‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 4)Chapitre 54 sur 89 · V" P. M < VI · texte numérisé non relu

V" P. M < VI

Peste. :>(>c2

de chances <>n aura <lr guérir son malade ainsi qu'il ressorl du tableau suivant, emprunté à Yersin :

Les malades inoculés !<• I " jour succombenl dans la proportion de l- pour 100. 2« — 35 —

Bref, il importe d'agir le plus vite et le plus énergiquement possible.

Traitement symptomatique. — C'est surtout contre l'asthénie qu'il faut lutter; doue pas de médication déprimante. Les bains froids permettront d'atténuer l'hyperthermie, en même temps qu'ils contribueront à vaincre l'état adynamique qui domine la scène. Les applications de glace sur la tête aideront à calmer la céphalée. La strychnine, les injections d'éther sont indiquées.

En ce qui concerne les bubons, pansements antiseptiques protecteurs; s'ils suppurent, lavages et pansements secs.

Prophylaxie. — La prophylaxie tirera ses indications des conditions étiologiques, déterminantes et favorisantes, qui président à l'éclosion du fléau. Elle sera générale et individuelle.

Prophylaxie générale. — Elle aura d'abord pour but d'empêcher la diffusion dans les pays voisins ou éloignés de l'infection pesteuse. Cette prophylaxie préventive sera réalisée par la mise en vigueur des moyens 'prophylactiques internationaux (V. Prophylaxie internationale).

La peste se déclare dans une localité ; un ou plusieurs cas se sont produits ; il s'agira alors d'établir la prophylaxie urbaine.

La déclaration obligatoire à l'autorité civile compétente s'impose, c'est-àdire à la mairie et à la préfecture ou sous-préfecture.

"L'isolement du malade est de toute nécessité et de toute urgence; en isolant le malade on isole le germe dont il est porteur, on l'empêche donc de s'étendre. Mieux vaut, s'il en existe dans la localité, le transférer dans un pavillon isolé dans un hôpital, ou dans des camps; la voiture qui aura servi à le transporter sera soigneusement désinfectée.

Pendant ce temps, la désinfection du local occupé antérieurement par le pestiféré subira la même désinfection, de même son linge, ses vêtements, sa literie, ses objets à usage, etc. Le désinfectant utilisé sera de préférence le formol, soit en vapeurs, soit en pulvérisations.

Les mêmes mesures devront être mises en vigueur pour les suspects, qu'il faut considérer, jusqu'à preuve absolue du contraire, comme des pestiférés.

Ces mesures suffiront, dans la grande majorité des cas, à enrayer l'épidémie, à condition que les autorités civiles soient averties dès l'apparition du premier cas. Mais il n'en est pas toujours ainsi, et quelques cas peuvent lui succéder, formant un foyer épidémique, donnant lui-même, par son extension rapide, une vaste épidémie. Ces faits se produisent le plus souvent aux colonies; il conviendra dès lors de mettre en pratique les mesures suivantes :

1° Détruire toutes les cases indigènes du village envahi par le fléau; l'incendie en sera le meilleur destructeur.

2° La population sera transportée dans un village voisin, avec sur

563 Pétrole.

veillance spéciale de sujets sains, pour déceler chez eux l'infection dès sa première manifestation ; l'attention sera très particulièrement attirée du côté des cas frustes ou ambulatoires, et des suspects.

5° Tous les vêtements qu'ils porteront seront désinfectés avant leur départ pour leur quarantaine ; on veillera tout particulièrement à la destruction des insectes cuticoles.

4° Isoler les pestiférés et empêcher entre eux et les sujets indemnes toute communication.

5° Les rats seront exterminés dans la localité contaminée et les localités voisines (mort aux rats, virus de Danyscz, pièces, £az asphvxiants ■ CO. CO2, SO2). J"

6° L'isolement durera tant que durera l'épidémie. Avant de laisser la population rentrer dans son ancien foyer, nouvelle désinfection des vêtements.

Prophylaxie individuelle. — Ce n'est plus la collectivité qu'il s'agit de préserver, ce sont les individus sains composant l'entourage du malade, et le personnel médical chargé de lui prodiguer ses soins.

1° Toute visite inutile au malade, toute présence non indispensable scia rigoureusement interdite.

c2° Les personnes qui le soignent devront porter un vêtement spécial (blouse, sarrau) dont elles se couvriront avant d'entrer dans sa chambre, et qu'elles retireront en la quittant.

5° Des lavages antiseptiques fréquents des mains et du visage devront être pratiqués, tout particulièrement avant les repas. Elles ne devront jamais prendre ces repas dans la chambre du malade. Les excoriations cutanées devront être scrupuleusement recouvertes.

4° Les produits d'expulsion, les vomissements, l'urine, les matières fécales, le pus seront recueillis dans des vases contenant un antiseptique actif (crésyl, sulfate de cuivre, etc.). Les linges qu'ils auront souillés seront versés dans un récipient contenant de la lessive bouillante. Ils seront ensuite stérilisés à l'étuve avant d'être soumis au lavage.

