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— On est conduit à utiliser un catalyseur qui doit être étudié en fonction du milieu destructeur et de la substance à détruire. Sa recherche relève encore à l’heure actuelle de l’empirisme le plus net.
II. — Pour diminuer les pertes par entraînement vésiculaire, il nous faut :
1° Diminuer la quantité dé gaz émis, ce qui nous conduit à distinguer les méthodes dans lesquelles la destruction s’opère par un excès d’un réactif gazeux, exemple : CI de celles utilisant un réaétif qui ne donnent de composés volatils qu’avec les substances à détruire, exemple : NO:H. Ces dernières méthodes sont évidemment préférables. Nous voyons donc que chaque destruction doit être étudiée en fonction des éléments du substrat. On doit utiliser, si possible, des réactifs présentant une affinité spéciale pour le ou les composés à détruire ; ce qui implique qu’on en ait au moins une idée. Ce n’est pas toujours le cas; n’oublions pas que, par exemple, dans l'extrait sec d'urine existe de 5% à 30% d'azote indosé selon les auteurs. En outre, ce ne sont pas forcément les composés organiques les plus abondants qui nous gêneront le plus, par la suite. Il suffit parfois d’une trace d’une substance spécialement stable pour fausser notre résultat et cela surtout par suite de la remarquable aptitude du' mercure à donner des complexes.
Ces considérations nous guideront dans le choix des réactifs minéralisants et des catalyseurs.
20 Régulariser l’émission de ces gaz. On y arrive assez bien en opérant sous vide partiel avéc un très léger courant d’air à l’aide d’un tube capillaire (sans aucun barbotage bien entendu).
30 Eviter les mousses dues surtout aux protides. C'est là un point assez difficultueux, il peut y avoir entraînement et pertes importantes. L’adjonction de quelques gouttes d’éthanol ou d’alcool caprylique de préférence oùtre qu’elle est peu recommandable en milieu oxydant est fort peu efficace, le léger courant d’air prévu au paragraphe 2 l’est beaucoup plus.
40 Augmenter la viscosité. Ce n’est pas toujours compatible avec 3 et l’on est le plus souvent contraint de négliger cette exigence opératoire.
Même dans les meilleures conditions : action en milieu sec, température pas trop élevée, adjonction des réactifs par petites quantités à la fois; condensateur ascendant très efficace, nous avons toujours constaté des pertes si on opère en milieu oxydant et acide, c’est-à-dire sur Cl2Hg.
Nous avons alors pensé à tourner la difficulté et faire d’une pierre deux coups en mettant à profit cette volatilité de ClHg pour extraire le mercure sous cette forme au fur et à mesure de la destruction organique combinant ainsi la destruction et l’extraction. Certaines des conditions optima devenaient alors inverses des précédentes. En particulier, il était évident qu'il fallait chauffer aussi fort et aussi longtemps que possible et prévoir un entraînement par gaz. Nous avons d’abord utilisé un appareil distillatoire comprenant : un kjeldahl et un réfrigérant descendant dont l’extrémité est reliée à un flacon laveur de Durand branché sur une trompe à vide.
On opère à haute température en faisant barboter à laide d’un capillaire un rapide courant d’air dans le liquide de destruction bouillant contenu dans le kjeldahl, dans lequel on a mis 10 cm: d’une solution de Cl2Hg à 50 y /cm* de Hg, soit 500 y. Après trois heures d’entraînement à l’air on arrête l’opération. Le liquide du flacon laveur de Durand est étendu à 500 em3 avec H20 distillée D'autre .part, on étend au même volume 10 em de la solution de Cl2Hg à 50y/em: de Hg. On obtient ainsi deux liqueurs qui ont le même titre, soit 1y/em: si l’entraînement a été total. On les compare colorimétriquement en opérant sur 5 ou 10 em: de ces solutions étendues. ;
La solution entraînée est toujours la plus faible. Dans aucune de nos nombreuses expériences, l’entraînement de ClHg n’a été total. On peut faire varier la dose mise en jeu, modifier le montage, changer le fluide de balayage ; le résultat est toujours le même.
Ainsi, opérant sur des doses variées à l’aide de l’appareil de Pregl à entraînement par la vapeur d’eau, nous avons pu constater que l’entraînement est d’autant plus grand que la solution est plus diluée. Cependant, même en
mileu neutre, même en chauffant l’extracteur, après trois heures de marche à toute vapeur, il n’est pas quantitatif.
En présence de ce résultat négatif, nous avons été contraint de revenir aux méthodes précédentes et nous avons à nouveau étudié les moyens de limiter les pertes en ClHg volatil.
Convaincu de l’impossibilité de les annuler totalement, ‘nous avons mis sur pied une méthode de destruction entièrement nouvelle, n’entraînant aucune perte de mercure par volatilisation. Nous l’étudierons en détail dans la quatrième partie.
Concentration.
= Après la destruction qui fournit un liquide contenant l'élément à doser encore noyé dans d’autres substances minérales, vient une étape de concentration et de purification qui sera suivie de l'isolement proprement dit du mercure. :
Dans beaucoup de méthodes ces phases se chevauchent et il est difficile de dégager l’ordre chronologique des réactions chimiques.
La plupart des auteurs passent par le sulfure de mercure ou Hg réduit qu'ils précipitent soit seul, soit en présence d’une substance tente Voici quelques-unes -de ces méthodes avec leur mode opératoire.
Méthodes précitant directement He sans adjonction de substances adsorbantes. re
1° Procédé Kohn-Abrest (1925). « Dans le liquide de destruction, faire passer un courant régulier de SH? pendant 18 heures. Filtrer le précipité. Le traiter par 5 cm3 d’eau régale (une partie NO'H, trois. parties CIH). L’excès en est chassé à froid par évaporation sous vide dans une grande cloche avec de la potasse. Le résidu sec est épuisé par macération dans l’eau tiède. Filtrer, compléter à 2 em. Ajouter 1 cm3 CIH». Puis déplacement par le laiton.
20 Procédé Strafford (1937). Après minéralisation, traiter par SH2. SHg est décomposé pa, SO? DE NO:H,
alcaliniser, puis électrolyse.