‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 48 sur 91 · V. Gastrique (Ciiimisme · texte numérisé non relu

V. Gastrique (Ciiimisme

HYOSCINE. — V. Scopolamine.

HYPERCHLORHYDRIE ET HYPOCHLORHYDRIE.

Gastrites.

HYPERESTHÉSIE. — V. Sensibilité (Troubles). HYPERIDROSE. — V. Sudoraux (Troubles).

HYPERMÉTROPIE. — Le plan focal principal de l'appareil dioptrique de Vœil hypermétrope, que l'appareil réfringent soit resté normal pour un œil trop court, trop faiblement développé en longueur, ou bien que la longueur de l'œil soit normale et l'appareil de réfraction relativement trop faible, est situé au delà de la rétine. Les rayons parallèles forment leur foyer en arrière de la rétine (fig. 187), et ne font sur cette membrane que des cercles de diffusion.

L'œil hypermétrope n'est exactement adapté que pour des rayons convergents CC (fig. 188), qui vont former leur foyer en F. La lentille O, dont le foyer est également en F ferait converger en ce point les rayons parallèles AA'. On conçoit donc qu'une lentille qui fera converger ces rayons CC

pernietrope.

Fig. igg, oEJi hypermétrope.

en F, les rendant, à leur sortie, parallèles suivani AA corrigera l'hypermétropie el en donnera la mesure. F es! le punctum remotum virtuel. L'œil hypermétrope ne pourrai! donc jamais voir distinctemenl i\ l'infini s'il n'accommodai! p;is. Kl ç'esl en raison de celle fonction accommodative si

active que les fibres circulaires d uscle ciliaire <lc l'œil hypermétrope

sont très développées. Elles le sonl peu el même nullement dans l'œil myope où l'accommodation r un jeu bien moins actif ei moins étendu.

Hypermétropie. .'» i i

1*0111- la vision rapprochée, il accommode encore davantage jusqu'à complet épuisement de la force accommodative. Le point où se trouve l'objet le plus rapproché, et vu encore distinctement, est le punctum proximum. Le parcours d'accommodation comprend la distance qui va de l'infini au punçtum proximum augmentée de la distance qui s'étend derrière l'oeil enlreTinfini et F (fig. 188) qui est le punctum remotum virtuel, correspondant aux rayons convergents.

L'hypermétropie est le contraire de la myopie (v. c. m.); dans l'hypermétropie les rayons se réunissent en arrière de la rétine ; dans la myopie ce foyer se trouve en avant,

L'hypermétropie est fréquente chez les enfants ; presque Ions les nouveaunés sont hypermétropes. Lorsque l'hypermétropie est légère elle peut disparaître à la longue parée (pie l'œil est susceptible de développement et d'extension après la naissance; et si l'œil continue à s'allonger, il deviendra myope. Cette myopie apparaissant par conséquent dans le jeune âge lorsque les enfants vont à l'école, on s'est trop hâté de voir dans le travail scolaire une cause de myopie.

Cette brièveté congénitale du globe oculaire constitue Y hypermétropie asile, typique. En comprimant l'œil d'arrière en avant, en raccourcissant son axe antéro-postérieur, des épanchements, des tumeurs orbitaires et notamment des tumeurs du nerf optique peuvent déterminer une hypermétropie secondaire, atypique. Rentrent aussi dans le cadre des hypermétropies atypiques, celles qui résultent de lésions cornéennes, d'altération sénile du cristallin, de luxation ou d'extraction (aphaxie) de cette lentille.

Privé d'accommodation ou disposant d'une accommodation insuffisante, l'hypermétrope ne peut voir à l'infini; c'est l'hypermétropie absolue; grâce à l'accommodation suffisante, la vision devient possible, c'est l'hypermétropie facultative. Et c'est parce que l'accommodation intervient que la mesure de l'hypermétropie présente des variations et offre de ce fait quelques difficultés dans sa détermination, un examen différant du précédent. En atropinisant l'œil, on peut avoir Y hypermétropie totale, mais cette atropinisation n'est pas sans inconvénients, parce que la paralysie de l'accommodation dure un certain temps, quelques jours. Aussi, vaut-il mieux l'aire essayer des verres de plus en plus forts; on arrive ainsi bien près de l'hypermétropie totale. L'hypermétropie manifeste est celle qui est rendue apparente parle verre correcteur; le degré non corrigé et auquel supplée l'accommodation, est l'hypermétropie latente. C'est celle que révèle l'atropine et qui, ajoutée à l'hypermétropie manifeste, donne l'hypermétropie totale.

L'œil hypermétrope corrigé (fig. 189) se comporte comme un œil emmétrope. Grâce à la lentille convergente 0, les rayons se réunissent en F' sur la rétine, et on! en sortant une direction parallèle.

Dans les hauts degrés d'hypermétropie, l'œil peut paraître plus petit, enfoncé dans l'orbite, la fente palpébrale étroite, la chambre antérieure superficielle, les pupilles resserrées: mais en somme cet aspect n'a rien de caractéristique.

Chez l'enfant, l'hypermétropie apparaît lorsqu'il commence à lire, la

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fatigue oculaire et surtout l'apparition d'un strabisme convergent intermittent feront penser à l'hypermétropie.

