V. aussi l'article Caféine
Adonis. Laurier-rose. — Ces médicaments ont une importance pratique secondaire. Nous les plaçons cependant à la suite des précédents parce que, comme eux, ils ont un effet diurétique que ne possèdent pas les suivants. Contrairement à la digitale, ils ne s'accumulent pas et sont parfaitement lolérés aux doses thérapeutiques. La coronille est tombée en désuétude.
L'Adonis vernalis est, par son action, tout proche de la digitale : les indications et les contre-indications sont les mêmes. Il serait un excellent cardio-tonique chez les lyphiques.
Posologie :
Extrait fluide d'adonis vernalis 1 à 3 gr. par jour.
Extrait aqueux ou alcoolique 0 gr. 50 à 1 gr. 50
Teinture 2 à 6 grammes.
On prescrira de préférence Yadonidlat à la dose de 6 à 20 milligr. par jour en granules de 0 gr. 002 et chez l'adulte, de 2 à 10 milligr. chez l'enfant.
Le Nerium oleander (laurier-rose) se rapproche plutôt du strophantus par ses effets.
Extrait hydro-alcoolique 0 gr. 10 à 0 gr. 20
En pilules de 5 centigr.
Nous venons d'étudier une série de médicaments loni-cardiaques jouissant tous d'une semblable propriété, celle de provoquer la diurèse. Les médicaments qu'il nous reste à distinguer rapidement sont peu ou point diurétiques, n'ont pas l'action énergique de la digitale, de la strophantine ou de la caféine, mais peuvent utilement tonifier le cœur dans les périodes où ces substances cessent d'être employées ou cessent d'agir.
Muguet. — Le muguet (Convallaria maialis), pour certains auteurs médicament trop peu employé, préparation d'effet incertain et infidèle pour d'autres, diurétique pour les uns (convallamarine, Pouchet), sans action sur le rein pour les autres, est à prescrire dans les périodes intercalaires de la médication digilalique pour en continuer et prolonger les effets. Il est en même temps tonique et sédatif du système nerveux, mais son action est toujours lente (parfois une semaine et plus). Les indications sont l'hyposyslolie en général, surtout lorsque le myocarde est atteint sans lésions valvulaires, les palpitations nerveuses et même les palpitations de l'insuffisance aortique, la dyspnée des cardiaques, l'hypertrophie de croissance, les troubles du cœur dans le goitre exophtalmique.
1 65 Cardio-vasculaire (Médication).
Posologie .
1° Extrait aqueux de la plante entière 0 gr. 50 à 3 grammes.
En pilules ou en potion.
2° Extrait aqueux de muguet 10 grammes.
Sirop des cinq racines ) ~ aqq
Sirop d'écorces d'oranges amères )
Eau distillée Q. S. p. 500 c. c.
0 gr. 50 par cuillerée; 2 à 6 par jour.
5°. Teinture au dixième. 1 à 4 gr. chez l'adulte. — V gouttes par année d'âge chez l'enfant.
-4° Teinture de grindelia robusta 20 grammes.
Teinture de convallaria maiolis 10 —
Teinture de scille 5 —
(Huchard).
XV gouttes 3 fois par jour, contre la dyspnée des artério-scléreux. Convallamarine. — 0 gr. 02 à 0 gr. 05 par jour en pilules.
Spartéine. — Il n'est point de cas où la spartéine ne puisse être avantageusement remplacée par quelque autre cardio-tonique, digitale, caféine, muguet. Ses indications sont donc assez flottantes. On la prescrit dans les mvocardites, surtout dans Vadynamie cardiaque des maladies infectieuses; elle est utile dans les arythmies, elle est bien tolérée dans les cardiopathies artérielles avec hypertension, elle n'augmente pas en effet la pression des artério-scléreux. On emploie uniquement le sulfate de spartéine (0 gr. 05 à 0 gr. 10 par jour, en pilules, potion, injections hypodermiques surtout) (V. Spartéine).
Aubépine. Cactus. — Médicaments accessoires.
a) Aubépine, contre les troubles fonctionnels du cœur.
Teinture de fleurs X gouttes, 5 à 5 fois par jour.
(Huchard).
L'usage de cette préparation est à continuer pendant plusieurs mois.
b) Cactus (cereus) grandi flora, contre les palpitations d'origine nerveuse et les palpitations de l'insuffisance aortique.
