‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 3)Chapitre 76 sur 91 · FRANÇOIS MOUTIER · texte numérisé non relu

FRANÇOIS MOUTIER

INSUFFISANCE AORTIQUE, HÉPATIQUE, PULMONAIRE, RÉNALE, THYROÏDIENNE, TRICUSPIDIENNE. — (V. c. m).

INSUFFISANCE PLURIGLANDULAIRE. — V. Glandes vasculaires.

INSUFFLATION. — V. Nouveau-né (Mort apparente).

INTERCOSTALE (NÉVRALGIE). — La névralgie intercostale siège dans

domaine de Tune ou de plusieurs des branches antérieures des douze paires dorsales. Quand elle atteint en môme temps les branches postérieures, elle est dite dorso-lombairé.

Plus fréquente chez la femme, elle reconnaît, comme toutes les Névralgies (y. c. m.), des causes générales (anémie, chlorose, syphilis, impaludisme, etc.) et des causes locales (maladies de la plèvre et du poumon. I umeurs du médiaslin, fractures de côtes, lésions des vertèbres, do méninges et de la moelle, etc.); quelquefois elle paraît liée aune affection siégeant dans un organe plus ou moins éloigné (estomac, ovaires ou utérus).

Symptomatologie. - - La névralgie, presque toujours unilatérale, serait plus fréquente du côté gauche; elle frappe de préférence les 5e, 6 . 7(' et 8e nerfs intercostaux et porte souvent sur plusieurs nerfs à la l'ois.

Le principal symptôme est une douleur continue sur les côtés du thorax, d'intensité variable, avec paroxysmes sous forme (relancements, dans toute l'étendue de l'espace intercostal, survenant spontanément ou provoqués par une inspiration profonde, la toux, le frôlement de la peau, etc. (les crises peuvenl s'accompagner d'irradiations douloureuses dans le dos: la mamelle, la région lombaire, la face interne du bras; on aurail même observé de la dyspnée, des palpitations, de la tachycardie, «les accès d'angine de poitrine (propagation au pneumogastrique).

Trois points sonl particulièrement douloureux à la pression : le /><>/)i/ r<-rtébral ou postérieur, entre deux vertèbres, à l'émergence des branches antérieures «les nerfs dorsaux, au voisinage des irons «le conjugaison: /■• point médian <»u latéral, au milieu de L'espace intercostal, sur la ligne axillaire pour les sj\ premiers espaces, un peu en arrière pour les derniers

Interdiction et conseil judiciaire des aliénés. 788

correspondant à l'origine <lu rameau perforanl moyen; le point sternal ou antérieur, entre le sternum el les articulations chondro-costales à la nais* sance du rameau perforanl antérieur. On a décril également des points apophysairc, épigaslrique ou xiphoïdien, cardiaque, etc. : ce son! des points i rès inconstants.

L]hyperesthésie de la peau esl plus fréquente que l'anesthésie. La près sion large el progressive pratiquée ;>\ <«• la paume d<- la main calme parfois , la douleur. Le Zona (v. <•. m.) esl le seul trouble trophique observé dans cette névralgie; il esl à remarquer que l'éruption ne suil pas le trajel <lu i ponc nerveux.

On a décril sous le nom d'épigastralgie une névralgie des derniers nerfs intercostaux, localisée au creux épigastrique, avec hyperesthésie cutanée très accentuée, nausées el vomissements. La pression des espaces intercostaux, dès points vertébral et médian n'esl pas douloureuse.

Quelques ailleurs ont rattaché à la névralgie intercostale la masto tynie ou mamelle irritable, caractérisée essentiellement par des douleur- lancinantes et paroxystiques, occupant un des seins ou les deux à la fois, el par une hyperesthésie très vive des téguments. Quelquefois, à la suite de violents accès, se développent de petites indurations du volume d'un pois à celui d'une noisette (tumeur irritable du sein).

L'évolution et le pronostic de la névralgie intercostale dépendent de l'affection causale.

Diagnostic. — On fera le diagnostic avec lapleurodynie où rhumatisme des muscles de la paroi thoracique (douleur diffuse); avec les fractures de cite, les lésions tuberculeuses ou syphilitiques des côtes (localisation de la douleur), qui peuvent d'ailleurs s'accompagner de névralgie intercostale: avec la névralgie diaphragmatique (points douloureux différents); avec Y angine de poitrine (brusquerie et courte durée des accès, angoisse): avec le point de côté de la pleurésie ou de la pneumonie (douleur continue, siège fixe et profond); avec les douleurs pseudo-névralgiques et les douleurs en ceinture des tabé tiques (bilatéralité plus fréquente, élancements suivant rarement le nerf dans toute sa longueur). On ne confondra pas la névralgie avec une affection d'un organe sous-jacent : cœur, foie ou estomac.

