‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 4)Chapitre 42 sur 89 · Fig · texte numérisé non relu

Fig

Opération «lu ptosia procédé <!«• Panas

Procédé de Rollet(Cig. 173 ei 174).- Dans le procédé de Pana- le lambeau se trouve par sa face cutanée m rapporl avec une face cruenlée. Rollel évite cet inconvéhienl par si blépharopeode frontale. Le lambeau cutanéo-

Paupières (Opérations).

musculaire palpébral esl fixé par dos sutures profondes el superficielles. ( ! es1 une myorraphie méthodique.

Les procédés à lambeau ne diffèrent pas dan- leurs points essentiels de

Fig. 173. Fig. 174.

Opération du ptosis. Blépharopexie frontale de Rollet.

Y opération de Hunt, qui ramenait sous le muscle fronto-occipital le lambeau palpébral.

Méthode de suppléance fonctionnelle du releveur de la paupière par le droit supérieur (releveur du globe). — Procédé de Motais. — Une languette médiane taillée dans le droit supérieur est suturée à la face antérieure du tarse.

Procédé de Parinaud. — Le droit supérieur, à nu, est mis en contact avec le bord supérieur du tarse par une anse qui passe au-dessous de lui et dont les chefs traversent le tendon du releveur.

Méthode de raccourcissement de la paupière. — Procédé de de Graefe. — De Graefe faisait une excision partielle de l'orbiculaire et d'un lambeau de peau. L'excision de l'orbiculaire avait surtout pour but de diminuer Faction de l'antagoniste du releveur.

Opération de L. Dor. — Dans le cas où le ptosis peut guérir spontanément, Dor fait deux incisions horizontales et maintient entre deux sutures un pont cutané qui se déplissera lorsque les sutures seront enlevées: c'est une opération d'attente.

Résection tarso-musculaire. Procédé de Gillet de Grandmont. — Ablation d'un lambeau en forme de croissant et comprenant tous les tissus au niveau du tarse.

Raccourcissement du tendon du releveur. (Y. plus loin.)

Pince. Lunettes à ptosis. — Lorsqu'aucune opération n'est admise, la paupière peut être relevée par des pinces à ptosis, ou mieux encore par un petit cadre métallique adapté horizontalement -au milieu du bord supérieur d'une monture de lunettes ordinaires.

Allongement du releveur. — Procédé de Chaillous. — Chaillous fait avecun volet rectangulaire taillé dans le releveur, ce que Motais fait dans le droit supérieur pour le ptosis. Ce volet rabattu en bas, le reste du tendon du releveur étant coupé, allonge d'autant ce muscle. Ce volet esl suturé au bord supérieur du tarse.

L'auteur a employé son procédé dans la contracture des releveurs.

Paupières (Opérations).

Reculement palpébral des r éleveur s. — Procédé de Truc. — Au niveau du bord supérieur du larse, incision de tous les tissus. C'est une ténotomie.

Truc a fait cette opération contre la rétraction des releveurs.

Avancement. Raccourcissement du releveur. — Procédé de Nicati. — Le releveur saisi par une anse est amené au bord ciliaire entre le tarse et les tissus qui le recouvrent.

Par cette opération, Nicati réduit l'entropion.

Procédé de Hugo Wolff (fig. 175). — Isolement d'une portion centrale"du tendon du releveur qu'on insère au niveau du tarse.

Fig. 175. — Avancement. Raccourcissement du releveur. Procédé de Hugo Wolff dans l'opération du ptosis.

Fig. 176. — Avancement. Raccourcissement du releveur. Procédé de de Lapersonne dans l'opération du ptosis.

Procédé de de Lapersonne (fig. 176). — Le tendon du releveur est ramené au-devant du tarse au moyen de sutures spéciales.

Procédé de Bowmann. — Il a pour but d'accroître l'action du releveur en excisant un peu de tarse ainsi qu'une partie de l'expansion du releveur.

Procédé d'Eversbuch. — Au moyen d'anses, le tendon du releveur est attiré en bas, près du bord libre (analogue au procédé de Nicati).

Procédé de Vincentiis. — Le fascia tarso-orbilaire subit une plicature qui a pour but de raccourcir le ligament suspenseur.

La méthode d'avancement, de raccourcissement du releveur donne de bons résultats dans le ptosis.

Blépharoplastie. — Est indiquée dans les cas de destruction des paupières à la suite d'opération ou de déviation par une cicatrice.

Elle se l'ail par autoplastie, c'est-à-dire par emprunt de téguments sains sur les pailics voisines de la face ou le reste du corps ou par hétéropla&tie, c'esl à-dire par un lambeau pris sur un sujet étranger on sur un animal.

