‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 46 sur 91 · Compresse du thorax (schéma). (Mougeol · texte numérisé non relu

Compresse du thorax (schéma). (Mougeol

qu'au boul d'un certain temps d application, maii

révulsion. On les emploiera à l'eau chaude chez les malades 1res sensibles

auxquels la sensation de froid du débul peu! provoquer une exacerbation

des phénomènes douloureux i compresses sonl laissées en place plusieurs heures, toute une nuil, el rendent de grands sen icea en applications abdominales el épigastriques dans diverses formes douloureuses de dyspepsies, Lanl gastriques qu'intestinales.

I] y a autant de sortes de compresses que de régions auxquelles elles peuvent s'appliquer. Le choix du tissu n'est pas indifférent : les tissus grossiers sonl plus irritants pour la peau que les tissus fins. Le tissu de bourre ttc de soie est très employé en Allemagne et en Autriche L'usage fréquent des compresses finit par leur communiquer une

odeur désagréable; on conseille d'employer pour l'éviter de l'eau borique e. Compresse du tronc. — La compresse du Ironc doit faire au moins un

tour et demi, et s'étendre des

épaules à la symphyse pubienne,

le linge sec dépassant d'environ

10 centimètres le linge mouillé.

Compresse du thorax. —

Cette compresse ne tiendra en

place que si on l'applique sous

forme d'un croisé antérieur de

la poitrine. On peut utiliser deux

serviettes, cousues l'une à l'autre

par leur largeur et appliquées de

sorte que la couture corresponde

à la ligne médiane antérieure, les

deux chefs passant d'avant en

arrière, chacun sous une aisselle

pour se croiser en arrière, remonter ensuite par-dessus les épaules

et revenir se fixer en avant sur la

poitrine (fig. 173, 174, 175, 176).

Compresse de l'abdomen. — Cette compresse s'applique avec une bande

de toile, large de 40 à 50 centimètres et longue de 5 mètres. A l'un des

bouts, l'intérieur quand la bande est roulée, sonl cousus deux rubans destinés à fixer la bande autour du corps. On trempe I mètre de la bande dans

Fis. i-

Compresse du thorax schéma). Mougeol

Hydrothérapie.

l'eau, et les 2 autres mètres qui restent secs sont roulés sur la portion mouillée. On peut y joindre l'emploi de tubes réfrigérants.

Fig. 175. — Compresse du thorax. (Mougeot.)

Lotions. — Elles se font avec un linge humide, et sont généralement froides. On les emploie au cours des bains froids dans les états fébriles,

Fig. 176. - Compresse du thorax. Mougeol

pendanl les demi-bains, ou ayant les bains froids, à litre de procédé d'accoutumance. Seule-, elles peuvent être appliquées aux malades trop faibles pour être déplacés de leur lit, et doivent être suivies d'une légère

Hydrothérapie.

friction. Biles s'emploient aussi seules à titre d'habitude d'hygiène, Après un exercice une sudation, quelques lotions froides précéderonl avantageusement la Friction. C'esl donc, le plus souvent, un procédé combiné à quelque autre pratique el qui, isolément, ne rend pas de très grands sen ices.

Af fusions. Les affusions sonl pratiquées avec de l'eau ruisselante enveloppant le plus possible le malade. Le plus souvent, ce dernier esl debout dans un bassin (tub), el <>n lui verse de l'eau sur les épaules avec un seau ou un arrosoir pendanl qu'il se frictionne lui-même énergiquement. Celle application esl généralement faite le malin, au sau! du lit, avec <l<l'eau froide ayant séjourné quelques heures dans la chambre; sa durée est de 50 secondes; elle esl suivie d'une friction, el peu! être précédée d'un

l! tfBf-

Fig. 177. —Application abdominale chaude par circulation d'eau. (Mougeot.)

exercice ou d'une sudation. On emploie de l'eau froide (10° à 15°) chez les malades déjà entraînés; mais on peut commencer par de l'eau tiède, qu'on refroidit au cours même de l'application. Pour éviter la congestion, on pourra, avant de commencer, verser de l'eau chaude dans le bassin, où le malade prend alors en même temps un bain de pieds chaud. On peut pratiquer les affusions malin el soir, à jeun, ou peu de temps après le petit déjeuner du matin, et deux heures après le repas du soir. C'est un procédé à effets généralement toniques, applicable aux neurasthéniques déprime-. Si l'on veut des effets calmants, on peut employer de l'eau tiède, pendant une durée d'application plus longue (1 à 2 minutes) el non suivie de friction. Sac à glace. — Très employé dans les congestions cérébrales de tout ordre, dans les hémorragies et les inflammations intéressant surtout la région abdominale, le sac à glace consiste en une vessie de caoutchouc contenant des morceaux de glace. Il ne doit pas être trop lourd, aiin d'éviter toute compression, ou bien doit être suspendu à un arceau, et la glace doit être renouvelée au fur el à mesure qu'elle fond. Pour éviter le sphacèle de la peau au lieu d'application, lorsque celle-ci esl prolongée, on

Hygiène de l'habitation.

interposera une compresse de gaze, et on déplacera de temps a autre le sac, sans cependant lui faire quitter le lieu où son action est utile.

Sac à eau chaude (Sac de Chapman). - C/esl un sac de caoutchouc que l'on remplit d'eau chaude et que Ton applique sur diverses régions douloureuses. On renouvelle l'eau chaude de façon à la maintenir à une température aussi voisine que possible de 45° el 50°.

On peut fixer ce sac sur la région de telle sorte que le malade puisse vaquer à ses occupations. Mais alors il vaut mieux employer un récipient en métal, entouré de feutre, assez léger, de forme el de dimensions appropriées, comme on en peut aisément faire fabriquer.

Appareils à circulation d'eau. -- Le plus typique el le plus simple de ces appareils est le serpentin réfrigérant II se compose d un simple tuyau

Fig. l~s Application céphalique »!<• tubes réfrigérants. Mougeot.)

de caoutchouc que l'on adapte solidement par un bouta un robinel d'eau, el que l'on enroule ensuite soit autour de la tête d'un malade, soit sur soii abdomen, tandis que l'extrémité libre amène l'eau dans un récipient quel

conque.

Ou emploie à volonté de l'eau froide ou de l'eau chaude, selon les cas, pour remplacer le sac à glace ou le sac à eau chaude v. c. m.).

Vvec ces appareils on évite le contact direct de l'eau avec la peau, qui ne peul plus alors subir ui sphacèle, ai macération ei supporte des applications beaucoup plus prolongées, sans inconvénients, avec, en outre. L'avantage d'une fixité plus grande <lc la température (fig. 177 et 178).

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