NOUVeLtUft AHMÀLES
Âtijoat*d'hui encore, la lan^é des habitants <te ce canton est le turk (1).
Le mot Fo-K-cht-sa-^anjf-na, que Hioùen-tbsang donne comme le nom du pays soumis au khan turk de Houpiân, nous paraît. d'une restitution facile : nous y lisons Vardasthàna , pays dts Varda , les Vardak ( Vardâka dans là forme sans* crite) étant en effet une trïbu considérable encore, quoique déchue, qui occupe actuellement le territoire de Kaboul au sud de la tille (2). Et èette notion toute nouvelle , à laquelle nous sonlifies conduits par la relation chinoise , nous fournit incidem-
Hlodou-Jcousch ou Paropanisos, on peat yoir notre mémoire inr la Huns Ephlhalites, 1. 1 des Études de Géographie ancienne et d'Elh' nographie asiatique y p.305sq. Paris, 1850, in-8^
(1) Cb. Masson, iVarratt've of varions Journeys , vol. lîl, p. 163.
(2) Ei^hinstone, Caubool^ p. 315. Dans Torthographe de M. Elphinttone , le nom des Vardaks prend la forme de Burrukeei (Birrâkls } : cela doit rendre quelque peu Indulgent pour la forme des transcriptions chinoises, si insolites qu*elles nous paraissent. Le lieutenant Macartney, dans la grande carte qui accompagne la Relation du Kaboul , écrit moins inexactement JVurdukees, Le major Leecb, dans son Rapport sur les Hazara , écrit JVardaks (Journ. of As. Soc. of Beng.y n« 161, 18&5, p. 339); M. Dorn, dans sa traduction de mistoire des Afghans , Fardahs, On peut voir dans ce dernier ouvrage la généalogie des Yardaks d'après les traditions des clans (History of the Afghans , transi, from the Persian of JVeamet Ullah, 2« partie, p. 56 ; Lond., 1836 , in-4°]; mais il ne faut pas demander à ces traditions , qui n'ont été écrites qu'à des époques relatif ement trèsmodernes , de remonter bien a?ant dans le passé. Les rapides indications des anciens auteurs de4'0ccident, malgré leur forme incomplète et fragmentaire, jettent souvent une lueur plus vive sur les origines historiques des tribus orientales, que ces traditions indigènes qui presque toujours ont été dénaturées par le mahométisme.
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t>ES VOYAGES. 191
ment l'explication et rorigine , en vâm cherchées jusqu'ici , du nom d'Ortospana , que Ptolëmée donne comme synonyme de Kaboura, ou Kaboul (1). Il est clair que le mot dprotnràva est une forme légèrement altérée pour à^otnA^a (le Vardasthàna sans-^ cri t) , ainsi que l'avait déjà pressenti M. Wilson, qui donne du nom une étymologie conjecturale maintenant sans objet (2).
Nous reprenons maintenant la suite de la relation.
Hiouen-thsang et son historien s'expriment ainsi :
tt Sortant du royaume de Vardasthàna , du côté de l'est, il arriva aux frontières de Kapiça (Kiapi-ché), et bientôt après à la ville de Kiu-lou^ M-pang; là, prenant congé du roi, il se dirigea vers le nord. Le roi envoya un de ses grands officiers avec une centaine d'hommes , pour accompagner le maître de la Loi pendant qu'il J)as8erait lé^ montagnes Neigeuses , et transporter pour lui des fourrages , des vivres et des provisions de voyage.
» Le royauihe de Kapiça a environ 4000 li dé tour. Au nord, il est adossé aux montagnes Neigeuses; des trois autres côtés il est borné parles monts Hé4ing. La capitale a une dizaine de li dé tour. Le pays produit d'excellents chevaux , et un parfum appelé yo-fcin- Wang (curcuma). On y trouve en abondance les marchandises les plus rares des.
(1) Geogr, , llb. VI, c. 18 , 5 , et VHI , 25, 7.
