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Pertes par volatilisation

Cette diffieulté est connue depuis longtemps pour le mercure. On sait que, par simple ébullition d’une solution de süblimé au 1/10.000 ou au 1/100.000 Cl:Hg est entraîné par la vapeur d’eau.

Toute méthode de minéralisation à chaud entraînera done fatalement des pertes indéterminées en mercure ; d'autant plus que la présence de CINa dans lé milieu donnera du Cl:Hg volatil. Voici, à ce sujet, quelques chiffres obtenus par un auteur hollandais Heederick, de l’Université de Leiden. Cet autéur cherche le mercure dans des liquides de destructions obtenus suivant les cinq méthodes ci-dessous (19) :

19 Méthode au Cl naissant.

20 Méthode sulfonitrique selon Kerbosch.

30 Méthode sulfonitrique avec un réfrigérant à reflux très efficace.

49 Méthode sulfonitrique selon Wagenaar.

5° Méthode à SO4H2 + perhydrol selon Stettbacher.

Recherche du mercure :

quantité de mercure mise en expérience 0,100 gr.

Méthode NOUS HS ANR 4 5.

% retrouvé 97,62 18,60 77,10 40,80 98,36

Donc, lorsqu’ aucune précaution n’a été prise au cours de la minéralisation et surtout quand on a chauffé énergiquement et longtemps, les pertes en mercure ont été notables. |

En outre, fait plus grave encore, pour un dosage, il. semble que les pertes soient d’autant plus grandes us la quantité de mercure est plus faible.

Il. — Pertes par entraînement vésiculaire.

Une autre cause de pertes des éléments recherchés est due à un entraînement sous forme vésiculaire par les gaz abondants dégagés au cours de la réaction.

En effet, pour détruire, par exemple, 200 gr. de matière organique, selon la méthode sulfo-nitro-perchlorique de

Kahane, il faut environ :

70 em: de NO:H ce qui donne 475 gr. de vapeurs. 65 cm3 de SO4H2 soit près de 400 litres de gaz. 50 em: de CIO 4H. |

Un tel volume gazeux peut évidemment entraîner des éléments même peu volatils.

En outre, dans la plupart des méthodes, la première place de la destruction est une ébullition tumultueuse accompagnée du dégagement de vapeur et formation de

mousse abondante envahissant le col du kjeldahl. En

outre, dans le cas des méthodes nitriques et perchloriques la phase terminale de chauffage à sec produit souvent une décomposition assez vive, presque fusante des produits nitrés ou chlorés formés précédemment.

L’entraînement mécanique de substance peut porter sur des métaux même aussi stables et denses que le chrome, le manganèse ou lor à l’état de chlorures, comme lont montré V. Stefanesco et D. Brard).

De ce point de vue il semble que ce soit la méthode

sulfo-nitro-perchlorique qui donne les meilleurs résultats, ce que les auteurs expliquent par la température relativement peu élevée et la courte durée de l'opération.

L'interprétation basée sur le pouvoir réducteur du milieu est plus vraisemblable. Elle expliquerait les pertes par entraînement relativement élevées causées par la méthode sulfurique de Kjeldahl. En effet, le début de la minéralisation est marqué tout au commencement par une carbonisation abondante et c’est pendant cette phase que se produisent les réductions génératrices des .composés. volatils.

Cependant, même en milieu oxydant, il y a entraînement. En particulier, il est encore plus important pour ‘ les méthodes au chlore naissant que pour la méthode de Kjeldahl. C’est que les méthodes à C1 donnent un grand . volume gazeux de C12 et seule une petite partie du chlore

réagit.

Signalons que dans le cas de l’arsenic, Kahane aurait réduit sensiblement à néant l’entraînement en recueillant les produits condensés et en les redistillant en présence

de NO:H. NEA

111, — Autres causes de pertes.

j Dans le cas du mercure indiquons encore deux autres

causes de pertes, à vrai dire, moins conséquentes, mais à connaître, car elles. ne se produisent pas seulement au cours de la destruction mais aussi, lors de toute manipulation de solution mercurielle non effectuée dans des conditions déterminées.

La première, c’est la Done à la surface d’une solution neutre de Cl:Hg d’un film de sublimé qui, par évaporation, sature la couche d’air en contact. Une solution acide ne donne pas lieu à ce phénomène signalé par A. Stock (60). L’addition de chloruré de sodium ou d’albumine ou d’extrait d'organes l’empêchent également.

La seconde est une adsorption lente de Hgt+ au contact du verre ou du quartz pendant un temps assez long, variable suivant la dose envisagée ; plusieurs jours à plusieurs mois. [1 s'agirait en fait d’une réaction chipate

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