Le diagnostic de la cause sera plus délicat et nécessitera un examen particulièrement soigneux du squelette, côtes et rachis, et des organes intrathoraciques.

Ce n'est qu'après avoir éliminé les causes locales que l'on pourra rapporter la névralgie à un trouble de Tétat général.

Traitement. — (V. Névralgies.) BRÊCY.

INTERDICTION ET CONSEIL JUDICIAIRE DES ALIÉNÉS. — Aux tenues de l'article 489 du Code civil, « tout majeur qui est dans un étal habituel d'imbécillité, de démence ou de fureur doit être interdit, même Lorsque cet état présente des intervalles lucides. » En fait, cel article n'est pas appliqué dans la majorité des cas : car les mesures préservatrices de la fortune de l'aliéné sont assurées par l'administrateur provisoire légal (loi du 50 juin 1858, art. 51) ou judiciaire (art. 52, 54, 55), par le curateur (art. 58) pour les

789 Enterdiction et conseil judiciaire des aliénés.

affaires courantes; par le mandataire spécial (art. co) au. cas où il y a quelque procédure à engager ou à suivre (art. 55); par le nolaire commis par le tribunal (art. 56) en cas d'inventaire, partage ou liquidation. C'est, pour ainsi dire, en contradiction avec cet article si impératif que la loi de 1858 a prévu ces divers mandataires pour les aliénés non interdits.

L'interdiction est d'ailleurs une mesure grave; les tribunaux en sont avares. Les aliénés placés dans les asiles publics sont rarement interdits, plus fréquemment ceux placés dans les maisons privées et plus encore ceux qui sont soignés dans leur famille. Pour ces derniers, en effet, il est plus nécessaire de les mettre à l'abri d'actes inconsidérés auxquels ils sont plus exposés. Nous dirons cependant que le Conseil judiciaire est souvent une mesure suffisante.

Le certificat médical est la pièce primordiale de toute poursuite d'interdiction ; les faits d'imbécillité, de démence ou de fureur devront être énoncés en la requête présentée au président du tribunal (art. 890 du Code de procédure civile, art. 405 du Code civil): il est donc nécessaire que ce certificat soit en quelque sorte un rapport très explicite. Il sera rédigé dans la forme des certificats d'internement [V. Aliénés (Internemekt)] ; il sera spécifié que « ce certificat est délivré sur la demande de X..., en vue de poursuivre l'interdiction du malade. » C'est à cela que se borne le rôle du médecin.

L'interdiction n'est provoquée que par l'époux ou les parents, ou le Procureur de la République (art. 401 du Code civil); elle est portée devant le tribunal de lre instance (art. 402). Si les faits articulés ne paraissent pas de nature à caractériser la démence, le tribunal peut écarter la demande, sans être obligé d'ordonner préalablement la convocation du conseil de famille (Cour de cassation, 6 janv. 1829). En cas contraire, le tribunal interroge le défendeur en chambre du conseil ; ou, si le malade ne peut se présenter, il sera interrogé dans sa demeure par un juge (C. civil, art. 496). Le médecin peut donc être appelé à spécifier par un certificat que « le malade est dans un état mental qui ne lui permet pas de se présenter en chambre du Conseil ».

La demande en interdiction doit être signifiée à la personne. Le dépôt entre les mains d'un aliéné d'un acte où sont exposées des appréciations médicales qu'il vaudrai! mieux cacher au malade, risque de le troubler, d'aggraver sou étal par la divulgation du pronostic, d'occasionner un accès d'agitation, de le pousser à un acte de violence. Aussi une tradition s'élailelle établie dans les asiles de remettre la signification au médecin qui jugeai! de l'opportunité de sa communication au malade. Mais par la raison, ou sous le prétexte qu'il faul que le malade puisse préparer sa défense, sur la réclamation des procureurs de la République, des ordres ministériels récents oblige ni les médecins de laisser les lu lissiers faire cette signification « parlant à la personne » de L'aliéné.

L'aliéné Interdit a perdu l'exercice de lous ses droits civils; ses actes boni donc nuls de plein droit (tandis que ceux de l'aliéné non interdit peuvent rire seulement contestés). Il ne peul être émancipé que parmi jugement de main levée, le non-interdil rentre au contraire dans tous ses droits, dès le

Interprétations. 790

momenl où il sort <l<' l'asile. Il peut être demandé au médecin un certificat en \iM> de la levée <l<" l'interdiction : il esl prudenl <!«• faire un certiûcal Mrs détaillé, une sorte de rapport .

Le Conseil judiciaire, mesure intermédiaire, peu appliquée aux aliénés proprement dits, esl réglé par les articles 513 el seq. <lu Code civil. Il s'adresse surtout aux prodigues, pour lesquels, comme ce sonl des débiles habituellement, il peut être l'ail appel au médecin en vue d"un certificat.

