PAR1SET
HYGIÈNE DU CORPS. Y. Propreté, Vêtements, Exercices physiques.
HYGIÈNE DE L HABITATION \. HABITATION, CHAUFFAGE, ÉCLAIRAGE, Eai
POTABI i • T'-\ A< ' \i i«>\ DES M S i 1 1 RES I -i ES, ISOLI Ml N I
Hygiène militaire. ..• î
HYGIÈNE MILITAIRE L'hygiène militaire esl la science qui a pour bul Je conserver la santé du soldat, m temps de |>ai\ comme en temps de guerre, C'est mi impérieux devoir pour l'Etal que <lc s'occuper de la santé du soldat, qui veille à s;i sécurité extérieure el intérieure: aussi «loi i il être convenablement habillé, couché, alimenté, chauffé, pour que son équilibre organique ne fléchisse pas, sous l'influence «les mille vicissitudes de son dur métier.
Le soldai mal nourri devienl rapidement indiscipliné, car ventre affamé n'a pas d'oreilles ». S'il est mal habillé, il devienl plus susceptible aux influences météoriques, el s'il esl mal caserne, il devienl plus réceptif, plus hospitalier aux microbes. Enfin son travail lui-même a besoin d'être dosé, suivant l'entraînemenl el surtout suivanl les saisons, pour ne pas tomber dans le surmenage lenl el chronique, <|ui prépare si bien un lil aux infections microbiennes.
T.'csl là d'ailleurs la partie délicate du rôle de l'officier : bien connaître la résistance de ses hommes, savoir s'arrêter à temps, reprendre l'entraînement au moment favorable, demandent de l'initiative, du savoir et du cœur. Aussi, depuis quelques années, on constate avec plaisir que les élèves de Saint-Cyr et de Saint-Maixent reçoivent des notions de physiologie, el les candidats de l'École de guerre des notions d'hygiène, qui font l'objet d'interrogations spéciales. Comme l'a dit Debove : « Il n'est pas nécessaire que les généraux sachent la médecine, ce n'est pas leur métier, mais ils doivent posséder des notions d'hygiène suffisantes pour comprendre la grande importance des mesures et précautions demandées par les autorités compétentes .
Quand les lois de l'hygiène sont méconnues, le nombre des malade- el des décès ne tarde pas à augmenter. Or, le traitement des malades esl dispendieux, et quand un adulte meurt, c'est « un capital » qui disparaît.
Sans la santé, la victoire est un mythe. En campagne, d'ailleurs, les troupes faméliques, surmenées, sont bien plus ravagées par les maladies (typhus, dothiénentérie, dysenterie, scorbut, etc.), que par les balles ou les boulets de l'ennemi.
Seuls les Nippons, « qui d'un bond se sont élevés au premier rang des peuples civilisés, ont pu, dans la guerre Russo-Japonaise, grâce à leur hygiène, réduire leur perte d'hommes aux 4/10es de leur perte totale. ■ (Debove.)
Dans la récente expédition de la Chaouïa, région pourtant où le paludisme et la dysenterie font de grands ravages parmi les indigènes, ces atteintes ont aussi été rares parmi nos troupes, à l'inverse des expéditions de la Tunisie et de Madagascar.
L'hygiène est donc indispensable dans les collectivités militaires, et le médecin de régiment qui ne s'occuperait que des malades, n'accomplirai I qu'une partie de sa tache.
« A chaque instant, écrit Laveran. le médecin militaire doit faire œuvre d'hygiéniste ; il doit s'assurer journellement qu'il n'existe aucune cause d'insalubrité dans le casernement, que la ventilation des chambres se l'ail dans de bonnes conditions, que les prescriptions relatives à la propreté individuelle des hommes sonl exécutées, que les aliments et l'eau servant à la boisson sonl de bonne qualité, que les filtres Ponctionnent bien, lorsque les
Hygiène militaire.
casernes ne sont pas pourvues d'eau de source ; si une épidémie se déclare, c'esl au médecin qu'il appartient de prescrire toutes les mesures pour l'isolement des malades, pour la désinfection des effets, de la literie el des locaux. »
CHAMBREES. — Les chambrées doivent être spécialement surveillées. pour que les lits ne soient pas trop rapprochés les uns des autres, qu'un intervalle d'au moins
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§A Coups
Carreaux Castaingà doubles vitres contrariée: Vue de face et sur une coupe.
50 centimètres les sépare, afin qu'un lousseur ne puisse pas projeter des parcelles de mucus buccal ou nasal sur la face de son voisin.
Le plancher sera soigneusement carbonylisé, nettoyé avec une serpillère humide, le balayage à sec étant prohibé.
Les trous seront soigneusement bouchés, pour éviter l'infection de l'entrevous, cette véritable boîte de Pandore, d'où s'élancent les colonies microbiennes. Dans les casernes récentes, pour conjurer ce danger, on a fait disparaître les entrevous en utilisant le ciment armé avec des carreaux en grès ou des aires imperméables en stuckolithe ou en scylolithe. Les murs seront blanchis au lait de chaux deux ou trois fois par an, surtout au lendemain des poussées épidémiques (grippes, fié \ res éruptives, etc. < Enfin, pour combattre, dans la nuit, l'air vicié des chambrées, il est bon de s'assurer que les fenêtres possèdent toutes des carreaux à doubles vitres contrariées (système Castaing) (fig. 179), ou (U^ carreaux à échancrures semi-lunaires avec opercules métalliques (système Bonnette) (fig. 180) et un ventilateur Renard (fig. INI), an centre de la pièce. Les figures explicatives ci-jointes font mieux comprendre qu'une longue description la marche de l'air dans ces appareils.
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Fig. 180.— Vitres à échancrures semi-lunaires. Système Bonnette. de far,> et sur une coupe. ,\.\, cadre de la fenêtre; b, bord inférieur de I èchancrare semi-lunaire : c, bord inférieur du demi-cornei métallique.
Vue
Hygiène militaire.
Ces procédés d'aération nocturne si simples réalisent ;i peu de frais les ordres donnés dans la circulaire ministérielle du M avril 1909 : » Les chefs de corps veilleront, sous leur responsabilité, à chaque soldai de la chambrée ne soit, en aucun
Plafond
Fig. 181. — Ventilateur Renard. A. plai
B, coupe.
ce que h- cube d'air dû ;i ras. inférieur aux fixations réglementaires actuelles. 1 1 faul les considérer comme un minimum indispensa U<\ car on ne, doil pas perdre <!<' vue que les 17 m. c. prévus par les Règlements, seraient tout à fait insuffisants, si l'on n'avait soin d'aménager dans les locaux un système de ventilation continue, assurant en permanence le renouvellement de l'air sans incommoder les occupants. »
Ce faible courant d'air produit, dans l'atmosphère viciée dos locaux habiles, « le même effet qu'une assez médiocre quantité d'eau qui passe un Iravers d'un étang, d'un lac ou d'un fossé : elle empêche la corruption <l»l'eau qui y séjourne et dissipe celle qui s'y est introduite ou du moins In diminue considérablement ». (De Meyserey, 1754.)
