‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 4)Chapitre 29 sur 89 · G RE NE T · texte numérisé non relu

G RE NE T

PARACENTÈSE DU TYMPAN. — Y. Tympan.

PARACOUSIÉ. — V. Bourdonnements d'oreille.

PARAFFINE. — Corps inerte utilisé dans un but de prothèse. La paraffine injectée dans les tissus s'y solidifie, comblant les pertes de substance. Elle permet de corriger certaines difformités (nez et face, testicules).

PARALDÉHYDE. — Polymère de l'aldéhyde éthylique, la paraldéhyde, fusible à 10°, soluble dans 8 parties d'eau froide mais moins soluble à chaud, est soluble en toutes proportions dans l'alcool et dans l'éther.

La paraldéhyde est employée comme hypnotique dans les insomnies non douloureuses. Au début, les doses de 2 à 5 gr. déterminent rapidement un sommeil réparateur. Mais il y a bientôt accoutumance et il devient nécessaire d'élever les doses; on peut aller jusqu'à 8 et 10 gr., notamment chez les alcooliques.

La paraldéhyde s'administre ordinairement sous forme d'élixir ou de potion. Le médicament est bien toléré par le tube digestif, mais il présente l'inconvénient de communiquer à l'haleine une odeur désagréable.

Potion.

Paraldéhyde 0 grammes.

Eau distillée 90 —

Sirop de groseilles. . . 30 — Teinture d'écorees d'oranges 4

Chaque cuillerée à soupe contient 1 gr. de paraldéhyde.

Elixir.

Paraldéhyde cristallisa hle 20 grammes.

Alcool A 90° 100 " —

Sirop simple 75 —

Teinture de vanille . . .">

I gr. ")0 par cuillerée à soupe (à diluer dans une boisson appropriée).

PARALOGIE. -- V. Ganser (Syndrome).

Potion. Paraldéhyde cristalli-

sable 5 à 10 grammes.

Bromure de potassium. 5 — Potion gommeuse ... 60 Sirop d'écorees d'oranges amères 30

Eau distillée de tilleul. 60 En 2 ou 5 fois à une demi-heure d'intervalle.

Lavement.

Paraldéhyde 2 à 4 grammes.

Jaune d'oeuf NI

Eau 120 grammes.

PARALYSIES. V. HÉMIPLÉGIE, PARAPLÉGIE, Cl les articles CERVEAU, CERVELET,

Bulbe, Moelle, Pliai-. Poliomyélite. V. aussi alcoolisme, Arsenicisme, Saturnisme, etc. Diphtérie, Pneumonie, Typhoïde, Polynévrites. Voir aussi Hystérie. Pour les paralysies oculaires, V. Oculaires (Paralysies).

Paralysie générale. 526

PARALYSIE AGITANTE. Y. ParkinsOIS (Mai ami >.

PARALYSIE ASCENDANTE AIGUË DE LANDRY Y. MyÉLITES UC! ES,

PARALYSIES DU NOUVEAU NÉ \ '. Noi VEAU-NÉ (PATHOLOGIE).

PARALYSIE GÉNÉRALE - La paralysie générale progressive (arachnitis chronique de Bayle, paralysie générale des aliénés, démence paralytique) esl une affection se caractérisant: — cliniquement, par un affaiblissement démentiel progressif d'emblée, qu'accompagnent souvent des délires variés, el par une parésie ataxo-spasmodique; — anatomiquement. par une méningo-encéphalite généralisée. Elle est d'origine syphilitique (Esmarch); elle esl l<k prototype des affections parasyphili tiques (Fournier).