Elle s'exécute suivanl quatre méthodes :

I" Méthode française par simple glissemenl des lambeaux :

2° Méthode indienne par pivotemenl ou abaissement :

5° Méthode italienne :

I Méthode des greffes.

Paupières (Opérations).

Les procédés sonl très variables, car chaque cas comporte des indicai ions spéciales.

Les propriétés des lambeaux palpébraux sonl importantes ;i connaître. Leur richesse en innervation commeen vascularisation, Leur grande vitalité,

Fig. 177, Fig. 178.

Blépharoplastie. Méthode par glissement. Procédé de Dieffenbach.

la faculté qu'ils oui de pouvoir se dédoubler, se diviser eu deux feuillets comprenant : l'un la peau et le muscle orbiculaire, l'autre le tarse et La conjonctive en font des éléments d'autoplastie de tout premier ordre et capables d'offrir de grandes ressources. Aussi doit-on être économe de ces

Fig. 179. F»g< lso-

Blépharoplastie. Méthode par glissement. Procédé de Burrow.

lambeaux et de leur moindre partie, de leur moindre rudiment. Cette économie est un principe de la chirurgie palpébrale. Même les lambeaux taillés dans le tissu cicatriciel peuvent rendre les plus grands services. Il faut savoir les utiliser. Sacrifier le tissu cicatriciel serait se priver d'éléments très utiles de restauration.

Méthode par glissement. — Les procédés de Diffenbach (fig. 177 et 178),

Paupières (Opérations).

de Burrow (fig. 179 et 180), et de Knapp-Pagenstecher (fig. 181 et 182) sont les principaux.

Procédé de Ballet (Blépharoplastie à tiroir) (fig. 185). — Le lambeau glisse verticalement. Ce procédé est applicable notamment dans les cas

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Fig. 181. Fig- 1^2.

Blépharoplastie. Méthode par glissement. Procédé de Knapp-Pagenstecher.

d'épithélioma de la paupière et de l'angle interne (les deux localisations habituelles).

A la méthode par glissement se rattache la méthode de dissociation des deux feuillets de la paupière.

Cette méthode est basée sur la faculté qu'a la paupière de pouvoir être

Fig. I83. • Blépharoplastie à tiroir. Méthode Fig. 184. — Blépharoplastie. Méthode indienne, par glissement. Procédéde Rollet. Procédé de Fricke.

dédoublée en deux feuillets qu'on pourra faire glisser horizontalement ou verticalement.

Méthode indienne par pivotement ou abaissement. — Dans relie méthode on prend le lambeau au voisinage el on l'amène dans la région à reconstituer par abaissement ou torsion du pédicule.

Procédé de Fricke (fig, 184). — C'esl le plus ancien; les autres procédés en dérivent.

Procédé à double lambeau pédicule de Rollet (fig. I85et 186). Ce procédé esl surtout recommandable parce qu'il permet d'utiliser le tissu cicatriciel.

Paupières (Opérations).

Procédé de Smydacker (fig. 187). - Ce procédé est applicable aux larges

Fig. 185 et 186. — Blépharoplastie. Méthode indienne. Procédé du double lambeau pédicuh

de Rollet.

Fig. 187.— Blépharoplastie. Méthode indienne. Procédé de Smydacker. Autoplastie à lambeaux pédicules en deux temps. Dans un premier temps, taille d'un lambeau long et étroit au niveau du muscle sterno-cléidomastoïdien. L'extrémité 6c ou b'c' seule est utilisée. Dans un second temps, la partie intermédiaire ab qui traverse en pont la région étendue entre l'oreille et les surfaces à restaurer estreséquée lorsque les lambeaux greffés ont repris.

bandelettes aerfflutinalives, le collod

pertes de substance du front et des paupières.

Trichiasis. Distichiasis. — Dans

les cas légers et partiels, Vépilation, V électrolyse ou l'excision suffisent.

L'ablation du champ d'implantation des cils (opération de Flarer) est trop radicale, car l'absence complète de cils constitue une difformité.

Transplantation du sol ciliaire. Procédé de Jaesche-Arlt (fig. 188 et 189).

— Cette opération est également applicable à Fentropion avec trichiasis.

Procédé de Hotz (fig. 190). — Il consiste à remonter le sol ciliaire en attachant la peau de la paupière à un point fixe, le bord supérieur du tarse.

Par les procédés de Spencev-Watson (fig. 191) et Walson-Junge (fig. 192), on fait une double transplantation de lambeaux.

Entropion. — Il est rare, et ce ne peut être que dans les cas légers qu'on obtienne de bons résultats par les ion, les serrefines.

Paupières (Opérations^,

Électrolyse. Électrothérapie. — On introduit sous la peau, à proximité du bord palpébral et parallèlement à ce bord, une aiguille de platine corres-

Fig. 188 et 189.

