‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 51 sur 91 · Hypotonie musculaire des adducteurs de la cuisse. Dej · texte numérisé non relu

Hypotonie musculaire des adducteurs de la cuisse. Dej

L'hypotonie des adducteurs de la cuisse permel au malade la position du grand écarl », les deux membres étanl placés chacun d'un côté <lu tronc (fig. 199).

Hypotonie musculaire.

L'hypotonie des extenseurs du îpied < j ■ i i s'attachent au tendon <l Achille permel à la jambe de 8e placer en hyperexlension sur la cuisse formant ainsi un angle obtus ouverl en avanl : celle hypotonie joue un rôle dans

l'attitude dite durent! recurvatum chez les labétiques (fig. 200).

C'esl à I hypotonie qu'il faul sans doute rapporter en partie le ballottement et l'attitude du pied-bol décrit par Joffroy chez les Labétiques.

Enfin l'hypotonie permet d'expliquer certains troubles fonctionnels des membres inférieurs dans la marche : dérobemenl des jambes, flexion brusque du genou, torsion du pied.

Membre supérieur. Le poignet, le

coude, l'épaule permettent au malade le> attitudes les plus bizarres. Mais une des plus frappantes est celle que prend I;i main : les doigts peuvent s'étendre sur l;i main en se renversant vers la face dorsale et en formant un angle droit ouvert en arrière. Le pouce peut se mettre en abduction à angle droit sur l'index.

Tronc. — Le tronc peut être fléchi sur le bassin à l'extrême, à tel point que le malade peut placer sa tête entre ses jambes ; les vertèbres possèdent une mobilité anormale qui entraîne des troubles de la marche (fig. 201).

Fig. 200. — Genu recurvatum par hypotonie musculaire. (P. Marie.)

Fig. 201. — Hypotonie musculaire du tronc. (Dejerine.)

Les muscles du ventre peuvent être hypotoniques au point de se laisser distendre par les intestins 'qui se dessinent sous la peau. L'hypotonie permet encore d'expliquer certains troubles vésicaux el rectaux.

Valeur séméiologique. — L'hypotonie est le plus souvent un symptôme tabétiqtte comme nous l'avons vu plus haut. Klle avait été entrevue

Hystérectomie,

par Leyden : sa connaissance est due à Frenkel. D'après lui elle serait constante chez les tabétiques incoordonnés, mais elle peut s'observer aussi <luelquefois pendant la période préataxiqne. De même qu'elle est le plus souvent liée à l'incoordination, elle est aussi le plus souvent liée à l'abolition des réflexes, sauf quelques exceptions. L'hypotonie se rencontre dans la maladie de Friedreich (Sureau).

On la rencontre aussi dans la sclérose en plaques, la paralysie générale: l'ère a constaté dans cette affection un aplatissement du pied par hypotonie.

Elle existe dans Y hémiplégie organique d'après Babinski et est surtout caractérisée par la flexion exagérée de l'avant-bras par hypotonie des extenseurs de l'avant-bras. Elle est appréciée par comparaison avec la flexion de l'avant-bras sur le bras du côté sain.

On a rencontré aussi l'hypotonie dans les affections cérébelleuses (Dejerine) dans le mal de Poil (Dejerine), dans la syringomyélie (Dejerine), dans un cas de vertige labyrinthique (Egger). o. CROUZON.

HYSTÉRECTOMIE. — L'hystérectomie est l'extirpation de l'utérus. Elle peut être vaginale ou abdominale, suivant que cette extirpation se fait par le vagin, ou, au contraire, par laparotomie.

Hystérectomie vaginale. — Beaucoup moins employée qu'il y a quelques années, alors (pie sa moindre gravité la faisait préférer par beau-

Kiir.202. Tracé «le V

péricervicale. Proust. Fig. 203. — Décollemcnl de la vessie. Prousl

coup de chirurgiens ;» l'hystérectomie abdominale, rhystérectomie vaginale conserve encore ;'i mon avis <les indications 1res nettes.