Les significations par huissier, autres que celle de la demande d'interdiction, peuvent être faites dans les formes légales au tuteur ou à l'administrateur judiciaire si le malade est en liberté : dans un asile elles seront reçues \y,w le directeur, transmises au médecin, qui juge si le malade esl en état d'en prendre connaissance, puis elles sonl adressées à l'administrateur provisoire. M. TRÊNEL.

INTERMITTENTE (FIÈVRE). — V. Paludisme.

INTERNEMENT. — V. Aliénés (Placement).

INTERPRÉTATIONS. — Les interprétations délirantes ou fausses interprétations sont le complément, parfois le point de départ des idées délirantes. Le terme se définit par lui-même. Elles sont aux idées délirantes ce que les illusions sonl aux hallucinations : la transformation dans l'esprit du malade de faits réels, d'idées exprimées devant lui, dans un sens faux et en général péjoratif. Elles sont intimement liées aux illusions dont elles sont parfois difficiles à différencier, étant à la limite du domaine sensoriel el du domaine intellectuel. En effet, chez un individu qui dans la conversation de deux passants croit voir des gestes désobligeants, entendre des allusions, des injures à lui adressées, quelle part revient à la perception incomplète, quelle part à l'explication forgée par le malade?

Les fausses interprétations sont le propre surtout des paranoïaques et se retrouvent dans tous les délires systématisés; mais leur importance considérable, primordiale dans toute une catégorie de cas, a permis récemment à Sérieux, dans un livre qui fait date, de différencier de la masse des délires systématisés les délires d'interprétations (V. Folies raisonnantes), où partant d'un fait vrai ou faux, souvent infime, les malades échafaudent des systèmes souvent très compliqués.

A côté de ces faits où les interprétations sont toute la maladie, cellesci existent à l'état sporadique ou en combinaison avec les idées délirantes dans un grand nombre d'affections.

Elles jouent un certain rôle dans la mélancolie, plus spécialement dans la mélancolie avec idées de persécution : toute parole entendue est une allusion aux fan les que se reproche le malade, tout bru il du dehors un préparatif d'exécution, une menace cachée, un bruissement d'appareil électrique, etc. Les faits sonl à peu près les mêmes dans les diverses formes d'alcoolisme, et l'intrication des illusions el des interprétations délirantes \ est plus manifeste encore. Les interprétations dominent le tableau clinique dans le délire de jalousie.

Dans la manie, au contraire, les illusions des sens l'emportent de beau-

791 Intertrigo.

coup sur les fausses interprétations qui y existent cependant très nettement. Il en est de môme dans la confusion mentale et dans les divers délires infectieux et fébriles.

Les interprétations portent soit sur des faits actuels ou récents, ce qui est le cas ordinaire, soit sur des événements éloignés, constituant alors le délire rétrospectif. Le trouble très particulier de la mémoire que l'on a appelé hallucination, illusion du souvenir, falsification du souvenir, esl souvent une interprétation rétrospective, quand ce n'est pas simplement un phénomène de déjà vu (V. Illusion du déjà vu), de déjà vécu.

La valeur pronostique du symptôme interprétations est variable : grave quand elles sont à l'origine d'un délire systématisé ou en évolution, bénin au contraire dans les cas aigus en raison de leur nature très superficielle et de la facilité avec laquelle le malade les corrige, spontanément ou sur les affirmations du médecin, de l'entourage. m. TRÉNEL.

INTERTRIGO. — Sous le nom (Yintertrigo, on désigne la dermite des plis. résultat des frottements et de la stase des sécrétions normales ou pathologiques, telle qu'on l'observe aux aines et dans l'angle génito-crural, au périnée, à l'anus et entre les fesses, — puis aux aisselles, sous les seins ilasques, au-dessus du pubis des obèses, au cou des enfants gras, entre les orteils, etc., — partout enfin où s'adossent des surfaces cutanées. Les conditions de chaleur et d'humidité qui favorisent les pullulations microbiennes, en même temps que les frottements et la macération rendent l'épidémie plus vulnérable, expliquent que toutes les dermatoses prennent là des caractères spéciaux; que les affections parasitaires, les mycoses, notamment, y acquièrent une ténacité remarquable. Ces conditions suffisent en certains cas pour créer une dermite de cause externe, qui est Fin ter tri go vrai. Affection fréquente dans les deux sexes, on comprend qu'elle soit favorisée par loutes les circonstances capables d'exagérer les sécrétions cutanées et leur stagnation : chaleur, obésité, œdème, malpropreté. On l'observe à tout âge : elle est d'une extrême fréquence chez les enfants, surtout gras et mal soignés (V. Dermites infantiles). A l'âge mûr, elle atteint les sujets adipeux, séborrhéiques, hyperidrosiques : certains ne peuvent faire la moindre marche sans « se couper », suivant l'expression vulgaire : ce sont souvent de ceux que Ton qualifie (Y arthritiques, et le mal se montre chez eux récidivant et rebelle. 11 en est de même chez les diabétiques : l'intertrigo, entretenu par le contact des urines sucrées, se localise aux régions péri génitales, avec des caractères un peu particuliers (voir le chapitre consacré aux diabétides)\ on doit y rattacher la balanite diabétique. Plus commun encore chez l'homme que chez la femme, Pintertrigo n'épargne guère les porteuses de lésions génitales suintantes, écoulements, syphilides, pour peu que ne soit observée une propreté méticuleuse. On peut en rapproche!' enfin les érythèmes périanaux des diarrhéiques el <l<'s galeux, comme «•eux que déterminent autour des narines les sécrétions du coryza.

