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dalousie et passe, avec une aisance gracieuse, des raffinements de la vie mondaine aux plus humbles scènes populaires. »
Les écrits de Fernan Caballero sont aujourd’hui nombreux. Ils ont eu un succès tel qu’une édition complète, entreprise rare en Espagne, en a été faite par le libraire don Francisco de Mellado k Madrid, non pas, comme le dit M. de Mazade, aux frais de la reine Isabelle. Cette édition, qui fait partie d'une collection nombreuse intitulée Mil y una novelas, a paru sous le patronage de tout ce que les lettres espagnoles comptent d’écrivains illustres.
En tête des deux volumes de la Gaviota, figure une étude critique de don Eugenio de Ochoa. — « La Gaviota, dit la conclusion de ce remarquable travail, sera pour notre littérature ce que fut Waverley pour la littérature anglaise, l’aube d’un beau jour, le puremier fleuron de la glorieuse couronne poétique d’un WaU&r-Scott espagnol. >
La Familia Alvareda, Se taire pendant la vie, etc., ont: eu pour parrain M. le duc de Rivas; la préface de Utu» en otra et A los Tuyos te ten a. été faite par don Juan Eu* genio Hartzenbusch ; celle des Relaciones {Justa y Rufma; el Ex voto ; Mas largo es el tiempo, etc.), par don Eduardo Pedroso ; Elia a paru avec une préface de don Fernando de Gabriel y Apodaca; L'Étoile de Vandalie, Pauvre Dolo' rès avec un spirituel prologue de M. Pacheco, et en tètc du volume renfermant les Cuadros de Costvmbres {Sirnùn
INTRODUCTION
Verde, Mas honor que honores, Lucas Garcia, etc.) M. le marquis de Molins a proclamé que Fernan Caballero remplissait dans ces charmants écrits une mission providentielle.
Nous avons cité \a comparaison faite par M. de Ochoa . M. de Mazade, M. Antoine de Latour* ont aussi rapproché les écrits de Fernan Caballero de ceux de Walter- Scott, et M. Mérimée a surnommé un jour notre écrivain le Sterne andaloux. Fernan Caballero est loin d’accepter ces comparaisons. L’aknable écrivain se juge mieux que ne l’ont fait ses panégyristes.
■ Il n’y a pas la moindre analogie, lisons*nous dans une de ses lettres, entre ce que j’écris et ce qu’ont écrit les peintres de mœurs. Ils ont bien plus de talent, de
savoir-faire, d’esprit et d’art; mais aucun d’eux n’a la
bonhomie. Il me semble que mes petits écrits ont une espèce de parenté spirituelle avec les excellentes productions de M. Émile Souvestre.... »
Nous nous rangeons de grand cœur à cette opinion, et nous ne doutons pas qu’elle ne soit aussi celle de nos lecteurs.
Nous n’avons pas suivi, pour composer le présent volume, l’ordre d’aînesse des récits de Fernan Caballero. Ce que nous publions aujourd’hui est une espèce d’appel au goût du lecteur, et nous avons choisi, çà et là, dans les différents volumes publiés : Dolorés et Lucas Garcia, qui sont frères par la forme, Plus Shonneur, que l’auteur avait bien voulu nous signaler, et les deux nouvelles