TEMENT ÉLECTRIQUE
617 Hystérie et grossesse.
Faut-il recourir aux médicaments?
A celle question on peut répondre, en thèse générale, par la négative. Les hystériques ont été drogués avec excès; on les a gavés de bromures. Ce fut à tort. La médication bromurée, infiniment précieuse dans l'épilepsie, ne peut rendre aucun service dans l'hystérie, si môme elle n'est pas préjudiciable. Quand on veut intervenir utilement pour calmer un état d'éréthisme nerveux excessif, mieux vaut recourir à des médicamenls calmants, plus anodins en apparence, mais non moins efficaces. La teinture de valériane et toutes les préparations valérianiques rendent de réels services; elles sont exemptes de danger; on peut les prolonger assez longtemps (V. Antispasmodiques).
En dehors du traitement général, on peut être amené dans chaque cas particulier à prescrire une médication symptomatique. Le polymorphisme des accidents attribués, à tort ou à raison, à l'hystérie ne permet pas de donner à cet égard des conseils thérapeutiques univoques. Ici encore, le praticien devra s'inspirer des circonstances. Mais toujours il se rappellera que les l roubles hystériques ont une origine suggestive, et toutes ses prescriptions seront d'abord et avant tout psychothérapiques.
Enfin, on s'abstiendra de manœuvre* hypnotiques, sauf dans quelques cas rarissimes, et encore.... L'abus des pratiques de l'hypnotisme ne peut qu'être préjudiciable. On obtient d'excellents résultats par les interventions psychothérapiques à l'état de veille, sous forme d'explications, d'encouragements et de bons conseils. Le malade ne peut qu'y gagner, et le médecin pareillement. Nous devons tenir notre prestige et nos moyens de guérison, non pas d'un prétendu pouvoir mystérieux, mais de la confiance qu'inspire le savoir allié au dévouement. 'HENRY MEIGE.
HYSTÉRIE ET GROSSESSE. — Lorsque la grossesse survient chez une femme dite hystérique, rien n'est plus variable que son action sur la névrose qui esl tantôt aggravée, le plus souvent atténuée, suspendue ou guérie. On a vu des femmes ayant les manifestations les plus variées et les plus accentuées de l'hystérie ne présenter aucune aggravation de leur maladie pendant la grossesse.
L'hystérie ne revêt pas de l'orme qui soit propre à la femme enceinte.
Au moment du I ravail, quelquefois les douleurs se manifestent d'une façon exagérée, d'autres l'ois, elles paraissent normales, enfin elles peuvent ne pas exister; ou a \ u (\(%^ hystériques accoucher, sans paraître éprouver la moindre douleur. Pendant l'accouchement, la plupart des hystériques deviennent très résistantes à l'hypnotisme.
L'hystérie peut apparaître pour la première fois pendant la grossesse ou pendant le travail.
Le diagnostic d'hystérie au cours de la grossesse, pendant ou après le travail, peut présenter ^\(^ difficultés particulières, par suile d'une confusion possible avec l'éclampsie.
Dans l'éclampsie ou trouve, sauf de rares exceptions, beaucoup d'albumine dans l'urine, les malades oui un œdème plus ou moins marqué, les mouvements convulsifs sont moins irréguliers el désordonnés que dans l'hystérie,
Hystérie (Troubles oculaires). <»|s
enfin dans l'intervalle des crises les éclamptiques reslenl dans un coma plus ou moins profond.
Conduite à tenir. L'existence delà grossesse ne doil nullement modifier le Lraitemenl dirigé contre l'hystérie. Les bromures sonl sans action sur le fœtus, du moins aux doses thérapeutiques. On peul en donner 3, I, .'» gr. sans inconvénients; on aura recours égalemenl à [hydrothérapie.
G. LÊPAGE.
HYSTÉRIE (TROUBLES OCULAIRES). A\anl de décrire les troubles oculaires de la psychonévrose, il esl nécessaire de remarquer que le vocable d'hystérie n'a plus la même signification qu'autrefois. Il s'esl opéré à ce sujel un mouvement de critique et de revision (V. Hystérie) qui a notablement changé les idées el diminué sinon enlevé leur importance à certains symptômes oculaires.