(2) Ariana jitUiqua^ p. 176,
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autres pay&. Le climat est froid et le vent y souffle avec violence. Les caractères de leur écriture ressemhlent en grande partie à ceux du royaume de Toukhâra (Tou-ho-lo) , mais les. mœurs , la langue parlée et les lois sont fort différentes. Le roi est de la race des Kchattriyas (Tcha-li) ; il coinmande à une «dizaine de royaumes. Il révère les Trois Précieux (livre bouddhique).
» Prenant sa route au nord-est , Hiouen-tbsang et ses compagnons franchirent des montagnes, traver7 sèrent des vallées , passèrent par plusieurs dizaines de petites villes frontières du royaume de Kapiça, et après sept jours de marche , ils arrivèrent au haut d'une grande montagne qui offrait un amas de sommets dangereux et de pics effrayants , s'élevant pèlemêle sous les formes les plus étranges et les plus variées. Il serait difficile de raconter les périls et les fatigues qu'ils eurent à surmonter en gravissant ces hauteurs.
» Dès ce moment , ne pouvant plus aller à cheval, Hiouen-thsang ouvrit la marche appuyé sur un bâton.
» Au bout de sept jours encore , ils arrivèrent a un grand passage de montagne appelé Po-lo-si-na , qui fait partie des grandes montagnes Neigeuses (Himalaya). »
Après une description aussi animée que pittoresque du passage de la montagne , et des effroyables fatigues qu'il y fallut affronter , la relation ajoute : « Après cinq ou six jours employés à descendre la
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pente (opposée) de la montagne , les voyageurs arrivèrent au royaume d'iin-<a-Io-po (1). »
Ce qui résulte de la narration que nous venons de transcrire, c'est qu'en quittant la ville de Houpiân, et en se portant à l'est pour gagner une des passes du Hindou-kousch , le voyageur arrive bientôj à la frontière du royaume de Kapiça. Il ne descend pas jusqu'à la capitale , qu'il avait visitée quatorze ans auparavant lors de son arrivée dans les contrées du Sindh; la seule ville qu'il mentionne ici, avant de s'engager dans la montagne , est désignée sous le nom de Kii^-lo-sa-pang , La transcription régulière de ce groupe phonétique donne Krosapam^ nom dont nos sources actuelles ne nous fournissent aucun équivalent , non plus que les anciens textes grecs , plus riches pour ces contrées montagneuses qu'on ne serait porté à s'y attendre. Ce qui est certain , c'est que nous sommes ici sur la Pantchir , à une distance peu considérable au-dessus de Tchârikar , et que Hiouen-thsang va remonter la vallée de cette rivière (la branche principale du Kophès supérieur) , depuis le grand coude qu'elle décrit près de Tchârikar jusqu'à sa source. Il n'y a pas à se tromper ici ; cette route est la seule qui existe pour atteindre la grande passe (aujourd'hui connue sous le nom de Khavak) où. Hiouen-thsang franchit la montagne pour redescendre à An-ta-la-po , qui est notre Anderâb. Le lieutenant John Wood, accom-
[1] Hoeï-li , p. 265 et snl?. , et Appendice , p. 301 ; Extraits mss. du IVovembrê'Déeembre 1853. Tome iv. 13
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pagné de plusieurs officier* de IVrmée des lod^ chargés de yeconnaîtrc cette partie du Jlipdoukouftcb , a suivi exactement la môme route eu 1838 , d'Anderàb à Kaboul , et il a traversé la même passe 4e la moutague (1). Rieu n'est changé dans ce> lieux , le Valais de l'Afghanistan , depuis l'époque de rfioucn-thsang , — nous pourrions dire depuis U» temps du royaume Ipdo-Bactriep , ainsi qu'on le voit par les tables de Ptolémée. La longueur de la vallée, de Khavak à la plaine de Tcbârikar , est de 70 milles anglais ; Hiouen-thsang met quatorze jours à parcourir cet espace , ce qui revient à des journées d'une vingtaine de li , ou de 5 milles anglais environ.