Le cerveau présente une atrophie, souvent voilée au moment de l'extraction par un œdème parfois considérable des méninges. La pachyméningite hémorragique (v. c. m.) est fréquente; la pie-mère est épaissie et présente des traînées opalescentes le long des vaisseaux; elle est fortement adhérente à la substance corticale, surtout au sommet des circonvolutions, et son ablation en entraîne des parcelles en y laissant des ulcérations; dans les cas avancés, il arrive qu'on décortique ainsi des circonvolutions entières. Les lésions sont prédominantes au lobe frontal; elles peuvent être très discrètes ou manquer, particulièrement en cas d'oedème. La substance cérébrale présente, suivant les cas, une consistance différente, soit mollasse, soit indurée, dépendant du degré d'œdème ou d'atrophie, de la durée de la maladie, el aussi d'autres causes mal déterminées. L'atrophie des circonvolutions est très manifeste à la coupe. L'épendyme, surtout du 4e ventricule, a un aspect chagriné dû à d'innombrables granulations -produites par des proliférations névrogliques. Les lésions microscopiques caractéristiques sont : une infiltration lymphocy taire des méninges et des gaines périvasculaires avec cellules plasmatiques, une atrophie considérable des fibres à myéline, principalement des fibres tangentielles de l'écorce, l'atrophie des cellules pyramidales (surtout petites et moyennes) avec tous les degrés de chromatolyse et de dissociation des fibrilles intracellulaires, une gliose généralisée intense. Des éléments cellulaires de nature encore indéterminée sont disséminés dans le tronc nerveux (cellules-bâtonnets de Nissl, etc.).

La moelle présente des atrophies cellulaires moins étendues; ce qui y prédomine, ce sont des scléroses, plus ou moins systématisées en apparence, des faisceaux pyramidaux et des faisceaux postérieurs. Les lésions radiculaires sont irrégulières et inconstantes. Les atrophies des nerfs et des muscles sont très disséminées. Le liquide céphalo-rachidien présente une lymphocytose intense.

Les viscères sont le siège d'une vaso-paralysie (Klippel) constante, plus ou moins marquée.

La paralysie générale est une maladie de l'âge mûr, le maximum des cas se trouve de 55 à 45 ans. Il existe des cas plus précoces et des cas juvéniles ainsi que des cas. tardifs et séniles. L'âge moyen de début paraît avoir aujourd'hui une tendance à s'abaisser. La maladie est plus fréquente chez l'homme que chez la femme dans un rapport variant de 7 : l à 3 : I. Cette

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fréquence devient, à l'heure actuelle, de plus en plus grande chez celle-ci. Quoi qu'on ait dit, la paralysie générale n'est pas l'apanage des classes intellectuelles, on la trouve dans tous les rangs de la société sans exception. Elle est cependant plus commune dans la population urbaine que dans les campagnes, chez les peuples civilisés que chez les non civilisés.

En 1909, dans les asiles du département de la Seine, sur un total d'entrées de 4024 aliénés (2225 hommes et 1799 femmes) il y eut 492 paralytiques,

528 hommes et 164 femmes, soit respectivement 15,16 pour 100 et 9,55 pour 100 du chiffre des entrées (Magnan). La paralysie générale est donc d'une extrême fréquence.

La cause déterminante est la syphilis. Dans les statistiques les plus dignes de foi, celle-ci a été notée jusqu'à 95 fois pour 100. Cette opinion a pour elle la fréquence relative de la paralysie générale conjugale, les résultats négatifs de l'inoculation de la syphilis à des paralytiques, l'éclosion de la maladie (conjointement au tabès) chez des individus (4 ouvriers verriers), infectés en même temps, de la même façon, par le môme virus (virus nerveux), les avortements et la morli-natalité chez les femmes de paralytiques et les femmes paralytiques. Les objections reposaient surtout sur l'inefficacité du traitement, la non-spécificité des lésions et la rareté de la paralysie chez des peuples infestés par la syphilis. La découverte de la lymphocytose du liquide rachidien et de la réaction de Wassermann juge à l'heure actuelle la question, qui n'est plus discutée que pour la forme, pour ainsi dire.

