarif du 30 septembre 1905. — Note d'honoraires du D' Louis Pierre, domicilié à Montpellier, Grande-Rue, lc20, pour soins donnés à M. Paul Marly, ouvrier à l'usine Bert, i\ Montpellier.

Accident du travail survenu le 2" août 1909.

Luxation de V épaule droite et confusions multiples*

Date. Nature de l'intervention. V du tarif de 1905. Prix.

I août 1909. Certificat initial. Art. 9. 2 IV.

Visite cl réduction d'une luxation de Art. I et art. 10, D.

l'épaule droite. n° 9. 12 IV.

'2 août 1909. Vérification de la réduction el massage Art. 1 el art. 10. B,

de l'épaule chez le blesse. n° il). 6 IV.

3 août 190!). Massage dans mon cabinet. Art. k2 el B, n° 10. 4 IV. 50

i — — 4 IV. 50

x — — \ IV. 50

lo — — — 4 IV. 50

lk2 Massage el faradisation. \ii. "1 el art. 10. li.

n" 10 et 11. 7 IV. 50

18 — 7 fr. .0

-,k2 — — 7 IV. 50

26 — 7 fr. 50

Montpellier, le 29 aoûl 1909.

102 IV. 50 {Signature <■/ adreue du médecin.) si l'on ><> reporte au tarif <i<% ioo."> contenu dans \<i^ pages précédentes, <>n voit que

Hôpitaux de campagne. i>

l'indication : • \ii. I (,i art. H>. D, 9 «i1"' noua avons mentionnée après - réduction «l'une Luxation «le l'épaule » signifie ceci : les honoraires '!<• cette intervention sont lixrs par l'article l" et l'article la dans le tableau I». au n* 9. Ils correspondent à une, plus cinq visites faites au domicile du l»l<---r. soit <i loi- 2 francs.

Honoraires des visites faites par le médecin du patron pour contrôler l'état du blessé. L'article \ de la loi de 1898-1905 donne le droit au patron de désigner au juge de paix un médecin pour visiter le blessé ane fois par semaine. Le médecin ainsi désigne n'esl pas an expert. Les honoraires restent à la charge du chef d'entreprise, H le tarif ouvrier ne leur est pas forcément applicable. Il en est de même pour les certificats cl les rapports que le médecin devra établir sur la demande du patron. Nous avons déjà indiqué q«ie le tarif officiel ne peut être appliqué que dans le cas où le blessé a choisi lui-même son médecin. Entre le médecin contrôleur et le chef d'entreprise ou la Compagnie <pii se substitue à lui, les honoraires sont à débat Ire.

Recours du médecin en cas de refus de paiement et de contestation d'honoraires. — La loi de 1905 a notablement amélioré la loi de 1808 à ce point de vue. L'article 4 porte que « les médecins peuvent actionner directement les chefs d'entreprise. » Et l'article 15 stipule que : « le juge de paix connaît des demandes relatives au paiement des frais médicaux et pharmaceutiques jusqu'à 500 francs en dernier ressort et à quelque chiffre que ces demandes s'élèvent, à charge d'appel dans la quinzaine de la décision. »

Le médecin peut donc actionner directement le chef d'entreprise. Il ne peut y avoir de difficulté qu'en ce qui concerne les honoraires médicaux après consolidation de la blessure. Supposons qu'un médecin ait déclaré dans un certificat que la blessure du sinistré est consolidée (V. Consolidation des blessures). Si l'ouvrier continue à se faire soigner, le juge de paix n'est plus compétent pour connaître en dernier ressort des réclamations de frais médicaux engagés depuis la date de la consolidation.