JJiouen-tlisang nomme Po-h-^si-m la partie de U montagne où se trouve la passe qui descend à And^râb. M. Lasaen et M- Alexandre Cunnipgbam croient reconnaître dans cette transcription chinois^ la trace du Paropanisos de Ptolémée , tou* dflUK regardant cette appellation classique cQmil^e Vb*-i billement grec d'un nom indigène (2). Notre auteur n'apporte , après tout, qu'un assea faible appw à cette hypothèse , bien qu'on puisse aisément re«connaître dans les deux premières syllabes de tous ces noms, y compris celui de notre relation , l'^çien perse parou , parouta , montagne , analogue au sanscrit parvata,
(i)i''Wood,JourneyiothetourceoftheriverOœus, p. 4l3à421. (2) Lassen, i»(l. ^Iterf., 1. 1, p. 27, aote2, et II , p. 137 r Alex. Cunniugham , Journ. of As. Soc. of Beng. , no 193, l8/i8, p. 53.
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JN^tais le ç6t0 impprUOit de cette dernière partie de l'itioéruire chinois est le secours inespéré qu'elle apporte pour déterminer la situation exacte du pays d^ KQpiÇQ « Qe point de Tanoienne géographie du h^^siQ du J^ophès est resté jusqu'à présent très-i confus ^ttrésvobsopr. M. Wilson et M* Lassen eux^ mépies ont çvité de l'aborder là où il s'oSrâit natu* rellenieQt à leur discussion (1) , et les déterminations qu'on en a données , plutôt incidemment que par une recherche directe , sont inexactes et contradic* toires. Les indications que fournissaient les sources anciennes sont , à la vérité , bien précaires : une ligUQ d^ Pline et autant de Ptolémée, c'est tout. iiCapissene^ hal^mt Capinam urbem, quam djruîl Cynis », dit le premiçr (2) ; et le second nomme . seulement nima^ dans sa liste des villes des Parthpamsfid(X (S), 11 ne faudrait pas demander une dési-
(1) Le premier dans son excellent inéoiolre sur la géographie ancienne 4e riFan oriental , Ariana Antiqua, p. 181 sqq. } le second dans sa descripiioo <)u Kaboaiistân ^ «p tète des/ndt'MAa Ali»rthm$kitnd^iX.l, p. 2k).
(2) Lib. VI, c. 25, Hard. Siilig , t. [, p. 435 (c. 25), siçbpte 1^ l^çpq C^pUenê et Capiiû, qni rend moins exactement la prononciation a^nscrit^ Kapiçu. •«- Nnus ae comptons pas Solia (c. 54), qui n'a frit ({ue. copier Pline, et ^pn| les anci«pa piapii^critf port«ai liear la pla>part Caphuta ou Caphisa (Salmas. ad h* l. p. S27),
(S) Lib. VI, c. iS. Beaucoup de manuscrits et d'anciennes éditions ^nileiil la f^^pn corrompue Kécun, qua Nobbe a introduite dans son texte. Quand le temps sery-t-il venii de 4otar la NMca d'aQaboona édition du géographe ales^iindrio f CËuYre barculéenna , pour laquelle l'babilaté de l'heliénjste n'estque la moindre conditioi) nécessaire, et à laquella suftpaii à p(»ae ^lyourd'hal la rie tout entière d'un géographe consommé !
