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5° Hémorragie. — Un hématome sous-cutané peut se produire dans les jours qui suivent l'opération si une ligature a cédé; on le découvre au pre mier pansement, sous forme d'une tuméfaction non douloureuse, crépitante, parfois accompagnée d'ecchymoses à distance. La désunion de la plaie faite très aseptiquement, l'évacuation du sang liquide ou des caillots nentraîne qu'un léger retard de cicatrisation el prévient l'infection, toujours facile, de ces épanebements. — L'hémorragie profonde par glissemenl d'une ligature d'un pédicule artériel volumineux esl beaucoup plus redoutable. Elle se Lraduil par des symptômes d'hémorragie interne (v. c. m.), qu'il faudra dépister d'entre ceux dus au collapsus post-opératoire, et auxquels, dans les cas de plaie drainée, s'ajoutent les signes à' liémorragie externe : le pansement est rapidement inondé de sang, qui peu à peu vient dégoutter sur les draps et même traverse le matelas! si l'infirmier chargé de la surveillance de l'opéré n'a pas son attention suffisamment attirée sur cette complication. Le diagnostic en est particulièrement difficile dans les suites post-opératoires des ruptures cataclysmiques de grossesse tubaire; en effet, les symptômes d'hémorragie interne anté-opératoires persistent après l'intervention et s'il y a hémorragie post-opératoire, la distinction entre leur persistance et leur aggravation est délicate; de plus, quand les malades sont drainés, quand ils ont été mis pendant l'opération en position de Trendelenburg, le sang accumulé sous le diaphragme, et insuffisamment étanché au cours de l'intervention, vient sortir, dans les heures qui suivent, par le drain, et inondent le pansement, si bien que la distinction est difficile là encore entre l'évacuation d'une hémorragie anté-opératoire et la production d'une nouvelle hémorragie. Le traitement de cette complication ne semble être autre qu'une nouvelle laparotomie; elle est d'ailleurs rarement suivie de succès, soit en raison de la difficulté qu'on a à trouver la source de l'hémorragie dans un tissu cellulaire sous-péritonéal infiltré, caria péritonisation sur les pédicules empêche l'hémorragie intra-péritonéale, soit parce que chez des malades affaiblis par leur maladie causale, par l'opération, par la complication post-opératoire, un nouveau traumatisme opératoire n'est pas supporté. Il serait peut-être préférable d'essayer les injectionsd'ergotine, desér/nn de cheval et de chlorure de calcium (v. plus haut), la glace sur le ventre, l'immobilité absolue, les toniques, et plus tard les injections de sérum artificiel.
4° Occlusion intestinale. — L'occlusion intestinale vraie, post-opératoire, est rare. Tantôt il s'agit d'un iléus paralytique, dont la cause est dans une infection périfonéale; c'est l'exagération de cette parésie intestinale, étudiée plus haut, qui succède fréquemment aux laparotomies laborieuses ; si l'iléus est tel, qu'il n'y a plus ni gaz, ni matières, et que des vomissements apparaissent, on peut essayer les grands lavages de sérum, le lavement électrique, l'entérostomie. Tantôt, au contraire, il s'agit crime occlusion mécanique; celle-ci est due à une bride, une adhérence, une coudure, un volvulus de l'anse en contact avec le foyer opératoire insuffisamment péri Ionisé; une nouvelle laparotomie s'impose dans ces cas pour lever l'obstacle, sous peine de voir se dérouler les accidents graves d'occlusion; l'anus contre nature temporaire seraitpréféré si l'état général contre-indiquait une opération de trop longue durée.
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5° Rétention d'urine. — La rétention d'urine est fréquente à la suite des interventions sur le bassin, le périnée, les organes génitaux externes, l'anus, la partie supérieure de la cuisse. L'absence d'émission d'urines, la présence d'une tuméfaction sus-pubienne, la constatation par le sondage d'urines dans la vessie, établissent le diagnostic avec l'anurie. Le cathétérisme est nécessaire car le besoin d'uriner est bien moins impérieux chez les malades à sensibilité post-opératoire obtuse que chez les autres. L'asepsie absolue s'impose pour ces cathéter ismes^ qui doivent être renouvelés matin et soir; la parésie vésicale peut durer en effet plusieurs jours, jusqu'à dix et douze; maison aura soin de toujours essayer avant chaque sondage les moyens habituels pour solliciter une émission spontanée d'urines, pour réveiller la sensibilité urétrale et la tonicité de la vessie; trop souvent les malades s'habituent involontairement aux cathétérismes journaliers.
6° Douleurs. — Il est rare que les malades souffrent de leurs plaies, surtout si l'immobilité est bien observée pendant les premiers jours, et le pansement suffisamment compressif, pour maintenir la région opératoire, dépendant les douleurs peuvent, chez certains sujets nerveux, nécessiter l'emploi de la morphine, dans les premiers jours après l'opération. On se gardera bien de prolonger cette thérapeutique au delà de la première semaine, car trop souvent c'est par l'abus d'injections de morphine à la suite des opérations que les malades sont devenus morphinomanes. Les douleurs persistantes, en dehors de celles dues à des complications intrapéritonéales, relèvent généralement de compressions de filets nerveux dans la cicatrice pariétale; le grand abdomino-génital dans les incisions lombaires, les filets du grand oblique dans les opérations pour appendicite peuvenl être pris dans les fils à suture, et rester douloureux, surtout si une légère infection entraîne la névrite des filets atteints. Les douleurs tardives après cicatrisai ion sont dues à des tiraillements, à des adhérences des divers plans cicatriciels entre eux ou avec les organes profonds; le massage et une gymnastique musculaire progressive en auront souvent raison; si elles persistaient, une nouvelle intervention, l'excision et la libération de la cicatrice devraient être tentées.
