‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 10 sur 53 · RÔLE DES MILIEUX · texte numérisé non relu

RÔLE DES MILIEUX

N admettant que l'époux soit exactement . créé pour l'épouse, . ^/ que les humeurs soient strictement ce qu'elles doivent être, quel sera le rôle de ce milieu acide, alors que les deux extrémités sont alcalines, ainsi que la semence qu'on y verse ?

Voyons d'abord une hypothèse qui nous semble logique :

Nous avons dit que le spermatozoaire se plaisait dans un milieu alcalin et mourait dans un milieu acide. Or, n'est-ce pas une incitation bien énergique que celle qui consiste à vous placer dans un milieu mortel où des flammes dévorantes vont vous faire perdre la vie si vous ne quittez la place au plus vite ; et, les spermatozoaires n'ont-ils pas là une excellente raison de se précipiter par le chemin le plus court vers l'orifice utérin où le salut leur est assuré ? N'est-ce pas là un instinct bien naturel de conservation, alors qu'ayant été versés accidentellement dans une fournaise, ils cherchent ailleurs un abri salutaire ?

Une autre hypothèse se présente encore à l'esprit pour expliquer ce rôle de l'acidité du vagin. On^sait qu'une somme de chaleur est toujours engendrée dès qu'on met en contact un acide avec un alcali, à telle enseigne, qu'on peut faire cuire un œuf en cinq minutes en versant un verre d'acide dans un verre de potasse ; en outre, on sait que, lorsqu'on met deux corps hétérogènes

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en contact, il se développe un courant électrique.

La chaleur d'une part, l'électricité de l'autre ne peuvent-elles pas jouer un rôle considérable dans l'activité des spermatozoaires alors que ceux-ci ont à lournir une course de longue haleine pour se rendre jusqu'à l'œuf.

Les fréquents insuccès que l'on constate en pratiquant la fécondation artificielle, qui semble d'abord si logique, ne sont-ils pas expliqués par cette dernière hypothèse alors qu'on procède à l'opération sans la faire précéder d'un rapprochement normal ?

On a aussi constaté que les spermatozoaires, en sortant des voies génitales de l'homme, ne possédaient qu'une vigueur relative, mais qu'aussitôt qu'ils pénétraient chez la femme, ils devenaient plus vigoureux. N'est-ce pas sous l'influence de la chaleur chimique développée, qu'ils acquièrent cette nouvelle vigueur ?

Quelques auteurs ont attribué cette sti-

mulation à hi pureté plus parfaite et à l'alcalinité plus grande du mucus utérin. Mais nous pensons, avec quelque raison, qu'il , n'est pas de milieu plus favorable que celui dans lequel on vient de naître.

Avancer le contraire, nous semble une hérésie.

Donc, nous pensons que, si les spermatozoaires paraissent plus vigoureux dès qu'ils abordent la terre promise, c'est qu'ils viennent d'être réveillés de leur douce quiétude par la nécessité d'entrer en lutte. N'est-ce pas, du reste, le commencement d'une sélection naturelle qui va définitivement donner la victoire au plus éveillé et au plus agile de toute la bande ?

Si la nature ne procédait pas ainsi pour se perpétuer et s'améliorer, trop souvent elle aurait à déplorer son indifférence et son laisser-faire. Non, comme les grands corps constitués, elle veut la lutte ]du concours, et finalement, elle veut faire un choix parmi les plus robustes qui ont fourni leurs preuves de noblesse. La vie n'est pas une

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auberge dans laquelle on entre pour y vivre grassement sans travail ; la vie n'est faite que de luttes et de gigantesques efforts ; seuls les forts doivent y parvenir et s'y maintenir.

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