En résumé, les chambrées doivent être vastes, propres, bien ventilées la nuit et dotées, s'il est possible, de salles d'astiquage, où sont déposés I ouïes objets en cuir (chaussures, sacs), linge sale, etc. pour éviter les émanations malodorantes.
ALIMENTATION. -- L'alimentation du soldat a fait de grands progrès: elle est mieux surveillée et plus variée, elle est, en un mot, une des confiantes préoccupations des chefs, qui savent que l'homme bien nourri supporte allègrement les fatigues du service,- tombe rarement malade et encourt peu de punitions.
Selon le vieil axiome : « Le soldat fait la soupe, mais la bonne soupe f><:/ le bon soldat ». — Frédéric II ne disait-il pas : « Pour avoir une boni"1 armée, il faut d'abord songer à son ventre ».
Ces paroles sont d'autant plus vraies qu'elles s'adressent à ces jeunes organismes de vingt ans, soumis à des mutations nutritives intenses, à un travail musculaire sérieux, à un accroissement organique encore notable.
Un juste apport d'ingesta doit donc entretenir cet équilibre parfait, qui constitue la santé.
Or, jusqu'à ces dernières aniiées, un aliment (la viande) laissait beaucoup à désirer, quoique la ration journalière, en 1905, fût portée de 300 à T>20 grammes. Mais comme il n'y avait pas de prix: minima limité, les fournisseurs de l'armée acceptaient ces adjudications à des taux dérisoires, et les moins scrupuleux fournissaient « cette viande à soldats », provenant d'animaux malades, vieux ou usés par le travail et les nombreuses lactations, que les scandales de l'Est ont à jamais tlélrie.
Mais, depuis 1908, grâce au concours si actif et dévoué du sous-secré-
Hygiène militaire.
laire d'Étal à la Guerre, ces errements ont cessé : le taux de la viande a été relevé, et une expertise sérieuse des bêtes sur pieds et abattues est faite,
respire ? (Calmette) .
danger, en donnant
Fig. 182. — Cuisine roulante russe (vue d'ensemble).
de nos jours, par les vétérinaires et les médecins de l'armée, qui en sont responsables.
Celle amélioration du régime carné se fera surtout .sentir dans le pourcentage des tuberculeux, car nos soldats mieux nourris résisteront mieux à l'invasion des bacilles de Koch. Ne sait-on pas en effet que la tuberculose s'avale peut-être plus facilement qu'elle ne se Combattre ce
aux soldats de la viande saine et grasse, n'est-ce pas faire de la bonne prophylaxie antituberculeuse?
Les repas sont pris dans des réfectoires voisins des cuisines, où les hommes sont convenablement assis sur des bancs, devant des labiés recoin cries de toile cirée.
Le chef cuisinier doit être maintenu en permanence : il doit dresser des aides qui seront pris parmi les professionnels. Avec «les hommes du métier, on peut escompter de bonnes préparations culinaires, que les soldais mangeront et assimileront mieux ( Drouineau, Reichborn-Kjennerud).
En campagne, les cuisines roulantes, utilisées par les Russes dans ta guerre de Mandchourie (fig. 182 el 183), rendraient <le réels services pour l'alimentation «les troupes, soit ;« proximité de l'ennemi, lorsqu'il nVsi pas
ixr>. — Coupe d'une cuisine roulante russ<
Hygiène militaire.
possible d'allumer des feux, soif au cours «lu combat, lorsque celui-ci se prolonge jusqu'à la nuil .
bains-DOUCHES. - L'ulililé de la propreté corporelle esl indéniable, surloul pour le soldat, qui a tanl d'occasions de se salir. Quand le fantassin rentre à la caserne après une marche militaire el que la sueur a collé à son corps toute la poussière de I;» rouie, quand le cavalier remonte à la chambrée, après avoir fait une heure de manège ou pansé plusieurs chevaux, il esl de toute nécessité que ces hommes se lavent, pour ne pas vicier l'atmosphère des chambres. Or, écril D roui n eau. « Je bain-douche esl le procédé de lavage corporel qui convient le mieux à la population militaire », car lui seul permet de laver en un temps très court et avec très peu d'eau un grand nombre d'hommes.
Suivant une définition classique « le bain-douche n'esl ni un bain, ni une douche ; cest de Veau chaude torn- », qui permet de se
Fig. 18-i. — Thermo-siphon <lu Dr Barois pour bains-douches.
bant d'une pomme d'arrosoir en une pluie bienfaisante savonner et de se rincer rapidement.
En résumé, une installation de bains-douches est nécessaire dans chaque caserne et dans tous les camps d'instruction, car c'est là qu'actuellement on convoque les réservistes d'infanterie groupés en régiments de réserve. Les hommes y sont sous la tente, n'ayant à leur disposition que les moyens <lr lavage les plus rudimentaires alors qu'au contraire les causes de souillure corporelle atteignent le maximum (Drouineau). Les camps de Mailly. de la Courtine sont déjà dotés de très belles installations de bains-douches : le camp de Châions va également en être pourvu.
Depuis 1893, chaque corps de troupe est autorisé à choisir pour l'installation des bains par aspersion un des trois appareils suivants : appareil Barois-Bouvier, appareil Herbet modèle G, appareils Flicoteaux.
L'appareil du médecin-major Barois est basé sur le principe du thermosiphon (fig. 184).
L'appareil Herbet (modèle G) se compose d'une chaudière à laquelle aboutit un tuyau d'eau froide. De celle chaudière part un tuyau d'eau chaude aboutissant, au plafond de la salle, à une nourrice chargée de
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déverser l'eau tiède, à environ 55°, par 2, 4, 6, 8 pommes d'arrosoir.
Ces deux appareils sont très commodes pour les petits détachements, mais pour les régiments complets nous ne saurions trop recommander les grandes installations de douches individuelles en cabines, comme celles qui ont été installées au 155e d'infanterie, à Commercy. Grâce à une pareille installation, tous les hommes d'un régiment peuvent être baignés une fois par semaine.
Enfin, nous souhaitons que ces installations de douches par aspersion avec cabines individuelles ne soient pas l'apanage exclusif des casernes et des camps d'instruction, mais aussi des lycées, des collèges, des écoles, afin d'inculquer dans le cerveau des enfants l'idée de la propreté corporelle, qui est la base de l'hygiène sociale.
Peut-être verrons-nous ainsi, à la longue, disparaître cette horreur de l'eau, que nous constatons chez les soldats de l'active, comme chez ceux de la réserve. BONNETTE.
HYGIÈNE SCOLAIRE. — Nous n'avons pas la prétention de traiter ici complètement ce sujet; nous nous contenterons d'indiquer simplement les points qui intéressent le plus le médecin praticien. Aussi nous bornerons-nous à quelques considérations sur l'hygiène des locaux scolaires et sur celle des élèves.
Hygiène des locaux scolaires. — Les médecins qui font partie des commissions sanitaires ou des conseils d'hygiène départementaux ont fréquemment à donner leur avis sur les dispositions à prendre au point de vue de la construction hygiénique des écoles dont les plans leur sont soumis par l'autorité préfectorale. Le ministère de l'Instruction publique a rédigé à ce propos une instruction spéciale, dont nous reproduisons ici les prescriptions.