7° Trouble de cicatrisation. — On voit parfois à l'ablation des fils de suture, la ligne de cicatrice céder sur toute sa longueur, et se produire une déhiscence de la plaie de laparotomie; celle déhiscence peut être partielle, u'occupanl que la peau, accident peu grave, ou au contraire n'aUeignanI que les muselés, d'où é\ cul rai ion sous-cutanée; ou bien totale, la paroi a été en entier el l<\s viscères sonl à nu sous le pansement. L'infection de la plaie, l'étal cachectique (gastro-entérostomie chez de vieux cancers de l'es- Lomac), la présence d'ascite dans le péritoine y prédisposent; les efforts de toux, les vomissements 3 contribuent. Le traitement préventif consistera à redoubler d'attention dans la confection des sutures chez les prédisposés à eel accident, el à employer chez eux les fils non résorbables; le traitement curatif varie suivanl les cas : dans le cas de déhiscence cutanée, <>n hâtera la réunion par seconde intention; dans le cas (le déhiscence musculaire, on attendra la cicatrisation de la peau, puis on opérera l'é ventration ; dans le <-;i- de déhiscence totale, on nettoyera cl réduira les viscères prolabés
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dans la plaie, puis <>n fera <-n temps opportun une suture plus solide; Les crins de Florence à demeure rendent des services dans ces cas.
Uéventration post-opératoire par faiblesse cicatricielle el sans déhiscence de la plaie, survient plusieurs semaines au moins après L'opération; de multiples causes la produisent : infection de la plaie, drainage Large, section de muscles, énervation au cours de L'incision. Une incision économique ei une asepsie parlai le la préviennent; le port d'un bandage, avec pelotte au niveau de la cicatrice, retarde son apparition chez les atoniques, les ptosiques, le> relâchés. Quand elle est défini li veinent constituée, sa cure radicale s'impose; opération souvent délicate en raison des adhérences viscérales qui peuvent l'accompagner.
Quant aux chéloïdes ou maladies de la cicatrice cutanée post-opératoire, leurs causes et leur thérapeutique n'ont ici rien de spécial (V. Cicatrice).
II. Complications générales. — 1° Choc opératoire. — Le choc opératoire dans lequel se trouvent les malades an réveil de l'anesthésie, d'autant plus fréquent que l'intervention aura été plus mutilante, la durée de Fanes thésie plus longue, et l'état anté-opératoire plus précaire, varie d'intensité depuis le choc bénin qui disparaît en quelques heures, jusqu'à la mort survenant le soir de l'opération, sans qu'aucun des moyens thérapeutiques usuels ait pu surmonter la faiblesse de l'opéré. On aura soin de distinguer l'état de choc, de l'infection ou de l'hémorragie post-opératoires afin d'instituer un traitement efficace. Dans les cas graves on a proposé l'injection uitra-veineuse d'un demi-litre de sérum physiologique, additionné de quatre gouttes d'une solution d'adrénaline au millième. Tous les toniques usuels, tous les moyens pour élever la pression sanguine seront utilisés. [Pour tout ce qui concerne le choc, V. Traumatismes (Complications)].
2° Troubles cérébraux. — Vinsomnie avec agitation, fréquente le premier soir, et qui se prolonge pendant plusieurs jours chez les névropathes, doit être calmée, soit par les injections de morphine (V. plus haut), soit par les lavements de bromure, à raison de 2 grammes par lavement, soit par des potions au valérianate d'ammoniac.
Chez les alcooliques, on peut voir se produire, dans les deux ou trois premiers jours après l'intervention, une crise de delirium tremens; on la préviendra si on la redoute ; on la dépistera à ses premières manifestations, l'agitation, les rêves, la loquacité, afin de la traiter, en conséquence [V. Traumatismes (Complications)].
Les psychoses posl-opérdtoires se montrent tantôt subitement quelques jours après l'opération, tantôt progressivement au moment de la consolidation. Sans parler de celles qui ne sont que le résultat d'un traumatisme ou dune opération portantsur les centres nerveux, les troubles cérébraux consécutifs à des laparotomies par exemple, revêtent de multiples formes, mélancolie, hypocondrie, hallucinations, neurasthénie, manie, etc.... Elles sont surtout fréquentes chez les prédisposés, et chez les opérés d'urgence pour traumatismes survenus dans certaines conditions dramatiques. Le traitement n'en est pas différent des psychoses non opératoires; c'est l'isolement de l'opéré et L'administration de calmants, et plus tard l'isolement pendant
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la convalescence dans des asiles ou maisons de sanlé spéciales avec thérapeutique ad hoc.