Le premier signe, el fréquemment le seul, consiste en une rougeur nrythémateuse intense, accompagnée de cuisson el de prurit. Elle prend éaissance pics du fond <ln pli. pour s'étendre sur les surfaces adjacentes el

Intertrino. 792

dessiner plus ou moins nettemenl La zone de contact. Souvent, dès le début, existe au fond môme dix- fissure Linéaire rosée. Au boul «I un certain temps, l'épidcrme se macère, s'excorie supcrficiellcmenl : Paire enflammée i si le siège d'un suintement séro-purulent, d'odeur fade ci parfois fétide; la dermite déborde la zone <l<' frottement.

L'intertrigo peu! avoir une marche aiguë el ne durer que quelques jours. En général, provoqué par des causes persistantes, il récidive ou se prolonge pendant des mois. des années, tantôt sous la forme humide, tantôt sous forme de placards secs, écailleux. Il est alors fréquent de voir la peau, sous l'influence des grattages, se pigmenter el s'épaissir, se lichénifier. Souvent encore, cIhv. les sujets prédisposés, l'eczéma vrai, vésiculeux cl envahissant, vient compliquer l'intertrigo. Enfin, les follicules et glandes peuvent s'in- Pecter, sous forme de pustulettes împétigineuses, de furoncles et d'hidrosa déni tes,.

Dans les nappes suinlanles, la culture eu pipettes de sérum permet d'isoler parmi de nombreuses espèces le streptocoque, véritable agent de l'intertrigo. Les formes sèches, écaillcuses, semblent en général le fait du stap/iylococeas culis communis. Enfin, les formes pustuleuses accusent L'infection par le staphylocoque doré.

Nous n'insisterons pas sur le diagnostic, d'ailleurs facile, de l'intertrigo, soit avec Yeczéma vrai, qui s'y ajoute souvent, soit avec les mycoses cutanées et surtout Yérythrasma, dont les caractères sont décrits ailleurs; soit enfin avec les nappes saillantes, polycycliques, que peuvent former 1<-^ syphilides des plis.

Traitement. — Il importe d'écarter d'abord les causes du mal, en soignant, s'il y a lieu, les affections préexistantes, écoulements, diabète, etc. : puis en préservant la peau des contacts nocifs. On instituera une hygiène prophylactique sévère, consistant surtout en soins de propreté et d'asepsie, continués même après la guérison : 1° Bains simples ou alcalins, deux fois par semaine. — 2° Toilette locale soigneuse, au moins trois fois par jour. On emploiera pour les lotions de l'eau bouillie tiède; elle peut être alcalinisée légèrement, ou additionnée de substances faiblement astringentes (eau blanche, tanin, alcool), d'antiseptiques en petite quantité (biborate de soude, eau d'Alibour, sublimé à 1/2000 au plus), d'ichtyol. Sabouraud recommande, en l'absence de suintement, les applications de :

Ichtyol . 5 grammes.

Résorcine. . . . • I gramme.

Eau distillée 100 grammes.

suivies, après dessiccation, de l'application de pommade (ou mieux de pâte de zinc, à enlever lors des pansements avec de l'huile). Mais les antiseptiques forts, irritants, sont plus nuisibles qu'utiles. Les savonnages ne doivent être faits qu'avec des savons très doux. — 3° Assèchement à l'aide de poudres non fermentescibles (poudres minérales), inertes et fines, isolement des surfaces au moyen de coton ou de gaze aseptique.

A ces moyens purement hygiéniques, il est bon d'associer, tous les deux ou trois jours, dc^ badigeonnages modificateurs el bactéricides : teinture

795 Intestin (Corps étrangers).

d'iode étendue de trois à dix volumes d'alcool, nitrate d'argent en solutions diversement concentrées (1/100 à 1/5).

Si l'inflammation est très intense, il peut être utile de la calmer par des pansements humides. Dans certains cas, au contraire, les applications humides, les lavages même, sont mal supportés; on se trouve mieux alors de nettoyer et de panser uniquement au Uniment oléo-calcaire.