Tout établissement scolaire doit être construit sur un terrain sec ou asséché par un drainage convenable. L'emplacement doil cire central, bien aéré, d'un accès facile et sûr, éloigné de tout établissement bruyant, malsain ou dangereux, à 100 mètres au moins des cimetières. La surface réservée à l'école sera au minimum de 500 mètres carrés; lorsque le nombre des ('lèves est de plus de 50, on compte 10 mètres carrés en plus par élève.
L'orientation des bâtiments doit être disposée de façon à ce que la lumière diffuse pénètre abondamment dans les classes. L'orientation de la façade principale au sud-est ou au nord est la plus favorable ; de cette façon les rayons solaires ne pénètrent dans les locaux qu'en dehors des heures de classes, et les assainissent sans incommoder les élèves.
Le rez-de-chaussée scia exhaussé de 60 centimètres au-dessus du sol extérieur cl le plancher sera établi sur une cave ou sur une couche de matériaux imperméables. Des pentes, destinées à faciliter l'écoulement des eaux, seront ménagées autour des constructions.
La surface des classes sera de I mètre carré 25 par élève, sans que le nombre des élèves puisse dépasser ">() par classe. La hauteur des salles ne sera pas inférieure ;'« i mètres.
Les dimensions des fenêtres seront calculées de façon à ce que la lumière
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éclaire toutes les Labiés. Elles seront percées sur une seule face des locaux, l'éclairage unilatéral étanl le plus favorable.
Le s(»K recouvert de carrelages ou mieux de parquets «m bois dur, doil être suffisamment imperméable pour pouvoir être nettoyé au moyen d'un linge humide. Les parois seront revêtues d'un enduit lisse qu'on puisse laver fréquemment. Les plafonds seront unis, à angles arrondis, sans corniches.
Les cours de récréation présenteront nue surface calculée à raison de .*> mètres par élève et seront munies d'une fontaine ou d'une pompe d'eau potable. Un préau couvert de I mètre carré 25 par élève, et dont la hauteur sein de \ mètres sous plafond, sera joint aux cours de récréation, avec un local réservé aux exercices do gymnastique.
Les écoles de garçons auront deux cabinets d'aisances par classe; les écoles de lilles. trois. Les cuvettes seront munies d'appareils obturateurs; des urinoirs y seront adjoints pour les garçons. Lorsqu'il n'existe pas d'évacuation à l'égout, on installera des fosses étanches fixes ou mobiles, en donnant la préférence aux fosses mobiles, quand cela sera possible.
Quelques principes d'hygiène doivent être observés, lorsque les écoles sont ouvertes.
A la fin de chaque classe on doit aérer les salles en ouvrant les fenêtres pendant quelques minutes durant la saison froide, pendant tout le temps que les locaux restent inoccupés à la saison chaude. Mais il faut établir en plus une aération permanente au moyen d'orifices d'accès d'air pur pris immédiatement à l'extérieur et d'orifices destinés à l'issue de l'air vicié.
S'il est nécessaire de protéger les élèves contre les rayons du soleil pendant les classes au moyen de stores ou de persiennes, il ne faut pas oublier l'influence essentiellement salubre de la lumière solaire sur le milieu intérieur et la laisser largement pénétrer dans les locaux scolaires, lorsque les élèves en sont absents. Au fort de l'été, pour ne pas trop échauffer les classes, on ne pratiquera cette insolation qu'aux heures les moins chaudes de la journée.
Le meilleur moyen de chauffage des locaux scolaires consisterait assurément à employer des appareils à vapeur d'eau à basse pression. Mais ce procédé est rarement applicable à la campagne ou clans les petites villes à cause des frais d'établissement et d'entretien. On installera alors dans chaque salle un poêle à double enveloppe avec circulation d'air, dont la prise d'air se fera à l'extérieur. Il faut qu'il soit entouré d'une grille en fer. qui empêche les enfants de s'y brûler; il ne doit contenir ni four, ni chauffeplats. Aucun élève ne sera placé à moins de I". L2r> du poêle dont le tuyau de fumée ne devra eu aucun cas passer au-dessus de la tête des enfants. Il est inutile de laisser vaporiser de l'eau sur les poêles, l'atmosphère de la salle contenant déjà un excès de vapeur d'eau par le seul fait de la présence des élèves. Le chauffage doit mainleniren hiver une température entre 12 et 17". Il ne faut pas oublier que la présence des élèves ne tarde pas à échauffer l'air: aussi vaut-il mieux qu'au moment de leur (mirée la température du local se rapproche plutôt de la limite minima indiquée. Le désir d'élever rapidement la température d'une salle trop froide ne devra pas entraîner à pousser le feu d'un poêle en fonte jusqu'à ce que le métal soit porté nu
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rouge, car il se fait alors des dégagements malsains. En revanche, il est de toute importance de veiller à ce que le tirage des appareils soit constamment suffisant. Au besoin on protège les élèves les plus voisins du poêle au moyen d'un écran métallique.
Les bancs et les sièges seront toujours disposés de façon à ce que la lumière des fenêtres les éclaire du côté gauche. Si la lumière venait de face elle éblouirait les yeux des élèves ; arrivant par derrière, elle serait masquée par l'ombre portée de la tête et de la partie supérieure du corps ; enfin la lumière frappant à droite présenterait l'inconvénient de projeter sur le papier l'ombre de la main qui écrit et du porte-plume. Dans plusieurs salles d'école l'éclairage est bilatéral et dit différentiel, parce que les fenêtres d'un côté sont de dimension moindre que celles du côté opposé ; on y placera les tables de manière à ce qu'elles soient éclairées latéralement et qu'elles reçoivent à gauche la lumière des fenêtres les plus larges.
S'il est nécessaire de recourir à l'éclairage artificiel, celui-ci ne doit pas être ménagé et doit être disposé de façon à ce que la lumière arrive également sur toutes les tables sans frapper directement les yeux. La flamme éclairante doit toujours être entourée d'un cylindre de verre qui la rende fixe. Les sources lumineuses seront placées assez haut pour que la chaleur rayonnante ne fatigue pas les yeux. Dans le même but, on aura soin d'allumer les lampes dès que le jour commencera à baisser.
Le règlement a prévu dans chaque école un vestiaire muni de porte-manteaux, de rayons, de décrottoirs et de paillassons. Avant l'entrée en classe il faut veiller à ce que Jes élèves y déposent les chapeaux, les pardessus, les parapluies, les caoutchoucs et les sabots, qu'ils essuient convenablement leurs chaussures pour n'introduire dans la classe ni souillure, ni humidité.
Le nettoyage des salles doit se faire après chaque classe; il faudrait balayer les planchers avec de la sciure de bois humide et non à sec, pour ne p;is soulever les poussières. Le mobilier scolaire et les murs, s'ils sont peints à l'huile, seront nettoyés à la serpillière humide. On lavera fréquemment les planchers à grande eau. On nettoiera souvent les vitres afin qu'elles laissent pénétrer le plus de lumière possible. Si les murs sont passés à la chaux, on renouvellera le badigeonnage, au moins une fois par an. Il esl regrettable que, faute de crédits prévus, la charge du nettoyage des locaux scolaires Incombe encore actuellement dans les communes de moins de ,*>(){> habitants ;uix maîtres ou aux élèves, qui ne peuvent toujours y consacrer le temps nécessaire.