Teinture alcoolique XXX à L gouttes par jour.
(Huchap.d).
Ce médicament doit être pris à jeun, dans un peu d'eau.
Ergot. — [V. Ergot, Ergotisme, Hémostatique (Médication)]. L'ergotine ralentit le pouls, augmente la tension par vaso-constriclion d'abord veineuse, puis artérielle. Inutile dans les affections valvulaires, -elle est indiquée dans les myocardites infectieuses avec abaissement énorme de la pression (Barié),et tout particulièrement dans les hémoptysies consécutives aux congestions passives des cardiopathes. On peut l'associer à la digitale.
Stimulants du cœur. — [V. Stimulante (Médication)]. Ces médicaments sont à employer dans le collapsus et l'adynamie cardiaques. Les plus usités sont l'acétate d'ammoniaque, la caféine, l'éther et surtout l'huile camphrée. On n'abusera jamais de ces médicaments; il est inutile et même dangereux de dépasser les doses thérapeutiques, notamment pour la caféine (1 gr. 25 au maximum par 24 heures) et l'huile camphrée (de 4 à 6 c. c. au maximum par jour, soit de 0 gr. 40 à 0 gr. G0 gr. de camphre). Les doses d'huile camphrée seront beaucoup plus faibles chez l'enfant (0 gr. 02 à 0 gr. 05 par jour). Les injections de sérum tonifient également le muscle cardiaque chez les cachectiques, les anémiés. — On a récemment encore insisté sur
Cardio-vasculaire (Médication). 1 66
les vertus toniques d'un cautère entretenu pendant i à 6 semaines, comme adjuvanl du régime et de la digitale dans le traitement des cardiopathies chroniques (Dieulafoy, Rénou).
Modérateurs du cœur. [V. Antispasmodique (Médication)]. Les médicaments les plus employés sont les préparations bromurées ou à base de valériane et de ses sels. Les bromures de potassium ou de sodium sont formellement contre-indiqués dans l'asystolie; ils sonl utiles en revanche dans les troubles fonctionnels des névropathes (palpitations, fausse angine), cl des adolescents (V. Bromures).
La valériane « possède une ad ion modératrice évidente dans les cas d'éréthisme et de névrose cardiaques; elle est indiquée particulièrement lorsqu'il n'y a point de lésion organique, mais peut cire ulile également dans les cardiopathies organiques, contre les phénomènes d'excitation cl de suractivité de la période de compensation avec hypertrophie cardiaque » (Barié) (V. Valériane).
Diurétiques cardio-vasculaires. [V. Diurétique (Médication)
pour les diurétiques rénaux]. Le diurétique le plus simple esl à coup sûr le lait. On obtient également d'heureux résultats avec la lactose, à la dose de 100 gr. par jour dans l'eau ou une infusion aromatique légèrement édulcorée pour en cacher la saveur fade. La lactose esl également faiblement laxalive. Le régime déchloruré se trouve encore être chez les cardiaques œdémaleux un excellent facteur de la diurèse.
Les médicaments cardio-toniques proprement dits, la digitale, la caféine, la strop/tantinc, pour ne citer que les principaux, sonl de remarquables agents diurétiques : nous venons de les étudier. A côté de ces substances, il en esl comme la scille, la théobromine, le calomel el quelques autres de moindre importance, qui sont diurétiques avant tout : la scille agit par ralentissement du pouls et augmentation de la tension glomérulaire, la Ihéobromine et le calomel par excitation ou plus exactement sans doute par irritation directe de l'épithélium rénal. Tous cependant sont des diurétiques favorables dans les hydropisies cardiaques. Ils sont au contraire inutiles, sinon contre-indiqués, dans les anasarques brigh tiques et surtout les œdèmes des néphrites aiguës.
Scille. — La scille esl le diurétique cardiaque par excellence; elle est indiquée dans tous les œdèmes d'origine cardio-vasculaire, el l'albuminurie liée à la slase rénale ne la contre-indique point. Elle est à laisser de côté en revanche lorsqu'il existe un érélhisme manifeste, chez les hypertendus, les arlério-scléreux, dans la néphrite interstitielle et surtout dans les épanchements péricardiques. L'albuminurie (sauf l'unique exception précitée) la contre-indique encore. Son emploi doit être circonspect s'il existe une affection gastro-intestinale. La scille est en général bien tolérée: un peu de diarrhée n'est pas à redouter, et l'on ne doit suspendre la médication qu'en présence d'une diarrhée trop franchement intense. Plus inquiétantes, si elles se manifestaient, seraient la durcie du pouls, l'angoisse précordiale, les palpitations ou quelque épistaxis.
