V. linguale
Art. linguale
génio-lujoïd.
génio-glosse g.
hyo-glosse génio-glossedr.
Amputation de la langue par la voie trans-maxillaire (d'après Kocher).
Laryngectomie totale.
I ions des muscles géniens (Kochcr) ; avant de couper l'os, il est bon de forer, de chaque côté de la future section, des trous pour le passage des fils de la suture osseuse. Les deux moitiés du maxillaire sont écartées au maximum.
31 Temps : la muqueuse buccale est sectionnée, d'avant en arrière, dans I,' sillon gingivo-lingual ; sur les cotés de la langue, on découvre les vaisseaux (artères et veines) et les nerfs (lingual, hypoglosse); l'artère est liée. Section des muscles génio-glossc et hyo-glosse (fig. 545).
4'1 Temps : à travers la large brèche due à l'écartement des moitiés du maxillaire, on ampute facilement la langue, en tout ou en partie; puis on suture le moignon et les débris de la muqueuse, de façon à diminuer le plus possible les surfaces cruentées.
5" Temps : rapprochement des deux moitiés du maxillaire, qui sont réunies par des fils métalliques; suture de la lèvre inférieure et de la plaie cutanée; drainage sus-hyoïdien.
Résultats. — L'amputation de la langue pour cancer est une opération sérieuse : la statistique de Capette, qui porte sur un millier de cas, indique une mortalité immédiate de 12 pour 400. Les principales causes de mort sont l'hémorragie et surtout les complications pulmonaires.
Le pronostic opératoire dépend évidemment de l'étendue de l'exérèse et de la méthode employée : favorable pour les interventions par les voies naturelles, dont la mortalité ne dépasse pas 4 ou 5 pour 100, il devient beaucoup plus grave dans les opérations par la voie sus-hyoïdienne, et surtout par la voie trans-maxillaire. cil. LENORMANT.
LARYNGECTOMIE TOTALE. — L'extirpation totale du larynx dans le cancer, exécutée pour la première fois par Billroth en 1875, par Labbé en France,
fut longtemps en défaveur, à cause de sa mortalité décourageante ; aujourd'hui elle est universellement admise, son pronostic s'étant beaucoup amélioré, grâce aux perfectionnements de sa technique (Périer, Gluck, Le Bec, Sébileau).
L'opération en un temps, c'est-à-dire sans trachéotomie préliminaire, que l'on fit tout d'abord (Périer, Gluck), est à peu près abandonnée, et en France du moins, la laryngectomie totale est pratiquée en deux temps séparés.
Technique opératoire.
1er Temps. — Le 1er temps, l'opération préliminaire, permet de tâter les forces de l'opéré, et il a surtout pour but de préparer les voies aériennes à leur réaction de défense. Aussi doit-il être rapide et simple ; et, au lieu de réaliser comme le conseille Le Bec, un abouchement de la trachée à la peau, qui exige l'anesthésie chloroformique et provoque un certain shock opératoire, ce premier
Fig. 346. — Incision cutanée pour la laryngectomie totale (Monod et Vanverls)
Laryngectomie tota I e .
temps doit consister, suivant l'idée primitive de Ghiari (181)6), en une simple trachéotomie faite sous anesthésiè locale.
Ce ne sera pas une trachéotomie basse, qui plus tard faciliterait sans doute l'extirpation du larynx, mais gênerait beaucoup la fixation de la trachée par suite de la présence de la canule et des adhérences.
Il faut faire une traeliéotomie /toute et même, si les lésions n'envahissent pas la région sous-glottique, une laryngotomie mter-crico- thyroïdienne, laquelle peut être exécutée très rapidement et très aisément et offre en outre l'avantage de laisser intacts les premiers anneaux de la trachée; bien plus, si le néoplasme n'est pas sténosant, on peut, 24 heures avant le 2e temps opératoire, enlever la canule, de telle sorte que l'extirpation du larynx et la fixation de la trachée seront aussi aisées que dans une laryngectomie en un temps, et les voies aériennes seront en état de défense.
2e Temps. — La seconde intervention est faite 15 à 20 jours après la trachéotomie préliminaire.