La présence d'eczéma doit rendre circonspect sur l'emploi des modificateurs actifs. Les lésions anciennes, épaissies, peuvent au contraire indiquer l'application de pommades plus ou moins fortes, salicylées, mercurielles, cadiques, soufrées. % m. SEE\

INTESTIN. — V. Entérites, Gastro-entérites, Duodénum, Appendicite, Rectum, etc. V. aussi Nouveau-né (Pathologie).

INTESTIN (CORPS ÉTRANGERS). — Nous n'aurons en vue dans ce chapitre que les corps étrangers de l'intestin grêle, du caecum, des côlons ascendant et transverse.

Les corps étrangers de l'appendice iléo-ca?cal seront étudiés à l'article appendicite (v. c. m.) et ceux de l'S iliaque à l'article rectum [V. Rectum (Corps étrangers)].

Origines. Variétés. — Les corps étrangers de l'intestin ont 1res exceptionnellement pénétré dans l'intestin par une plaie extérieure.

Le plus souvent, un objet, avalé par mégarde, gagne l'intestin en descendant le tube digestif.

Les calculs biliaires qui ont pu passer dans le duodénum par le canal cholédoque ne doivent pas être considérés comme de véritables corps étrangers de l'intestin, puisque leur petite taille leur permet une facile migration dans le tube intestinal. Il n'en est pas de même pour les calculs de la vésicule, trop volumineux pour pénétrer dans le cholédoque et qui ne sont expulsés par l'intestin qu'après la formation d'adhérences entre les parois de la vésicule biliaire et celles de l'intestin et l'ouverture secondaire de la vésicule dans l'intestin. Ces calculs, du fait de leur volume, peuvent être la cause d'une attaque d'occlusion intestinale aiguë ou chronique.

Le corps étranger qui, après avoir franchi le pylore, arrive dans l'intestin, parcourt, le plus souvent, le tube digestif jusqu'à sa terminaison, sans causer d'accidents. Les sécrétions de la muqueuse intestinale favorisent le glissement du corps étranger, et le cheminement de celui-ci est hâté par les mouvements péristaltiques de l'intestin.

Mais un volume trop considérable du corps étranger, une paresse excessive de L'intestin ou encore un trouble de sécrétion intestinale dû à une mauvaise alimentation, voilà autant d'entraves à la marche du corps étranger qui pourra s'arrêter en un point quelconque del'intestin, mais de préférence au niveau d'un coude (angle du côlon), d'un éperon (valvule iléo-csecale), d'un rétrécissement accidentel (bride cicatricielle), d'un cul-de-sac naturel (caecum cl appendice iléo-cœcal), d'une inflexion de l'intestin (S iliaque).

Essentiellement variables en nombre, les corps étrangers sont habituellement constitués par des substances sur lesquelles les sucs digestifs n'ont pas d'action (noyaux <\^ fruits, par exemple).

Intestin (Corps étrangers). 794

S'il- restenl un certain temps en place sans progresser, il- augmenteront de volume, par les couches successives de sels calcaires (phosphate, oxalate, carbonate de chaux), qui viendront entourer le noyau primitif (entéroli thés). Le centre de l'entérolithe peul être une masse fécale durcie, un calcul biliaire.

Ces entérolithes sont uniques ou multiples; uniques, ils atteignent souvent un volume assez considérable.

Symptômes. - - La symptomatologic des corps étrangers de L'intestin peut se réduire, dans certains cas, à quelques coliques légères au moment du passage (\r± détroits naturels de L'intestin.

Dans d'autres cas, ce n'est que par saccades que la progression se fait : et chaque arrêt est indiqué, en un point fixe, par une douleur dont l'intensité varie d'une simple pesanteur à (U^ coliques telles qu'elles occasionnent une syncope. La muqueuse intestinale étant irritée par le eonlact de ce corps étranger, souvent pointu et allongé (fourchette, couteau), on voit apparaître des signes d'entérite aiguë (vomissements, hoquets, diarrhée sanguinolente) ou une constipation rebelle.

La muqueuse intestinale a-l-elle été ulcérée par le corps étranger, on assiste parfois, plusieurs semaines ou même plusieurs mois après l'expulsion du corps étranger, au développement progressif d'un rétrécissement intestinal, dû à la rétraction du tissu de cicatrice.

Mais si un corps étranger volumineux s'arrête définitivement en un point de l'intestin, cet arrêt peut déterminer des accidents beaucoup plus graves; il en sera de même si le corps étranger, bien que de petit volume, se fixe dans un diverlicule intestinal, comme l'appendice iléo-cîecal; ou s'il s'agit d'une arête de poisson, d'un fragment de verre, tous objets piquants ou coupants.

Le corps étranger de très gros volume pourra donner naissance à une occlusion intestinale aiguë (v. c. m.).

