‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 55 sur 91 · PÉCHIN · texte numérisé non relu

PÉCHIN

HYSTÉRIE (TRAITEMENT ÉLECTRIQUE). — Il faut distinguer enlre le traitement général, celui de l'état hystérique, et le traitement symptoma tique.

Le traitement électrique général de choix est la franklinisation sous forme de -bain statique. On donnera trois bains par semaine de 5 minutes au début, avec un faible débit, puis on augmentera progressivement la durée jusqu'à 20 minutes. Ce traitement sera le plus souvent associé, en alternant, avec l'hydrothérapie. Chez les hystériques qui présentent des troubles dus à une insuffisance ovarienne, nous préférons, à la franklinisation, le bain hydro-électrique général à courant alternatif sinusoïdal : 3 bains par semaine de 10 à v20 minutes de durée à 50 ou 60 milliampères.

Traitement symptomatique. — Contre les attaques, on utilise le couranl galvanique; une électrode est placée sur toute la surface du front, une autre sur un point quelconque du corps; on fait passer un courant de 5 à 10 milliampères dont on change brusquement la direction à l'aide d'un renverseur. Cette méthode est d'une efficacité incontestable.

Les paralysies hystériques ne présentent jamais le syndrome électrique de dégénérescence; la contractilité faradique du muscle et l'excitabilité faradique du nerf est donc toujours possible. On montrera au malade que les muscles dont il ne peut se servir se contractent bien sous l'influence du courant; on lui demandera ensuite d'essayer lui-même de produire le niouvemenl pendant que le courant agit, puis, diminuant peu à peu la force du courant, on arrivera en général à lui faire produire la contraction volontaire, le couranl n'intervenant plus. Procédant ainsi progressivement d'un muscle à un groupe de muscles correspondant à une fonction déterminée, puis à un membre entier, <>n parviendra, si Ton commence le traitement assez tôt, à guérir les monoplégies, les hémiplégies cl même l'astasie-abasie.

Les contractures cèdent, en général, huis l'influence de la faradisation au pinceau *\ix^ muscles antagonistes, sous l'influence «'gaiement du souffle statique ou du courant galvanique stable faible appliqués directement sur les muscles contractures.

Parmi les troubles de la sensibilité, Vanesthésie doil être combattue avec persévérance; elle ne résiste pas à la faradisation au pinceau: pour l'appliquer, il faut d'abord dessécher la peau ci utiliser une bobine à lil lin avec

Hystéropexie et puerpéralité. 62 '»

des interruptions rapides; le pinceau es! d'abord promené sur une région très limitée; <>n augmente l'intensité jusqu'au momenl où le malade indique l,i perception de la douleur; on étale alors progressivement la zone sensible en rayonnanl autour de ce point* L'anesthésie des muqueuses esl justiciable du même traitement.

1/ 7/ ;//)<■ rest hésie (clou hystérique, houle hystérique, rachialgie, etc.) doil rhc traitée par le sou l'Ile statique ou la galvanisation posil ive stable à faible intensité.

Les vomissements hystériques, le hoquet seront traités par la galvanisation du pneumogastrique. / . ALLARD.

HYSTÉROPEXIE. C'est la fixation de l'utérus. Celte opération esl destinée à fixer l'utérus en position normale el à combattre soit certains prolapsus, soi! surtoul la rétroversion utérine [Y. Utérus (Rétroversion)].

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