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GOUGE ROT

PIGEONNEAU. — V. Dermatoses, Professions,

PIGMENTATION (TROUBLES). — La peau humaine esl normalement pigmentée dans toute son étendue. L'abondance du pigment contribue à spécifier les races. Elle varie pour chaque race, suivanl les régions, le sexe. L'âge, le genre de vie, etc.

Le pigment cutané siège dans l'épidémie el dans le derme. Ses giann

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lalionS occupent, <l;ms l'épidémie les cellules de la couche basale ; quand x-llcs sont abondantes, elles envahissent le corps muqueux. On les trouve dans le derme, au niveau des papilles ri des plexus sous-papillaires, incluses dans des éléments cellulaires allongés, fusiformes ou rameux, qui sonl des leucoej tes.

On adrîiel aujourd'hui «pic le pigmenl esl sécrété par les cellules épithéliales elles-mêmes el que les leucocytes contribuenl à l'emporter dans les voies lymphatiques, quand il esl en excès ou qu'il y a dépigmen talion.

On peu! rencontrer dans la peau trois espèces distinctes de pigments : la mélanine, le pigment ocre et le pigmenl paludique. Tous Lrois semblenl des stades successifs de transformation de l'hémoglobine.

La mélanine est le pigment normal de l'épidémie el (\c> poils, celui de la •choroïde de l'œil; on la rencontre aussi dans la maladie d'Addison, les tumeurs mélaniques et bon nombre de taches pigmentai res. Elle se présente sous forme de granulations petites et rondes, d'un brun plus ou moins foncé. Ce pigment ne donne pas les réactions du fer; il esl soluble dans les alcalis concentrés, insoluble dans l'eau, l'alcool et les acides.

Le pigment ocre (Kelsch et Kiener), ou hémosidérine (Neumann), se présente sous forme de granulations inégales, d'une couleur variant du jaune •d'or au rouge brun. Il est insoluble dans l'eau, l'alcool el les essences, résiste aux alcalis étendus et aux acides organiques et présente les réactions du fer. On le rencontre dans les extravasats sanguins el loutes les fois que les hématies sont entièrement détruites : c'est le pigment du diabète bronzé des cirrhoses pigmentaires et des taches pigmenlaires post-hémorragiques.

Le pigment palustre, produit d'une élaboration de l'hémoglobine dans le corps môme des hématozoaires, se forme dans le sang où on le trouve dans toutes les variétés et à toutes les périodes de la malaria. Il est déposé par les capillaires dans certains viscères, assez souvent dans la peau, mais non dans lesépilhéliomes sécréteurs. Il a de grandes analogies avec la mélanine, mais s'en distingue par ses propriétés chimiques.

Les causes el le mécanisme de la pigmentation sonl mal connus, ainsi que sa signification et ses effets. On sait seulement que certaines causes influent sur la distribution et l'abondance du pigment : telles sont les irritations locales, l'hyperémie, les lésions des plexus nerveux qui entourent les glandes surrénales.

D'une façon générale, les troubles de la pigmentation ou dyschromies consistent soit en excès, soit en défaut de pigment dans le derme et l'épiderme. L'absence ou la diminution du pigment cutané s'appelle Yachromie: l'excès de pigment constitue les mélanodermies ou hyperchromies. Pour Darier, on devrait réserver le nom de mélanodermies aux colorations étendues el diffuses el appeler taches pigmentaires les hyperchromies circonscrites et limitées.

L'absence de notions éliologiques el pathogéniques interdit toute classification rationnelle des dyschromies. On peut pratiquement, avec Darier, les diviser en cinq catégories :

I. Dyschromies congénitales ou plus exactement d'origine évolutive (difformités cutanées),

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