Opération de trichiasis et de distichiasis. Transplantation du sol ciliaire. Procédé de Jaesche-Arlt.

pondant au pôle négatif. On produit ainsi une traînée cicatricielle.

Dans certains cas on peut obtenir la guérison en stimulant l'activité musculaire par des courants induits.

Suture de Gaillard (fîg. 195 et 194).

Sutures de Snellen (fîg. 195 et 196). — Ces sutures agissent en créant une bride cicatrielle.

Dans les vieux ectropions avec un bord palpébral rouge, induré, hyperémié, il est très utile de faire dans ce bord une excision des tissus hyperplasiés et au besoin de dédoubler la paupière par une incision intermarginale afin de replacer la conjonctive dans sa position normale et mobiliser le lambeau ciliaire sur le tarse avant de fixer par les sutures.

Incision. Excision du tarse. — De Ammon incisait simplement le tarse. Cette

Fig. 190. — Opérai ion du trielvasis et du distichiasis- Procédé de Holz.

Fig. 191.

Opération du trichiasis et du distichiasis.

Procédé de Spencer Watson.

Fig. 192.

Opération du trichiasis h du distichiasis.

Procédé <l«' Watson Junge

tarsotomie seule ne donne pas de succès. Il faut y ajouter les sutures de Gaillard ci la canthoplastie ou les sutures de Snellen. ou une excision cutanée.

Paupières (Opérations).

Procédé de Snellen et Streatfield. - Streatfield faisait L'excision cunéiforme du tarse ei laissai! à la cicatrisation spontanée le soin d'opérer

Fig. 193 (profil)

Fig. l'.'l (l'ace).

Opéralion de l'entropion. Suture de Gaillard.

Jîlta

Fig. 195 (profil). Fig. 196 (face).

Opération de l'entropion. Sutures de Snellen.

Fig. 197 (profil). ^ë- 198 (face).

Opération de l'entropion. Procédé de Snellen et Streatfield.

le mouvement de bascule. Snellen (fig. 197 et 198) ajouta des sutures. Procédé de Panas. — Panas coupe tout à fait le tarse e1 dissèque le lam-

Paupières (Opérations).

beau ciliaire afin d'en mieux assurer la transplantation. Pour la paupière inférieure (fig. 109), il attire en bas un large lambeau palpébral.

Cautérisation ignée. — Elle se fait au galvano ou thermocautère. La raie de feu est linéaire, horizontale, parallèle au bord ciliaire, à 4-5 millimètres de ce bord, et profonde.

Ectropion. — Au préalable traiter les affections lacrymales ou lacrymo-conjoncti- Aales qui peuvent être la cause de Tectropion. Et dans ce cas il s'agit habituellement d'ectropions légers.

Méthode d'autoplastie par glissement (méthode française). — Cette méthode s'applique en général à l'ectropion cicatriciel.

A cette méthode appartiennent les procédés de Dieffenbach (fig. 200 et 201), de Warthon Jones (fig. 202 et 205).

Fig. 199,

Opération de l'entropion de la paupière

inférieure. Procédé de Panas.

Fig. 200 et 201. — Opération de l'ectropion cicatriciel. Méthode d'autoplastie par glissement.

Procédé de Dieffenbach.

Fig. 202 h 205. ■ Opération de Fectropion cicatriciel. Méthode d'autoplastie par glissement

Procédé de Warton Jones.

Excision de lambeaux triangulaires. Cette méthode, indiquée surtout dans I ectropion sénile, comprend les procédés <l<v Dieffenbach modifiés par Szymanowski (fig. 204) el <l<i Terson (fig. 205). L<" procédé de Terson appar-

N P. M. C VI

Paupières (Opérations).

Lienl moins à la méthode «lu lambeau triangulaire qu'à la méthode par excision ou résection conjonctivale. Terson l'ail bien une excision de lambeau triangulaire cutanéo-musculaire, mais celle résection juxta-co mm issuraie n'esl que secondaire, elle apporte un appoint a l'acte opératoire principal qu'est la résection conjonctivale.

Fig. 20i. — Opération de l'eclropion de la paupière inférieure par excision d'un lambeau triangulaire. Procédé de Szymanowski.

Fig. 205. — Opération de l'eclropion de la paupière inférieure par excision d'un lambeau triangulaire. Procédé de A. Terson.

Blépharorraphie (fig. 206 el "207). — Elle peut suffire dans certains cas, mais elle est, en général, le complément d'autres opérations. Elle a pour

but de sopposer à la ré trac lion du tissu cicatriciel ; aussi doitelle être maintenue pendanS plusieurs mois.

Blépharoplastie par méthode des lambeaux pédicules empruntés aux régions voisines (Y. Blépharoplastie).

