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Pelade. iiw,
Il nous faûl étudier l'aire, les téguments el les poils peladiques.
Aire peladique. — Du diamètre d'une lentille à celui delà paume de 1;» main, l'aire peladique esl circulaire ou ovalaire; ses bords sont souvent sinueux ou échancrés,
La dépilatiou esl en général massive d'emblée; mais parfois il se fait une dépilation diffuse sur une surface circonscrite, selon l'expression de Sabouraudâ ei pendant quelque temps des cheveux longs el fragiles parsèment la plaque en formation.
La plaque s'accroît, rapidement ou lentement, par extension centrifuge. Cette période d'augment dure à peine quelques jouis dans les cas bénins, quelques semaines dans les cas moyens, mais peut se prolonger pendant des mois et môme des années dans les formes rebelles; on remarque alors souvent un accroissement par poussées successives.
Téguments peladiques. — On constate parfois sur Taire alopécique une sorte d'œdème, d'empâtement hypertrophique, ou au contraire une dépression cupuliforme. La peau, en même temps, est toujours atone, inélastique et flasque; on peut la plisser sur le plan osseux sous-jacent beaucoup plus facilement qu'à l'ordinaire (V. pi. fîg. 1). Cette flaccidité n'est qu'un élément d'une atonie étendue parfois à d'autres tissus d'origine mésodermique el décrite par L. Jacquet sous le nom de syndrome Jnjpotonir/uc.
Le tégument peladique est en général le siège d'une décoloration particulière, d'une blancheur éburnée assez typique, résultant, non d'une anémie, mais d'une véritable dépigmentation cutanée; plus rarement on remarque, au contraire, autour de certaines plaques un véritable érythème qui, associé à de l'œdème, forme une sorte de bourrelet constituant la zone d'extension de la pelade.
On aperçoit parfois sur l'aire peladique les orifices pileux un peu saillants, dilatés, sous forme de points noirs; les glandes sébacées sont alors le siège d'une excrétion exagérée, qui rend la peau grasse et luisante. Celte séborrhée s'accompagne d'une sudation moins évidente, qu'il faut provoquer par l'expression de l'aire alopécique : c'est l'hyperstéatidrose de Besnier.
Au niveau de la plaque, la sensibilité est tantôt exagérée, tantôt affaiblie. La sudation provoquée par une injection de pilocarpine y est souvenl presque abolie, comme l'ont vu Kaposi et Jacquet.
Poils peladiques. — Des poils qui bordent la plaque dépilée, les uns, normaux d'aspect, se cassent facilement et viennent sans résister à la pince, les autres sont cassés, récluits à de petits tronçons renflés à leur terminaison; Lailler les a nommés poils massues; l'extrémité supérieure de ceux-ci est taillée en biseau, ou renflée comme un épi, ou pénicillée. Quelques-uns des tronçons pilaires sont moniliformes.
Ces cheveux peladiques présentent, vus à la loupe, les caractères d'un follet.
Ces poils altérés et caducs caractérisent de façon constante la période d'activité de la maladie.
Guérison de la plaque peladique. — La maladie peut rester longtemps stationnaire et durer des mois, des années même. La repousse de follets, d'abord, puis de poils normaux, vient signaler la phase de réintégration du