On associe volontiers la scille à la poudre de digitale, au muguet, à la scammonée, à la poudre de Dower, à la grindelia (voir plus haut). Les vins
1(')7 Cardio-vasculaire (Médication).
médicamenteux composés (vin de Trousseau, vin de la Charité), irritants par l'acétate de potasse et les baies de genièvre qui entrent dans leur composition, mérilenl de tomber en désuétude.
Posologie.
, ~ . ...... ( 1 à 2 gr. par ;uinée chez l'enfant.
l° <)xvinH scilhtique } 15 à 50 gr. chez l'adulte (tisane ou notion).
"' P°»d« <*e S(:j|le { a~a 0 gr. 05
Extrait de scille )
Pour une pilule; 3 à 5 par jour.
r» Poudre de scille 0 gr. 10
Poudre de Dower 0 gr. 25
Benzoate de soude 0 gr. 50
Pour un cachet; 4 par jour. Congestion pulmonaire des cardiaques.
(Pouchet).
Polygala. — 11 est expectorant, purgatif et diurétique. On peul employer l'infusion à 10 pour 100 (500 gr. à 1 lilre par jour) ou le sirop (40 gr. dans les w2i heures par prises de 5 gr.).
Genêt. — La lisane de fleurs de genêt esl recômmandable chez le cardiaque (10 gr. pour 1000, édulcorer avec sirop des cinq racines 40 à 00 gr. par lilre).
Théobromine. — Ce médicament donne d'excellents résultats dansl'asyslolie subaiguë, dans l'asystolie à prédominance rénale, dans loule hydropisie el loule oligurie cardiaques; il prolonge excellemment les effets de la digitale. 11 rend également de grands services « dans la sclérose artérielle généralisée, à la phase de débilité cardiaque, quand l'œdème malléolaire commence à apparaître » (Vaquez). — La théobromine (v. c. m.) est assez irritante pour l'estomac, l'intestin el le rein; elle n'est pas toujours bien tolérée (excitation, insomnie).
Posologie :
•1 gr. par jour, par prises de 0 gr. 40 à 0 gr. 50; continuer l'emploi pendant 3 jours, puis période de repos de durée variable (2 à 4 jours) et reprise. Il est avantageux d'ajouter à la théobromine— insoluble — un peu de phosphate, benzoate ou salicylate
de soude.
L'emploi <le la diurétine el de l'agurine, sels infidèles el dangereux, esl a rejeter.
Calomel. — L'action diurétique du calomel se manifeste parfois heureusement dans certains cas d'asystolie grave où échouent les autres médicaments. L'effel attendu esl en général tardif (3e à 4e jour). On donne pendant ~ jouis 2 à ô cachets de 0 gr. c20 : songer à l'intoxication mercurielle toujours possible.
Médicaments dépresseurs de la tension artérielle. Nous rangeons sous ce lilre un certain nombre de médicaments vaso-dilatateurs el dépresseurs, les iodures, les nitrites, le gui, l'opium, la quinine. Les plus importants et de beaucoup sont les iodures el les nitrites.
Iodures et préparations iodées. — Les iodures sont indiqués dans l'alhérome, l'artério-sclérose (v. c. m.), les myocardites, l'angine de poitrine, les anévrismes, les aortites, les dyspnées cardio-aortiques (Barié). Leur action thérapeutique sérail due moins à leur effet dépresseur incertain qu'à leur
Cardio-vasculaire (Médication). 168
pouvoir résolutif direcl : c'esl à celle propriété fondante qu'ils doivent encore d'être recommandés (huis les endocardites aiguës, c'est-à-dire dans les affections valvulaires eu voie d'organisation (Vaquez).
Ils sont contre-indiqués chez les malades présentant des congestions viscérales, surloul pulmonaires, de la tendance aux œdèmes du poumon, de l'imperméabilité rénale, de l'insuffisance hépatique: ces idiosyncrasies accentuées peuvent suffire à commander l'abstention (V. Iode, Iodures).