11 est de toute nécessité qu'on exige desélèves qu'ils tiennent les cabinets d'aisance parfaitement propres et qu'ils n'y montent pas sur le siège. Il faut, autant que possible, que les enfants n'y aillent que pendant les récréations. Cependant on ne doit pas les empêcher de sortir pendant h\ classe, ce qui pourrait avoir des inconvénients pour leur santé.
Hygiène des élèves.— Nous n'indiquerons ici que les points qui inté
•ni tout particulièrement le médecin : dune pari la surveillance des
élèves au point de vue de l;i transmission des maladies contagieuses; de
l'autre les préceptes à observer pour éviter aux enfants, du fait même de
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leurs études, des scolioses ou des troubles de la vue; enfin quelques généralités sur les exercices physiques el l'hygiène intellectuelle.
Maladies contagieuses. L<^ maladies contagieuse* qui menacenl 1<plus les enfants H qui peuvent donner 1 i < ' u à des épidémies scolaires sont les suivantes : les fièvres éruptives, la diphtérie, la coqueluche, les oreillons, les teignes et la tuberculose pulmonaire ouverte (V. Contagion).
Toul aouvel élève est rigoureusement tenu de produire un certifical médical attestanl qu'il a déjà été vacciné ou qu'il a «mi la variole. Les écoliers sont revaccinés Ions les ."> ;ms.
La rougeole est particulièrement contagieuse avant l'éruption, à un moment où il est difficile, sinon impossible, de soupçonner la nature de la maladie; aussi esl-ce la fièvre éruptive qui donne lieu au plus grand nombre d'épidémies scolaires. C'est d'ailleurs une maladie si répandue, qu'il serait utile à la rentrée des classes d'établir une liste des élèves qui n'ont pas encore eu la rougeole; on surveillerait chez eux l'état des voies aériennes, pour les exclure des classes dès qu'ils présenteraient un rhume avec coryza et larmoiement. Même s'ils restent bien portants, il est prudent de s'enquérir fréquemment si leurs frères ou sœurs n'ont pas la rougeole, et dans ce cas de les garder en observation chez eux pendant deux semaines.
Dès qu'il éclate un cas de rougeole dans une classe, on renvoie le malade chez lui. S'il a des frères ou sœurs à l'école, on leur interdit l'accès des classes en les tenant en observation pendant deux semaines. Le convalescent ne pourra être admis de nouveau à l'école qu'après un délai de 16 jours, à partir du début de la maladie.
La faible contagiosité de la scarlatine dans les premiers jours en rend les épidémies beaucoup plus rares que celles de rougeole. Aussi n'y aura-t-il pas lieu de prendre des mesures spéciales vis-à-vis des frères et sœurs d'un scarlatineux. Mais il faut compter avec la très longue persistance du conlage. Un scarlatineux ne pourra rentrer à l'école que 40 jours après le début de sa maladie, et il sera prudent d'attendre davantage avec ceux qui présentent des complications suppuratives, et conservent plus longtemps le germe virulent.
Le même isolement de iO jours est prescrit pour le varioleux. Des revaccinations immédiates et générales constituent la meilleure mesure prophylactique à y joindre.
Le diphtérique, qui souvent conserve encore dans la convalescence <\o> bacilles de Lôffler virulents dans la gorge, est également maintenu à l'écart pendant 40 jours, et il sera prudent de tenir ses frères et sœurs éloignés de l'école pendant une semaine et de ne les y laisser revenir qu'après soigneux examen de la gorge et du nez.
Un enfant qui a la coqueluche ne doit plus être reçu à l'école tant que les quintes persistent. Ses frères et sœurs seront provisoirement exclus de l'école au moindre rhume.
Pour les oreillons, l'isolement réglementaire est de U) jours, bien (pie le contage persiste parfois beaucoup plus longtemps durant la convalescence.
Un enfant atteint de teigne ne doit plus être admis à l'école tant que le médecin traitant ne le considère pas comme guéri depuis 6 semaines.
535 Hygiène scolaire.
Encore esl-il nécessaire de contrôler la guérison par un nouvel examen microscopique des cheveux au bout d'un mois.
La gale est devenue une affection assez rare. Cependant il sera prudent de faire examiner par un médecin, tout enfant présentant des démangeaisons suspectes. S'il s'agit bien de la gale, l'enfant sera éloigné de l'école jusqu'à guérison complète. Les éruptions étendues de boutons sur la peau, les écorchures multiples des muqueuses doivent être considérées comme suspectes et soumises à l'examen d'un médecin, qui prononcera l'exclusion s'il y a lieu. On empêchera parfois ainsi la transmission de la syphilis.
La tuberculose pulmonaire ouverte doit être considérée comme une cause absolue d'exclusion de l'école.
On interdira aux enfants de cracher à terre, et on veillera à la des truc lion «les cahiers et des livres des élèves atteints de fièvres éruptives, de diphtérie ou de tuberculose pulmonaire.
Quand les fièvres éruptives, la diphtérie, la coqueluche ou les oreillons affectent une allure épidémique et frappent un assez grand nombre d'enfants dans une école, on a encore trop souvent recours au licencicmenl des élèves. Cette mesure trop tardive pour, les maladies à contagiosité précoce, comme la rougeole ou les oreillons, devient inutile pour les autres affections transmissibles, d'autant que les écoliers rendus à leurs familles, échappant à toute surveillance, trouvent toujours moyen de se réunir, et que, par suite, le licenciement de l'école ne contribue en rien à diminuer les causes de dissémination de la maladie.
Il faut aussi veiller à ce que la santé des élèves ne soit pas menacée par l'admission dans les classes d'un enfant pouvant transmettre à ses camarades quelque autre maladie ou infirmité.
Certaines maladies nerveuses sont en effet contagieuses par imitai ion: car les enfants sensibles se trouvent parfois incités malgré eux à en reproduire les symptômes : les crises nerveuses par exemple, les mouvements incoordonnés de la danse de Saint-Guy, les grimaces des lies. Mieux \aul ne pas conserver à l'école, après avis conforme du médecin, ceux qui sont atteints de ces maladies, si les autres élèves paraissent en être impressionnés.
11 va de soi qu'un enfant dont les cheveux contiennent des poux doit être renvoyé dans sa famille jusqu'à ce que ses cheveux soient débarrassés de ces parasites.
Propreté. — On doit tenir la main à ce que les élèves se présentenl à l'école dans un étal convenable de propreté. Il ne s'agit pas seulement de la propreté des mains et du visage, mais bien de tout le corps. La crasse forme en elfe I une sorte d'enduil imperméable sur la peau cl en supprime les fonctions, ce qui détermine souvent des maladies cutanées H reste toujours une menace pour la santé générale. Le l'ail que, parmi les enfants réunis dans une salle, il en esi de malpropres, augmente singulièrement la viciation de l'air par le dégagement d'odeurs el de gaz insalubres.