Les autres causes (alcoolisme, surmenage), quelques importantes qu'elles puissent paraître, ne sont qu'adjuvantes et nullement déterminantes. Le rôle de la prédisposition est secondaire aussi (néanmoins les stigmates physiques de dégénérescence seraient fréquents et existeraient dans 45 pour 100 des cas, Rogues de Fursac); celui du traumatisme, discutable (V. Psvciioses

TIJAUMATIQUES).

La paralysie générale apparaît le plus souvent (61 pour 100) de la sixième à la douzième année de la syphilis; Fournier ne l'a jamais vue avant la troisième année, 1res rarement après la vingtième.

Au chapitre de l'étiologie appartient la question de la paralysie générale mn j//(/nlc. Les cas en sont trop fréquents pour n'être que coïncidences. Ils n'offrent rien de spécial comme évolution. C'est la femme qui est le plus souvent atteinte la dernière; la différence dans la date d'apparition de la maladie chez les conjoints est dc^ plus variables el n'a pas jusqu'ici dépassé une dizaine d'années.

Le sorl de la descendance des paralytiques est encore un point importanl à étudier. Les avortements, les mort-naissances sont d'une extrême fréquence eomme les morts en bas âge (Régis), mais cela, surtout dans les premières grossesses i enfants survivants sur 55 grossesses, d'après Semper el Ballet); les grossesses sui\antes donneraient lieu à plus de naissances normales, e! les enfants vivants el bien portants resteraient plus nombreux il. enfants survivants sur 27 grossesses). D'après plusieurs auteurs, la plupart des enfants survivants ne seraienl pas particulièrement tarés. Cepen dant, outre les cas fréquents de vésanics diverses chez les enfants de para

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lytiques, il existe un certain nombre d'observations ^hérédité similaire de la paralysie générale, cl aussi quelques-unes d'hérédité familiale.

Symptômes mentaux. — Le débul de la paralysie esl des plus insidieux en général el échappe à l'observation «lu médecin, la famille ne songeanl à s'inquiéter, la plupart du temps, qu'après une période assez longue [période préparalytique) : c'esl un changement de caractère, ou plus simplement de l'expression de la physionomie, quelque écart de conduite, une mise négligée, de l'inaptitude au travail, une certaine excitabilité ou au contraire un peu de dépression, des plaintes hypocondriaques, des migraines tenaces. Les premières manifestations de la maladie varient suivant la profession, le niveau mental de l'individu : l'ouvrier perd de son habileté manuelle, le comptable fait des erreurs d'écritures, l'écrivain à l'âge de la pleine production se montre singulièrement inférieur à luimôme, l'homme posé commet tel acte, telle inadvertance, telle incorrection (jui jure avec son caractère. C'est à cette période que le paralytique fait des achats exagérés, commet des vols, des actes obscènes.

Mais, quel que soif le mode du début, il est un signe primordial qui ne manque jamais, c'est Y affaiblisse ment intellectuel. Cet affaiblissement, si minime qu'il soit, est toujours appréciable si on le recherche avec soin. Il a ce caractère d'être 'global, total, de porter sur toutes les facultés inlellectuelles et sur toutes les manifestations de la sphère morale et de s'accompagner à l'ordinaire d'une singulière indifférence, qui revêt, dans nombre de cas, une teinte d'optimisme, une euphorie caractéristique. C'en est la constatation qui est le côté délicat de l'examen du paralytique au début: on peut comparer ce déficit aux infimes changements de la respiration au début de la tuberculose, qui donnent la conviction de l'existence de la lésion sans qu'on puisse avoir autre chose qu'une impression clinique. Il peut être nécessaire de fatiguer le malade par un interrogatoire prolongé pour le faire apparaître; il faudra des examens répétés pour se créer une certitude au lieu de cette simple impression. Il est difficile de donner ici un barème : l'examen du malade variera suivant sa position sociale, son instruction. Néanmoins on peut, en règle, faire porter l'interrogatoire sur les événements mêmes de l'existence du malade, puis sur les connaissances acquises, littéraires, historiques, scientifiques, professionnelles. Il est des oublis, des confusions, que le moins lettré ne doit pas faire, des fautes de raisonnement que le plus fruste ne commet pas, des erreurs de calcul que le moins savant évite. Un des signes les plus sûrs de la paralysie est que le malade ne corrige pas de lui-même l'erreur qu'il commet, ou s'il la corrige, il la remplace par une autre erreur et en accueille la constatation non seulement sans émotion, mais avec insouciance. Les divers procédés de mensuration psychologique sont ici de mise pour apprécier le niveau mental : on peut recommander, par exemple, l'exercice qui consiste à faire effacer une même lettre dans un texte donné; les oublis sont nombreux.