Indications. On pourra l'employer dans certaines métrites rebelles, saignantes, el que rien n'améliore, lorsque l'utérus esl petit, mobile, el que I opération semble devoir être facile. Il en esl <le même dans certains petits: fibromes, lorsque le volume «le l'utérus permettra une opération sans mor

Hystérectomie.

cellement. On pourra l'employer aussi dans certains cancers du col, toul à fait an début, lorsqu'il n \ ;< encore aucune probabilité d'extension <ln mal au para

mètre. Dans ces conditions, l'hystérectomie vaginaleesl une opéra I ion si simple si rapide, si élégante que je ne puis me résoudre à la proscrire Mais il est des cas dans lesquels on devra l'employer. Ce son! les suppuralions pelviennes aiguës, virulentes, à poches multiples, à évolution rapide, dans lesquelles s'impose l'urgente nécessité de pratiquer au centre du bassin une large voie de drainage. C'est encore l'infection puerpérale, pour laquelle, si Ton croit devoir enlever l'utérus, on doit, j'en ai la conviction, employer la voie vaginale. (V. Utérus, Fibrome, Cancer, Salpingo-ovarites.) Technique. — Dans les cas faciles ou de difficulté moyenne et lorsque l'utérus se laisse abaisser, on emploiera le procédé de Doyen. Le col étant saisi avec deux pinces à traction et attiré vers la vulve, le vagin est désinséré en quelques coups de Torts ciseaux courbes (fig. ^0C2). Le cul-desac postérieur est ouvert, puis la vessie est prudemment décollée avec le doigt. Ce décollement est poursuivi jusqu'à ce que le cul-de-sac vésico-utérin soil ouvert (fig. 203). La vessie est protégée par une valve. La paroi antérieure de l'utérus est alors incisée sur la ligne médiane. Cette hémisection antérieure est ce qui fait l'originalité et la commodité de ce procédé. Des pinces à traction

saisissent les lèvres de l'incision ainsi faite el abaissent la paroi antérieure de l'utérus qui s'infléchit en avant. L'incision de la paroi antérieure es!

Fie:. 20i. — Hémisection antérieure. Début. (Doyen.

Fi

205. Hémisection antérieure, paroi est incisée jusqu'en son milieu.

Doyen.)

Hysté recto mie.

alors poussée un peu plus haut, les lèvres sont de nouveau saisies, attirées vers le bas et l'utérus descend un peu plus en s1 infléchissant davantage. Cette hémisection est poursuivie jusqu'à ce que le fond de l'utérus apparaisse sous la valve qui protège la vessie (fig. 204, 205, VJ06). Dans les cas ordinaires, il apparaît dès le trois i è me ou q u a - Lrième coup de ciseaux. Saisissant alors le fond de l'utérus avec une bonne pince, on l'extériorise presque complètement (fig. 207).

Le bord supérieur des ligaments larges apparaît de chaque côté , el lorsqu'il n'y a pas d'adhérences an- 1 1 ex i elles profondes, il est assez facile d'attirer les

annexes au dehors. On met alors sur l'un des ligaments larges, le gauche de préférence, de haut en bas, en dehors des annexes, une pince à mors courts et puissants, qui saisil la moitié supérieure; puis de bas en haut,

sur la moitié inférieure du même ligament, une pince semblable dont les mors doivent dir\ aucher sur ceux de la première (fig. 208). Le ligament large est ainsi saisi dans toute sa hauteur. On le sectionne alors entre les pinces el l'utérus. C.elui-ei ne Lient plus que par le ligament large droit (fig. 200). Des pinces semblables sont placées sur ce ligament, que l'on sectionne, et l'opération est terminée.

Dans certains e;is. lorsque l'abaissement est facile, on peut remplacer les pinces à demeure par des ligatures. Les malades en -<>ni très soulagées, mais en général, pour peu que l'abaissement ne soit pas très commode, les ligatures -<mi assez difficiles ;i placer. Les pinces sont plus sûres et dans la grande majorité des cas doivent être préférées. Elles sont enlevées au boni de 18 heure-.

Fig. 206.— La paroi antérieure e>l incisée sur toute sa hauteur. (Doyen )

Page 1