5° Enfin, les sujets indemnes de l'entourage et le personnel médical seront inoculés préventivement soit avec la lymphe de Haffkine, soit plutôt avec le sérum antipestcux de Roux et Yersin. La lymphe de Haffkine (5 c. c.) assure l'immunisation au bout de 7 jours après l'injection; l'immunisation dure longtemps, mais quand elle est inoculée à un organisme en incnbaliou de peste, elle contribue à lui conférer une atteinte très grave. Le sérum de Yersin assure une immunisation immédiate, mais elle dure peu (10 jours); il convient donc de la renouveler tous les 10 jours (10 c. c. pour un adulte); s'il est injecté à un sujel en incubation de peste, il empêche l'infection, ou la pend ln\s bénigne. , 7/ DQPTER'

^ÉTÉCHIES. V. Purpura.

>ETIT-LAIT. V. Lu. i i SES DÉRIVÉS.

3ÉTROLE. Le pétrole, peu nocif pour les organismes supérieurs, esl 1res toxique pour certains êtres inférieurs (insectes, arachnides, vers). Aussi ce

Phalangettes (Luxations).

corps ;i l-il été conseillé pour le Lrailemenl delà gale cl contre certains parasites accidentels. Il rend de grands services pour atténuer la douleur des piqûres de guêpes., d'abeilles, etc.

On peut l'employer à l'étal de pureté, mais le pétrole élanl fort irritanl pour la peau, <»n pare à cel inconvénienl <'n l'incorporant à un savon <>u ù un liniment.

Savon au pétrole.

Savon de Marseille. 100 i,rr; les.

Pétrole I „ rM

Alcool à 90°. . . . j ;1'1 &U

Cire 40 —

3 à i savonnages l2 à r> jours de suit< contre la gale.

PHAGEDENISME. — Y. Chancre.

[Animent. Éther de pétrole . . ) ~ „,.

Alcool à < ... ! ^P1"™* •

Alcoolal <lc lavande 20

Acide acétique. . . 2 —

Hrossag-e du corps avec une brosse large imbibée de celte mixture (gale des vendangeurs).

PHALANGES (FRACTURES) —V. Main. Piee

Vig. 253. — Luxation de la phalange du pouce en arrière (Collin).

PHALANGETTES (LUXATIONS). — Les luxations des phalange lies sont beaucoup plus fréquentes aux pouces qu'aux autres doigts: elles se font en arrière, en avant ou sur les côlés.

Les luxations en arrière sont les plus souvent observées, succédant à une chute ou à un choc sur la face palmaire de la phalangette, qui est alors portée dans l'extension forcée. La phalangette peut occuper deux positions différentes : ou bien elle est renversée en arrière, formant un angle droit

avec la phalange; ou bien, c'esl le cas le plus fréquent, elle est rabattue parallèlement à l'axe prolongé de la deuxième phalange. La peau dorsale est alors soulevée par l'extrémité supérieure de la phalangette et le tendon extenseur; en avant se trouve la saillie de la têle phalangienne (fig. 255). Fréquemment ces luxations s'accompagnent de plaies qui aggravent le pronostic fonctionnel.

La réduction est en général facile, mais cependant elle peut être difficile lorsque la capsule s'interpose entre les surfaces articulaires par un mécanisme semblable à ce qui se passe pour la luxation complexe du pouce (v. c. m.) ou bien lorsqu'il y a interposition du tendon fléchisseur, luxé d'un côté de la phalangine. Dans le premier cas, on devra agir comme pour la luxation complexe du pouce, renverser la phalangette en arrière et la repousser en avant en grattant avec elle le dos de la phalangine : dans le deuxième cas, on imprimera à la phalangette un mouvement de torsion vers le côté opposé au tendon luxé. Enfin, si la réduction est impossible ainsi, on pourra pratiquer l'arlhrotomie, ou bien on agrandira la plaie palmaire, s'il en existe une, pour réduire à ciel ouvert.

Les luxations en avant sont très rares et n'ont été observées qu'au pouce; elles succèdent à un choc sur l'extrémité de la face palmaire de la phalangette qui bascule sur la phalange el fait saillie au-devant d'elle.

565 Pharynx (Abcès).

Quant aux luxations latérales internes ou externes, nous ne ferons que les signaler, vu leur extrême rareté.

La réduction est toujours simple dans ces deux dernières varié lés de luxations. G. LABEY.

PHALANGINES (LUXATIONS). - - Les luxations sont rares : on les rencontre surtout sur le médius et l'annulaire qui, par leur longueur, sont plus exposés que les autres doigts. Le déplacement se produit en arrière, en avant ou latéralement.

La luxation en arrière, la plus fréquente, est toujours complète : tantôt la phalangine est redressée sur la phalange, formant avec elle un angle obtus ouvert en arrière; tantôt elle est rabattue et parallèle à Taxe de la phalange prolongée. Toujours la phalangette est fléchie. On sent en avant et en arrière les saillies des os déplacés. La réduction est facile par impulsion avec traction légère. Dans la luxation en avant, plus rare que la précédente, le doigt est raccourci, les différents segments du doigt sont dans l'extension. En arrière, saillie de la tète phalangienne; en avant, saillie de la surface articulaire de la phalangine recouverte par les tendons fléchisseurs. Enfin, dans les luxations latérales, encore plus rares, la phalangine luxée est déviée en dehors ou le plus souvent en dedans, formant avec la phalange un angle droit.

La réduction est facile ordinairement. G. LABEY.

PHARYNGITE. — V. Angine.

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