‹ Nouvelles annales de la constructionChapitre 5 sur 112 · L’ART A BON MARCHÉ · texte numérisé non relu

L’ART A BON MARCHÉ

Moyen d'avoir, dépense, de très-jolies maisons

de garde le long des eliemins de fer.

Des résultats remarquables ont été obtenus récemment sur plusieurs chemins de fer d’Allemagne par l’application du procédé suivant :

On remet aux gardes et aux agents des différentes lignes, les maisons qu ils doivent habiter, sans aucuns accessoires ni ornements, mais en leur prêtant en même temps des outils et des modèles qui leur permettent de sculpter eux-mêmes, dans leurs moments de loisir, les ornements de leurs demeures.

Une fois leur goût et leur émulation en éveil, on les voit rivaliser de zèle pour mériter un regard des voyageurs, un encouragement de leurs chefs.

De nos jours, où l’uniformité et la pauvreté d’expression des détails, enpndrées par le manque de temps et d’argent, font un si grand tort à 1 aspect de toute espèce de constructions, il n’est peut-être pas inutile de rappeler les moyens les plus économiques à employer, pour obtenir, entre le caractère de l’habitant et les formes de l’habitation, une partie au moins de cette correspondance si éminemment expressive et artistique, qui caractérise au plus haut degré toutes les belles époques de l'art.

NOIIV KLLI'iS ANNAU'IS UK LA CO NSTIU CTION.

AiMMJCATioN I)l: i;i':u:cTmcm‘: a i/industhik.

iritUlcrH <lii Jl<»iielll.

Lo métier éleclriciue du clicvalier Ouslave ItoNUi.u est en pleine activité dans la maison Dupré père, A Turin. Aujourd’hui même, les ministres et le comte l‘olloce, président de la chambre de commerce, doivent aller le voir fonctionner. On est certain de tisser avec ce métier une étoile de soie du dessin le plus élégant. Les métiers .Jacquard peuvent être lacilement convertis en métiers électriques. L’invention du chevalier JloiSKU.i est appelée à rendre les plus grands services. A l'cxl)osition universelle de Taris, de 1855, ce métier figurera, sans aucun doute, d’une manière distinguée et glorieuse pour l’Italie.

C’Iieiiiiii «l4‘ fîei* 4l'Alexaii4li’i4^ au L’aire*.

Ingénieur en chef : II. Itoii. Stf.phiînson.

On sait que les négociations, ouvertes depuis longtemps pour mettre en communication la mer Rouge et la Méditerranée, ont abouti, en 1852, A l’adoption d’une ligne de chemin de fer d’Alexandrie A Suez, dont la ligne d’Alexandrie au Caire n’est que la première section.

La construction de cette ligne est entreprise par une compagnie anglaise dont M. R. Stephenson est l’ingénieur en chef. Seize autres techniciens anglais, parmi lesquels on remarque l’ingénieur Svviîburne, dirigent les travaux. La dépense totale est évaluée A 80,üü0 liv. sterl. Llle s’élèvera sans doute à un million.

L’administration de surveillance est égyptienne. Les frais d’établissement seront, dit-on, entièrement payés sur la cassette privée du viceroi. Quoi qu’il en soit , le tracé commence A Alexandrie , auprès des grands magasins du canal Manuidjeh, longe l’étroite langue de terre qui sépare les bassins Madyer et Mareotis , traverse successivement les deux bras du Nil qui dessinent 1e célèbre delta, et arrive au Caire sur la rive droite du fleuve. La ligne est généralement de niveau , car le Caire n’est qu’A 13 mètres environ au-dessus de la Méditerranée. Elle est établie sur une digue continue de 3 mètres environ de hauteur. Le profd en travers est A deux voies. Une seule voie sera posée d'abord.

Les «a®si-»-eat!ix 4Soe3is «Se ffjS vei*g5©®S .

Great Grimsby- Docks , récemment achevés, construits en six ans, pour une dépense totale de 18,750,000 francs. — Ces docks composent maintenant le plus beau port de la côte occidentale de l’Angleterre. — Grand bassin de 19 acres (7'>.695), protégé par des digues en pierre pour permettre l’accès en toute marée. — Écluse de 1,000 mètres de longueur, et 23“.30 de largeur pour donner passage aux plus grands bateaux A vapeur. — Petite écluse. — Grand dock de 670 mètres de longueur, 160 mètres de largeur. — Surface, 29 acres (11>' 7A5). — Profondeur suflisante en tous temps pour les plus grands bateaux A vapeur du cabotage. — Grand phare et réservoir supérieur (dans la même tour ) pour les machines hydrauliques de tout l’établissement. — Hauteur, 100 mètres. — Hauteur du niveau du réservoir, 110 mètres. — Cube du réservoir, A9,000 gallons (222, A60 litres).

Inaiigus’îitioia 4laa grassal pont suspenaSu sur Be Aîagara.

274 mètres d’ouverture. — Ingénieur en chef : M. Roebung.

