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dans l'ulcus juxta-pylorique. Elles onl des irradiations spéciales dans l'hypocondre droit, parfois aussi vers l'épaule droite, mais celles-ci fonl souvent défaut. Le diagnostic se l'ail surtout au moment (lune crise, ou 1 * i t * 1 1 en dehors <lc celle-ci, à condition que l'on puisse constater d'une façon précise la localisation vésiculaire de la douleur ainsi que les modifications éventuelles du volume de la vésicule. Les mêmes difficultés se présentent à propos du diagnostic entre les périadénites et les perforations duodénales, les cholécystites el la perforation vésiculaire.
Dans l'appendicite chronique les douleurs onl un horaire beaucoup moins régulier : la radioscopie rend éventuellement de grands services en permettant de préciser le siège exact de la douleur sur un viscère déterminé. Elle montre notamment la fréquence assez grande de l'abaissement el du déplacement du pylore vers la droite, source d'erreurs de diagnostic entre les affections pyloriques et appendiculaires absolument inévitable sans le contrôle de l'écran.
Enfin le diagnostic des coliques néphrétiques droites, des affections du pancréas el de l'angle colique peul parfois, mais plus rarement, prêter à confusion.
Nous n'insisterons pas sur le diagnostic des formes monosymptomaliques de l'ulcus duodénal (douloureuse, permanente ou paroxystique, hémorragique, etc.). FRANÇOIS MOUTIER.
DYSPEPSIE (TRAITEMENT ÉLECTRIQUE). — Les progrès réalisés en ces dernières années dans la radiographie de l'estomac ont permis de mieux étudier Faction des divers courants électriques sur les contractions de l'estomac.
De l'ensemble des travaux publiés sur la question, il semble résulter que la galvanisation inlra-slomacale ou endo galvanisation, appliquée comme nous l'avons indiqué, constitue le traitement de choix de la dilatation et de l'atonie gastrique. Sous l'influence du courant galvanique stable, on voit, comme dans la contraction normale ordinaire, une onde péristaltique qui avance de gauche à droite jusqu'au pylore, puis le pylore s'ouvre et donne passage au contenu de l'estomac. Sous l'influence du courant continu, les contractions se produisent et se suivent régulièrement, de telle sorte qu'un estomac ptosé peul ainsi vider son contenu en 10 minutes.
L'intensité du courant nécessaire pour produire ce résultat varie de l'> à 15 m. a. 11 esl préférable de placer le pôle positif dans l'esJomac. les fibres lisses répondant plus énergiquemenl à l'anode qu'à la cathode.
L'endofaradisation n'excite pas directement les fibres lisses: si elle a une action sur l'estomac, c'est grâce à la contraction des fibres musculaires de la paroi, el celte action est comparable à celle d'un massage.
Mais l'estomac peul être excité indirectement par l'intermédiaire du nerf vague, et ce procédé peut être utilisé lorsqu'on ne veut ou qu'on ne peul recourir à la sonde.
Les chocs galvaniques appliqués à l'aide d'une électrode olivaire entre les deux chefs du slerno-masloïdien provoquent une contraction très marquée delà tunique musculaire de l'estomac; Le nerf vague gauche, qui
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donne à l'estomac des rameaux plus nombreux, détermine, par son excitation électrique, des contractions plus fortes.
11 vaut mieux, pour éviter tout danger de syncope, ne pas exciter les nerfs des deux cotés à la fois. F. ALLARD.
DYSTHÉNIES. — J. Taslevin vieul de ranger sous le nom de dysthénies les états d'asthénie et d'hypers thénie primitifs ou secondaires que l'on trouve associés à des troubles mentaux (dépression mélancolique et excitation maniaque) notamment dans la folie périodique. Dans l'asthénie-manie périodique, c'est l'asthénie qui est à la base du syndrome; elle est primitive (V. Asthénie primitive) ; et la manie lui succède par gradation, ou brusquement, sans qu'il y ait contradiction entre ces deux états en apparence opposés. Cela explique les étals mixtes de Krœpelin. Létal mental est parallèle à l'état aslhénique ou hypersthénique : il en est la conséquence (Annale* médico-psychologiques, 19 1 1).
Symptômes. — Les deux signes cardinaux de l'asthénie sonl : Vamyoslhénie avec sensation de lourdeur du corps et Yanidéalion avec conscience du ralentissement de la pensée. L'asthénie s'étend à l'intestin (constipation). Il y a tendance à l'émotivité douloureuse, à la tristesse par incapacité, avec indifférence pour les proches, et même au mutisme.
Dans Yhypersthénie ou manie, au contraire, c'est l'exaltation de la force musculaire, qui crée la joie, avec sensation de légèreté du corps et disposition au rire, à la loquacité, à l'attendrissement, et même à la colère.
J.-P. Falret caractérise ainsi les accès de la folie circulaire. « Les deux étals, dont la succession continuelle constitue la folie circulaire, ne sonl, en général, ni la manie, ni la mélancolie proprement dites, avec leurs caractères habituels ; c'est en quelque sorte le fond de ces deux espèces de maladies mentales sans leur relief. D'une part, il n'y a pas incohérence d'idées, comme dans la manie, mais simple exaltation maniaque, c'est-à-dire activité extrême des facultés avec besoin incessant de mouvement et désordre 1res marqué dans les actes; d'autre part, il n'y a pas lésion restreinte de l'intelligence et prédominance de certains délires bien déterminés, comme dans les mélancolies ordinaires, mais dépression physique el morale, portée quelquefois jusqu'à la suppression complète des facultés intellectuelles el affectives. »
Ces accès n'ont pas de base émotionnelle; c'est simplement l'état physique qui reflète l'état mental. L'asthénie el la manie peuvent se combiner de diverses façons avec des intervalles réguliers ou irréguliers (V. Folies périodiqies), se succéder sous la même forme ou alterner.