5° Troubles gastro-intestinaux. — Les vomissements, et Y intolérance gastrique peuvent se prolonger longtemps après les interventions chez certains malades susceptibles; les lavages de l'estomac et un régime très sévère en ont seuls raison; on se trouvera bien dans ces cas d'administrer exclusivement des boissons glacées, des aliments refroidis à la glace et faciles à digérer.
Un accident beaucoup plus grave, el rapidement morlel, s'il n'est pas immédiatement enrayé par un traitement bien conduit,, est ladilatation aiguë de l'estomac, avec occlusion duodénale. Cette complication, dont l'élude est de date récente, est caractérisée par deux lésions : d'une part la dilatation excessive de l'estomac et des première et deuxième portion du duodénum, d'autre part la production d'une bride formée par le pédicule artériomésenlérique, comprimant la troisième portion du duodénum sur la saillie lombaire et l'aorte. On discute encore pour savoir si la paralysie gastrique est la première en date, enl rainant une dilatation telle que l'estomac refoule la masse intestinale grêle, laquelle tire sur son méso qui vient comprimer le duodénum, ou si la chute dans le petit bassin de la masse intestinale grêle, retenue par sa situation déclive, par des adhérences inflammatoires, amène l'occlusion duodénale, et secondairement la dilatation gaslro-duodénale susjacente. Les symptômes cliniques de cette affection, qui apparaît du premier au cinquième jour après l'opération, sont assez nettement caractérisés. Les vomissements surviennent rapidement, incessants, profus, composés d'un liquide bilieux, mais jamais fécaloïdes, parfois noirâtre; l'analyse chimique y décèle du suc pancréatique; s'ils manquent, le pronostic est mauvais, en raison de la paralysie gastrique qui en est la cause. Le collapsus, collapsus d'origine toxique est précoce : faciès hippocratique, accéléra lion el faiblesse du pouls, hypothermie, dyspnée. La distension abdominale esl constante, restanl localisée à la région épigastrique ; il n'y a pas de mouvements péristaltiques. L'organisme est déshydraté; la soif esl intruse, il y a oligurie el même anurie. Enfin, Varrêt des matières cl des gaz peut exister, ou au contraire il y a diarrhée séreuse par hypersécrétion intestinale. Lu présence d'un Ici accident, qui abandonné à lui-même entraîne généralement la mort rapide, il faut agir vite. La première chose à faire esl le lavage de Vesto mac avec un liquide tiède, dont on pourra abandonner une certaine quantité dans l'estomac, pour exciter la contraction de ce! organe. Mais si l'occlusion esl déjà prononcée, il faut lui ajouter le change ment de position <ln malade : le décubitus ventral, la position genu pe<-i<>rale, la position de Trendelenburg, onl presque toujours un résultat rapide ri merveilleux; 1res vile les vomissements cessent, l'abdomen se dégonfle, el il ne reste pins qu'à relever les forces dn malade, el à commencer une alimentation liquide, par petites quantités.
Les hémorragies gastriques et intestinales ne sonl pas absolument rares après les laparotomies, elles surviennent deux à cinq jours après rinterven lion, parfois beaucoup plus tard; elles s'annoncent par des symptômes d'hé morragie interne, el se vérifient par la production d'hémalémèse H de
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melœna. Elles sonl probablement dues à des thromboses dans lé système p0rte. Leur Lhérapeutique malheureusemenl n'est que symptomalique, injection de substances coagulantes (V- plus haul Hémophilie), et leur gravité esl redoutable; la majeure partie des malades qui en sont atteints succombent. Il faudra les distinguer des hématémèses ducs à la présence d'un ulcère gastrique latent, se révélant par une hémorragie post-opératoire, el donl le traitemenl au contraire est efficace; et des hémorragies consécutives aux interventions sur le tube digestif, et qui sont dues à une insuffisan e d'hémostase de la tranche muqueuse anastomosée; celles-ci sonl théoriquement justiciables d'une nouvelle laparotomie, mais dont les résultats soûl peu encourageants.
4° Troubles pulmonaires. — Les bronchites, congestions hypostatiques el pneumonies post-opératoires se voient fréquemment, après certaines interventions comme les gastro-entéroslomies, el chez les sujets prédispos comme les vieillards. L'aneslhésie par l'éther y prédispose; le refroidissement post-opératoire en est la cause occasionnelle fréquente ; l'aspiration, dans la trachée, des matières vomies pendant l'opération, peuvent les déterminer; enfin l'infection post-opératoire les aggrave. Les soins préventifs qui en restreindront les causes sont à surveiller; après Vopération^ la position assise et le lever précoce seront utilement recommandés. Si l'accident se produit, on aura recours à l'application de bottes ouatées, de ventouses, à l'administration de préparations alcooliques et de potions à l'acétate d'ammoniac.