Il faut qu'un lavabo soif installée l'école el que les enfants soienl tenus de se laver les mains el au besoin la figure, lorsqu'ils se sonl sali^ pendanl la récréation on à un autre moment . Il sciait à désirer une des bains-douches
Hygiène scolaire. 53 I
soient annexés à chaque école pour que les élèves puissent faire fréquemment des ablutions générales. On <loii Veiller à la stricte application des mesures de propreté concernant la bouche et les dents, les oreilles, les ongles el le cuir chevelu, telles qu'elles ont été indiquées à propos des soins corporels (V. Propreté di corps).
On fera des remontrances aux enfants qui viendraient à l'école avec des vêtements sales ou déchirés.
Notions hygiéniques pour 1 alimentation La plupart des écoliers
prennent un repas à l'école. Jamais les élèves ne doivent manger dans la salle d'école, mais bien dans un local distinct propre, bien aéré et bien chauffé, muni de sièges suffisamment nombreux pour que tous les enfants soient assis. On leur donnera l'habitude de se laver les mains soigneusement avant de manger. Celle simple précaution a certainement pour résultat de prévenir bien souvent l'introduction dans l'organisme des germes des maladies contagieuses, que portent parfois des doigts malpropres. 11 faut rappeler fréquemment aux écoliers les dangers qu'il y a à boire une eau dont on ne connaît pas l'origine, à se désaltérer dans les cours d'eau. dans les ruisseaux, dans les étangs ou dans les mares, à manger des aliments ou des fruits ayant traîné à terre. On doit apprendre aux élèves qu'on s'expose à contracter des maladies contagieuses en buvant dans le même verre qu'un camarade, en se servant de sa fourchette ou de sa cuiller, comme en usant du même crayon, trop souvent porté à la bouche, ou en échangeant les coiffures. La consommation de vin pur, d'eau-de-vie ou de liqueurs doit être surveillée et formellement interdite. L'attention des élèves doit être fréquemment attirée sur la déchéance physique et morale que détermine fatalement l'ivrognerie. Des tableaux montrant d'une façon saisissante les lésions de l'organisme et les maladies que provoque l'alcoolisme devraient être mis à la disposition de tous les instituteurs; car l'enseignement des yeux est encore celui qui se grave le mieux dans la mémoire des enfants.
Attitudes vicieuses. — Lorsque les élèves se trouvent placés dans certaines conditions défectueuses, ils prennent pendant le travail des attitudes vicieuses qui jouent un certain rôle dans la production des déviations du squelette sous forme de seolioxc*.
On admettait aussi que ces attitudes vicieuses déterminaient des modifications de l'œil pouvant entraîner la myopie. Mais on tend à envisager aujourd'hui cette influence des attitudes vicieuses sur la vue comme faible ou même nulle (V. Hygiène de la vue).
La principale cause de ces attitudes vicieuses provient de la mauvaise disposition du mobilier scolaire, lorsque les bancs et les tables ne sont pas construits suivant des modèles rationnels, ni adaptés à la taille des élèves ou à leur genre de travail.
Si la table est trop éloignée du banc sur lequel l'élève est assis, celui-ci, pour travailler, se placera tout au bord du siège et fera porter tout le poids «le son corps sur les coudes posés sur la table. Bientôt, cédant à la fatigue, il appuie sa tête sur les mains et reste la meilleure partie de la classe accoudé d'un côté ou des deux. Dans celte altitude également, les épaules
Hygiène scolaire.
se trouvent projetées en avant, si la tête repose à la fois sur les deux mains; ou si elle n'appuie que sur une seule, il y a inclinaison et distorsion de la colonne vertébrale, pouvant entraîner une scoliose. Cet inconvénient esl encore plus marqué lorsque l'élève veut écrire; il ne peut prendre d'appui que sur son bras droit, et incline forcément le tronc de son côté, en lui imprimant une légère torsion de droite à gauche.
Quand la hauteur de la table est trop grande par rapport à celle du banc, les épaules de l'élève se trouvent projetées en haut; si, au contraire, cette hauteur est trop faible, l'inclinaison du tronc en avant est encore exagérée.
De plus, cette attitude vicieuse deviendra permanente, si l'enfant ne peut soulager le travail des muscles sacro-lombaires en s'appuyant en arrière sur un dossier.
Enfin, si le plan de la table esl horizontal ou peu incliné, la tête, et par suite le corps, se penchent d'autant en avant.
Le mobilier scolaire doit donc satisfaire à quatre desiderata principaux :
1° Pour que le banc ne soit pas trop éloigné de la table, il faut que le rebord postérieur de celle-ci se trouve dans le même plan vertical que le bord antérieur du siège.
2° Pour que le pupitre ne soit pas Irop éloigné en hauteur, ni trop rapproché du banc, il faut que le bord postérieur de la table se trouve à la hauteur ou légèrement au-dessus du coude de l'élève, de façon que 1 avant-bras se pose sur la table sans effort. Le siège sera lui-même à une hauteur telle, que les pieds de reniant reposent naturellement sur le sol ou mieux encore sur une planche inclinée fixée au-dessous de la table.
La largeur du banc doit être suffisante pour supporter presque toute la longueur de la cuisse.
5° Un dossier droit sera fixé au bord postérieur du banc, de façon à arriver à la hauteur des reins, audessus des hanches. Celle disposition permet aux enfants de se tenir droit, sans les porter ;i se renverser en arrière, comme dans un fauteuil.
V L'inclinaison des pupitres la plus favorable à la vue, (pie l'expérience indique de donner, esl d'environ 15 degrés au-dessus de L'horizontale. Mais il sérail difficile d'écrire sur un plan aussi incliné, les mouvements de la main se trouvanl gênés; aussi, dans la pratique, faudra-t-il se contenter de donner aux pupitres une inclinaison de 20 degrés seulement. Si le bord postérieur de la table se Irouve au niveau du coude de l'élève, les yeux de
celui-ci se trouveront à environ ."">.'» centimètres des objets placés sur le pupitre, distance liés appropriée pour travailler sans fatigue.
Fier. 18:;. —
loliilier scolaire
- Proust, Traité d'hygiène.)
Hygiène scolaire. 556
Une disposition très heureuse, m;iis naturellement plus dispendieuse, consiste à placer. sur le pupitre incliné i'i 20 degrés, une planchette pouvanl se relever a volonté au moyen d'un support, de façon à faire an angle <l<" 15 degrés au-dessus de l'horizontale. Cette planchette n'est ainsi relevée par l'élève que pour la lecture (fig. 185).
En somme, c est la table individuelle, dont on peul élever ou abaisser à volonté le pupille, les supports étant maintenus à la hauteur voulue par des vis de pression, qui remplit le mieux toutes les conditions exigées par hygiène.
