Bromoforme
Extrait dejusquiàme. ; ~ Un centigr.
Extrait de chanvre indien )
Hydrate de rhloral ) ~ TT
.,-.,. : aa l n gramme.
Bromure de potassium )
C'est un des meilleurs sédalifs hypnotiques connus. Il csl particulièrement recommandable dans le délire alcoolique. On pourra en faire une préparation magistrale en choisissant comme véhicule soil le julep simple, soit le sirop d'écorces d'oranges amères.
Extrait do iusquiame / lv. ..
,, . . J . l .. [- aa Dix centigr.
Extrait de chanvre indien )
Hydrate de chloral ) IA
r, , ■ ï aa ut grammes.
Bromure de potassium )
Sirop d'écorces d'oranges amères j
Jnlep simple \
Cette préparation osl moins concentrée que le bromidia; une cuiller à soupe4 de celle préparation, formulée par Martinet, équivaut à une cuiller à café de bromidia. /■:. i\
BROMIDROSE. — Y. Sudoraux (Troubles).
BROMIPINE. Combinaison <lu brome à l'huile de sésame ou d'œilletle, contenant soil II), soil 7u)Jy7) pour 100 de brome. C'est un liquide brun plus ou moins foncé.
L'huile bromée forte correspond, par gramme, à 50 centigr. de bromure de potassium el par centimètre cube à 63 centigr.
Les indications de la bromipine sont celles des bromures (épilepsie surtout); elle esl mieux tolérée par l'estomac, qu'elle traverserait sans être modifiée.
La dose est de 10 gr., 15 gr. cl davantage, en potion; la bromipine peut être introduite aussi par voie hypodermique ou rectale. e. r.
BROMOFORME. Le bromoforme (tribromométhane, formène tribromé) esl
un liquide incolore, très dense (2,90 à 15°, 38 gouttes au gramme), peu solublc dans l'eau froide (i p. 1000) aisément soluble dans l'alcool cl l'élher.
Antispasmodique puissant, le bromoforme csl surloui employé contre la toux quinteuse des enfants cl contre la coqueluche (v. c. m.). 11 doit cire administré avec quelque précaution. On donne aux adultes de XX à XXX gouttes; aux enfants, avant 0 mois. I goutte, "> fois par joui': de <» mois à un an. III à IV goulles par jour: après un an. IV à Y gouttes; de I à 5 ans, IVgouttes par année d'âge; de 5 à 10 ans, XX gouttes par jour. Il esl essentiel, pour éviter toute action irritante, que le bromoforme soit à l'étal de dissolution parfaite; cela s'obtient aisémenl par addition d une petite proportion d'alcool cl de chloroforme.
Soluté officinal <!<■ bromoforme (Codex).
Bromoforme 5 grammes.
Glvcérine officinale 1.'» —
Alcool ;'i OU" ". . 30
Bromures.
Le so
lui-
l;i densité de l'eau. In gramme, <>u un cenlimèlre cube, ou
Bromoforme ....
2 grammes
Chloroforme ....
1 gr. 50
Teinture <l«' racine
d'aconit
\ grammes
Teinture de belladone
Alcool à f>0(» . Q. S. i)
Cuillerée ;'i café ou .ï soupe, suivani l'âge ♦'l le cas. dans un demi-verfe ou un verre d'eau ou d'infusion de violettes.
soixante gouttes, contiennent in cenligr. de bromoforme.
Kli.rir. Potion émulsive (Marfan).
Bromoforme. . • XLVII1 gouttes.
Huile d'amandes )
douces / .ni I*» grammes.
( îomme arabique. ) Eau de lauriercerise i —
Eau distillée. Q. S. p. 120 Chaque cuillerée à café «le cette potion émulsive renferme II gouttes de bromoforme; il est donc facile do calculer le nombre de cuillerées que Ton devra faire prendre dans la journée à un enfant d'un à i;e déterminé.
Le bromoforme esl toxique. Le plus souvent les accidents se sonl produits à la suite de l'absorption en une seule l'ois de la quantité de bromoforme qui avait élé prescrite pour être prise en plusieurs fois.
Les symptômes consistent prineipalemenl dans un état de stupeur plus ou moins profond: l'enfant esl pâle, ses téguments sont froids, ses muselés en état de résolution, la respiration est faible, le pouls à peine perceptible. On observe toujours un rétrécissement 1res marqué <\(^ pupilles.