5° Phlébite. — La phlébite est une complication grave, souvent mortelle par embolie. Celle-ci peut être le premier symptôme révélateur d'une thrombose veineuse, profonde et latente, que de petites poussées thermiques n'ont pu suffisamment faire prévoir; elle se traduira soit par des complications pulmonaires (infarctus) ou cardiaques, soit par la mort subite, suivant le volume du caillot, La phlegmatia alba dolens, suite d'interventions septiques sur l'abdomen, sera à traiter rapidement par les moyens habituels (immobilité, enveloppement dumembre inférieur dans une gouttière ouatée, etc.); le malade restera étendu et au repos, au moins trois semaines après la dernière élévation thermique due à la phlébite (V. Embolie, Phlébite). Pour éviter la phlébite post-opératoire, on a essayé des moyens préventifs anté-opératoires (V. plus haut); on a préconisé le lever précoce, qui empêcherait la stase dans les grosses veines, et par conséquent la thrombose « mécanique ». A vrai dire, on n'a pas encore prouvé que les phlébites soient devenues moins fréquentes par le lever précoce, et le vrai moyen préventif de celte complication est Yasepsie opératoire parfaite, et l'intervention chez des malades « refroidis ».
6U Parotidites. — La parotidite à la suite des laparotomies n'est pas rare; elle survient généralement dans le deuxième septénaire, et se traduit par une élévation thermique, un trismus, un gonflement et une douleur parotidienne. Elle est due à la rétention salivaire, aux traumatismes que l'aide chargé d'administrer l'aneslhésique a pu exercer sur la mâchoire inférieure. la langue etla région parotidienne, à l'infection buccale. 11 faut donc la j>rrvenir en nettoyant soigneusement la bouche avant l'opération (\ . plus haut)
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et après l'intervention; en évitant la déshydratation de l'organisme, par l'injection de sérum et l'administration de boisson en quantité suffisante. Quand elle apparaît, il faut essayer d'arrêter son évolution; tout à fait au début, des compresses chaudes et humides, des applications de pommade au collargol, et un très léger massage de la région, avec mouvements du maxillaire inférieur, permettront souvent de la faire rétrocéder; si la suppuration était inévitable, ou même la gangrène, c'est par une incision au pôle inférieur et postérieur ménageant le facial, qu'on le traiterait.
7° Escarres. — Les escarres fessières sont fréquentes chez les cachectiques, les amaigris; elles apparaissent quelques jours après l'opération, étant dues à un décubitus horizontal mal supporté par les malades; le contact prolongé d'antiseptiques, d'éther et d'alcool pendant l'opération a pu contribuer à les produire; ce sont alors de véritables brûlures qui s'ulcèrent dès le lendemain ou surlendemain de l'opération. On évitera donc au moment de la préparation pré-opératoire de la région abdominale, l'écoulement d'alcool et d'éther, entre les jambes et la région fessière; on glissera sous le malade une alèse chaude garnie d'ouate, immédiatement après le dernier lavage de la paroi. Après V opération, on aura soin de tenir les malades dans un état de propreté absolue, surtout les diarrhéiques, les incontinents d'urine; le matelas d'eau répartit la pression du décubitus sur une plus grande surface et soulage la région sacrée; on pourra conseiller au malade de se coucher tantôt sur le côté droil, tantôt sur le côté gauche; si l'escarre menaçait de se produire, un pansement aseptique préviendrait l'infection de la plaie qui résulte de sa chute; la poudre de talc, la poudre de Lucas-Championnière sont d'un usage excellent. Quand l'accident est consommé, on pansera l'escarre matin et soir, à sec, après lavage à l'eau oxygénée et attouchement à la teinture d'iode.
Enfin, il existe des escarres dues à des troubles trophiques, véritable « de cubitus acutus », toujours larges, souvent profondes, 1res longues à guérir; on les aurait remarqués apparaissanl déjà le lendemain de l'opération, quand celle-ci inléresse des rameaux nerveux pelviens, périnéaux el fessiers; elles sont de règle dans les traumatismes médullaires, et peuvent être cause de mort par ouverture du canal sacré et infection méningée.
III. Complications post-anesthésiques. — 1° Anesthésie locale. — L'anes- Lhésie locale à la cocaïne a été suivie1 d'accidents bénins, graves el même mortels. Mais une administration prudente el des soins post-anesthésiques efficaces préviennenl ou conjurenl ces accidents, qui toujours (Reclus) sont «lus à une faute de technique. Les règles à suivre sonl : l'emploi de solutions stérilisées à 1 pour 200, qui permettenl d'injecter 10 centigr. el plus de cocaïne; la position du malade : décubitUS horizontal el (èle basse, gardé au moins une heure après la lin de l'intervention; le malade ne reprendra la position horizontale qu'après avoir, absorbé quelques aliments liquides avec un peu de café additionné d'a/coo/. Les accidents qui <>m élé observés sont V excitation cérébrale, fréquente, loquacité, ivresse du malade; puis la dépression, petitesse «In pouls, pâleur, sueurs froides, nausées, tendance à la syncope; cette syncope survient surtout quand les opérés se lèvent, el peul être mortelle. En dehors des indications plus haut signalées, on ferait, en
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cas d'accident, des injections de caféine el d'éther, des frictions alcooliques sur le corps, le malade ayant ht Lête basse, les membres élevés, pour lutter contre l'anémie cérébrale. Il esl bon d'aiiïèurs, si l'opération était longue el la quantité d'ânesthésique nécessaire assez considérable, de faire boire du café alcoolisé au malade, pendant l'opération, sans qu'il lève la Lête, au moyen de l'aspiration par an tube de caoutchouc. L'antidote de la cocaïne. qui csl vaso-constricteur, esl lenitrite d'amvle, vaso-dilatateur intense. La stovaïne, la novocaïne soûl aujourd'hui préféréesà la cocaïne, à cause de leur toxicité moindre (Y. Anesthésie).