La durée des accès varie de quelques heures à plusieurs mois; le passage à la chronicité est possible.
Causes. — A côté de l'asthénie-manie primitive (V. Asthénie primitive) dont la cause est généralement d'ailleurs toxique ou traumalique (traumatisme moral ou physique suivi d'épuisement), Tastevin el Benon ont décrit les asthénies-manies ou dysthénies secondatri'x succédant à un étal préalable déjà déterminé : telles les dysthénies post-douloureuse, post-obstétricale, post-traumatique, posl-épileptique, post-apoplectique (V. Revue Neurologique l'Jll, T. 11. p. 510 et T. I, 541).
Dystrophies du premier âge. îili
Diagnostic. — La conception <l<\s dyslhénies n'ajoute rien au point de vue clinique à ce qu'on savail des psychoses asthéniques. Séglas, notamment dans -«'s Leçons cliniques sur les maladies mentales et nerveuses (1895), insiste sur le caractère secondaire «lu délire mélancolique, sur la base organique de la maladie qui est un trouble de nutrition, causant un étal cénesthétique pénible avec dépression douloureuse. « Il ne faut jamais, en pathologie mentale, considérer uniquement le cerveau, ni même le système nerveux isolément; il importe de se rappeler toujours qu'ils sont intimement reliés au reste <le l'organisme; cela surtout pour les psycho-neuroses connue la mélancolie » (p. 284). Voilà bien expliquée, l'asthénie primitive ganglionnaire de Brachet. L'asthéno-manie primitive n'est donc pas la seule asthénie primitive : ces asthénies-là sont d'ailleurs secondaires à un trouble de nutrition. La véritable asthénie primitive est l'asthénie constitutionnelle.
Quant à l'asthénie secondaire, voici quelques conclusions de Benon relatives à l'asthénie post-apoplectique.
Les phénomènes hypersthéniques et plus encore les phénomènes asthéniques ne devront pas être pris pour des signes de déficit intellectuel. Ce que les auteurs ont décrit sous le nom de délire ambitieux, chez les déments avec lésions circonstrites, n'est. autre chose que l'excitation maniaque ou hyperslhénie. La faiblesse musculaire et idéative qui suit l'attaque ne devra pas être prise pour de la confusion mentale. Les états de gaîlé, d'euphorie, de joie, décrits chez certains hémiplégiques, et chez certains aphasiques (aphasiques sensoriels surtout), enfin certains cas de « moria » dans les tumeurs cérébrales, apparaissent également pour la plupart comme des troubles hypersthéniques.
Pathogénie. — La diffusion du trouble de la fonction névrosthénique s'explique, si l'on envisage les rapports du sympathique avec le cervelet d'une part, avec le cerveau d'autre part (V. Asthénies) . p. LONDE.
DYSTROPHIES DU PREMIER AGE, — Les dystrophies les plus habituelles du 1er âge sont Y atrophie, ou mieux Yhypotrophie, et le rachitisme. L'atrophie est un trouble de nutrition, caractérisé par une diminution notable et durable du poids (Marfan), moins rapidement progressive et moins menaçante que dans l'athrepsie, cachexie gastro-intestinale du premier. mois de la vie (v. c. m.). Pour mieux la distinguer de l'athrepsie, il vaudrait mieux lui réserver la dénomination d'hypotrophie. En réalité l'atrophique qui survit, ce qui est fréquent, reste un hypotrophique, au moins jusqu'à un certain âge (3 ans etdevantage). Les auteurs allemands désignent d'ailleurs le 1er degré de l'atrophie sous le nom de « trouble du bilan » (fig. 150), indiquant par là que, chez l'atrophique, la nutrition est altérée et non pas supprimée. Et en fait, l'atrophique est plutôt un stationnaire, un retardataire qu'un cachectique, voué à une diminution de poids progressive comme l'athrepsique.
Le rachitisme du Ie' âge mérite d'être étudié parallèlement à l'hypotrophie pour deux raisons : tantôt le rachitisme se combine à l'hypotrophie : c'est ce qui arrive dans le rachitisme accentué portant sur la cage thoraciquè; tantôt le rachitisme reste floride, compatible avec un poids au-dessus de la
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Pystrophies du premier âge.
Dormale, il est alors plus ou moins localisé ou prédominant dans la moitié inférieure du corps. Inversement, l'atrophie avancée peut ne pas s'accompagner de déformations rachi tique très nettes.
Outre ces deux états qui doivent retenir l'attention du médecin à cause de leur extrême fréquence, il y a d'autres dystrophies du 1er âge dont on trouvera la mention aux articles spéciaux et que nous laisserons ici de côté. Ce sont : la chlorose et les anémies, le lymphatisme et l'état thymo-lymph a tique, le myxœdème, l'obésité, les dysostoses familiales, etc. (fig. 151). On pourrait y ajouter la maladie de Barlow, la maladie de Quincke, la myotonie, la myopathie, les dystrophies cutanées, etc. Beaucoup plus importantes au point de vue pratique sont les méiopragies vitales des descendants de tuberculeux, de syphilitiques, d'alcooliques, d'aliénés, d'arthritiques, de surmenés, d'infectés (fièvre puerpérale), etc. Nous verrons que ces différentes tares héréditaires entrent pour une bonne part dans l'étiologie de l'atrophie.
Comme le rachitisme, l'atrophie est infiniment plus fréquente et plus grave chez les nourrissons au biberon. C'est ce cas habituel que nous aurons particulièrement en vue.