Il esl indispensable que les élèves qui travaillent chez eux trouvent à domicile une table cl un siège établis suivant les principes adoptés pour l'école. Il est facile d'y arriver à bon compte en construisant avec des planchettes un pupitre suffisamment large, donl la surface sera inclinée à 206 au-dessus de l'horizontale. Ce pupitre sera placé sur une table quelconque, enfant sera assis sur une chaise munie d'un coussin suffisamment élevé pour que le creux de l'estomac soit à la hauteur du bord du pupitre: les pieds reposeront sur un tabouret d'une hauteur convenable. La chaise sera placée devant la table, de façon que le rebord postérieur de celle-ci se trouve dans le môme plan vertical que le bord antérieur du siège.
Nous signalerons encore quelques facteurs qui contribuent à entretenir les attitudes vicieuses des écoliers (inclinaison de la tête et du tronc en avant, torsion de la colonne vertébrale) pendant le travail.
On a accusé l'écriture inclinée (écriture anglaise) de forcer les élève- à se pencher de côté, le bord inférieur de leur papier étant forcément placé obliquement par rapport au bord de la table, tandis que l'écriture droite (écriture française) leur permettrait de tenir le papier droit et par suite de ne pas incliner le corps. L'écriture inclinée et l'écriture droite ont toutes deux leurs partisans (V. Hygiène de la vue). Pour notre part, nous serions disposés à penser que l'écriture la plus naturelle et par suite la moins fatigante et la plus hygiénique, se rapproche plutôt de l'écriture droite. En effet, il est à remarquer que presque tous les hommes écrivant beaucoup, auxquels on a enseigné l'écriture inclinée et qui ne sont pas soumis à une écriture réglementaire comme les employés de commerce ou d'administration, ont peu à peu tendance à redresser leur écriture.
Enfin, pour ne pas obliger les élèves à rapprocher leurs livres trop près des yeux, il faut veiller à ce que les ouvrages d'étude soient imprimé- en caractères bien nets et suffisamment gros.
Il ne faut pas négliger de rechercher si parmi les élèves il en existe quelques-uns présentant un certain degré d'insuffisance de la vue ou de l'ouïe pour pouvoir les placer à proximité du maître et du tableau.
Exercices physiques. — L'école n'est pas seulement faite pour garnir la mémoire et cultiver l'intelligence des élèves, mais aussi pour fortifier leur organisme, développer et endurcir leur corps par des exercices physiques. Le maître qui comprend bien sa mission doit organiser pendant les récréa- Lions des jeux destinés à développer la force, l'agilité, l'endurance el la hardiesse des «'lèves. Quelques séances de gymnastique très simple, consacrées à l'exécution de mouvements rationnels, viendront compléter celle
557 Hygiène scolaire.
éducation physique. Les enfants seront exercés à monter à la perche et à la corde; ceux qui auront plus de 15 ans pourront faire aussi un petit nombre d'exercices aux agrès (V. Exercices physiques).
On doit saisir les occasions de faire faire de l'exercice aux élèves en les instruisant en plein air; on les mènera, chaque fois que cela sera possible, faire des séances d'arpentage ou des levées de plan dans la campagne, des excursions d'herborisation, des visites à un monument, à un établissemenl industriel ou à une exploitation agricole.
D'autre part, il faut compenser la dépense physique et intellectuelle par des périodes de repos suffisantes et prévenir les parents que leurs enfants doivent dormir 10 heures au-dessous de 15 ans, 9 heures au moins plus lard.
Hygiène intellectuelle. — Si dans ces dernières années l'hygiène physique a fait des progrès notables dans les établissements scolaires, peulon en dire autant de l'hygiène intellectuelle? On s'est sans doute préoccupé de diminuer la durée démesurée des classes et des études. Mais ce n'esl pas là une solution entièrement satisfaisante. Il est certain que l'enfant ne peut longtemps fixer son attention sur le même sujet, et cela d'autant moins qu'il est plus jeune. Il faut donc varier souvent les matières des études el interrompre fréquemment le travail pour laisser souffler l'intelligence, en lui accordant des repos d'autant plus répétés, que l'élève est moins avancé en âge.
Pour obtenir le meilleur rendement de travail des élèves, il faut placer les exercices les plus difficiles, ceux qui demandent le plus grand effort d'attention (arithmétique, grammaire, rédaction) à la classe du matin et au commencement de cette classe, car l'expérience a montré que c'est le moment où l'enfant peut soutenir le mieux et le plus longtemps un effort intellectuel.
Il faut bien se garder de prendre pour de la paresse ce qui n'est souvent que de la fatigue intellectuelle.
Il ne suffit pas de diminuer dans les règlements le nombre des heures «le <l;isses el d'études, pour que les élèves soient réellement déchargés d'une pai'tie du travail qu'on leur demande de fournir.
Que signifie la limitation officielle de la durée du travail, si les programmes des examens el des concours restent aussi chargés sinon plus que par le passé? L'élève ne sera-t-il pas dans l'obligation d'empiéter sur les heures théoriquement réservées au repos, pour arriver à acquérir une somme de connaissances dont L'étendue n'a pas diminué? C'est d'ailleurs ce qu'ont démontré les enquêtes impartialement conduites. On peut se demander le temps qui reste dans ces conditions, non pas seulement à la détente de l'esprit mais à la réflexion, c'est-à-dire à la digestion intellectuelle de Cet amas de connaissances accumulées.
Tant que les programmes n'auront pas été sérieusement allégés, on observera encore fréquemment chez, les élèves, h surtout chez les adoles cents, ces céphalalgies, cet abattement intellectuel, celle dépression ner veuse, ces troubles neurasthéniques, qui finissent par rendre tout travail utile impossible el <pii ne sonl que l'expression du surmenage intellectuel.
Hygroma aigu. 558
Celui ci, d'ailleurs, peu! encore ;i\<>ir des répercussions à longue distance el rendre inaptesà un travail utile duranl plusieurs années des intelligences qu*a fourbues l'efforl 1 1<>|> considérable exigé par In préparation <1<- certains concours ou examens.
On a bien proposé de donner aux écoliers plus de temps pour satisfaire ;iu\ exigences des programmes et de réduire le travail de chaque jour en diminuant la durée des vacances qui, a-ton dit, sonl trop longues el faites surtout pour les professeurs el les parents. Le bénéfice quotidien qui résulterait pour les élèves de celle prolongation de la durée de l'année scolaire, nous semble bien maigre à côté des avantages des vacances qui permettent de mettre Inintelligence au vert et de remonter, grâce ;i un séjour prolongé au plein air, l'organisme débilité par la claustration de l'école.
Pour apprécier d'ailleurs les avantages physiques, intellectuels el moraux des vacances, il suffit de voir le succès obtenu par l'institution des colonies scolaires de vacances, qui ont permis d'étendre aux enfants des populations urbaines le bénéfice d'un séjour à la campagne, à la montagne ou à la mer, pendant la durée de la fermeture des écoles en été.
La période la plus favorable pour les vacances, au point de vue de la santé des enfants, est incontestablement celle qui s'étend du commencement de juillet au milieu de septembre; car c'est le moment des fortes chaleurs pendant lesquelles le travail intellectuel devient par trop pénible.
WURTZ cl BOURGES.