c2° Anesthésie rachidienne . — L'anesthésie lombaire esl suivie d'accidents fréquents, immédiats ou tardifs, parfois graves, qui ont l'ail repousser sauf exceptions rares celle méthode par la majorité des chirurgiens. D'ailleurs les cas où l'anesthésie locale ou générale sérail contre-indiquée, el où l'anesthésie lombaire serait peut-être seule possible, sont exceptionnels (Reclus). Les vomissements, la rétention d'urine, la céphalée post-anesthésiques s'observent souvent; les accidents cèdent généralement au repos et aux traitements habituels; mais, ils sont parfois assez tenaces el pénible-, en particulier le dernier, pour nécessiter une ponction lombaire. Les accidents graves, tendance à la syncope, collapsus et mort subite ont été signalés, pendant l'anesthésie. Enfin, on a parlé de troubles nerveux tardifs, dus à l'action de l'anesthésique sur la moelle ou les racines rachidiennes; mais leur relation avec la rachi-anesthésie n'est pas encore suffisamment bien établie, et demande de nouvelles recherches.
5° Anesthésie générale. — Les vomissements, la faiblesse, la soif, le malaise général qui succèdent aux aneslhésies générales ont été étudiées plus haut, el nous avons signalé la possibilité d'asphyxie ou de syncope chez les opérés, qui viennent d'être ramenés dans leur lit. Avec l'éther, les accidents pulmonaires, avec le chloroforme les troubles cardiaques sont à redouter et à prévenir; ils constituent des accidents fréquents, bien que relativement bénins (V. Anesthésie).
Il existe toute une série d'accidents, spéciaux aux anesthésiques généraux, et en particulier au chloroforme-, le chloroforme absorbé au niveau des poumons pénètre dans le sang, y produit de l'hémolyse et provoque ensuite dans les organes des altérations cellulaires d'intensité variable suivant les cas; trois organes sont particulièrement touchés : le foie, le rein, le cœur, d'où une série d'accidents, toujours sérieux en raison des troubles apportés dans la fonction du viscère atteint, parfois même mortels.
L'ictère post-chloroformique est relativement fréquent: on constate vers le deuxième ou troisième jour un peu de coloration des conjonctives, ou même des téguments, qui peut céder après le purgatif; l'usage du calomel est indiqué dans ce cas. Ces ictères, dus au pouvoir hémolytique du chloroforme, s'accompagnent d'une décharge d'azotée considérable el d'acéloaurie. Avec l'ictère, Y albuminurie post-chloroformique n*est pas rare: elle indique l'atteinte du rein, et s'accompagne de la présence de nombreux cylindres épithéliaux dans l'urine. Les malades qui en sont atteints sont à surveiller; des analyses fréquentes d'urine indiqueront le degré de lésion viscérale et le traitement à prescrire.
41 Ophtalmoscopie.
La mort tardive par chloroforme est plus rare heureusement, plus fréquente cependant qu'on ne le croyait autrefois, depuis qu'on étudie systématiquement les morts opératoires mises jadis sur le compte du choc, ou d'une septicémie péritonéale, avec laquelle on se gardera de la confondre. Les symptômes n'apparaissent que vers le deuxième ou troisième jour, chez un opéré qui semblait devoir présenter des suites parfaites; ce sont des phénomènes nerveux, délire tranquille, anxiété, contractions; le pouls est inégal, faible et fréquent; la respiration s'accélère; la température reste normale; enfin les vomissements recommencent, violents, répétés, parfois noirs. L'ictère est peu marqué, il y a plutôt acholie et le teint est terreux : ou bien, s'il existait au début, il diminue à mesure que les autres symptômes augmentent de gravité; les urines sont raie*, albumineuses, contiennent de l'urobiline et de l'acétone. Peu à peu le malade entre dans le coma, et finit par mourir du troisième au cinquième jour.
Ces accidents chloroformiques sont à redouter chez tous les prédisposés, les hépatiques, les rénaux, les cardiaques; d'où la nécessité ft administrer Vêther de préférence dans ces cas. Quand ils se déclarent malgré tout, on ne pourra guère leur opposer qu'un traitement symptomatique : lavages d'estomac, lavages intestinaux, sérum, ventouses, saignées, inhalations d'oxygène, etc., traitement, qui malheureusement n'est pas toujours efficace.