("elle réserve étant l'aile, l'intérêt qui s'attache à la description de ces symptômes oculaires esl toujours aussi grand, mais c'est avec circonspection que leur séméiologie devra être interprétée en s'inspirant delà doctrine du pilhiatisme. On est conduit ainsi à éliminer, parmi les phénomènes qualifiés d'hystériques, les troubles trophiques et les anomalies variées des cils et des sourcils, les phénomènes irritatifs de la conjonctive, des paupières, de la cornée, les troubles vaso-moteurs de la conjonctive el des paupières.
L'amblyopie el l'amaurose restent les troubles les plus importants. Viennent ensuite les troubles musculaires (paralysie, contracture, spasme) el enfin des troubles sensitifs oculaires. Les paupières et les conjonctives sonl le siège d'une anesthésie tactile et douloureuse. Les troubles de la sensibilité peuvent s'étendre jusqu'à la cornée. Ces troubles sensitifs participent aux caractères des autres troubles de la sensibilité rattachés à l'hystérie (V. Hystérie).
On a décrit un pempJtigiis hystérique, dont la simulation esl probable ou certaine. On devra, en face de pareille Hsion, être réservé et plutôt sceptique sur sa nature hystérique, comme en présence d(^ troubles des cils et des sourcils (chute, décoloration, anomalies de forme, développement exagéré).
Sous le nom de phénomènes Irritatifs on comprend un état oculaire caractérisé par une vascularisation légère de la conjonctive, sans lésions de la cornée, de l'iris ou des milieux oculaires, el souvent accompagné de spasme accommodatif, de spasme de la convergence el de rétrécissement du champ visuel. En pareil cas, l'examen fonctionnel de l'œil est souvent impossible et le malade est inapte au travail. Ces symptômes irritatifs cèdent aux instillations de cocaïne. La simulation en esl 1res souvent la seule cause.
Vamblyopie hystérique, caractérisée par un rétrécissement du champ visuel avec ou sans diminution de la vision centrale, el que n'explique aucune lésion périphérique ou centrale, esl presque toujours bilatérale, plus ou moins accentuée, el allant rarement jusqu'à l'amaurose. En général, l'acuité visuelle esl normale el. si elle paraît diminuée, c'est qu'il y a en outre des troubles de l'accommodation el de la photophobie. Malgré l'am-
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blyopie, il y a persistance de la vision binoculaire. Le trouble visuel ne gêne pas l'hystérique; ce dernier ne remarque pas de changements à sa vue tant qu'il laisse les deux yeux ouverts. Au contraire les amblyopes ou amauroliques monoculaires par cause organique ont conscience de ce trouble visuel. L'œil amblyope ne se dévie pas parce que le réflexe rétinien de convergence continue à se produire. 11 concourt à donner la vision sléréoscopique de même que la diplopie si l'on se sert d'un prisme, el se trouve ainsi établie l'existence virtuelle de la vision binoculaire. Certains sujets peuvent lire les lignes ou les numéros composés alors qu'ils fusionnent difficilement les figures; la vision binoculaire n'est plus sollicitée que par des mots ou des chiffres, il y a dissociation de la vision binoculaire. La conservation des réactions pupillaires, l'absence de toute lésion oculaire, l'intégrité du fond de l'œil, la micropsie, la coexistence d'autres symptômes hystériques et, d'une façon générale, le défaut de concordance dans les divers symptômes du trouble visuel, suffisent à assurer le diagnostic de cette variété d'amblyopie. On fera, bien entendu, le contrôle par les épreuves de la simulation. Celle amblyopie peut guérir rapidement, mais le plus souvent elle est de longue durée. Sa disparition est souvent brusque comme son début.