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gnation plus précise aux signes numériques qui , dans la table de Ptolémée , sont censés désigner la situation du lieu en latitude et en longitude : dans le plus grand nombre de cas , et dans celui-ci en particulier , ces notations n'ont absolument aucune valeur , soit par l'altération des signes numériques dans les manuscrits et dans les éditions , soit par suite de la méthode même de déduction employée par le géographe Alexandrin pour les obtenir. Et nous n'entendons pas seulement' parler de la valeur absolue de ces notations astronomiques comparées aux résultats des observations modernes , mais bien aussi de leur valeur relative , c'est-à-dire de celle qui pourrait indiquer la position d'un lieu par rapport à un lieu voisin. Ainsi , par exemple , si nous voulons mettre en rapport , dans le cas actuel , la position bien connue de Kaboura (Kaboul) avec celle de Kapisa , nous trouvons :
pour la première 36^0' latit. 1 1 8*»0' long. , et pour la seconde 37°30' 1 1 8*4(y ,
c'est-à-dire que Kapisa est mise à 2 degrés et demi au nord de Kaboura , avec une différence de longitude de 40 minutes en plus vers l'est, tandis qu'en réalité , quel que soit l'emplacement précis du site de l'ancienne Kapisa , il ne saurait y avoir au plus , entre ce site et la position de Kaboul , qu'un arc de 60 minutes d'un grand cercle , probablement dans la direction du N.-E. Il y a donc ici en excès , dans la table de Ptolémée , une distance de plus d'un degré et demi, c'est-à-dire d'une qua-
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rantaine de nos lieues communes! Qu'on juge par ce seul exemple de quelle utilité les notations as-* tronomiqùes de Ptolémée peuvent être dans la recherche des anciens sites!
Donc , en définitive , nos informations se bornent à ceci , qu'une ville de Kapisa , avec un territoire du même nom , existait autrefois dans la région qui avoisine au sud la chaîne neigeuse du Hindoukousch ; tout au plus peut-on conclure des indications de Ptolémée que cette ville et ce canton se trouvaient sous une latitude plus septentrionale que Kaboul. Quant aux sources sanscrites, elles sont encore plus vides de renseignements sur ce point: sauf un passage très-douteux d'un manuscrit du Râmâyana (1), ni la ville ni le pays de Kàpiça n'y sont mentionnés. Seulement, comme le nom de Kapiçase retrouve sur d'autres points de la Péninsule , et appartient ainsi bien réellement à la nomenclature sanscrite , nous sommes fixés par là sur la véritable orthographe du nom.
L'itinéraire de Hiouen-thsang vient heureusement suppléer à cette pénurie de renseignements. Encore , avant la publication de Hoeï-li que vient de nous donner M. Julien , avec les extraits de la grande relation originale qui s'y trouvent joints en appendice , ce que l'on connaissait de l'itinéraire par l'analyse de M. Landresse à la suite du Foe- Koue-ki (2) était-il insuiEsant pour fixer d'une ma-
(1) Lassen , dans le Zeitschr. filr die Kunde des Morgenl, , t. UI, 18&0, p. 212.
(2) P. 378 et 395.
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nière positive remplacement du royaume de Kapiça et de sa capitale. Aussi les inductions que Vàa éû âVait tiféfes ëont^elles inexactes. M. Wîlsoù, âàûh la carte qui accompagne soil ÀHûnà AMitiuà , îJlèl Képifa à une petite distance k Tôuest de Bèghi*am et àU Sttd^sud^ouest de lïoUpiàtl, prèbàbleineût Suf rmnplacetnènt dlstallf ; d'ailttcS ôtit mêthè îdeîltJfié Kapiça fet Kaboul , hypothèse dont M. Laâsen à biéîi montré ritnpoS8ibilité(l). M. Lâséèn Idi-méÉue et M. Alex» Cunningham portent là ville de Kàplfâ dans la Vàlléd de Ohoutband, au ftoi*d-oUest de HôUpi4ti(2) : oFi d priori, cet ethplàcement est égalëffiftHt iâadt&issible par une raiSôii ^ttâtégique ; tAt la place de Kapiça se serait ainsi trouvâe entté la <ea|!âtale du khàn tUrk de ttoupiàà et la itiontagiië , dont elle aurait commandé les approches et pu intefeepter les pààse^ , et il n'est pas supposable ^è le ehef turk eût choisi volontâiremeut une positioâ auSIi désavantageuse. Mais l'itinéraire circonstdhcié que nous avons sous les yeuk met fin à toutes lè^ incertitudes. C'est après être parti de Houpiândàns là direction de Test Oii du uord'-est que Hiouenthsalig arrive bientôt après à là ftoUtière du royaUttlé de Kapiça : il ii'est donc plus peritiis de reportèî' éette Ville à rouèst , ni même au sUd de Houpiân ^ puisque la pleliné de Beghrani faisait uécessairemëât partie du iroyaUtoê de Houpiân auquel appartenait
(1) ZeiUehr. fUr die Kunde de» Marg, , t. II, 1839 , p. 56 sq,
(2) Las3en, Zur Getch. der ihdo-skyt. Kônige^ p. Ift9^ et là cartç de M. Kiepert pour les Indische AlWth. , 1853; Alex. Cunnidgham, dans le Journal of At. Soc. of Beng. , n<* 191 , IS&é , p. 48Î.