Contre l'intoxication posl-chloroformique, on a récemment proposé et essayé avec succès les injections de sérum sucré : « elles diluent l'anesthésique restant dans l'organisme, diminuent sa durée de contact avec les tissus, par suite de la diurèse abondante qu'elles provoquent, atténuent en conséquence ses manifestations toxiques; elles ont de plus un effet toni-cardio-vasculaire, qui s'oppose à l'abaissement de pression et au collapsus post-anesthésique... » (Fleig, de Montpellier). Par conséquent, agissant sur le cœur, le foieei le rein, elles semblent spécifiques des accidents post-chloroformiques. On peut injecter dans les veines 1000 c. c, sous la peau 500 c. c. de solutions isotoniques de sucre, c'est-à-dire pour le glucose cristallisé, des solutions à 45 pour 1000, pour le lactose cristallisé, à 90 pour 1000, pour la inannite cristallisée, à 50 pour 1000. Ces solutions doivent être faites avec i\v> sucres rigoureusement purs, sous peine d'accidents.
Pour tout ce qui concerne les soins pré ou post-opératoires particuliers ;i certaines opérations (craniectomies, thoracotomies, gastrectomies, etc., etc.), voir les articles qui leur sont consacrés.
AMÊDÊE BAUMGARTNER.
OPHTALMIE. — V. Œil, Blépharite, [ritis, Choroidites, Kératites.
OPHTALMIE DU NOUVEAU NÉ — Y. NoÛVEAU-NÉ (PATHOLOGIE).
OPHTALMOPLÉGIES Y. Œil (Paralysii
OPHTALMOSCOPIE. Y. OKlL (EXAMEN).
Opium et ses dérivés.
opium et SES dérivés— L'opium officinal esl constitué par Le latex naturel épaissi du Papaver somniferurri. Ce produit, riche en alcaloïdes, esl un des plus utiles de la pharmacopée.
Ses propriétés sonl multiples. L'opium esl somnifère ei sédatif du système uerveux; c'esl le médicament type de la douleur, quelle qu'en soit la cause. Il exerce une action tonique sur la circulation; il est antispasmodique, antidyspnéique ; il tarit les sécrétions intestinales et ralentit les échanges organiques.
Toutefois, l'opium esl contre-indiqué dans les états inflammatoires et congestifs du système nerveux central, dans les étals adynamiques, dans l'insuffisance rénale. Il faut se rappeler que les tout jeunes enfants supportent mal les opiacés [V. p. 1. Opium (Intoxication)].
Préparations d'opium. — Les préparations officinales de l'opium se prélent à des applications intéressantes dont nous envisagerons les principales.
Poudre d'opium. — Entre dans la composition de certains cachets antidiarrhéiques. Dose moyenne chez l'adulte, 20 centigr.
Poudre de Dover. — La poudre d'ipécacuanha opiacée est expectorante, sédative, diurétique et diaphorétique. On l'emploie dans la grippe, les fièvres éruptives, la congestion pulmonaire. La dose moyenne est de o centigr. par année d'âge chez les enfants de plus de 3 ans.
La poudre de Dover peut à son tour entrer dans des préparations composées.
Cachets antidiarrhéiques .
Poudre d'opium 2 centigr.
Poudre de belladone . . 1 —
Poudre de safran 15 —
Poudre de cachou .... 50 —
Pour un cachet; de 5 à 15 dans les
24 heures.
Pondre d'ipécacuanha opiaeée.
Poudre de Dover (Codex).
Poudre d'opium .... 10 grammes.
Poudre d'ipécacuanha . 10 — Poudre d'azotate de potassium 40 —
Poudre de sulfate de
potassium 40 —
I gr.de cette poudre renferme 10 centigr. de poudre d'opium et 10 centigr. de poudre d'ipécacuanha.
Poudre composée.
Poudre de jusquiame .... 0 gr. 10
Sulfate de quinine 0 gr. 50
Poudre de Dover 0 gr. 40
(Congestion pulmonaire pyrétique avec toux opiniâtre, Martinet); à prendre en deux fois dans les 24 heures avec une tasse de tisane aromatique bien chaude.
Pilules expectorantes.
Poudre de Dover. . . 0 gr. 10
Gomme ammoniaque. ) „ Benjoin de Siam. . . \ aa0^0° Essence d'anis. ... II gouttt >-.
Pour une pilule; 5 à 6 par jour.
Laudanum de Sydenham. — C'est une macération, dans l'alcool faible, de la poudre d'opium avec du safran, de l'essence de cannelle et de l'essence de girofle.
1 gr. de laudanum correspond à 10 centigr. de poudre d'opium ou à 5 centigr. d'extrait; il doit contenir 1 centigr. de morphine.
On donne à l'adulte une dose moyenne de 1 à 2 gr. de laudanum par jour dans un peu d'eau ou dans une potion (XLIII gouttes au gramme); à reniant de plus de 3 ans, IV gouttes pro die par année d'âge.
Opium et ses dérivés.
Potion antidiarrhéique .
Laudanum de Syden-
ham 2 grammes.
Salicylate de bismuth . 10 — Glycérine officinale . . 15 Infusé de bistorte ... 90 Sirop de coings .... 80 — Par cuillerée à soupe d'heure en heure ou toutes les 2 heures (adultes).
Lavement.
Laudanum de Sydenham 50 centigr. à 1 gr
Amidon pulvérisé. 45 grammes.
Décocté de guimauve 200 —
Élixir parégorique. — La teinture d'opium benzoïque ou d'opium camphrée est très employée dans le traitement des affections douloureuses gastro-intestinales, des diarrhées d'été, etc.