Le diagnostic de relie amblyopie présente de grandes difficultés; pour rétablir, il faut rechercher d'autres signes de psychonévrose. On se basera surtout sur l'absence de lésions et le défaut de concordance entre les troubles oculaires. On remarquera, par exemple, que les malades dont le champ visuel esl 1res rétréci, ou même aveugles, circulent sans hésitation dans un endroit qui leur esl inconnu. Lorsque l'amaurose esl bilatérale el que la ceci lé esl par conséquent complète, on devra faire le diagnostic avec la cécité corticale qui a les mêmes caractères; les conditions dans lesquelles s'est développé le trouble visuel, Page du malade, ses antécédents fourniront les éléments de ce diagnostic différentiel.
Le <-lt(<ini> visuel est rétréci concentriquement ; il peut être 1res accusé. alors que les troubles «le sensibilité générale soûl peu accentués. Ce rétrécissement esl mobile dans ses dimensions qui sonl variables d'un moment à l'autre el d;ms ]<> cours même d'un examen. On ;i observé deux scotomes excentriques (scotome annulaire). Malgré ce rétrécissement, les malades n'éprouvent aucune gêne dans l'orientation, contrairement à ce qu'on observe dans les rétrécissements de cause organique.
L'importance séméiologique du rétrécissement du champ visuel a beau coup diminué. On va même jusqu'à lui dénier toute valeur parce que I hémianesthésie sensitivo-sensorielle, le rétrécissement du champ visuel, la dyschromatopsie, l'abolition du réflexe pharyngé sonl considérés actuellement comme des anesthésies d'origine médicale; le rôle de la suggestion dan- la genèse de <•<•- anesthésies serait prépondérant, sinon exclusif.
L'altération <l>t sens chromatique se traduit par un défaut de perception (achromatopsie) ou par une perception défectueuse des couleurs (dyschromatopsie) (\. c m.) ou encore par l'inversion des champs <l<^ couleurs, inversion qui esl un véritable désordre physiologique.
Dans I amblyopie hystérique les couleurs sont \i>iUex. mai- à condition
Hystérie (Troubles oculaires). 620
d'être vues sous un plus grand diamètre par l'œil amblyope que par l'œil sain.
Le pincemenl de la peau sur une région anesthésique ou l'application d'un corps chaud peuvenl faire naître la sensation d'une lumière verte ou rouge. A ces phénomènes de sensibilité colorée on «loi l joindre les hallucinations de la me fi surtout des tailleurs. I '. ' ,- , i/i h ,■< ,jjsir esl u n phénomène psychique subjectif qu'il ne faul pas confondre avec l;i vision rouge dueà de- causes physiques d'éblouissemeni et à l'aphakie, bien que l'opération de la cataracte puisse développer des accidents hystériques (hystéro-traumatisme opératoire) H par conséquent une véritable érythropsie. Les objets ><>ni vus rouges avec un bord bleu. L'érythropsie peul être unilatérale (hémiér\ I hropsie) ou bilatérale.
Pour les misons indiquées plus haul on n'accordera qu'une importance minime à la dyschromatopsie.
La polyopie monoculavre a été un signe précieux pour le diagnostic <le 1 hystérie. La diplopie esl la variété habituelle. Elle ne provoque pas un trouble visuel connue la diplopie consécutive à la paralysie ou à la contracture d'un muscle moteur oculaire el permel à celui qui en est atteinl de travailler sans gène. Elle esl intermittente, fugace, dure quelques seconde-. Les uns admettent qu'elle est d'origine centrale, qu'elle est par conséquent un trouble psychique. Pour d'autres, elle résulterait d'un trouble de l'accommodation, d'un spasme qui déterminerait une inégale accommodation dans les diamètres du cristallin.
Les phénomènes de micropsie et de macropsie, qui résultent d'une conception cérébrale fournie par l'effort accommodatif, s'associent souvent à la photopsie (vision d'étincelles lumineuses), à la vision de mouches volantes (ne pas confondre avec vision de points noirs mobiles et due à des corps flottants du vitré) et à une certaine photophobie. Cette pholophobie. sans lésion oculaire, est une forme d'hyperesthésie rétinienne.
