‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 36 sur 53 · UTÉRINES · texte numérisé non relu

UTÉRINES

"est ici que gît la pierre d'achoppement de la médication utérine ; autant vaudrait entreprendre le redressement d'un ^ . bossu après plusieurs années de gibbosité; nous ne comprenons même pas qu'il soit'venu à la pensée d'un médecin de tenter le redressement d'un tel organe, alors que les tuteurs qu'on lui oppose ne sont pas sans danger, bien qu'ils ne soient, a proprement parler, que des engins illusoires pour les redressements permanents.

Nous admettons cependant qu'on peut considérablement soulager une femme en lui faisant porter une ceinture hypogas-

TRAITEMENT

trique bien faite, lorsqu'elle a une antéversion et que le fond de l'utérus dépasse la symphyse pubienne, mais ce n'est qu'un moyen de contention comme le bandage herniaire, et non un moyen de guérison. On fait donc là de l'orthopédie utérine, mais non de la thérapeutique ; c'est ainsi qu'un anneau d'Hodge est utile dans la rétroversion et un pessaire de Gariel dans le prolapsus, mais entre soutenir et guérir il y a une différence qu'il est difficile de franchir, et ces deux termes ne sont pas synonymes.

Nous admettons donc qu'on fasse de l'orthopédie, nous connaissons même des moyens fort ingénieux qui combattent non seulement la déviation, la gêne ou la douleur qu'elle cause, mais c'est tout.

Le seul moyen véritablement efficace pour la guérison des déviations, c'est encore et ce sera toujours la grossesse lorsqu'on pourra l'obtenir. C'est au médecin à prescrire le décubitus qui convient dans ces sortes de cas et dans les moments surtout

lé

OÙ la grossesse devient possible, c'est-à-dire, immédiatement avant ou après les règles. C'est ainsi qu'on prescrira la plénitude de la vessie dans l'antéversion, la position gmu pectoris dans la rétroversion, le décubitus latéral sur le côté opposé à la latéro-

version, etc.

Tous ces moyens sont rationnels, mais tenter le redressement par les hystérophores mécaniques, par l'électricité ou par des opérations sanglantes, c'est ajouter sûrement une métrite à une déviation, car moins on touche à l'utérus, plus apte il est

à être fécondé.

Une exception peut être faite cependant, dans certains cas bien déterminés de rétroversion chronique avec adhérences.

Ici l'utérus est tellement enclavé dans la courbure sacrée du petit bassui, qu il devient une gêne considérable pour le passage des matières fécales, l'utérus écrase le rectum et celui-ci s'emplit au-dessus de 1 obstacle : il faut, par tous les moyens, rompre ces adhérences et libérer l'utérus retenu

TRAITEMENT

prisonnier sous un arc osseux qui ne se prête à aucune compromission; tenter la grossesse dans ce dernier cas, comme moyen de guérison, c'est bénévolement s'exposer à une fausse couche avec de sérieux dangers pour la vie de la patiente.

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