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le territoire de Kaboul (Vàrdâ»thànti). Il ne fitut qa*aToir la carte sous les jeux pour comprendre là néoesBité de ces. connexions territoriales* L'examen du local tel qae la carte le représente nous montre aussi qii^il ïi'y a là qu'une seule limite possible entre le royaume turk de Yardasthààa ou de Houpiàn et le. royaume de Kdpiçat et cette limite, t'est la rivièrd de Pantchtr, depuis le coude qu'elle décrit aux cou-* fins de la plaine de Tchârikar jusqu'à sa jonction avec - la rivière dç Kaboul. À l'ouest de cette partie de la rivière de Pantctiîr, c'était le royaume àe Vardasthâ-' nUy avec jffoupiân pour capitale; à l'est ^ c'était le royaume de KctpiÇd avec une capitale du même nom, et il s'étendait sûrement de ce côté jusqu'à la rivière d'Alichang , qui devait le séparer du pays de Lam* pâka. Quant à l'emplacement même de la ville de Kapiça , nous manquons de données pour le déterminer. La ville est sûrement ruinée depuis longrtëmps , mais nous ignorons si quelque localité en-core inexplorée en conserve le nom. Le territoire qui représente l'ancien pays de Kapiça est jusqu'à présent une des parties les plus imparfaitement connues de cette région. Nous voyons par un passage d'Albyrouny cité par M. Reinaud dans son Mémoire sur VInde , que dès la première moitié du xi* siècle, moins de quatre cents ans après le passage de Hiouenthsang , le nom de Kapiça avait cessé d'être en usage comme désignation territoriale, quoiqu'il ne fût pas encore oublié (1). Aujourd'hui le souvenir paraît
(1) «Le pays de Kabysch, appelé maintenant pays de Kaboul,» dît Tauteur arabf . Les rrnsHgnomenrs g<<ORraph"qnPs fourni» par l'on-
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SOO NOUVELLES ANNALES
s'en être entièrement effacé de la tradition locale ; du moins n'en trouvons -nous aucune trace dans. les relations de notre époque. Il ne se rencontre même pas dans les Mémoires de l'empereur Baber, qui appartiennent au commencement de xvi* siècle , et où l'on trouve tant de renseigneqients précieux sur la région du Hindou-kousch et sur le bassin de l'ancien Kophès.
Ici se termine notre travail sur la partie de l'itinéraire de Hiouen-thsang qui se rapporte à l'Inde. Ce travail s'est étendu au delà de nos prévisions; nous ne regretterons pas le temps que nous lui avons consacré , si nous avons pu faire ressortir toute l'importance géographique du précieux document dont M. Stanislas Julien vient de doter les études relatives à l'Inde ancienne. Vivien de S'-Martin.
▼rage d'Albyrouny sur la région N.-O. de l'Inde sont curieux el Importants , et il serait bien à désirer qu'on nous en donnât une traduction complète.
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