HYGROMA AIGU. — On désigne sous le nom (l'hygroma aigu, ou de bursite aiguë, l'inflammation aiguë des bourses séreuses. L'hygroma aigu peut être Ira umatique, succédant alors à une plaie pénétrante de la bourse séreuse ou à des contusions répétées, ou bien secondaire à une lésion inflammatoire voisine, telle que furoncle, lymphangite, érysipèle, arthrite; fréquemment. c'est sur un hygroma chronique que se greffe l'inflammation aiguë. On peut encore voir survenir l'hygroma aigu au cours d' infections générale* (rhumatisme, blennorragie, infection purulente).
Certaines bourses séreuses sont dans diverses professions un siège plus habituel d1 hygroma: c'est ainsi que la bourse prérolulienne s'enflamme fréquemment chez les parqueteurs, les maçons, les couvreurs (V. Hygroma chronique).
Symptômes. — Les débuts de l'hygroma aigu sont ceux de toute inflammation : au niveau d'une région où il existe une bourse séreuse normale ou anormale, la peau devient rouge, chaude, douloureuse; elle est soulevée par une tuméfaction arrondie, régulière, parfaitement fluctuante, sauf lorsque, par suite de cloisonnements, l'hygroma est multiloculaire. 11 existe fréquemment un peu de lymphangite autour de la tuméfaction. 11 y a simultanément des phénomènes généraux : fièvre, frissons, soif vive, état gastrique. Malgré ces allures franchement inflammatoires, l'épanchement peut rester séreux. Au boni de quelques jours la rougeur et l'empalement diminuent, mais l'épanchement ne se résorbe pas el l'hygroma passe à l'étal chronique; dans d'autres cas, rares, la poche s'ouvre spontanément ou sous le coup d'un heurt et il s'écoule un liquide séreux, citrin : le plus souvent
Hygroma chronique.
riiygroma suppure et on se trouve en présence d'un abcès circonscrit. La peau devient rouge foncé, l'œdème augmente et la poche se rompt à l'extérieur en un ou plusieurs points, donnant issue au pus; la poche, une fois vidée se rétracte et se cicatrise, laissant un noyau ou une plaque indurée, ou bien, là où les ouvertures restent fîstuleuses, sans tendance à se fermer.
Dans certains cas, la suppuration, dépassant les limites de la poche, gagne le tissu cellulaire ambiant, et l'hygroma suppuré est alors le point de départ d'un phlegmon diffus, parfois fort grave :
cette forme est particulièrement fréquente au niveau de la bourse séreuse rétro-olécranienne.
L'hygroma suppuré peut se compliquer d'arthrite, soit que l'infection gagne l'articulation voisine par voie lymphatique, soit que la bourse séreuse enflammée communique normalement ou anormalement avec elle (hygroma de la bourse séreuse sous-cutanée, située au niveau de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil).
Nous n'insisterons pas sur le diagnostic de l'hygroma aigu qui est, en général, très simple : le siège, la forme, l'évolution suffisent ordinairement pour le caractériser; mais on se trouvera parfois en présence de bourses séreuses de siège tout à fait anormal, il faudra y songer.
Traitement. L'hygroma aigu d'origine rhumatismale cède, en
général, assez vite au repos, aux applications humides, à la médication salicylée. S'il s'agit d'un hygroma aigu ordinaire, on immobilisera le membre, on appliquera des pansements humides; mais dès que la suppuralion semble apparaître, il faut inciser largement au bistouri, laver la poche avec un liquide antiseptique et drainer. On comprimera légèrement.
La forme phlegmoneuse diffuse réclame le même traitement que le phlegmon diffus (v. c. m.). a. LABEY.
Fig. 186. — Hygroma suppuré de la bourse mélatarsophalangienne.
HYGROMA CHRONIQUE. Les hygromas chroniques, inflammations chroniques des bourses séreuses avec épaississemeul de leurs parois el distension de leur cavité par un liquide d'aspect el de quantité variables, relèvenl le plus souvent de causes traumatiques, de contusions el de frottements répétés; quelquefois ils succèdent à un hygroma aigu.
C'esl une affection professionnelle par excellence el Ton connaît la fré quence de l'hygroma prérotulien, chez les parqueteurs, frotteurs, maçons, domestiques, religieux; de l'hygroma <>lr<><tnirn< chez les mineurs; de l'hygroma sus^acrotnial^ chez les portefaix; l'hygroma professionnel peui exister également, mais dans des bourses séreuses anormales, chez les^cordonniers, au-dessous du firenou : chez les tailleurs, au niveau «le la malléole
Hygroma chronique. 540
externe; chez les joueurs d'orgue, 6 la face antérieure « 1<* la cuisse; «liez les cavaliers, à la face interne du genou, etc.... L'hygroma peut encore survenir dans des bourses séreuses développées sous une influence patho? logique, telle qu'une saillie anormale en un point quelconque <lu corps (hernie, gibbosité, exostoses, reliefs du pied-bot, etc.). La poche de l'hygroma, sphérique ou un peu aplatie, a des parois plus <»u
moins épaisses: sa l'ace externe esl en Pappoii avec un tissu Conjonctif
condensé, parfois infiltré de graisse ; sa face interne, quelquefois lisse, quelquefois végétante, présente le pins souvent «les saillies, des cloisonnements limitant quelquefois plusieurs poches qui communiquent entre elles. Le liquide esl généralement séreux et citrin. quelquefois d'une consistance rappelanl celle de la gelée de groseille; dans certains cas, le liquide esl couleur chocolat, il y a alors dans les parois (\<i> fausses membranes, rappelant celles de l'hématocèle vaginale.
Symptômes. — L'hygroma se développe lentement, peu à peu, sans douleur, et le malade ne se présente, en général, que lorsque le volume de la grosseur commence à le gêner dans son travail. On constate alors une tumeur de volume variable, en général sous-cutanée, reposant sur les plans sous-jacenls et formant une saillie sessile, hémisphérique. La peau esl tantôt amincie, tantôt épaisse et calleuse, suivant le degré de distension de la poche et les frottements qu'elle subit.
A la palpation, la fluctuation est 1res nette, mais parfois on senl sur la poche des indurations en plaques, eu noyaux.
La peau glisse sur la tumeur, mais celle-ci est peu, parfois pas, mobile dans la profondeur, à cause de ses adhérences plus ou moins serrées aux plans fibreux parostaux. Dans certains cas d'hygromas peu volumineux el saillants, on constate de la transparence.
La marche de l'hygroma est essentiellement chronique; la tumeur a nue durée pour ainsi dire indéfinie, ne déterminant qu'une gêne légère, mais pouvant acquérir des dimensions énormes. La résolution spontanée esl exceptionnelle, elle se fait par une sorte de sclérose progressive, de rétraction lente, ne laissant comme vestige de la tumeur qu'un noyau de consistance cartilagineuse.
En revanche l'hygroma, exposé à des traumatismes variés, est sujel à des complications, telles que la rupture, les épanchéments sanguins, et la suppuration.