Le pont dont il s’agit opère la Jonction entre les États-Unis et le Canada. Il porte trois voies ferrées, dont A pieds 8 pouces pour le New- York Central, — 6 pieds pour la ligne d’Elmira-Niagara, — et 5 pieds 6 pouces pour le Great- AVestern. — Sa longueur totale est de 27A mètres. — Hauteur de la pile américaine, 29'». 30. — Hauteur de la pile canadienne , 26 mètres. — Hauteur maxima au-dessus du niveau de l’eau , 78 mètres. — A câbles en lil de fer, de 0»‘.25 de diamètre, portent toute la charge. Chaque câble renferme 3,659 fils n“ 9. La tension extrême totale est de 1,2A0 tonnes.

.Appareil aut4»niot4*ui* (proposé par M. M.xci'ilEiiSON , civ. eng.) p4»tii‘

t*nipècSiei* la B*uptqir4î 4lcs <‘on4luit4^s «BVati par I4; IVoicS.

11 est évident que si l’on pouvait empêcher l’eau d’entrer dans les conduites, A partir du moment où le froid commence, et si l’on pouvait, en même lenips, faire sortir l’eau qui s’y trouve avant qu’elle ne gèle , la difficulté serait résolue.

M. Maepherson a proposé le premier d’employer, potir résoudre ce problème , la force expansive de l’eau clle-mênie au moment où elle se [)rend en glace. Tout le monde .sait que le volume de la glace est plus grand (|ne celui d'un même poids d’eau.

Reinaiaïuant donc que , dans les conduites en cuivre , l’eau se gèle bien avant (lu’elle ne se gèle dans les conduites ordinaires en fer et en plomb (A cause de la plus grande conductibilité du cuivre) , il fait maiKi'uvrer un robinet A trois branches situé A la naissance de la partie exposée A geler, par un bras de levier, mû lui-même par un piston, lequel s’exhausse dans un fort tube vertical en cuivre par l’augmentation de volume de l’eau qui s’y trouve contenue. Le piston est donc ainsi manœuvré par la glace formée dans le tube de cuivre, alors que l’eau des conduites en plomb est encore liquide , et ces dernières conduites se vident aussitôt dans un seau destiné A recevoir leur contenu.

Lli4‘inlii 4l4* fVr 4lc PoitierH 4Y la Rocliellc.

La plus grande activité est apportée aux travaux de construction de l’embranchement de Poitiers A la Rochelle.

La plupart des ouvrages d’art de Poitiers-Niort sont presque terminés.

Le viaduc de la Crèche est A son niveau.

Le pont sur le Clain est achevé. Les terrassements pendant la dernière campagne ont été conduits avec la môme activité.

Sans doute, la pose des rails pourra être cfl'ectuée dans la saison prochaine , et la section de Poitiers-Niort sera livrée à la circulation avant la fin de 1855.

Cli4;miii 4lc lV*r 4le Caen à Clierlioure.

L’état des travaux permet d’espérer que, dans peu de mois, une section sera exploitée. La ligne de 182 kilomètres, jusqu’A Cherbourg, coûtera 51 millions ; soit 192,000 francs par kilomètre.

On a évalué , lors de la concession , le revenu kilométrique à 28,000 francs : c’est peu.

Llieiniiss «le l’ei* autrieliîen<«.

Le 31 décembre dernier a eu lieu la conclusion définitive de la convention entre le gouvernement autrichien et la société de capitalistes français (Pereire), qui rachète les chemins de fer de l’État moyennant la somme de 200 millions de francs en or et en argent.

Aavigatloii à xapeiip «le la Seiiae.

La concurrence des chemins de fer stimule de plus en plus l’activité des fleuves et canaux. On construit en ce moment sur le quai du canal, près le pont d’Austerlitz , un bateau en fer de A2 mètres de long sur 6 mètres de Large, destiné A faire un service régulier de marchandises entre Paris et le Havre. Il sera A vapeur et A hélice.

Statîsti«iue ele la isiapiiic aisi^laijie, «le iSSS à

Du 5 janvier 185A au 5 janvier 1855, il a été construit en Angleterre 1,3A3 bâtiments, jaugeant ensemble 320,869 tonneaux.

En 1853, 1,553 navires jaugeant 359,788 tonneaux; diminution causée par la guerre en 185 A : 210 bâtiments; mais le tonnage total a augmenté. — En 1852, 1,A19 navires jaugeant 309, 30A tonneaux. — Sur les 1,3A3 navires de l’année dernière, 581 appartenaient aux ports de l’Angleterre proprement dite, 168 A l’Écosse, 53 A l’Irlande, 28 aux îles Guernesey, Jersey et Man, 513 aux possessions diverses de l’Angleterre, en Europe et hors de l’Europe.

L’état de situation total de la marine anglaise, au 31 décembre 185A, accusait d’ailleurs un effectif de 35,960 bâtiments de guerre ou de commerce, jaugeant ensemble 5,0A3,27O tonneaux et desservis par 266, A91 marins.

En 185A, les entrées de bâtiments anglais dans les ports de la Grande- Bretagne ont été de 21,3A0, jaugeant 5,37A,551 tonneaux , plus 20,351 navires étrangers, jaugeant 3,786,815 tonneaux.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

Pour tenir nos lecteurs au courant de tout ce qui se fera d’intéressant dans les divers pays , pendant les derniers mois , nous puiserons souvent dans les publications périodiques étrangères anglaises, allemandes, italiennes , américaines , etc.

Page 1