On donne à l'adulte 5 à 10 gr. dans les 24 heures, par prises fractionnées; à l'enfant de plus de 7* ans, 1/2 gr. à 4 gr. par année d'âge, par prises de IV à X gouttes (LUI gouttes = 1 gr.).
Elixir parégorique (Codex).
Poudre d'opium. ... 5 grammes.
Acide benzoïque. ... 5 —
Essence d'anis .... 5
Camphre 2 —
Alcool à 60° 985
10 gr. de cette préparation correspondent à b centigr. de poudre d'opium, soit à 25 milligr. d'extrait d'opium et renferment 5 milligr. de morphine.
Potion pour enfants.
Élixir parégorique . fi grammes.
Décocté de gui- \
mauve
Eau distillée de fleurs d'oranger .
Sirop de coings . .
Environ 20 centigr. (X gouttes) d'élixir parégorique par cuillerée à café (diarrhée).
ââ 50
Mixture.
Élixir parégorique ... 10 grammes.
Sous-nitrate de bismuth. 5 —
Glycérine officinale. . . 10 —
Infusé de bistorte ... 90 —
Sirop de coings .... 80 —
Par cuillerée à dessert toutes les 2 heures
(enfants, après 7 ans).
Potion béehique.
Élixir parégorique . . . 20 grammes.
Infusé d'espèces béchi-
ques .- . . 90 —
Sirop- de Karabé. . . . 80 — De 1 à 4 cuillerées à soupe par jour, ou 1 cuillerée à café d'heure en heure la nuit dans les toux quinteuses.
Extrait thébaïque. — L'extrait d'opium doit renfermer 20 pour 100 de morphine, aulrement dit 100 gr. d'extrait représentent '20 gr. de morphine.
Dose moyenne journalière chez l'adulte : 10 centigr.; chez l'enfant de plus de 3 ans, 1/2 centigr. par année d'êige.
Pilules.
•")<) centigr 1 gr. 50
Extrait thébaïque.
Kermès pulvérisé. .
Extrail (!<• polygala. .
Diviser en 15 pilules; 2â 6 par jour expeo torante el calmanl la toux).
/ 'Un/es u n I idia rr/ir i</ ne*.
Extrail t hébaïque. .
Tannin de cachou .
Extrait de ratanhia.
I uviser <%n 20 pilules ;
. . lio centigr.
. . l2 grammes.
toutes les 2 heures.
Pilules.
Extrait thébaïque 15 centigr.
Camphre pulvérisé. . . . 50 — Extrail de valériane . . . 50 — Diviser en 6 pilules; <!<' 2 à i par jour (formes douloureuses <l<- dyspnée, névralgie intercostale, entéralgies
Potion . Extrail thébaïque. ... I<> centigr.
Hydrolal de tilleul . . 90 gram b.
Sirop d'écorce d'oraç
ges amères 80
I centigr. d'extrail thébaïque par cuillerée .'i soupe.
Opium et ses dérivés.
Potion antidi'trrhèique (Tuberculose Extrail thébaïque. . 20 centigr.
Sous-nitrate <l«' lii--
iniiili 5 grammes.
Sirop <l"' ratanhia. . -s<> —
Hydrolal de fleurs j
d'oranger [ ââ ."><>
Hydrolal de tilleul, i Par cuillerées ;i soupe dans les 24 heure
Pommada calmante.
Extrail thébaïque. ■ I
ni 2 gramme
Extrail <!<• belladone. \ Axonge benzoïnée . 30
buppo
Extrail thébaïque.
Beurre de cacao. .
5 centigr.
S grammes.
Electuaire diascordium. — Celle préparation complexe a la consistance d'une pâle molle; I gr. de diascordium contient environ 6 milligr. d'extrail d'opium. On l'associe généralement au bismuth contre la diarrhée.
Pilules de cynoglosse opiacées. — Chaque pilule esl du poids de "20 centigr. et contient 2 centigr. d'extrait d'opium et 2 centigr. de poudre de semences de jusquiame.
Sirop d'opium. — Sirop thébaïque; 20 gr. de ce sirop contiennent 4 centigr. d'extrait d'opium. Chez l'enfant, 2 gr. par année d'âge.
Sirop diacode. — Sirop d'opium faible; 20 gr. de ce sirop renferment 1 centigr. d'extrait d'opium. Chez l'enfant, 6 gr. par année d'âge.
Sirop d'espèces pectorales. — Sirop pectoral; 20 gr. de ce sirop contiennent sensiblement 2 milligr. d'extrait d'opium.
Teinture d'opium. — Celle teinture renferme l/20e de son poids d'extrail d'opium; celle du Codex de 1884 en contenait l/15e.
Pâtes pectorales. — La pâte pectorale officinale, la pâte de lichen officinal, la pâte de réglisse officinale renferment chacune, pour 100 gr. de pâte, environ 2 centigr. d'extrait d'opium.
Dérivés de l'opium. — L'opium a une composition très complexe. Il contient une vingtaine d'alcaloïdes, dont trois seulement intéressent la thérapeutique : ce sont la morphine, la codéine et la narcéine. La morphine fournit à son tour des dérivés utiles.
