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DE LA MET RITE

A grande maladie type, celle qu'on rencontre le plus souvent et qui '' cause tant de stérilités, c'est incontestablement la métrite. Nous avons dit quelles étaient les causes les plus actives de la métrite, nous n'y reviendrons pas. Le meilleur de tous les traitements, c'est encore le repos utérin, car sans repos tous les traitements échouent, quels qu'ils soient; tandis que par le repos seul, quantité de veuves se sont guéries de métrites qui jusque-là avaient résisté à tous les traitements les mieux conçus et les plus logiques.

2é4 NOUVELLES CAUSES DE STÉRILITÉ

La métrite présente, il est vrai, elle aussi, ses degrés ; c'est pour cette raison que nous ne pouvons parler ici que des généralités ; c'est au spécialiste à traiter chaque cas par des moyens appropriés.

Les moyens généraux de traitement sont:

le repos génital, les cataplasmes inlùs et intrà les grands bains généraux et locaux, les purgations utérines et enfin les cautérisations et le raclage de la cavité lorsque les moyens simples ne se sont pas montrés suffisants. C'est avec la plus grande prudence qu'on doit traiter un organe aussi sensible que l'utérus mais nous croyons devoir dire cependant, que c'est avec la plus grande fermeté qu'on doit instituer un traitement actif lorsqu'on a jugé celui-ci indispensable, car dans quelques cas, les demi-mesures restent inefficaces, ou complètement illusoires.

Enfin, le traitement local pourra devenir beaucoup plus efficace, lorsqu'une médication rationnelle s'adressera à l'état général ; il est même urgent d'améliorer le terrain avant toute intervention locale, car c est

TRAITEMENT

avec ces principes de médecine générale qu'on fait toujours d'excellente besogne ; ne soyons pas seulement de simples pédicures soyons avant tout médecins; il est bon de couper les cors, mais inspectons d'abord la chaussure vicieuse qui les donne.

Il sera quelquefois utile de prescrire une cure hydro- minérale dans une station favorable, c'est ainsi que nous avons tiré les meilleurs résultats d'une prescription aux eaux thermales d'Argelès-Gazost qui sont comme l'on sait, sulfo-iodo-bromurées.

En dehors des affections déterminées par les excès génitaux, il est des métrites chroniques qui ne sont dues qu'à une prolifération des éléments anatomiques de la muqueuse ou du tissu sous-jacent.

Ces proliférations portent tantôt sur l'élément muqueux, tantôt sur l'élément fibreux ; de Là des polypes et des fibromes.

Lorsque ceux-ci n'ont pas pris des proportions exagérées, telles que l'intervention chirurgicale soit jugée nécessaire et même indispensable, on en triomphe assez facile-

ment à l'aide d'une injection pratiquée avec de la vaseline liquide-iodurée au lo" ; ou même avec de l'eau iodée iodurée.

Sous l'influence de l'iodure de potassium, les proliférations se flétrissent et disparaissent assez rapidement.

ATRÉSIE DU COL

NE des causes les plus fréquentes de la stérilité, c'est l'imperméabilité du col; son canal est parfois tellement étroit, tellement long, tellement flexueux que la semence ne peut cheminer dans son parcours, tant elle est arrêtée au passage; par conséquent, ses éléments meurent sur place sans bénéfice pour la fécondation.

Que taire dans ce cas? On pratique la dilatation purement et simplement.

Nous allons donner ici la description de la méthode qui nous est personnelle et démontrer qu'elle est la seule logique, la seule efficace, parce que seule, elle est permanente.

Voyons'd'abord les autres méthodes et leurs résultats :

Le débridement au bistouri n'est pas sans danger, on doit craindre l'hémorrhagie, puis la cicatrisation se fait ensuite par première intention, et huit jours après un tel débridement la guérison a lieu, les choses sont revenues dans leur état primitif, peutêtre même avec un tissu cicatriciel en plus, c'est-à-dire, un tissu plus dur, moins élastique, moins perméable; on n'a donc rien gagné.

Le débridement par le thermo -cautère a de précieux avantages sur le bistouri : d ne détermine pas d'hémorrhagie, la plaie ne se ferme pas par première intention, on ne craint pas la septicémie, mais le résultat est finalement le même, la cicatrisation pour être plus longue n'en est pas moins parfaite ; la plaie bourgeonne, se comble, et après quinze jours, le col est non moins étroit, ayant de plus un tissu moins souple qu'avant

l'opération.

Reste la dilatation par la laminau-e ou

TRAITEMENT

par l'éponge préparée, c'est encore là le meilleur moyen, sinon le plus^simple; mais donne-t-il toujours d'heureux résultats ?

Nous avons pendant longtemps pratiqué la dilatation par ces procédés, nous devons dire que nous l'avons abandonnée en raison même du peu de temps que 'durait celle-ci ; or, comme on ne peut pas admettre que les époux profiteront immédiatement des bénéfices d'une dilatation qui n'est que temporaire, il en résultait qu'il fallait souvent recommencer et que la femme ne s'y prêtait pas toujours, en raison de la douleur ressentie.

Voici notre méthode de dilatation qui réunit toutes les conditions de sécurité et de durée :

Frappé par les merveilleux résultats que donnaient les sondes métalliques de Béniqué dans les rétrécissements de l'urèthre chez l'homme, nous avons prié notre fabricant d'instruments de nous préparer un jeu de sondes Béniqué pour le but que nous nous proposions. Il a simplement foUu les rac-

courcir et leur donner la courbure de rh3'Stéromètre ordinaire.

Chacune de ces sondes, dont voici le modèle porte un numéro depuis i jusqu'à 50; elles sont en étain, c'est-à-dire, en métal souple prenant toutes les formes qu'on veut

Sondes dilatairices au tiers de grandeur.

lui donner, facile à tenir propre; l'étain a l'avantage d'être gras, onctueux par luimême, ce qui est une précieuse qualité.

La plus petite de ces sondes mesure un millimètre de diamètre et passe de la sorte dans le col le plus étroit ; la plus grosse a un centimètre, ce qui lui donne trois centimètres de circonférence. Entre le n° 1 et le n° 50 elles sont régulièrement progressives; on voit qu'elles répondent à toutes les exigences et que la dernière est largement suffisante pour le but qu'on veut atteindre.

TRAITEMENT

Ce qu'il y a de vraiment avantageux, dans ce procédé, c'est que la dilatation est lente, progressive, et que tout ce qu'on a gagné reste acquis d'une façon définitive. Nous pourrions même établir en loi : que la dilatation a une durée d'autant plus grande qu'elle a été amenée plus lentement.

Nous avons, en effet, revu des cavités dilatées depuis deux ans par ce procédé, et celles-ci avaient conservé leur dilatation régulière et définitive; on pourra donc être certain du succès lorsque la stérilité ne tiendra qu'à cette cause.

Ces dilatations progressives doivent être pratiquées tous les deux jours en se bornant à trois sondes par séance pour éviter toute révolte de Tutérus. Nous trempons nos sondes dans un mélange de vaseline boriquée, d'extrait de belladone et de cocaïne pour répondre à toutes les indications de la pratique. Nous n'avons jamais eu d'insuccès ni d'accidents.

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