Uhémianopsie hystérique a été contestée, malgré des faits qui semblent probants. Dans certains cas, l'hémianopsie a succédé à l'amblyopie comme s'il s'agissait d'une équivalence hystérique et le champ hémiopique peut donner des sensations subconscientes malgré l'aneslhésie rétinienne.
La notion de l'intégrité du fond de l'œil dans l'amaurose hystérique n'exclut pas certains troubles vaso-moteurs simulant une papillite qui accompagnent parfois l'amblyopie. II s'agit d'hyperémie papillaire\ c'est une pseudo-papillite qu'il importe de reconnaître, car elle peut se compliquer de pseudo-méningite hystérique et en imposer pour une lésion oculaire liée à une méningite tuberculeuse.
Les paralysies oculaires, plus rares que les spasmes, sont presque toujours des paralysies associées, paralysie de la convergence, de l'accommodation, ou des muscles dirigeant les yeux dans les différentes positions du regard. On observe des paralysies isolées, paralysie du relcveur (fréquente chez les enfants), des droits internes, des droits externes. Enfin on a signalé la paralysie de tous les muscles oculaires intrinsèques et extrinsèques et la paralysie des muscles externes seuls, cette dernière apparaissant seulement dans les mouvements conscients.
Hystérie (Troubles oculaires).
La paralysie faciale est caractérisée par sa mobilité (très marquée un jour, beaucoup moins accusée le lendemain ou quelques jours après), sa variabilité de degré d'un moment à l'autre, sa limitation au facial inférieur, la coexistence de lanesthésie de la région paralysée, sa manifestation à l'occasion seulement des mouvements que nécessite la parole (paralysie systématisée de Ballet). Elle n'est jamais isolée, accompagne toujours la paralysie des membres, surtout [l'hémiplégie; est quelquefois alterne, toujours associée à l'anesthésie de la peau et des organes des sens du côté où elle siège.
Les accidents paralytiques peuvent revêtir la forme de la migraine ophtalmoplégiqué.
Les spasmes des muscles oculaires sont plus fréquents que les paralysies et peuvent apparaître à l'occasion de causes multiples (carie dentaire, névralgie sus-orbi taire, sa turnisme, alcoolisme, troubles menstruels, etc.). La forme tonique du spasme est la plus commune ; la forme cloniquc est passagère et c'est presque seulement dans les attaques que se produisent les mouvements cloniques dos globes oculaires et des paupières [V. Facial (Spasme)]. Le blépharospasme tonique (ptosis spaslique) peut être assez intense pour déterminer de l'entropion; parfois il cesse pour être remplacé par un ptosis paralytique et ici nous constatons la combinaison et l'alternance de parésies et de spasmes que nous retrouverons dans les muscles moteurs de l'œil. Dans la blépharoptose, le sourcil est élevé parce que le malade contracte le muscle frontal, pour suppléer à l'insuffisance du releveur; dans le blépharospasme le sourcil est abaissé (fig. 227). Tous ces accidents peuvenl exister en dehors de toul phénomène hystérique el doivent être rattachés soil à un véritable spasme facial, soil à des tics (v. c. m.).
Le blépharospasme se complique souvent de contracture des muscles droits internes, contracture donnant lieu à un strabisme convergent et à une diplopie spéciale, caractérisée par une mobilité constante, des oscillations continuelles, les images se rapprochant el s'écartanl pendant L'examen el aussi par son Intermittence. Cette diplopie esl donc bien distincte «le la diplopie liée à une paralysie. Les muscles obliques peuvenl être contrac lurés comme les muscles droits. On observe également la contracture
Fig. 227. -Blépharospasme <lil hystérique avec hé mianeslliésic correspondante, riiez une jeune fille de 17 ans. Abaissement du sourcil du côté du blé pharospasme (Dejerine).