Contrats de traitement à forfait. — Lorsque le médecin, renonçant aux avantages de l'article 4 de la loi de 1898 (c'est-à-dire au droit de demander que ses honoraires médicaux et chirurgicaux lui soient réglés d'après le tarif ci-dessus), signe, avec une entreprise ou une compagnie d'assurances, un contrat par lequel il s'engage à soigner tous les blessés indistinctement, moyennant un forfait uniforme, il ne peut rien réclamer en plus de la somme convenue, quelles que soient la longueur des suites de l'accident cl l'importance des opérations pratiquées. C'est là une éventualité dont tous les praticiens feront bien de se souvenir, avant de signer des contrats pour des sommes quelquefois disproportionnées avec la responsabilité encourue (V. Accidents du travail, Certificats, Consolidation, Professions assi jetties, Expertises). FORGUE et JEANBRAU.

HÔPITAUX DE CAMPAGNE. - Les hôpitaux de campagne font partie des formations sanitaires de l'avant. Ils sont destinés: 1° à relever les ambulances dans la soirée ou, au plus lard, dès le lendemain du combat: w2° à continuelles évacuations; 5° à traiter sur place et jusqu'à leur guéri son les malades

159 Hôpitaux de campagne.

sérieux el les blessés gravement atteints; 4° à renforcer éventuellement Faction des ambulances sur le champ de bataille.

Ces hôpitaux sont donc destinés à se substituer le plus promptement possible aux ambulances, qui doivent être toujours prêtes à suivre les déplacements des divisions et les oscillations de la lutte.

Or, cette relève, qui, sur le papier, semble si facile, est, en réalité, sur le terrain, une opération très complexe. A ce sujet, écoutons la critique si convaincante de Schindler : « Peut-on croire véritablement que l'ambulance divisionnaire pourra être libérée à temps le soir ou clans la nuit, pour reprendre sa place dans la division, au plus tard le lendemain de la bataille? S'imagine-t-on que, pour obtenir ce résultat, il va suffire d'envoyer un vélocipédiste vers le médecin-chef d'un hôpital de campagne, pour lui remettre Tordre d'avancer en toute hâte et de se substituera l'ambulance? Qu'aussitôt arrivé à destination, ce médecin-chef va s'empresser de dire à son collègue de l'ambulance : Me voici, cher camarade, allez vite rejoindre votre division, je me charge de vos blessés. »

Comment donc! En un instant, on se passerait de la sorte des centaines de blessés, plus d'un millier parfois, avec moins de formalités el plus d'aisance qu'on ne met à livrer un colis au chemin de fer, dont la remise exige des certificats authentiques et l'échange de reçus?

Mais a-t-on bien cherché à se rendre compte du temps strictement indispensable pour exécuter toutes les opérations administratives que nécessiterait la substitution d'un hôpital de campagne à l'ambulance, dans le trouble et le désordre de la nuit, qui suit une bataille?

Aussi, Schindler termine par cette conclusion : « que toute forma lion sanitaire entrée en fonctions sur le champ de bataille doit s'immobiliser jusqu'à ï évacuation de son dernier blessé, mais elle serait immédiatement remplacée, auprès des troupes qui marchent, par une semblable formation de seconde ligne. »

De cette conclusion découle le principe des formations interchangeables. Il n'y aurait plus ni ambulances, ni hôpitaux de campagne, mais une formation unique, interchangeable, qui ne serait plus relevée el qui s'immobiliserait dès quelle aurait reçu des blessés.

Cette transformation est réclamée par la majorité des médecins militaires el aussi par le rapporteur du budget de la guerre M. Klotz. qui demandait que « chaque division ou chaque corps d-armée eûi avec lui 20, 30, §0, 50 unités sanitaires 1res mobiles. Chaque unité comprendrait 5 ou 4 voitures petites, robustes, 1res bien attelées, pouvant passer partout, chargées de paquets de pansements, de brancards, d'objets de première nécessité : eau et alimentation pour un on deux jours. On enverrai! sur le lieu du combat et, suivant les besoins, un certain nombre de ces unités qui. grâce à leur mobilité, y arriveraient promptement. » Aujourd'hui ces vœux se sonl

réalises, l'n nouveau règlement du service de santé en campagne vient de supprimer les ambulances anciennes el les hôpitaux de campagne, qui on1 élé remplacés par des formations nouvelles, nombreuses, légères, interchangeables et partant susceptibles, d'une part, de suivre les troupes dans toutes leurs évolutions, et d'autre part, de s'immobiliser après un combat

Hôpitaux d'évacuation. 160

pour assurer la continuation < 1 < • s soins au* blessés qu'elles onl recueillis.