L'iodure de potassium est le sel le plus actif, c'est malheureusement aussi le plus toxique. On administrera aux cardiaques Yiodure de sodium de préférence : 0 gr. T)0 à 2 gr. et plus par jour, en solution aqueuse dosée à f)0 centigr, par cuillerée à café (10 gr. pour 100) ou un gramme par cuillerée à soupe (10 pour 150). Le mieux est de faire prendre l'iodure soit au milieu du repas, dans de l'eau sucrée ou une tasse d'infusion amère, soit en dehors des repas, dans du lait. S'il existe de l'intolérance, on pourra s'efforcer d'y remédier en associant à l'iodure de faibles quantités de teinture de belladone, d'extrait thébaïque ou d'arséniate de soude.
Iodure de potassium 20 grammes.
Eau - 300 " —
Sulfate neutre d'atropine Cinq milligrammes.
ou Extrait thébaïque Dix centigrammes.
ou Arséniate de soude Cinq centigrammes.
2 cuillerées à soupe par jour.
Le malade sera soumis au régime lacté, s'il est possible. Son alimentation sera en tout cas pauvre en éléments toxiques; la déchloruralion contribue puissamment à parfaire le succès du traitement ioduré. Celui-ci sera prolongé pendant plusieurs mois avec des périodes de repos intercalaire conformes aux indications éventuelles de l'évolution morbide (5 semaines de traitement par mois en moyenne).
Les faibles doses indiquées plus haut conviennent parfaitement à la majorité des cas : les doses de 4 à 6 gr. et plus seraient indiquées seulement aux cas d'aortite grave ou d'anévrisme à évolution rapide (syphilis?).
On peut également employer Yiodure de calcium ou Yiodure de strontium, préconisés par Germain Sée, aux doses quotidiennes de 1 à 2 gr. L'iodure de strontium serait par surcroît faiblement diurétique.
La teinture d'iode ordinaire, au dixième, peut être prescrite à condition d'être fraîchement préparée, à la dose de IV à X gouttes avant les deux repas principaux, dans un peu de lait. Elle est en général plus mal supportée que les iodures.
Les Combinaisons iodo-tanniques sont au contraire bien tolérées, mais un traitement exl reniement prolongé est nécessaire pour réaliser quelque progrès par leur emploi.
Le sirop iodo-tannique ordinaire
Iode 2 grammes.
Tanin à l'alcool 4 —
Eau et sucre G. S. p. 1000 gr. de sirop.
(Pouchet).
renferme 0 gr. 04 d'iode par cuillerée à soupe. Le sirop de raifort iodé renferme 0 gr. 02 d'iode seulement par cuillerée.
I GO Cardio-vasculaire (Médication).
On peut également encore remplacer les iodures par les préparations iodées organiques récemment introduites dans la thérapeutique. Les unes se donnenl indifféremment par la voie gastrique ou la voie sous-cutanée :
Iodipine :
Combinaison d'iode et d'huile de sésame : 1 ou 2 c. c. en injection sous-cutanée, ou bien en potion.
Iodipine à 25 pour 100 15 grammes.
Gomme adragante 0 gr. 50
— arabique 10 grammes.
Eau de menthe .... 150 —
Faire une potion par émulsion; 5 cuillerées à café par jour (Vaquez).
Lipiodol :
Combinaison d'iode et d'huile d'œillette : i à 2 c. c. par voie hypodermique, 1 à 2 gr. en émulsion ou en capsules à l'intérieur.
Les autres iodalbuminoïdes artificiels se prennent à l'intérieur en gouttes ou en pilules (protiode, iodalose, iodomaïsine, peptoniode, iodalbumine, benzoiodhydrine, iodoglycose, iodalbine, tiodine, saïodine, etc.). Ces préparations sont en général admirablement tolérées; leur puissance thérapeutique ne semble malheureusement pas toujours considérable. Il est bon de les connaître cependant. On peut également administrer l'iode par la voie cutanée (friction à l'iolhion).
Préparations thyroïdiennes. — Ces préparations renferment des iodalbuminoïdes naturels. On les a préconisées dans le traitement de l'arlério-sclérose simple (Lancereaux et Paulesco) ou compliquée d'obésité (Gouget).On administrait Viodothyrine à doses croissantes de 0 gr. à 2 et 5 gr. Celte médication semble peu recommandable « chez des malades dont les fonctions rénales sont toujours menacées et dont le cœur devient facilement insuffisant » (Josué).