Hystérie (Troubles oculaires). 622
simultanée de plusieurs muscles associés pour l;i fonction «lu regard dans une certaine direction (déviation spastique associée).
La contracture peul s'étendre aux muscles de la langue <-i de la face »-t l'on a Vhémiêpasme facial oculo-glossolabié. Cel hémispasme simule la paralysie opposée de la l'ace, comme l«' blépharospasme (ptosis spastique simule le ptosis paralytique, comme I*' spasme des muscles oculaires simule la paralysie d'un muscle antagoniste.
Les troubles de la convergence se traduisent par des phénomènes <le contracture ou d'insuffisance «pii rendenl impossible la fixation d'un objel k n'importe quelle dislance. Les malades ressentent, dès <ju ils veulent fixer un objet, une douleur frontale el occipitale à laquelle ne tarde pas k s'ajouter de la diplopie qui témoigne <le la limitation «le l'amplitude «le convergence, cette, dernière pouvant descendre à trois angles métriques. Les excursions «le chaque œil mesurées séparémeni dans le champ «le fixai ion monoculaire sonl normales, mais la limitation arrive «lès que les mouvements onl pour but la fonction de convergence. Certains malades souffrent de troubles très variés parce qu'ils sont dus à la l'ois au spasme de la convergence, à l'insuffisance des droits internes, au spasme et à la parésie de Laccommodal ion. L'instabilité do ces troubles oculaires, leur mobilité, l'association des troubles de la convergence aux troubles de l'accommodation, qui revêtent tantôt la forme spasmodique et tantôt la forme paralytique, loin de dérouter dans la recherche du diagnostic ne font que confirmer leur nature névropathique.
Le nystagmus est horizontal ou rotaloire, variable d'intensité pendant le cours d'un même examen.
La mydriqse peut exister isolément, être alternante et intermittente, «lue soit à la paralysie du sphincter (la pupille reste sensible à l'ésérine), soit plutôt à l'irritation du sympathique (mydriase spastique). Associée à du nystagmus ou à d'autres symptômes cérébraux, elle peut faire penser à une affection organique. Malgré la dilatai ion, le réflexe lumineux existe.
On a observé aussi les contractions saccadées de In pupille {signe de Gowers) et Vhippus.
Le larmoiement hystérique est intermittent, surtout provoqué par la lumière, généralement unilatéral; il coïncide souvent avec la contracture «le l'orbiculaire, Tanesthésie conjonctivale, le spasme accommodatif et quelquefois avec Yhémihyperhidrose faciale. Cet épiphora ne s'accompagne (rancune lésion organique des voies lacrymales, aussi «levra-t-on éviter les injections el les calhétérismes.
Souvent les hystériques se plaignent «le ne pouvoir s'adonner à un travail «juelque peu prolongé; tout se couvre d'un brouillard et ils sont obligés de suspendre leurs occupations. A ces phénomènes d'asthénopie se joignent «le violentes douleurs «les paupières, du globe ou «le la tête, une sensation de chaleur, <1«' brûlure à la surface «le l'œil, de tension, de douleurs térébrantes dans l'orbite «M une extrême sensibilité à la lumière. On a désigné ces «1erniers troubles sous le nom de copiopie.
La névralgie sus-orbitaire est une complication fréquente. Il en est de
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même des douleurs oculaires et périoculaires des sensations de brûlures et de corps étrangers.
Le pronostic de ces troubles oculaires hystériques varie suivant les sujets. Dans les cas où ils ont été provoqués par un traumatisme et notamment chez les accidentés du travail, ces troubles ne se modifient pas sensiblement tant que les blessés subissent les atermoiements et les inquiétudes de la procédure, des enquêtes et des expertises. Une fois le procès terminé, il se produit généralement, grâce à une modification du psychisme de ces malades, une sédation marquée et quelquefois une guérison (V. Sinistrose).
Le traitement oculaire n'a rien de spécial; on appliquera le traitement général de la névrose. Dans les cas de paralysie de la convergence et de l'accommodation, les verres convexes seront d'un utile secours.