E. FEINDEL.
BROMURES. — L'action physiologique des bromures semble pouvoir être dissociée dans une certaine mesure. Les bromures ont une propriété caractéristique, générique et fondamentale qu'ils partagent avec le brome : ils sont (lépresseuvs dit système neuro-musculaire. Mais, en outre, chaque bromure esl susceptible, par son métal ou son radical basique, d'exercer une sous-aclion : dépression de la circulation (potassium), stimulation faible de la circulation (ammonium). Ge sonl ces propriétés secondaires qui feront, suivani les cas, préférer tel ou Ici bromure pour réaliser relie I sédatif.
L'action du bromure de potassium sur le système nerveux se manifeste par des phénomènes encéphaliques (diminution de l'activité cérébrale), par des phénomènes bulbo-médullaires (diminution de l'activité réflexe), par une diminution de la sensibilité périphérique cl de l'activité des terminaisons motrices. En somme, toutes les parties «lu système nerveux subissent l'influence du bromure de potassium et semblent la ressentir à un égal degré. L'innervai ion cardiaque n'échappe pas à celte action : le bromure de potassium est un excellent sédatif du cœur qui trouvera son emploi dans les cas d'érélhisme cardiaque cl d'arythmie nerveuse.
Le bromure de sodium a les mêmes effets sur le système nerveux général, mais il n'agit pas sur la circulai ion. 11 doit donc être préféré au bromure de potassium lorsqu'il est nécessaire de ménager le système cardio-pulmonaire.
Le bromure d'ammonium, dépresseur du système nerveux notablement plus actif (pie les deux bromures précédents, se distingue par son action secondaire sur la circulation et la respiration. A cet égard, il possède le pouvoir stimulant des composés ammoniacaux.
71 Bromures.
Le bromure de camphre, en dehors de son action sédative générale, diminue le nombre dr^ battements du cœur, celui des respirations, et abaisse la température d'une façon régulière.
Le bromure de strontium, enfin, esl un sédatif du système nerveux el un anaphrodisiaque puissant.
Indications. — Les bromures sont donc indiqués dans tous les cas oii il y a lieu de modérer une excilabililé anormale du système nerveux. Ils rendront service dans les cas d'excilalion mentale, de délire toxique ou infectieux, dans l'insomnie nerveuse, clans la migraine (v. c. m.). La plupart des affections spasmodiques appellent les bromures (tic douloureux de la face, convulsions, coqueluche, érections post-blennorragiques, vaginisme, cardiopathies nerveuses, etc.), mais c'est avant tout l'épilepsie (v. c. m.) qui pose l'indication formelle de leur emploi. Les bromures utilisés en thérapeutique sont les suivants :
Bromure de potassium. — Le bromure de potassium pur contient pour 100 parties 67,23 de brome et 52,77 de potassium.
Le sel officinal, qui doit renfermer au moins 1)8 pour 100 de bromure de potassium pur, se présente en cristaux incolores, cubiques, anhydres, solubles dans 1,6 partie d'eau à 15°, solubles dans 4 parties de glycérine, très peu solubles dans l'alcool. Le bromure de potassium est d'autant plus irritant pour les muqueuses qu'il est moins pur; de plus, l'administration prolongée de hautes doses détermine chez certains sujets des phénomènes d'intolérance désignés sous le nom de bromisme (hébétude, anorexie. troubles gastro-intestinaux, éruptions, faiblesse el tremblements, etc. (V. Lpilepsie).
L'absorption du bromure est très rapide : il apparaît dans la salive quelques minutes après avoir été introduit dans l'estomac
Son élimination s'opère par les reins, les glandes mammaires, salivaires, lacrymales, sudoripares, par la bile et par les fèces. Celte élimination esl lapide el complète; le médicament ne s'accumule pas dans l'organisme el ceci explique pourquoi l'interruption du traitement bromure a pour conséquence, chez les épilepliques, la réapparition ou un redoublement de fréquence des crises convulsives.
Les épileptiques doivent toujours être sous l'influence du médicament comme si l'élément nerveux lui-même avait un besoin constant d'une petite quantité de bromure pour assurer la régularité de sa fonction. De nombreux auteurs sont d'avis que le bromure de polassium el le chlorure de sodium peuvent se substituer l'un à l'autre, au moins partiellement dans les lissus. D'où l'indication de soumettre les épileptiques à un régime pauvre en chlorure, afin que le bromure de potassium puisse, sans empêchement chimique, se combiner en forte proportion avec le protoplâsma nerveux (V. Déchlorurationj. En fait, le régime déchloruré permet d'abaisser, dans d'assez larges limites, la dose nécessaire à Ici et Ici épileptique.
Bien que le bromure de polassium soit utilisable dans presque toutes les
affections spasmodiques, c'est surtout contre l'épilepsie essentielle, dont il
est le médicament en quelque sorte spécifique, qu'il mérite d'être employé.