Ces nouvelles formations sonl les ambulances el les sections d'hospitali salion, ces dernières constituant l'appoinl nécessaire aux ambulances immobilisées pour fonctionner comme de véritables hôpitaux.

Au combat, les ambulances affectées aux divisions entrent en action el reçoivent les blessés relevés sur le champ de bataille el déjà pansés som mairemenl par le service médical régimentaire. Ils sont transportés parles soins <lcs groupes <lcs brancardiers, qui on! été neutralisés comme les infirmiers.

Apres le combat, un certain nombre d'ambulances s'immobilisenl pour assurer le traitement des blessés intransportables; elles sont doublées d'une section d'hospitalisation.

Les formations immobilisées sont immédiatement remplies dan» leur unité laclique par des formations de môme nature prélevées à I échelon suivanl, train de combat du corps d'armée ou groupe des parcs (Gervais).

Tel est le fonctionnement général du service de santé en campagne prévu par le nouveau règlement. La réforme eût été incomplète si le matériel sanitaire n'avait pas été lui-même mis à la hauteur des progrès de la science médico-chirurgicale moderne. L'instrumentation va être transformée, les pansements modifiés (pansements tout faits de trois dimensions, grande, moyenne, petite, el bien empaquetés), les médicaments revus et constitués pour la plupart en ampoules et comprimés, de façon à rendre leur utilisalion plus facile. Enfin des laboratoires de radiographie, d'hygiène et de bactériologie ont été créés.

Tout cela constitue un progrès considérable sur l'état de choses existant et l'on peut dire que, désormais, le service de santé de l'armée française es1 hors de pair en Europe (Gervais). BONNETTE.

HÔPITAUX D'ÉVACUATION. TRAINS SANITAIRES. — Dans la zone de l'arrière, se trouve affecté à chaque corps d'armée un hôpital d'évacuation susceptible de fractionnement (une section à la tête d'étapes de route el l'autre à la gare origine d'étapes (fig. 159).

En tant qu hôpital, il possède la ressource de deux hôpitaux de campagne, car il doit assurer momentanément le traitement des malades, qui ne peuvent continuer leur roule et assurer l'évacuation des autres vers l'intérieur.

En tant qu'organe destiné à exécuter des transports, il possède le matériel et le personnel de trois trains sanitaires improvisés. Il est enfin charge d<> ravitailler les formations de l'avant ; aussi il est dolé de 2 approvisionnements de médicaments et de 4 de pansements. (Son prix de revient esl de 164 000 francs au lieu de 10 000 francs pour un hôpital de campagne el de 26 000 pour une ambulance de corps.)

Gomme il n'a pas de moyens de transport, il faut l'installer le plus près possible des gares, mais non dans les gares elles-mêmes qui sont généralement insuffisantes et encombrées. Il faudra donc recourir aux usines, aux églises, aux casernes, aux écoles, sises à proximité de ces gares, ou recourir aux tentes et baraques du service de santé.

Hôpitaux d'évacuation.

