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déprimée, sa face palmaire au contraire soulevant les tendons fléchisseurs. La main est quelquefois plus ou moins inclinée vers le bord cubital. Les mouvements actifs cl passifs son! Légèrement diminués dans le sens de d'extension, augmentés au contraire dans le sens de la flexion, à moins que La douleur ue soit dolente. Celle-ci n'existe que pendant la période «le développement de la déformation; elle ;i pour siège vague L'avant-bras el le poignet, H survient surtout à l'occasion «le fatigue de f articulation; elle cesse ordinairement au boni de deux ans. La déformation persiste seule, ne déterminant plus alors qu'une mène fonctionnelle fort légère.
Il ne s'agit pas ici (Tune subluxa lion à proprement parler, mais d'un changement dans la direction de L'articulation radio-carpiennc faisant d<*\ îer la main tout entière; il y a une exagération de L'incurvation antérieure du tiers inférieur du radius, sous l'influence de l'action <\e> fléchisseurs; cette action musculaire ne peut d'ailleurs se comprendre si L'on n'admet pas en môme temps un certain degré de ramollissement du squelette avec laxité des ligaments (rachitisme).
Le traitement consiste tout d'abord en repos complet : il faut supprimer les mouvements du poignet, en laissant persister ceux des doigts; on peut en même temps faire un appareil relevant le talon de la main et appuyant d'une façon douce et continue sur la face dorsale de l'extrémité inférieure du radius, de manière à arrêter les progrès de la déformation. Les douleurs disparaissent ainsi rapidement, mais l'immobilisation doit être maintenue plusieurs mois.
S'il n'y a ni douleurs, ni augmentation delà déformation, la gêne fonctionnelle est trop peu marquée pour qu'il y ait lieu d'intervenir. C'est dans des cas exceptionnels que se pose l'indication d'une osléototomie du radius dont on a d'ailleurs obtenu de bons résultats. g. LABEY.
ffOIGNET (TUMEUR BLANCHE). — Relativement fréquente, la tumeur blanche ou ostéo-arthrite tuberculeuse du poignet, se rencontre plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, et principalement de 10 à 30 ans. Au point de vue étiologique, rien de spécial à noter.
Le point de départ de la lésion est osseux plus souvent que synovial, et par ordre de fréquence viennent les os du carpe, puis le radius el beaucoup plus rarement le cubitus et les métacarpiens. La forme purement <ixs<>usr est une forme sèche, les fistules sont rares et tardives. L'œdème général est moindre et la région est diminuée de volume. La forum synoviale présente au contraire des fongosités infiltrantes, gélatineuses, des abcès, des fistules et de l'œdème général du membre. Dans certains cas, il est impossible de savoir si l'origine a été osseuse ou synoviale. Les gaines tendineuses, qui peuvent, rarement d'après Mondan, être touchées en premier lieu, sont presque toujours envahies secondairement.
Symptômes. — Le début est en général insidieux. Les mouvements sont un peu douloureux d'abord dans certaines positions, la flexion ou l'extension forcées, et plus lard au moindre déplacement; il y a aussi <lès le début un affaiblissement rapide des muscles de la région, bien que la diminution des masses musculaires soi! insignifiante.
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La déformation est d'abord peu marquée, mais peu à peu la tuméfaction, qui apparaît d'abord sur le dos de la main au niveau du grand os, augmente et s'étend à toute la région. Le poignet, renflé, semble avoir comme appendices les doigts amaigris, immobiles, à peu prés dans l'extension, le pouce sur le même plan que les autres. L'avant-bras est aminci, atrophié et le malade, pour empêcher la main de tomber passivement du côté palmaire, la soutient avec les doigts de la main saine. Les mouvements actifs n'existent plus. Les mouvements provoqués sont, eux aussi, presque complètement impossibles et toujours très douloureux. Sur la face dorsale du poignet et de la main la palpation révèle un gonflement mou. pseudoiluctuant. Les gaines palmaires peuvent, elles aussi, être distendues secondairement. Puis il se forme des collections purulentes, des trajets fistuleux par où s'échappe un liquide séro-purulent, à grumeaux caséeux. Les tendons perdus dans les masses fongueuses persistent longtemps, mais peuvent aussi disparaître : en tout cas ils perdent leur mobilité.
On trouve constamment des adénopathies axillaire et épitrochléenne. Pronostic. — Le pronostic fonctionnel est excessivement grave, surtout chez l'adulte : l'évolution de 1 ostéo-arthrite du poignet est fatalement progressive et les fonctions de la main sont certainement perdues si l'on n'institue pas un traitement judicieux. Mais, au point de vue vital, la généralisation tuberculeuse s'observe moins fréquemment que dans les tumeurs blanches du coude et de l'épaule.
Diagnostic. — 11 n'y a qu'au début (pion puisse hésiter sur le diagnostic de tumeur blanche du poignet. On ne le confondra pas avec une arthrite rhumatismale chronique ou subaiguë (absence d'engorgement des ganglions, action du salie vin le de sonde, etc.), avec une arthrite blennorragique (début plus franc, tuméfaction plus rapidement établie, troubles fonctionnels plus marqués), avec une synovite fon-gueuse des gaines, habituellement localisée à la paume de la main et qui laisse les mouvements du poignet beaucoup plus libres que l'arthrite tuberculeuse.
Traitement. — Chez Venfant on doit essayer longtemps le traitement non opératoire, immobilisation dans une gouttière plâtrée et traitement général. Cependant, si les lésions augmentent de gravité, il vaut mieux ne pas attendre la fistulisation el les infections secondaires; on peut, chez les jeunes sujets, obtenir la guérison sans nuire à la croissance du membre par la carpectomie : on évide à la curette tout le carpe sauf le pisiforme et le trapèze, sans toucherau radins et au cubitus; puis, suivant l'état d'infection antérieure, on suturera complètement ou on Laissera la cavité largement ouverte pour laisser se combler secondairement: on la touchera alors fréquemment au chlorure de zinc, à la teinture d'iode. M vaut mieux conserver «-Hic large ouverture que pratiquer un drainage toujours suivi de fistules.
c/k'z Vadulte on commencera également par l'immobilisation dans une gouttière plâtrée, mais au début seulement, et l'on en viendra rapidement à la résection, sans attendre la formation d'abcès ou de fistules. Cette résection variera en étendue suivant les lésions constatées; les os du carpe seront enlevés presque toujours en totalité; quelquefois <>n supprimera
Poils (maladies). <s " ♦ »
l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras. On fermera la plaie complètement ou on laissera largemenl ouvert suivanl qu'il existait ou non des fistules; rapidement on mobiliserais doigts et on électrisera les muscles. Dans les cas où il existe des fistules multiples avec envahissement des gaines synoviales palmaires, le traitement conservateur n'esl plus de mise et l'on doit avoir recours ;i l'amputation. G. LABEY.
POILS (MALADIES). — Les cheveux cl les poils participent souvent à diverses dermatoses, telles que l'eczéma, le pityriasis rubra, les folliculites, etc.; niais ils peuvent cire atteints pour leur propre compte.
On peut diviser en deux groupes les maladies du système pileux :
1° Les maladies non parasitaires et de causes variables : pelade, agénésie pilaire, hypertrichose, candie, trichotillomanie, monilethrix.
2° Les maladies parasitaires : favus, trichophyties, teignes duc- aux microsporons, triçhoptilose, trichorrexie noueuse, lepothrix, piedra.
Nous ne décrirons ici que quelques-unes de ces maladies, les autres méritant par leur importance une description spéciale (Voiries articles Pelade. Favus, Trichophyties, etc.).