A la période d'état, en même temps que l'intelligence s'affaiblit de plus en plus manifestement, le malade, d'indifférent ou d'optimiste qu'il était, devient d'une apathie de plus en plus grande, ou, au contraire, d'une niaiserie béate: dans ce dernier cas, il se montre satisfait de tout el de tout

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le monde; c'est le « bon paralytique » (qui a cependant ses heures de violence). Il vante sa force, montre ses muscles; la femme fait admirer sa toilette, ses formes, exhibe ses seins. Le malade se montre expansif, fait, dans la rue, amitié avec le premier venu; à la consultation, il va la main lendue au médecin qu'il voit pour la première fois. A un degré de plus, c'est l'accès maniaque et la mégalomanie.

La démence progresse rapidement, le malade perd les notions les plus élémentaires : il ne se rappelle plus son âge, le nombre, les noms de ses enfants, son lieu de naissance, etc.; il devient tout à fait désorienté dans l'appréciation du temps, la connaissance des personnes et des lieux; s'égare dans la rue qu'il habite, dans sa propre maison; s'habille ridiculement, endossant, par exemple, ses vêtements à rebours. Il perd tout jugement, s'emporte pour des riens et se calme avec la même facilité; devient indifférent, négligé, malpropre, obscène, inconscient, pour tomber finalement dans un état purement végétatif.

A l'affaiblissement mental se surajoutent, dès les débuts, des délires les plus variés et qui, toujours, bien qu'ils simulent fréquemment d autres affections mentales, sont marqués au sceau de cette démence. Le premier à signaler, le plus anciennement décrit et qui a été longtemps considéré comme représentant tout le délire de la paralysie, est la mégalomanie : ces conceptions énormes sont en effet très frappantes; les malades ne parlent que par millions et milliards, mais ils millionnent sur les objets les plus singuliers, les plus inattendus : un paralytique raconte avec une joie exubérante qu'il évacue mille millions de tonnes de m... et qu'il va remplir l'asile tout entier; un autre pisse en diamant, un troisième veut exploiter des « mines de homards » (noter la contradiction des termes). Une femme déclare que les magasins delà Samaritaine sont pleins devers solitaires. De lels propos sont absolument caractéristiques. Certains malades s'affublenl de litres invraisemblables et s'ornent de décorations, d'oripeaux, mais il est à remarquer qu'ils n'entrent jamais entièrement dans le rôle qu'ils s'attribuent, et un malade qui vient de se dire Napoléon ou millionnaire, reconnaît au même instant, suivant l'exemple classique, qu'il est cordonnier et gagne un salaire infime. Il semblerait que cette mégalomanie soit moins fréquente maintenant ; on ne la rencontre pas habituellement chez la femme; clic porte quelquefois chez celle-ci sur des idées absurdes cl fantastiques de grossesse (la malade se dit enceinte depuis 100 ans, accouche <!<' MMM) enfants, etc.); on observe aussi de fausses grossesses.