La rupture se fait soit à l'extérieur, soit dans les mailles conjonctives : le plus souvent la poche ne s'oblitère pas, la déchirure se referme et l'épanchement se reproduit. Les heurts répétés provoquent fréquemment des hémorragieê dans l'hygroma, qui se gonfle, devient douloureux, tendu, ecchymotique. A la suite de cet accident, il est fréquent de voir la poche s'enflammer et donner lieu à un phlegmon. D'ailleurs, il existe une forme hémorragique de l'hygroma. analogue aux pachyvaginalites, dans laquelle le sang constitue la majeure partie de l'épanchement : dans ce cas. la tumeur peut s'indurer à la longue et se transformer en une masse fibrincuse.
La suppuration de l'hygroma survient soit à la suite de traumatismes,
5 i I Hyoïde (Fractures).
soit à la suite de ces hémorragies intra-kystiques ; le tableau clinique est alors celui de l'hygroma aigu (v. c. m.), qui peut se terminer par éliminalion des parois de la poche ou par formation de fistules souvent interminables.
Le diagnostic des hygromas chroniques n'est difficile que pour ceux développés dans les bourses séreuses profondes, en particulier, sous les muscles fessiers et psoas; et surtout quand les parois de la poche indurées donnent 1 impression de tumeur solide.
Traitement. — La méthode rationnelle est Y extirpation de l'hygroma. Néanmoins, dans certains cas, la ponction suivie d'injection iodée et d'une compression énergique suffit à obtenir la guérison.
L'extirpation peut se faire de deux façons : la peau incisée, on isole le kyste sur toute sa surface et on l'énuclée sans l'ouvrir comme une tumeur; ou bien on le fend d'un coup de ciseau et on en extirpe les deux moitiés aussi complètement que possible.
Les adhérences, la fusion fréquente de la partie profonde de l'hygroma avec les plans sous-jacents rendent parfois impossible l'ablation complète : dans ces cas on gratte à la curette la paroi qu'on ne peut enlever.
D'ailleurs, Yincision simple avec grattage et cautérisation au chlorure de zinc à 1/1 0e est une méthode qui donne également des succès.
En cas de fistules on abrasera la poche que l'on débride sur une sonde cannelée introduite par l'orifice même de la fistule. g. LABEY.
HYMEN (AFFECTIONS DE L'i. — V. Vulve et Vagin (Vices de conformation).
HYOÏDE (FRACTURES). — Los hyoïde, demi-cerceau osseux de dimensions minimes situé à la partie supérieure du cou, donne al tache par sa convexité à une partie des muscles de la langue, à ceux qui président aux mouvements d'élévation et d'abaissement du larynx et au constricteur du pharynx. Son intégrité est donc indispensable au libre exercice de la déglutition, de la phonation et de la mastication.
Sa concavité, d'autre part, répond au pharynx, dont le séparent seulement l'épiglotte sur la région médiane et la muqueuse partout ailleurs. La déchirure de cette muqueuse est donc fort à craindre lors de fracture de l'os hyoïde, et l'infection du foyer, presque fatal en pareil cas, en aggrave singulièrement le pronostic.
La fracture de L'os hyoïde esl d'ailleurs un accident très rare. La grande mobilité de cet os, la protection qui résulte pour lui de la saillie du maxillaire, l'élasticité qu'il doil à sa division en trois segments, médian et latéraux, réunis par deux cartilages, expliquent qu'elle soil exceptionnelle. Elle est presque exclusivement l'apanage des sujets âgés, chez qui le cartilage unissanl la grande corne ei l'0S hyoïde s'esl ossitié: cl elle nécessite d'ordinaire pour se produire un violent traumatisme, tentative de strangulation, très rarement de pendaison, choc direct, chute mu- un corps dur el saillant. Il existerai! toutefois deux cas de fracture par cause musculaire. Dans l'un d'eux, la malade, une vieille femme, a\aii simplement, dans un
Taux pas, rejeté la tête en arrière.
Hyoïde (Fractures). 542
Le siège anatomique du Irait de fracture semble presque constant. Il passe au travers de la grande «•orne dans le voisinage <ln corps. Celui-ci n'a été vu brisé qu'une fois, et les petites cornes jamais. La muqueuse pharyngienne reste rarement indemne H le foyer communique le plus souvent avec la cavité pharyngienne. Enfin, le larynx est souvent fracturé en même temps que l1 hyoïde.
Symptômes. — Pour peu qu'on voie le malade au momenl de l'accident, les constatations qu'on peut faire ne laissent guère de place à l'erreur.
Le blessé a sou vent entendu un craquement; il a ressenti une violente douleur qui persiste et s'exagère par les mouvements <le déglutition et de phonation; il a eu nu crachement de sang lorsque l'un des fragmenta ;< déchiré la muqueuse du pharynx.
La palpation permet de reconnaître la mobilité anormale de la grande corne qui s'éloigne parfois du corps ou chevauche sur lui. Lorsque les deux fragments sont restés en contact, la pression digitale ou les mouvements de déglutition provoquent de la crépitation. La meilleure manière de percevoir Ions ces signes, c'est de placer l'index d'une main dans la bouche, jusqu'à la base de la langue, et l'autre main à l'extérieur au niveau du foyer de la fracture.
L'évolution de la fracture est parfois des plus simples : elle se consolide en trois ou quatre semaines avec un cal plus ou moins facile à sentir. La fracture était fermée.
Le plus souvent le foyer est ouvert, la fracture compliquée. Alors survient un gonflement considérable de la région, entraînant une aggravation notable des troubles fonctionnels. La suppuration est fatale et la nécrose des fragments possible.
L'état général s'altère, la fièvre est vive, la mort fréquente : une fois sur deux environ (Fischer). Elle a pour cause la difficulté de nourrir les malades et les accidents d'infection du côté des voies respiratoires à la suite desquels les blessés, gens fort âgés, tombent dans le marasme (Peyrot).
Lorsque la guérison se fait, il persiste souvent et pendant un temps fort long une dysphagie réelle et une altération légère de la voix.
Traitement. — Il comporte en principe deux indications : réduire el maintenir en place les fragments; et, pour peu que la muqueuse pharyngienne soif déchirée, lutter contre l'infection du foyer de fracture. Elles sont toutes les deux assez difficiles à remplir.
La réduction est fort simple, mais la contention presque impossible. Aucun appareil ne saurait la réaliser; on a cru réussir en donnant à la tête une position déterminée. Malgaigne conseillait de l'incliner en avant; Lalesqueet Auberge prescrivent de l'étendre en arrière de manière à exercer une extension permanente sur les fragments. Le résultat est si problématique qu'il vaut mieux laisser prendre au malade L'attitude qui lui agrée le plus.
Pour combattre les phénomènes inflammatoires, on utilise les antiphlogistiques locaux, et l'on recourt à la trachéotomie en cas de gonflement extrême.
Il y a peut-être mieux à faire. Déjà Peyrot ;\ proposé l'ouverture large du
Hypermétropie.
foyer et la suture des fragments, dans le but de remédier à la plupart des troubles fonctionnels. Cette conduite aurait un avantage plus grand encore en permettant la désinfection large et le drainage, et je ne doute pas qu'elle améliorerait, d'une façon considérable, le pronostic encore très sombre de cette affection. PIERRE w/ART.
HYOSCIAMINE. — V. Duboisine.