Mais la perforation intestinale avec péritonite aiguë généralisée par irruption des matières fécales dans l'abdomen est une terminaison beaucoup plus fréquente.

La perforation qui se fait rapidement (corps pointus) est suivie d'une péritonite généralisée. Si, au contraire, le corps étranger ne perfore l'intestin qu'après y avoir séjourné un certain temps, c'est une péritonite enkystée qui se déclare, du fait d'adhérences protectrices entre l'anse intestinale et le péritoine pariétal. L'abcès peut s'ouvrir à la peau ou dans les organes avoisinanls (vagin, vessie).

Ce n'est parfois que longtemps après l'absorption du corps étranger que les accidents apparaissent.

Diagnostic. — Seuls les commémoratifs permettront de faire le diagnostic.

Pronostic. — Les corps étrangers de petit volume, de forme assez régulière, arrondis, comportent un pronostic sans gravité.

Les corps étrangers volumineux, de forme irrégulière ou pointus, ont le pronostic des maladies qu'ils peuvent provoquer (occlusion intestinale, péritonite généralisée ou enkystée (v. c. m.).

795 Intestin (Lavage).

Traitement. — 11 faut aider la progression du corps étranger en alimentant le malade de substances épaisses à résidu considérable (pommes de terre, panade, riz, etc.). Les purgatifs doivent être prescrits, sauf s'il s'agit d'un corps étranger régulier, incapable de blesser la muqueuse. L'électricité (V. Occlusion) pourrait être employée également pour les cas d'obstruction intestinale par amas de matières fécales, noyaux de fruit, etc.

Si les accidents sont dus au volume du corps étranger ou si le corps étranger est tel que son passage dans l'intestin ne puisse se faire sans danger pour la muqueuse (couteaux, morceaux de bois pointus, etc.), on doit pratiquer une laparotomie médiane.

Cette laparotomie sera suivie d'un anus contre nature (v. c. m.) si l'on constate de graves lésions des tuniques intestinales. Dans ce cas, on pourrait pratiquer la résection des parties malades, résection suivie d'une enlérorraphie circulaire.

Les statistiques sur la taille intestinale pour extraction de corps étrangers, peu nombreuses d'ailleurs, comprennent de beaux résultats. p. DUVAL.

INTESTIN (LAVAGE). — Le lavage de l'intestin est un procédé thérapeutique qui peut causer autant de méfaits lorsqu'il est mal réalisé, qu'il peut faire de bien lorsqu'il est exécuté dans des conditions favorables. Nous préciserons ici les quelques points de technique qu'il est important de connaître.

L'appareil nécessaire comprend : 1° un récipient stérilisable, ayant au minimum une capacité de deux litres, bock en verre ou bock en métal muni d'un niveau d'eau avec flotteur et d'un thermomètre; — 2° un tube de caoutchouc de 1 m. 50 à 2 mètres pourvu d'un robinet ou d'une pince permettant de régler l'arrivée du liquide; — 5° une canule, courte pour le lavage du rectum seul; longue pour le lavage du gros intestin et de l'intestin grêle. Celte canule doit être assez longue pour dépasser l'ampoule rectale, assez rigide pour pénétrer facilement sans se courber, mais assez souple et parfaitement lisse pour éviter tout traumatisme. On emploie le plus souvenl la canule en caoutchouc rouge, à parois fermes, longue de 25 à 35 centimètres, ayant un calibre de 5 millimètres à I centimètre de diamètre cl plutôt plus que moins. Dans quelques ras particuliers, on utilise des canules à double courant; — An une quantité déterminée de li</ui<l<\ simple ou médicamenteux, à température correspondanl aux besoins du traitement. Pour le grand lavage simple chez l'adulte, on emploie eourannnenl un litre cl demi de décoction de </"/inrtuiu> maintenue cuir*' 35° et 40°. Trois litres de liquide, correspondanl en général à la réplétion du gros intestin (don! un litre pour le rectum), on ne dépassera pas celle quantité pour le lavage du colon.

D'ailleurs, elle ne pourrai 1 être employée d'emblée qu'avec un Intestin toléranl : i>ln> souvent, surtoul au début, on ne peu! utiliser qu'une quantité beaucoup moindre, ('.liez le nouveau-né, selon le poids, on peu! injecter de 200 à 300 gr. (au-desSOUS de 3 kg), de 300 à 500 gr. (au-dessus de 5 kg). An delà de \ mois, la quantité peul varier de 600 gr. a un litre.

ntestin (Lavage). 796

Manuc! opératoire. Le malade esl placé dans le décubitus dorsal, la hanche gauche légèrement surélevée, reposant sur un coussin; de cette manière l'eau pourra gagner facilement le caecum tandis que les gaz seront refoulés vers le côlon et le rectum. Après avoir placé le bock à une hauteur de r><> à 50 centimètres au dessus du plan du lit, et pas davantage, on introduit la canule préalablement enduite d'un corps gras. La canule pénètre lentement, d'une façon progressive et continue, dirigée Lout d'abord (4 à ."> centimètres) d'arrière en avant, vers l'ombilic, puis redressée et poussée parallèlement à l'axe du corps, en lui imprimant un petit mouvement <!<• rotation.