L'excitation maniaque est fréquente surtout au début. Le malade, d'abord simplement expansif, entre dans un étal d'agitation continue avec euphorie, exubérance, loquacité, rires, besoin de mouvement. Il se montre parfois noient, agressif. Cette agitation est absolument incohérente, incoercible. Dans quelques cas. peut-être douteux, on observe» le syndrome du délire '"U" (v. c. m.) avec mort rapide dans l'ataxo-adynamie (V. pi. I. Bg, I à 6),

Les délires mélancoliques ne sonl poinl rares; ils en restent à «les conceptions élémentaires qui néanmoins s'accompagnenl d'idées et de tentatives de suicide: celles-ci se fonl en général dans des conditions singulières, et bien des suicides étranges sonl le l'ail de paralytiques méconnus. Souvent

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ces délires revêteni une Leinte hypocondriaque, el plus particulièrement d'hypocondrie avec idées de négation (v. c. m.), délire que Baillarger a donné comme propre à là paralysie : !<• malade n'a plus d'yeux, plus de bouche, plus d'anus, etc. Il en résulte parfois des refus obstinés de nourriture. L'étal de stupeur n'esl pas exceptionnel.

La combinaison, l'alternance d<> symptômes maniaques el mélancoliques peul simuler la folie circulaire.

Les idées de persécution sont mal systématisées, vagues, niaises et variables, H le malade admel facilement qu'on le contredise. Elles ne présentent rien de caractéristique, restent peu compliquées et finissent par s'éteindre. Néanmoins il est des cas où ce délire esl assez persistant.

En somme, tous les délires se rencontrent et se combinent dans la paralysie générale; mais, quel que soit le délire, il n'a pas la régularité, la fixité que l'on rencontre dans les autres maladies mentales, et la phrase classique de Falret est vraie : Ce délire est multiple, mobile, incohérent, absurde et contradictoire.

La forme démentielle simple paraît devenir de plus en plus fréquente, ou peut-être est mieux diagnostiquée. Elle est la forme habituelle de la paralysie féminine. On peut y distinguer une variété apathique et une variété euphorique (pi. I, fig. 5 et 6). L'euphorie niaise est très caractéristique de la paralysie ; le malade répond à toutes les questions qu'il se trouve bien, qu'il est content, qu'il a bon appétit; cet optimisme persiste jusque dans les périodes les plus avancées, et l'on peut voir des malades grabataires, présentant de vastes escarres, se déclarer tout à fait bien portants : c'est le type de la joie passive (Mignard). La forme apathique se définit par son nom même; le malade, indifférent à tout, vit d'une existence toute végétative, ne pensant même pas à réclamer sa pitance, mangeant gloutonnement ce qu'on lui offre.

L'existence $ hallucinations dans la paralysie, niée autrefois, considérée ensuite comme anomalie rare, est en réalité fréquente (pi. I, fîg. 8). Si l'on ne considère que les cas où elles atteignent une grande intensité, jusqu'à prédominer dans le tableau morbide, de tels cas sont en effet assez exceptionnels. Mais elles sont au contraire très fréquentes à l'état sporadique pour ainsi dire, sous forme surtout d'hallucinations auditives qui sont alors vagues, mal définies, élémentaires : ce sont des injures, des cris, des chants; les hallucinations des autres sens sont plus rares et plus mal déterminées encore. Il y a lieu de signaler les hallucinations psycho-motrices qui peuvent présenter une très grande intensité (Sérieux). Dans les cas mêmes où les hallucinations sont le plus marquées, elles finissent généralement par s'éteindre dans les progrès de la démence.

A toutes ces périodes, dans toutes ces formes, le malade revêt un fades caractéristique allant de la jovialité à la joie exubérante, de la mélancolie à l'anxiété, de l'absence d'expression à l'atonie absolue (V. pi. 1).

Symptômes physiques. — I. Symptômes psycho-moteurs. — Uembarras de la parole est à placer en première ligne : il est caractéristique ; c'est ce signe psycho-moteur qui emporte le diagnostic en cas de doute, et il ne manque guère, même à une époque rapprochée du début. On

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