Les formes pharmaceutiques de choix sont la solution el le sirop; pour
Bromures.
plus de commodité, on prescrit volontiers des solutions titrées à un gramme de sel par cuiller à soupe, ><>il 2(1 gr. pour 500 gr. d'eau. On donne à l'épilc|>l ique de 2 à <» gr. par jour de bromure, ou même davantage, si cela est nécessaire, pour que les crises soient supprimées ou du moins largement espacées.
Solution.
Bromure de potassium. 20 ut.mi
Eau distillée 500
I ne cuiller ;'i soupe représente I gran .If bromure.
Sirop de Bromure de Potassium (Codex).
Bromure de potassium
pulvérisé 50 grammes.
Sirop d'écorces •!"<»ranges amères . . . 950 — '20 grammes de ce sirop (ou 1 cuiller ; soupe) contiennent 1 gramme <l<i bromure
L'usage externe du bromure de potassium esl hvs limité. Quelquefois cependant on le donne en collutoire, en gargarisme, en pommade.
Collutoire.
Bromure <lo potassiun Miel rosal
I gr. 50 10 gramme
Bromure de sodium. — Le bromure de sodium se présente sous forme de crislaux cubiques, incolores et hygroscopiques, solubles à 15" dans l.lô pailie d'eau et dans 16 parties d'alcool à 90°.
Le bromure de sodium est de saveur plus supportable que le bromure de potassium. Notablement moins toxique, il esl mieux supporté par les débiles et les vieillards, notamment lorsqu'il existe chez les malades une lare rénale ou eardio-vaseulaire.
Bromure d'ammonium. — Il se présente aussi en cristaux cubiques 1res solubles dans l'eau. Stimulant t\u cœur, il paraît être un sédatif du système nerveux plus énergique que les bromures précédents. On en donne aux enfants II) à r>() centigr. en solution ou en sirop, aux adultes de 2 à 5 gr. par doses fractionnées.
Il a élé préconisé contre la coqueluche, la chorée, l'insomnie congestive, contre l'épilepsie; il esl ordinairement donné en association avec les bromures de potassium el de sodium.
Bromure de lithium. — Peu usité.
Bromure de calcium. A la suite des bromures alcalins, se place le bromure de calcium: c'est un sel blanc, déliquescent, utilisable dans l'épilepsie, l'insomnie par éréthisme cérébral, le delirium lrcmens,la gastralgie.
Il serait bien toléré par les enfants (10 à 25 centigr. par année d'âge); on donne aux adultes 2 à \ gr. de ce bromure en solution ou en sirop.
Sirop (enfants), m
Bromure <l<i calcium . 10 grammes.
Eau distillée i0 —
sirop d'écorces d'oranges amères 150 —
I gramme par cuiller à soupe.
Potion (gastralgie).
Bromure <l<' calcium . . 3 grammes.
Extrait de belladone. . 15 centigr.
Eau chloroformée . . . 00 grammes.
Sirop d'orgeal 80 —
I cuillerée à soupe I heure avant el I heure après les repas.
Bromure de strontium. — Se présente en crislaux prismatiques solubles dans leur poids d'eau et dans moins de deux parties d'alcool.
Il esl moins toxique que le bromure de potassium, mieux toléré par le
Bromures.
rein ei provoque moins Facilement des accidents cutanés. Ses indications son! celles <los bromures alcalins.
Bromure de camphre. Hilisé surtout contre l'érélhisme génital.
Y. Camphre.
Bromure d'or. — Masse déliquescente brunâtre 1res soluble dans l'eau cl dans l'alcool.
Le bromure d'or a été préconisé dans le cancer gastrique, l'épilepsie, la syphilis (\. c. m.). Dose : I ou 2 centigr,. par jour, en solution.
Associations bromurées. -- Les bromures peuvent être associés entre eux; ils peuvent être associés à d'autres médicaments. Les bromures «le sodium cl d'ammonium sont associés an bromure de potassium dans le but d'obtenir un effet sédatif plus complet cl d'éviter les accidents du bromisme.
Sirop.
Bromure do potas- i
Bromure de sodium. '
Eau distillée . . . . \
Sirop do fleurs d'o- , ;ïïi .Ml grammes.
ranger )
Chaque cuiller à café renferme cinq centigrammes do chacun dos bromures, soil dix centigrammes de bromures associôs.
>\.o< enfants acceptent bien cette préparation.)
Solution.
Bromure de potassium. lit grammes.
— do sodium . . .*> —
— d'ammonium. 5 — Eau distillôe 500 —
Cette préparation contient 1 gramme de bromure par cuiller ;'i soupe.