Lorsqu'un spasme douloureux <lu sphincter (en cas d'hémorroïdes congestionnées, de fissure anale ou d'irritabilité particulière de l'anus) empêche l'introduction de la canule, on anesthésie la muqueuse à l'aide de la cocaïne. I ii obstacle intestinal, entravant la progression de la canule déjà bien introduite, est habituellement franchi si l'on a soin d'exercer une pression lente et continue, en modifiant doucement la direction de la canule par des mouvements de rotation et en essayant de la faire glisser contre la paroi postérieure du rectum.

Un doigt introduit dans le vagin lèvera un obstacle utérin; souvent il esl nécessaire, avant l'introduction de la canule, d'administrer un lavement simple, ou même une purgation, pour vider le rectum et éviter la gène que pourraient opposer des matières fécales dures.

La canule élant en place, à l'aide d'un raccord on l'adapte au tuyau du bock. On ouvre lentement le robinet; l'écoulement se fait avec régularité et, quand le liquide est épuisé, la canule est retirée et le malade se présente à la garde-robe. Si l'écoulement est irrégulier, le flotteur descendant par saccades, il arrive souvent que le malade ressent quelque colique : si la colique est violente, on ferme le robinet et, quand la douleur est calmée, on reprend l'opération; si la douleur ne cède pas, il faut retirer la canule et le malade laisse échapper le liquide injecté.

Quand l'arrêt du liquide ne s'accompagne pas de douleurs, l'orifice de la canule est obstrué; il suffît, pour rétablir le courant, de déplacer un peu la canule ou d'augmenter momentanément la pression en élevant le bock. La durée du lavage doit être environ de dix minutes à un quart d'heure pour un litre et demi de liquide.

La technique du lavage de l'intestin grêle est un peu différente : le récipient qui contient 8 à 10 litres est placé à 20 ou 50 centimètres au-dessus du plan du lit. On l'ait passer tout doucement les trois premiers litres: à ce moment le liquide pénètre dans l'intestin grêle et le malade ressent quelques coliques. Ces coliques passées on peut, s'il est nécessaire, augmenter faiblement la pression. Peu à peu, lorsqu'on procède avec lenteur et beaucoup de précautions, l'intestin grêle se remplit; il donne un son mal à la percussion et, autour de l'ombilic, quelques anses distendues parles gaz refoulés forment un coussinet aérien préombilical. En général, à partir du sixième litre, des nausées et des vomissements se produisent, annonçant l'entrée du liquide dans l'estomac.

Modes d'action. Le lavage de l'intestin, pratiqué dans les conditions

797 Intestin (Lithiase intestinale).

que nous avons indiquées, a une action physiologique considérable. Tout d'abord, il agit mécaniquement par la simple présence de l'eau, en provoquant Y évacuation du contenu intestinal-, par là-même, il facilite Y antisepsie intestinale el diminue les causes d'auto-intoxication. Selon la température du liquide les lavages sont dits très froids de 8 à 12° ; froids de 12 à 16°; frais de 16 à 20°; dégourdis de 20 à 26°; tempérés de 26 à 30°; chauds de 50 à 40°; très chauds 40 à 50° (ces lavages très chauds sont facilement supportés par la muqueuse). Le lavage de l'intestin agit : \° sur l'intestin en modifiant à la fois la tonicité des fibres musculaires et la circulation de Vorgane (la grande chaleur est un bon excitant de la fibre musculaire lisse. Elle dilate fortement les capillaires, provoque donc un appel sanguin dans les vaisseaux de l'intestin et par contre-coup une anémie plus ou moins marquée dans les territoires voisins et parfois dans le domaine de la circulation générale) ; — 2° sur les viscères voisins et en particulier sur les annexes du tube digestif, en jouant un rôle dérivatif et révulsif. De la sorte, il a môme une action générale sur la circulation et sur le système nerveux. Si Ton ajoute à ces divers effets les actions médicamenteuses (purgatives, astringentes, émollientes, calmantes, antiseptiques, etc.), on conçoit aisément tout le parti qu'il y a à tirer en thérapeutique de la multiplicité et de l'importance des actions du lavage de l'intestin.

Mais une condition de succès, quel que soil le but poursuivi, est de nepas injecter le liquide à forte pression — de manière à éviter les spasmes violents et douloureux de l'intestin — et d'étudier le mode de réaction propre à chaque malade, de manière à utiliser le liquide en quantité et à température favorables à l'action thérapeutique recherchée.