Fig. 206. Fig. 207. Fig. 208. Fig. 208 bis.

Fig. 206. — BlépharoiTaphie. Avivement de la lèvre interne (lèvre meihoinienne). Fig. 207. — Blépharorraphie. Passage du fil. Fig. 208 et 208 bis. — Dédouhlement de la paupière en deux feuillets el glissement vertical.

Procédé de Truc.

Méthode sous-cutanée. — Dans les eclropions (\\\si\ une cicatrice adhérente à l'os (traumatisme, syphilis, tuberculose, infection d'origine dentaire) la méthode sous-cutanée, seule ou combinée avec la blépharorraphie, donne d'excellents résultats.

Dédoublement de la paupière en deux feuillets et glissement vertical. Procédé de Truc (tig. C2()S v[ 208 bis). -- Truc a employé <•<> procédé dans rectropion de la paupière inférieure que l'on observe après l'énucléation de

Paupières (Opérations).

Fig. 209. — Canthoplastié.

l'œil (eclropion ex vacuo, orbite ex vacuo). La paupière est divisée en deux lames : lame antérieure qui comprend la peau et l'orbiculaire, et lame postérieure avec tarse et conjonctive. La lame antérieure est attirée en haut et fixée dans la position voulue avec la lame postérieure par des sutures mucocutanées.

Procédé d Angelucci. — Division de la paupière en deux feuillets; le feuillet culanéomusculaire est attiré en haut. Pas de sutures. Canthoplastié (fig. 209). — Cette opération a pour but d'élargir la fente palpébrale en fendant la commissure des paupières. Indiquée dans les inflammations conjonctivales et palpébrales qui se compliquent de blépharophimosis et de compression oculaire, dans l'ankyloblépharon, le blépharospasme, certains entropions. Elle constitue le premier

temps dans certaines énucléations et certaines opérations orbitaires. Tarsorraphie. Blépharorraphie. — Par cette opération, on obtient le raccourcissement de la fente palpébrale en réunissant tout ou partie des bords palpébraux. Elle est partielle, médiane (fig. 210) ou angulaire. Médiane, elle est placée vers le centre de la fente palpébrale. On avive la lèvre meibomienne des bords palpébraux et l'on réunit par 2-5 sutures. Lorsque la blépharorraphie cesse d'être utile, on fend la petite bride centrale avec des ciseaux. Angulaire, elle est externe ou interne. La blépharorraphie est indiquée dans la paralysie de l'orbiculaire avec

menace de lésions cornéennes par lagophtalmos, dans certains slaphylomes, dans réversion de la paupière inférieure à la suite de relâchement de l'orbiculaire ou de blépliaro-conjonclivile chronique, ou d'ectropion cicatriciel léger. Elle agit comme traitement conservateur et protecteur dans certains traumatismes oculaires.

Opération du chalazion. Le chalazion est constitué par un orgelel meibomien. La guérison se l'ail le plus souvent spontanément : il est inutile d'intervenir. Il n'en plus de même pour le véritable chalazion, qui esl une inflammation chronique *\o> glandes meibomiennes.

Le mode d'intervention varie suivant la

consistance de la petite tumeur, suivant .i

composit ion.

Dure, proéminante, elle doit être enlevée par dissection; molle, liquide,

diffluente, dégénérée ou purulente, elle eède à l'incision et nu curetlage.

Dans !<•> deux cas avoir soin d'enlever la poche, 1 < i capsule ci tous I»'- Li

Fig. 210. — Blépharorraphie médiane. Le trail plein représente hi surface d'avivemenl sur la lr\ re meibomienne de la paupière supérieure, lin- pareille excision de la lè\ re meibomienne esl faite sur la paupière inférieure) dans la région correspondante.

Paupières (Tumeurs). 156

qu'elle contient afin d'éviter ^< >i l la récidive, soil I;» persistance d'une petite aodosité.

Sni\;nii sa proéminence <lu côté de la conjonctive ou du côté de la peau, on ouvrira de l'un ou l'autre côté; cela n'a pas grande importance. Toutefois, bien qu'il s'agisse d'une petite opération, pour la mener à bonne (in il l'aui la régler, ei le mieux est de faire une incision cutanée. Avec l'aide de la pince à chalazion on opère sur des tissus exsangues el l'on <li^tingue très bien les tissus sain- des tissus malade-.

Chez les enfants le chloroforme est souvent nécessaire. Après l'ablation du chalazion il csl rare que des sutures soient nécessaires pour assurer une parfaite coaptation des bords de la plaie. Cette coaptation se fait spontanément, grâce à l'horizontalité de la plaie et à l'action de l'orbiculaire

PÊCHIN.

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