Il faut prévoir : 1" Une vaste salle d'attente où se tiennent les blessés pendant la formation des trains d'évacuation ; 2° Une salle de visite pour

Service Je l'avant

1ére Division 2? Division

Poètes de Secours d'Info Postes de Secours d 'Ârtil'f Postes de Secours dïnf'.e Postes de Sec™ de Gav.'e © ( © © © ,.® © © © ©, ©x © © © © ©

ambulance Divisionnaire Ambc.edu Quartier Géna.' Ambce Division™ Amb™ de Brig? de Gav,fs

Zone des opérations

Hàpifaijx-^de^ Campagne

Dépôt rq Hôpital de Çampagne

d 'éclopés '— ' ^,--;à-<festinatibn spéciale

Service de I arrière

ffâpitaù3r~ ' : temjyp rairemenf im mp bllisès

Section

'-* 's "Wv

-^i^/ViTête d 'étapes -7 hôpital d évacuation eJ\Z/

N°10 Hôpital deïj^l

Camp? — '

ff/te «/ 'étapes Gîte d etcpes

pH Z?é/?ô/ t/ ' éclopés

\Â^Dépôt de convalescents

Inf '.e du gîte

®d 'étapes pHN?11

lnf'.e du gîte Hôpital

eues •"'■ „uu y ut: /,-'

j ®d étapes ce Uampagne

Gîte principal (±]N?t2

d'étapes Hôpital de Camp*

Hôpital auxiliaire \\ ® , f,e . ., .,,

^ Wlnf'e du glte d étapes

Gîte d'étapes

®/nf'e du gîte d'étapes

Gîte d etapes\ Dépôt IÂ] "^^^Gare origine d'étapes

de convalescents^^ ,'/'

Hôpital 4 'évacuation

Base d ' opérations

|5|||//ô/7. auxiliaire ®lnfirmeric de gare

'|St°n de transition.

Hôpital militaire

Hôpital auxiliaire

Hôpital temporaire

1 '- ,39' - <:'--l"i^ schématique du i jtionnemcnl du service de s,

Hospico du pays

impagne.

Irier ceux qui doivenl être évacués vers l'intérieur, ou vers i épol de

convalescente el d'éclopés; 5» Des salles pour les hévacuables, qui seronl

Hôpitaux d'évacuation. 162

remis 1<" plus promptemenl possible aux soins d'un hôpital voisin, pour mpas détourner l'hôpital d'évacuation de son l>ui spécial.

Les évacuables eux-mêmes doivenl être ;iin>i répartis : I" Blessés ou malades à transporter dans les trains sanitaires permanents; 2a Blessés ou malades à transporter couchés (huis les trains sanitaires improvisés; 3° Blessés ou malades pouvant voyager amis) dans les trains ordinaires.

A ce propos, voyons les divers modes d'évacuation avec les caraclé ristiques de leur fonctionnement.

A) Evacuations par voie de terre. Ces évacuations se fonl par les voitures régimentaires des convois administratifs el surtout par des voitures auxiliaires réquisitionnées, que nous avons appris à aménager pour le transport des blessés (v. c. m.).

Dans les évacuations vers la gare origine d'étapes, les blessés traversent les gîtes d'étapes, où se trouvent installées des infirmeries, qui assurent leur alimentation et recueillent ceux qui ne peuvent aller plus loin.

B) Évacuations par eau. — Ce transport par eau est très doux. Les péniches sont surtout utilisables. On peut les aménager avec des couchettes, une épaisse couche de paille ou des appareils de suspension (Bréchot-Desprez-Ameline .

Tous les 20 kilomètres environ, les convois rencontrent des infirmeries d'écluse, analogues aux infirmeries de gare, qui sont desservies par les Sociétés de Secours aux blessés.

C) Évacuations par chemins de fer. 1° Trains sanitaires permanents. — La France en possède 5 : (2 au P.-L.-M., 2 au P.O. et 1 à l'Ouest.) Ce sont de vrais hôpitaux roulants. Le service médical s'y l'ait très commodément : l'alimentation y est préparée par le personnel du train:

2° Trains ordinaires. — Ils sont destinés aux malades ou blessés qui peuvent voyager assis. Ces trains ne roulent que le jour. La nuit ils s'arrêtent dans une localité importante, où le commandant d'armes procure aux blessés l'alimentation et le couchage ;

5° Trains sanitaires improvisés. — De beaucoup les plus fréquents, ils s'organisent sur place, près des points de leur utilisation, à l'aide de wagons à marchandises, sans frein, choisis de préférence parmi ceux qui ont des moyens d'aération (fenêtres).