Indications. — Les lavages sont souvent indiqués dans la constipation aiguë, dans la constipation symptomatique (un litre et demi d'eau tempérée ou chaude), dans la constipation habituelle atonique (au maximum deux litres d'eau très chaude) et spasmodique (au maximum doux litres d'eau de 1 .ï'à 35° suivant les malades), dans certaines diarrhées nerveuses et diarrhées infectieuses (fièvre typhoïde, dysenteries, choléras, diarrhée de Gochinchine et diarrhées vertes . dans quelques rares cas d'obstruction intestinale par volvulus pendanl les toutes premières heures qui suivent l'accident. Ou utilise encore avec profil les lavages 1res chauds dans le traitement i\cs inflammations aiguès ou chroniques des organes pelviens, dans le traitenienl des hématémèses de l'ulcère de l'estomac et du duodénum; froids ou chauds, ils sonl parfois employés pour modifier les conditions de la circulation desorganes annexes du tube digestif, du l'oie en particulier.

Contre-indications. — Les affections ulcéreuses de l'intestin ne sonl pas toujours une contre-indication au lavage, mais il esl nécessaire dans ces cas de les utiliser a\<'c beaucoup de prudence, ('lie/, les malades atteints de cardiopathie, d'artério-sclérose accusée, chez certains nerveux à réactions par trop vives, le- lavages ne peuvent être employés qu'avec circonspection.

INTESTIN (LITHIASE INTESTINALE!. La lithiase intestinale (sable intestinal) esl caractérisée par la présence de calculs ou de petites concrétions dans

Intestin (Perforation). 7'.»*

l'intestin el dans les matières fécales. Cette affection s'observe surtout chez les arthritiques, les goutteux, lés constipés; elle paratl plus fréquente chez la femme que chez l'homme ; elle coexiste presque toujours avec l'entérite muco-membraneuse, mais elle peul toutefois en être indépendante (Hayem, Robin).

Le sable intestinal se présente son- l'aspect <!<■ grains jaunes, bruns ou noirâtres, de dimensions très variables, atteignant quelquefois la dimension (lune noix cl môme d'une orange; il s'agil alors de n. <-i-i l ;il>l<*-^ entérolithes. Les calculs son l tantôt de Tonne cristalline, tantôt amorphes. On y trouve parfois des débris de lissus végétaux (Laboulbène) ; ils sont constitués surtout par <lu phosphate de chaux, du phosphate de magnésie, du carbonate de chaux; lorsqu'ils sont 1res gros ou anguleux, ils peuvent provoquer des ulcérations de l'intestin.

Symptômes. Le seul signe caractéristique de la lithiase intestinale est le rejet de calculs ou de sable dans les garde-robes. Les malades peuvent n'avoir à ce moment aucune douleur, n'éprouver qu'une sensation spéciale de matières terreuses au moment de la défécation; souvent se produisent des crises douloureuses, analogues de tous points aux paroxysmes de l'entéro-colite : dans la débâcle diarrhéiqae qui termine la crise, on trouve des calculs, des glaires et des fausses membranes: quelquefois les calculs et le sable intestinal existent seuls, sans fausses membranes. L'examen de l'abdomen révèle d'ordinaire des signes de spasme intestinal.

La marche de la maladie est chronique.

Les complications sont rares; on a cité dans quelques cas des hémorragies, la dilatation du caecum, voire môme l'appendicite chronique : niais ici, comme à propos de l'entéro-colite, on peut se demander si l'appendicite n'est pas la cause provocatrice plutôt que la conséquence de la lithiase. D'ailleurs, d'après Dieulafoy, appendicite et lithiase s'excluent presque complètement.

Diagnostic. — Les crises douloureuses de la lithiase intestinale peuvent être prises pour des coliques hépatiques, et il faut éviter de confondre les calculs intestinaux avec les calculs biliaires : l'examen attentif et l'analyse chimique des concrétions permettent le diagnostic.

La lithiase intestinale coexislant presque toujours avec l'entéro-colite, nous renvoyons à l'élude de cette affection pour le diagnostic entre les crises enléralgiques et les diverses maladies abdominales.

Traitement. — Contre les crises douloureuses, on usera surtout des préparations de belladone. Le traitement même de la maladie est avant tout hygiénique et se confond avec le traitement de l'entéro-colite : l'alimentation bien réglée (dont on doit exclure surtout les condiments, les \inndes fortes ou faisandées, les boissons alcooliques), les purgatifs à petite dose, et, suivant les cas, la cure de Châtel-Guyon ou de Plombières, doivent constituer les bases du traitement; Oddo a tiré de bons effets de l'emploi du benzonaphtol. //. GRENET.

INTESTIN (PERFORATION). —V. Abdomen (Plaies), Typhoïde, Appendicite, etc.

799 Intestin (Rétrécissements et tumeurs).

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