Conjonctivite impétigineuse
ceau d'ouate hydrophile trempée dans la solution ni t ratée
pour
Comme traitement prophylactique on fera ces lavages oculaires et surtout
Nl" P. M. C.
Conjonctivites. G 10
les cautérisations des fosses nasales au cours des lièvres éruptives et dans les oreillons.
II. — CONJONCTIVITE PNEUMOCOCCIQUE. — La provenance du pneumocoque (|ni caractérise la sécrél ion de cette variété de conjonctivite n'esl pas établie, et l'on ne saii s'il s'agil d'une auto-infection, on d'une exaltation de virulence d'un pneumocoque saprophyte sons t'influence de causes non déterminées, on encore d'une infection d'origine exogène. Dans un cas de Halle la sécrétion oculaire renfermai! le pneumocoque Talamon-Fraenkel cl provenait de la projection de pus au visage lors de l'ouverture d'un empyème.
Apparaît à tous les âges, mais est fréquente chez les nouveau-nés.
Elle débute par du larmoiement, les conjonctives sont presque saines, en tout cas il y a peu de réaction, les paupières et les cils sont collés par une sécrél ion légère qui s'amasse dans l'angle interne. Elle coïncide avec une obstruction des voies lacrymales qui relève d'une inflammation analogue de la muqueuse nasale. Elle diffère par conséquent de la dacryocystile à forme atténuée que j'ai décrite (V. Dacryocystite congénitale) et qui, elle, est due à la persistance des déchets épithéliaux dans les voies lacrymales. Les modalités cliniques varient avec les âges, mais d'une manière générale l'œil est sale et larmoyant.
Cette conjonctivite est très tenace, en raison sans doute de l'obstruction des voies lacrymales.
On lolionnera l'œil fréquemment avec la solution suivante, tiède :
Borate de soude 5 grammes.
Eau distillée de laurier-cerise 10 —
Eau stérilisée et filtrée 500 —
Et Ion fera le cathétérisme des voies lacrymales suivi d'injection d'eau bouillie ou boriquée à 40 pour 100.
I. — CONJONCTIVITE IMPÉTIGINEUSE. — V. fig. 150, et ci-dessus pour la description p. 583.
J. — CONJONCTIVITE INFECTIEUSE (Syndrome de Parinaud). —C'est
une conjonctivite éminemment infectieuse, avec adénopathie polyganglionnaire, et qui parait transmise à l'homme par les animaux. L'agent infectieux, comme sa provenance, sont inconnus. L'infection d'origine animale n'est pas prouvée, mais elle est vraisemblable parce que généralement les malades sont par leur métier ou leurs habitudes en contact avec de gros animaux domestiques. Parinaud a insisté sur celte étiologie et bien décrit l'affection. Quoi qu'il en soit, chaque fois qu'une conjonctivite revêtira un caractère infectieux non déterminé, s'accompagnera d'une adénopathie polyganglionnaire, sera distincte d'une affection syphilitique, tuberculeuse ou sporotrichosique, on pourra la décrire sous le nom de syndrome de Parinaud, en attendant une classification étiologique. Il est probable qu'actuellement on réunisse des maladies différentes sous le nom de conjonctivite de Parinaud.
Description. — Conjonctivite exceptionnellement bilatérale. Les paupières sont tuméfiées, dures au loucher, donnent la sensation de nodo-
Conjonctivites.
sites comme s'il s'agissait de chalazion, elles sonl rouges ou bleuâtres. Les conjonctives sonl épaisses, infiltrées, tomenteuses, parfois recouvertes de végé la l ions rouges, charnues, mollasses, ressemblant aux granulations du Ira cli orne el pins encore à des nodosités tuberculeuses. De peliles érosions sont disséminées entre les végétations. Les lésions peuvent être confinées à la conjonctive palpébrale, comme elles peuvent s'étendre à la conjonctive bulbaire et déterminer un chémosis charnu, épais, volumineux, au fond duquel apparaît une Fig. 131.— Conjonctivite infectieuse (syndrome de Parinaud). cornée saine, mais
plus ou moins cachée (fig. loi et 15c2), un peu de sécrétion muco-purulente,
avec dépôt fibrineux. Jusqu'à ce jour, l'examen bactériologique de la sécrétion, les cultures et l'inoculation aux animaux ont donné des résultats négatifs. L'évolution est lente, mais après quelques mois (3-4), les lésions disparaissent et laissent une conjonctive intacte el une cornée saine. Cette terminaison les différencie des granulations du trachome qui abon lissent à une dégénérescence cicatricielle des tissus.
Un symptôme caractérisqui envahit de préférence les
Fig 132.— Chémosis énorme, total, charnu. Cornée saine. Intégrité «lu globe el de la vision. Même malade que celui représenté dans la figure 131.
tique dominant de l'affection esl l'adénopathie
Conjonctivites. <ili>
ganglions préauriculaires, parotidiens, rétro el sous-maxillaires. Les glandes salivaires (parotides, glande sous-maxillaire, glande sublinguale peuvenl être prises. Cette adénopathie peul suppurer. Les malades présentenl au niveau de la région parotidienne an empâtemenl qui à lui seul mel sur la voie du diagnostic. L'état général reste bon; il n'y a pas de troubles généraux.
Diagnostic. — L'inoculation d'un fragment de végétation dans le péritoine ou sous la peau d'un cobaye est seule décisive pour admettre ou rejeter la nature tuberculeuse.
Les examens bactériologiques soûl restés jusqu'à présent négatifs. Les infections streptococciques accompagnées d'adénopathies ne sont doue pas en cause. Un chancre induré peut au début donner quelque difficulté, mais les accidents ultérieurs, l'apparition de la roséole, fixeront le diagnostic. L'adénopathie polyganglionnaire avec une conjonctivite d'apparence grave, évoluant lentement, sans phénomènes généraux et laissant la cornée indemne établissent le diagnostic de conjonctivite infectieuse avec syndrome de Parinaud. Avant d'accepter ce diagnostic on devra s'assurer qu'il ne s'agit ni de syphilis, ni de tuberculose, ni de sporolrichose.
Pronostic. — Il est bénin puisque la guérison avec la conservation de la vision est la terminaison dans les observations jusqu'à présent rapportées. L'évolution est lente et pendant de longues semaines malade et médecin restent inquiets en raison de l'importance des symptômes. Si la suppuration menace de se faire par la peau, on interviendra à temps pour éviter des cicatrices disgracieuses. Le traitement local consistera en lotions antiseptiques, ne serait-ce que pour éviter une infection secondaire qui compromettrait la guérison naturelle.
K. — CONJONCTIVITE INFECTIEUSE PAR LES SIMULIES. — On a observé dans nos établissements de l'Inde une conjonctivite infectieuse qui apparaît en juin dès la période des chaleurs pour atteindre son apogée en août et septembre. Les simulies (petites mouches) sont les agents propagateurs de l'infection conjonctivale, qui est favorisée par la malpropreté des indigènes et par l'absence totale de soins. La population enfantine des campagnes est très éprouvée. Elle cède rapidement aux soins de propreté.
On peut rapprocher de ces conjonctivites infectieuses la conjonctivite qui survient rhcz les dysentériques, La dysenterie, comme la tuberculose et d'autres infections (blennorragie), peut donner naissance à un pseudo-rhumatisme infectieux capable de se manifester lui-même, soit sous forme d'arthropathies, soit par des localisations abarticulaires(myalgiés, conjonctivites).