Ce sont les hôpitaux d'évacuation et les gares régulatrices qui les aménagent à l'aide des appareils de suspension de brancards à 2 étages (traverses en bois maintenues aux parois des wagons par des ressorts à boudin système Bry-Ameline) (V. fîg. 140), soit à l'aide d'appareils plus récents à o étages (cages en fer démontables pouvant contenir 5 blessés superposés el permettant aux infirmiers de circuler librement — système Bréchot-Desprez-Ameline) (V. fig. 141). — La partie essentielle de l'appareil est constituée par douze ressorts à boudin dits à compensation, ayant pour effet d'amortir la violence des chocs dans tous les sens. On peut placer quatre appareils par wagon, ce qui donne 400 places pour blessés ou malades, par train composé de 40 wagons.

Cinq heures sont nécessaires pour aménager un de ces trains et deux heures pour y installer les malades. Les wagons du centre sont réservés aux blessés les plus graves, à cause de la moindre trépidation.

463 Hôpitaux d'évacuation.

A ces hôpitaux d'évacuation se rattachent les dépôts des convalescents et d'éclopés, qui reçoivent les hommes capables de reprendre leur service après

Fig. lui. — Wagon de marchandises aménagé avec le système Bry-Ameline.

quelques jours de repos ou de [traitement, dépôts qui sont alors suivant les besoins, le long des lignes d'étapes ou d'évacuation.

L'hospitalisation sur place est, en outre, assurée momentanément par les infirmeries de gare, qui sont organisées par les Sociétés de Secours aux blessés sur le trajet des voies ferrées, par les hôpitaux et les hospices permanents du territoire occupé, et par des hôpi taux auxiliaires également Créés par ces Sociétés.

Kn dernier lieu. L'hospitalisation des malades évacués vers l'intérieur est assurée par les hôpitaux militaires, civils ou auxiliaires, ei enfin par les hôpitaux temporaires. par les Sociétés local*

ouverts,

Wagon de marchandises aménagé avec !«• Bréchot-Desprez-Ameline.

système

. qui seront installés dans Ions les coins du le

de Secours aux blessés (matériel "prévu et

rriloirc acheté

Hoquet. 4<» \

(lr> le temps de paix pour 20, 50, 100 ou '200 malades el qui permettront, dans l'avenir, de réaliser cette dispersion des blessés, si utile h si souve raine pour combattre el prévenir l'infection pyohémique des plaies de guerre.

La zone d'hospitalisation est la région <l<i notre territoire où seronl répartis ces malades. Ses limites sonl reportées assez loin pour laisser, «lime pari, le terrain complètement libreà l'armée sur une grande étendue el constituer ensuite un refuge absolument sûr pour les blessés qui, une fois arrivés, ne seronl plus déplacés. Dans celle zone, don! le tracé pari de Dunkerque pour aboutir à l'embouchure du Rhône en passant par Arras, Vernon, Orléans, Nevers, Chalon-sur-Saône, le cours de la Saune el du Rhône, les ressources permettront d'organiser 200 000 lils. Les 100 000 au- Ires places considérées comme nécessaires sont réputées exister dans la partie du territoire en dehors de la zone d'hospitalisation. Il faut en effel atteindre le chiffre de 500000 lits pour parer aux besoins d'une armée de 5 millions d'hommes, en prévoyant une morbidité de 10 pour 100.

Pour chaque armée, la ligne <f évacuation est l racée d'avance, parlant de la gare régulatrice pour aboulir à la gare de répartition. Les évacuations régulières seront faites parles trains quotidiens, les évacuations exceptionnelles, après les batailles, à l'aide de trains facultatifs. La marche en est prévue dans une partie du plan de ravitaillement el d'évacuation (Fradel ).

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