Morphine. — Alcaloïde principal de l'opium, la morphine s'adresse à tous les syndromes hautement douloureux.
Le chlorhydrate de morphine s'administre à l'adulte à la dose de 1 à 5 centigr. ; on s'abstiendra d'en donner à l'enfant.
Solide de morphine pour injection hypodermique (Codex).
Chlorhydrate de morphine 1 gramme.
Eau distillée 49 grammes.
1 gr. de ce soluté renferme 2 centigr. de chlorhydrate de morphine; 10 gouttes en contiennent 1 centigr.
Huile morphinée (au 100e).
Morphine 10 centigr.
Acide oléique 90 grammes.
Huile d'amandes douces 9
Usage externe.
Sirop de chlorhydrate de morphine (Codex).
Chlorhydrate de morphine 0 gr. 50
Eau distillée 10 grammes.
Sirop simple préparé
à froid 990
20 gr. de ce sirop contiennent 1 centigr. de chlorhydrate de morphine.
Pommade.
Morphine 20 centigr.
Chloroforme 8 grammes.
Vaseline .30 —
Apomorphine. — Elle ne diffère chimiquement de la morphine que par une molécule d'eau en moins. Le chlorhydrate d'apomorphine est un vomitif
Opium et ses dérivés.
direct dont on fait usage lorsqu'il est impossible d'administrer un émétique par la voie buccale. On l'injecte par voie hypodermique à la dose de 5 milligr. à \ centigr. (solution à 1/100).
Héroïne. — Ether diacétique de la morphine, l'héroïne jouit de ses propriétés générales. Mais il convient de ne l'administrer qu'à doses faibles : 5 à 15 milligr. par jour au maximum.
Prises.
3 à 4 centigr.
Six 50 centigr.
Héroïne
Sucre de lait . . .
Magnésie calcinée.
Diviser en G prises (5 milligr. par prise).
Solution.
Héroïne 10 centigr.
Acide acétique X gouttes.
Eau distillée 10 grammes.
X gouttes représentent 3 milligr. d'héroïne dans un verre d'infusion chaude de sauge, menthe, violette ou tilleul, 5 à 0 fois par jour.
Cachets (Insomnie).
Héroïne 5 centigr.
Tiional 10 grammes.
Diviser en 10 cachets; 1 le soir avec une tasse d'infusion chaude de tilleul.
Solution hypodermique.
Chlorhydrate d'héroïne 5 cenligr.
Eau distillée de lauriercerise 10 grammes.
1 c. c. contient 5 milligr. de chlorhydrate d'héroïne.
Dionine. — Chlorhydrate d'éthylmorphine; ce médicament se rapproche beaucoup de la codéine par ses propriétés. On donne à l'adulte 2 à 10 cenligr. et à l'enfant 1 à 2 milligr. par année d'âge, après 5 ans.
Potion composée (Enfants).
Dionine . 5 centigr.
Teinture de helladone . 2 grammes.
Bromure de potassium. 8 —
Sirop de pavots blancs. <S0 —
Kau de fleurs d'oranger. 90 —
Cuillerée à soupe toutes les 3 heures (coqueluche).
Potion.
Dionine 15 centigr.
Teinture de helladone . 5 grammes.
Sirop d'érysimuin ... 80 —
Eau de fleurs d'oranger. 90 —
Cuillerée à soupe toutes les '2 heures (bronchite de l'adulte).
Codéine. — C'est l'éther méthylique de la morphine; les doses efficaces pour calmer la toux n'ont pas d'action narcotique ni d'influence sur l'intestin.
On la prescrit à la dose de 5 à 15 centigr. chez l'adulte el de I 2 centigr. par année d'âge chez l'enfant. Le sirop de codéine du Codex, donl 20 gr. contiennes î centigr. de codéine, se donnera donc à ce dernier à la dose d<> 2 gr. par année d'âge, à partir de 3 on \ ans.
oo grammes.
Potion.
Sirop de codéine . . .
Sirop de tolu
Eau de laurier-cerise ,
AlcOOlature de racine
d'aconit ....... XXX gouttes.
Eau distillée 50 grammes.
~> ,-ï :> cuillerées à soupe par jour.
Narcéine.
Potion.
Siro]
» «le codéine. . . .
15 gr
immes.
Siro]
• de belladone. . .
Siro]
> de loin
Eau <
le Meurs d'oranger.
(Kn la n
s) .*> à lu cuillerées
à café
par jour.
suivan
l'âge.
Cesl le plus hypnotique (\o^ alcaloïdes <|(^ l'opium. Sa toxicité esl moindre que celle de la morphine. On donne en moyenne à l'adulte une dose de :» centigr. par jour, mais on pourrail aller beaucoup plus loin. On s'abstienl d'en administrer aux toul jeunes enfants; chez le- autres, I milligr. par année d'âge constitue une dose suffisante.
Opium (Intoxication).
Potion.
Narcéine 0 gr. 03
Benzoate <le soude. . . !() grammes.
Eau distillée 50
Sirop de sucre .M) —
1 cuillerée à soupe renferme o gr. 01 de
narcéine ; I .-'i ■"> cuillerées.