Les associatîo?i$ bvomuro-arsenicales sont préconisées par Grasset et Vedel dans 1 épilepsie essentielle cl dans l'épilepsie jacksonienne :
Névrose comitiale.
Arséniate (\o soude . . 15 centigr.
Bromurede potassium. 100 grammes.
Eau o. S. p. t litre.
A prendre par doses oscillantes de k2 à a cuillers ;'i soupe, on augmentant ou on diminuant do une cuiller à soupe mus les cinq jours.
Épilepsie jacksonienne.
Arséniate de soude . . 15 centigr.
lodure do potassium . 30 grammes.
Bromure depotassium. 100
Eau Q. S. p. 1 litre.
A prendre par doses oscillantes do 2 à 4 cuillers à soupe.
Afin de prévenir les accidents d'intoxication ioduro-bromurée, le malade prendra en même temps que la solution bromurée une quantité égale du sirop suivant :
Borate de soude
Glycérine
Sirop d'écorce d'oranges a
.... Il» grammes.
(). S. |». solubiliser.
Dans le but d'éviter les troubles gastro-intestinaux et de prévenir les éruptions bromiques, Gilles de la Tourelle associait le benzoate de soude aux bromures :
Bromure de potassium. 40 grammes.
do sodium \
d'ammonium > ;ïïi Vî
Benzoate de soude )
Eau bouillie u. s. p. I litre.
I ne cuiller A soupe contient I gramme de polybromure.
On donne de \ à 12 gr. par jour, suivant un rythme oscillant tel que I, S
Bronches (Corps étrangers).
6, 5, 'k l'augmentation ou la diminution d'une cuillerée se faisant <l<i semaine en semaine.
La méthode <l<> Fleclmg comporte deux parties : une cure opiacée, une cure bromurée. Pendant la première partie de cette cure bromuro-opiacée alternante, on donne de l'opium à dose progressivemeni croissante en parlant <l<' 1 ou 2 céntigr.; lorsque la haute dose de I gr. esl atteinte, on cosse l'opium brusquement el on le remplace par 5 à S gr. de bromure de potassium < j u i sonl pris régulièrement tons les jouis, pendant 2 mois.
On a aussi préconisé (Voisin) l'association <lu bromure de potassium à la
pilocarpine.
Bromure de potassium "<> grammes.
Nitrate de pilocarpine 55 milligr.
Sirop d'écorces d'oranges amères 400 grammes.
Eau n. S. p. I litre.
ï ;ï 6 cuillerées à soupe par jour.
Le bromure peut encore être associé à V hydrate de chloral comme dans le Bromidia (v. c. m.) et à la belladone.
Potion bromurée mij'Le.
Potion bromurée piixle.
Bromure de potassium. 10 grammes.
Hydrate de chloral. . . 5 — Bicarbonate de soude . i — Sirop d'écorces d'oran-
ges amères 80 —
Eau distillée de tilleul. 1)0 — Un gramme de bromure et 50 çentigr. d< chloral par cuiller à soupe.
Bromure de potassium. 10 grammes.
Extrait de valériane . . 15 —
Extrait de belladone. . 50 centigr.
Sirop de valériane. . . 80 grammes. Eau distillée de fleurs
d'oranger 90 —
Par cuillerées à soupe.
(liions pour finir la formule suivante recommandée par Robin dans le raitemenl iW l'accès de migraine (v. c. m.).
0 gr. 50 0 gr. 30
Chlorhydrate de cocaïne 0 gr. 01
Caféine 0 gr. 02
Antipyrine
Bromure de potassium
Poudre de paullinia sorbilis
Mêler pour un cachet.
A prendre dès les premières manifestations de l'accès de migraine.
E. FEINDEL.
BROMURE (INTOXICATION). — V. Poisons médicamenteux.
BRONCHES (CORPS ÉTRANGERS). Les corps étrangers des bronches ne
sont pas très fréquemment observés; ils offrent cependant au médecin un grand intérêt en raison des complications trop souvent mortelles provoquées par leur présence, el des difficultés et des dangers liés à leur extraction. Les corps étrangers solides, les seuls importants, viennent presque toujours de l'extérieur et pénètrent dans les bronches soit par l'orifice du larynx, soit par une perforation du canal trachéo-bronchique. Le premier cas est le plus fréquent, l'accident se produil à l'occasion d'un mouvement d'inspiration ou de déglutition : le plus souvent c'est un enfanl qui en jouant aspire un objet placé dans sa bouche, un sifflet, un clou, une épingle, etc. D'autres fois, un aliment mal mâché, un os, un noyau de fruit pénètre dans les voies aériennes à l'occasion d'une fausse déglutition, quand le sujet rit ou