Nitrites. — Ces médicaments ont pour effet essentiel de provoquer une dépression rapide, parfois instantanée, de la pression artérielle, mais cet effet est transitoire et l'accoutumance s'établit rapidement. Par suite, « les nitrites doivent constituer une médication symplomatique, une médication occasionnelle destinée à combattre les accidents multiples que provoquent les écarts anormaux de la pression artérielle, mais incapable de faire rétrocéder l'hypertension habituelle ».
Le nitrite d'amyle (v. c. m.) est par excellence le médicament héroïque de l'accès d'angine de poitrine. Quelques gouttes — quatre à cinq — respirées sur le mouchoir où elles tombent au sortir de l'ampoule brisée, suffisent à provoquer au bout de cinq secondes un abaissement de pression artérielle égal à 5 et même 7 cent, de mercure. Le visage est vultueux, la lace est chaude et congestionnée. Cet effet se dissipe au bout de 90 à 100 secondes : le soulagement a été immédiat.
La trinitrine (v. c. m.) agit au bout de quelques minutes seulement ; son action se prolonge en revanche pendant plusieurs heures. Elle est indiquée non seulement contre les accès angineux, mais également dans les dyspnées cardiaques, chez les aortiques et même chez les cardio-rénaux. On fait prendre à l'intérieur de VI à XII gouttes par jour de la solution alcoolique au centième. On peut également formuler :
Cardio-vasculaire (Médication). 1 70
Solution alcoolique de trinitrine au centième XXX gouttes.
Eau distillée "»00 grammes.
k2 ;\ 7> cuillerées .;i soupe par jour (Hucuard).
La trinitrine sera prise à distance îles repas. Il esl recommandable d'alterner chez un même malade les périodes de traitement par les iodures el par la trinitrine.
La trinitrine esl souvenl mal tolérée: de la congestion du visage, une phalée violente sont les signes donl il convient de tenir compte. Le nitrite de soude esl un bon dépresseur; malheureusement, il existe un irl très faible entre la dose thérapeutique ol la dose toxique (Vaquez),
L'action du médicament se l'ail sentir au boul de 15 à 20 minutes H persiste
deux heures environ.
Nitrite de soude 1 gramme.
Eau distillée 2 grammes.
Alcoolature de citron 3 —
Sirop simple 100 —
1 à 4 cuillerées à café par jour (Huchard). — Chaque cuillerée contient 0 gr. 05 <l«' nitrite.
D'autres médicaments oui élé recommandés (tétranitrol, etc.), les précédents suffisent largement à la pratique courante : ce son! d'ailleurs les moins toxiques.
Extrait de gui. — Remis récemment en honneur (R. Gaultier), l'extrait de i>ui se prescrit chez les hypertendus avec vertiges, céphalée, oppression, à la dose de 20 cenligr. par jour (pilules de 0 gr. 02 toutes les deux heures).
On peut également injecter tous les jours, en 2 piqûres, 1 c. c. de la préparation suivante :
Feuilles sèches de viscum album 10 grammes.
Eau distillée bouillante '200 —
Chlorure de sodium pur 0 gr. 50
Les feuilles sont coupées dans un mortier el pulvérisées grossièrement. Faire infuser 12 heures dans le tiers de l'eau, puis répéter trois fois l'opération. Réunir les trois liqueurs; filtrer et évaporer au bain-marie jusqu'à obtenir ,M) c. c, faire dissoudre Na Cl, filtrer de nouveau et stériliser pendant 20 minutes à l'autoclave à 120. (D'après Castaigne.)
Opium. — Hypotenseur toni-cardiaque, analgésique, eupnéique, l'opium (sous forme d'injection de morphine) esl indiqué chez les aorfiques dont il combat les névralgies angineuses et la dyspnée d'effort. 11 est formellement contre-indiqué chez les mitraux dont il favoriserait les stases viscérales.
Quinine. — Barié reconnaît quelque utilité aux sels de quinine dans certaines arythmies nerveuses.
Veratrum viride. — Prescrit contre l'hypertension artérielle, contre les troubles cardio-vasculaires du goitre exophtalmique, ce médicament (V à XX gouttes de teinture par jour) a vu se restreindre son emploi en raison de sa loxicilé.
Saignée. — V. c. m.
Modificateurs des circulations locales. — V. Hydrothérapie, Hémostatique (Médication), Révulsion, Ergot, Hamamélis, etc.