Chez l'adulte et l'adolescent, l'amétropie se traduit par la céphalée, une sensation de fatigue, de pesanteur, de tiraillement au niveau du front, des tempes et des yeux, des obnubilations succédant tout à coup à une vision nette et précise. Ces troubles constituent l'aslhénopie accommodative musculaire. La marche de ces troubles est variable; ils apparaissent à la longue chez certains, et disparaissent après un bref repos, ou môme peuvent être conjurés par un certain éloignement; aussi voit-on des hypermétropes

Fig. 189. — OEil hypermétrope corrigé.

al teindre une trentaine d'années sans avoir porté de verres. Chez d'autres, ces troubles se déclarent au moindre travail et la cessation du travail seule peut les faire cesser. On a noté parfois de l'insomnie.

Le fond de l'œil est intact, mais on peut constater dans certains cas un état congcstif de la papille, une apparence de névrite optique; c'est In pseudo-névrite des hypermétropes.

L'amblyopie n'est pas rare, c'est une complication qui ne dépend pas de l'hypermétropie elle-même.

Chez les neurasthéniques, les troubles d'asthénopie accommodative révèlent parfois une allure spéciale et grave.

Dans les degrés ('levés d'hypermétropie on peut constater, outre une amblyopie congénitale, un certain degré de microphtalmie, de l'astigmatisme el d'autres anomalies oculaires.

Le glaucome paraît plus fréquent chez les hypermétropes.

La presbytie est plus précoce dans l'hypermétropie; cela se conçoit facilement. Le déficit d'accommodation se fera sentir d'autant plus loi (pic rhypermélropie met en jeu toute l'accommodation disponible, et que celle-ci cuire en jeu même pour la vision éloignée.

L'hypermétropie faible, constatée dès le jeune âge, peut n'être pas définitive. Avec le développement ultérieur de l'œil elle disparaîtra. L'hypermétropie de l'adulte reste stationnai re. Les cas d'augmentation d'hypermétropie soûl contestables, car pour les admettre, 11 faudrait pouvoir affirmer que le degré d'amétropie trouvé dans l'examen précédent était le véritable. Or, on sait combien ce degré est difficile à préciser si l'on ne paralyse pas l'accommodation.

Le degré d'hypermétropie es! généralement faible; les degrés moyens de 3 a ."> dioptries sont moins fréquents; les degrés supérieurs sont rares; on a constaté jusqu'à 18 diopl ries.

Hypnotiques (Médication). 546

Le diagnostic se fait par la skiascopie, l'image droite <'i les verres

On évitera de confondre l'hypermétropie avec la myopie. En effet, dans certains cas, à la suite d'efforts el d'habitude <!<■ l'accommodation, cette dernière dépasse !;i correction <l«è l'hypermétropie <-i crée une myopie facl ice.

L'hypermétropie esl bien distincte «le la presbytie(v. c. m.). L'hypermétropie esl un vice de réfraction congénital, tandis «pu* la presbytie esl le résultai d'un affaiblissemenl physiologique de la fonction accommodative. L'hypermétrope ne peul voir de près <juïi condition d'accommoder; le presbyte n<' peut voir de près sans le secours d'un verre convexe, parce que son pouvoir d'accommodation est un déficit. Le trouble commun à l'hypermétropie el à la presbytie esl la difficulté de voir nettement de près.

A la skiascopie les ombres sont directes avec le miroir plan, el le verre convexe, le plus fort qui ne change pas la marche de l'ombre, esl d'une dioptrie supérieure au degré de l'hypermétropie.

L'examen de la réfraction se fait aussi à l'image droite [V. Œil (Examen)]. Avec les verres on fait le traitement en môme temps que l'on mesure l'hypermétropie. On essayera des verres convexes jusqu'à ce que le punctum proximum soit ramené à 25 ou 30 centimètres et généralement au poinl où le sujet doit avoir la vision nette.

Chez les enfants il n'y a nul inconvénient à alropiniser l'œil; on leur donnera le verre indiqué moins 0,5d. PÉCH1N.

HYPEROSTOSE. — V. Exostose.

HYPNAL. — L'antipyrine peut se combiner avec deux molécules de chloral (bichloral-antipyrine), soit avec une seule (monochloral-antipyrine) : celle dernière combinaison est utilisée en thérapeutique; c'est l'hypnal.

Il se présente sous la forme de cristaux incolores, doués d'une saveur un peu amère et d'une légère odeur de chloral ; ils sont solubles dans 15 parties d'eau, plus solubles dans l'alcool.

L'hypnal participe à la fois aux propriétés du chloral et à celles de l'antipyrine : hypnotique analgésique, il est indiqué non seulement dans les insomnies nerveuses, mais aussi dans les insomnies douloureuses.

L'hypnal est beaucoup moins irritant que le chloral pour la muqueuse stomacale. Il provoque l'hypnose à la dose de 1 à 2 gr. Aux enfant-, on donne 10 centigr. par année d'âge.

Potion.

Hypnal 4 grammes

Sucre 10

Eau de menthe 00 —

Une cuillerée à soupe contient 1

d'hypnal.

Élixir.

Hypnal 4 grammes.

Eau distillée 80

Rhum 15

Sirop de groseilles. . . 30 Une cuillerée à soupe contient 0 gr. 50 d'h\ pnal.

HYPNOTIQUES (MÉDICATION).— Nous disposons, pour lutter contre L'insomnie, d'un certain nombre de méthodes thérapeutiques. La plus importante à coup sur esl la méthode médicamenteuse; la psychothérapie, l'électrothé-

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