‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 4)Chapitre 46 sur 89 · M. SÉE · texte numérisé non relu

M. SÉE

PECTORAUX. — V. Béciiiques.

PÉDONCULES CÉRÉBRAUX. — V. Hémiplégie.

PELADE — On peut, en attendant mieux, définir la pelade : une dépilation massive en forme d'aires, arrondies en général, sans lésion apparente à la surface cutanée.

Étiologie. — La pelade (Alopecia areata, Area Celsi, Porrigo decalvans (Willan) est une maladie à peu près universelle, particulièrement fréquente en France et en Angleterre. Relativement rare dans la classe pauvre, elle atteint surtout la classe aisée et l'élite intellectuelle de la population. Le sexe féminin est plus souvent frappé dans les premières années de la vie; après vingt ans, ce sont les hommes qui paient à la pelade le plus lourd tribut.

La pelade n'apparaît pas également aux différents âges. Exceptionnelle avant quatre ans, elle devient très fréquente de quatre à quatorze ans, se fait plus rare de quatorze à dix-neuf ans, pour atteindre un nouveau maximum de vingt à trente ans ; on l'observe rarement après cinquante ans.

On a remarqué sa fréquence chez les sujets anémiques ou nerveux et chez les syphilitiques. Le surmenage, les émotions, les traumatismes, les maladies infectieuses (fièvre typhoïde, rougeole, érysipèle, grippe, tuberculose, blennorragie, etc.) provoquent ou entretiennent son évolution.

L. Jacquet, qui a précisé et prouvé l'origine tropho-névrolique de la pelade, a bien mis en évidence le rôle déterminant des altérations otiques, pharyngées, broncho-pulmonaires et surtout gingivo-dentaires dans la formation des plaques pcladiques.

Symptômes. — I. La plaque peladique. — On a rarement l'occasion d'observer un début de pelade. Tout d'abord, les cheveux perdent leur souplesse et deviennent ternes et poudreux. Les troubles fonctionnels qui accompagnent ces modifications passent d'ordinaire inaperçus; cependant, un interrogatoire minutieux réveille souvent chez le malade le souvenir de sensations anormales : prurit, fourmillements, hyperesthésie, sensations de brûlure ou de froid.

Le début de la dépilation est difficile à surprendre. D'ordinaire, c'est le coi H'<mi p ou le malade lui-même qui découvre la pelade déjà constituée. Elle est alors formée, scion la description de Bateman, par des taches plus ou moins circulaires qui rendenl chauve la partie qu'elles occupent ; on n'y remarque aucun poil, tandis qu'elles sont environnées d'un aussi grand nombre de cheveux qu'à l'étal naturel ; à leur centre, la surface du cuir chevelu esl unir, brillante h d'une blancheur remarquable.

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