‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 37 sur 53 · OBLITÉRATION DES TROMPES OU SALPINGITE · texte numérisé non relu

OBLITÉRATION DES TROMPES OU SALPINGITE

ES trompes de Fallope, organes symétriques, sont deux canaux ■ reliant les ovaires à l'utérus.

Ces trompes ont de lo à 12 centimètres de longueur; c'est par elles que passent les spermatozoaires qui se rendent au-devant de l'œuf pour le féconder. (Voir page 9O C'est aussi par leur canal que l'œuf féconde chemine pour se rendre dans l'utérus et s y fixer pendant neuf mois.

On conçoit donc combien il est important que ce canal soit perméable dans toute la longue-, car la moindre oblitération arrête, soit le spermatozoaire allant del uté-

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rus à l'ovaire, soit l'ovule allant de l'ovaire à l'utérus.

Ce canal, à 1 état normal, n'a pas un millimètre de diamètre; c'est dire combien il est susceptible de s'oblitérer lorsqu'il est malade ou simplement congestionné; or, cet organe est singulièrement compromis par le voisinage de deux organes des plus sensibles : l'ovaire d'un côté, qui se congestionne tous les mois et devient turgescent chaque fois que la femme est excitée; de l'autre par l'utérus sur lequel il s'implante ; celui-ci est sujet à tant de surmenages avec nos mœurs génitales, qu'on conçoit combien la trompe de Fallope peut avoir de raisons ou de causes déterminantes pour devenir le siège d'une inflammation.

En dehors de ces deux voisins fort irritables, c'est un canal ayant une fonction; il possède une muqueuse à cils vibratiles avec glandes, il fournit des sécrétions, en un mot, il se comporte comme tous les autres tissus de l'économie; il est susceptible de se congestionner, de s'enflammei et

d'être le siège des désordres les plus divers.

Ce canal a, de plus, mille raisons de s'irriter. N'est-il pas le tombeau naturel des spermatozoaires et des ovules qui s'y engagent sans pouvoir le franchir ? Tout spermatozoaire qui n'est pas utilisé meurt où il s'est engagé; tout ovule, fécondé ou non, trouve souvent là le terme de son existence. Or, si microscopiques que soient ces éléments, ils n'en existent pas moins ; ce sont là des agents septiques qui peuvent altérer le milieu où ils s'arrêtent; ce sont des ferments qui engendrent des troubles ou des altérations dont les conséquences peuvent être graves au point de vue de la stérilité. Nous croyons même que les causes les plus nombreuses de stérilité ont pour siège les trompes de Fallope, en raison iiiême de leur-ténuité, de leur longueur, de leur voisinage et de leurs multiples fonctions.

Si l'oblitération du canal déférent est pour l'homme le siège le plus fréquent de sa stérilité, le canal de Fallope n'est pas un moindre écueil pour la stérilité de la

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femme; c'est là qu'il faut chercher la cause de toutes les stériUtés qui ne s'expliquent pas ; c'est donc là que nous devons apporter toute notre attention, et celle-ci doit être d'autant plus grande qu'il est plus difficile de porter un bon diagnostic en raison de la délicatesse de l'organe et de son siège profond.

Nous nous apercevons facilement de l'oblitération des canaux déférents chez l'homme par l'absence de spermatozoaires dans la semence, mais malheureusement nous n'avons pas la même flicilité de nous assurer de l'absence de l'ovule par un examen direct; c'est en étudiant les phénomènes de l'ovulation naturelle que nous arriverons à poser notre diagnostic, et, c'est par exclusion des autres maladies que nous nous ferons une conviction.

Quant au traitement, nous aurons quelque action dans les affections aiguës de la trompe, nous en aurons peu dans ses affections chroniques.

Nous pouvons cependant poser en prin-

cipe que dans les affections aiguës, tous agents antiphlogistiques nous seront d'un grand secours : sangsues, ventouses scarifiées, eaux alcalines, grands bains et bains de siège, pédiluves, cataplasmes intùs et extra, purgatifs légers.

Dans les affections chroniques, nous aurons quelque action avec les révulsifs, les iodures alcalins, le calomel à dose fractionnée, la teinture "d'iode à l'intérieur et en topique; des purgations utérines à l'aide de la glycérine et l'aloès, etc.

Il faut, en un mot, rendre les trompes perméables et s'inspirer des moyens les mieux appropriés pour chaque cas.

Nous avons obtenu quelques heureux résultats par l'emploi du galvanisme ainsi que des pointes de feu appliquées sur les parois vaginales et dans les culs-de-sac, c'est-à dire, dans les points les plus rapprochés de r organe malade. Citons encore le ballon tubulaiu de M. Allembert, de Caen, qui décongestionne un utérus en quelques semaines, et nous aurons tout dit à ce sujet.

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Ce sont là souvent des traitements fort longs auxquels les malades pressés d'avoir des enfants ne se soumettent pas volontiers. C'est un tort, car qui veut la fin doit accepter les moyens; le médecin, pas plus que la patiente, n'aime les longs traitements et cependant on ne peut pas brutaliser des organes aussi sensibles, qui se révoltent aussitôt que la prudence la plus élémentaire n'est pas observée. Se hâter lentement dans toutes les affections utérines, est le plus sùr mo3'en d'arriver au but qu'on se propose.

NÉVRALGIES PELVIENNES

N a dit que notre siècle était celui des névroses, personne ne s'en défend; il est même de bon goût d'avoir ses nerfs, et le plus bel hommage qu'on puisse rendre à une femme, c'est de lui dire qu'elle est nerveuse ' .

A l'époque du romantisme, chacun ambitionnait d'avoir une tète pàle, des longs cheveux à la Werther, on allait même jusqu'à poser pour les maladies de poitrme

. Voir notre livre : La grande névrose. Marpon et Ramnmion, éditeurs, un volume de 518 pages, illustre par José-Roy de 230 dessins.

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comme ayant un cachet tout particulier de distinction ; Marguerite Gautier faisait école.

Aujourd'hui on se contente d'avoir ses nerfs, c'est reçu, c'est bien porté, on fait partie du Tout-Paris lorsqu'on a son jour de névrala;ie.

Il est de fait qu'avec notre vie surmenée, on est en droit d'avoir les nerfs irritables, et ceux-ci nous jouent parfois de bien vilains tours.

Nous nous demandons même par quel miracle d'équilibre nous n'assistons pas plus souvent, nous autres médecins de Paris, à des crises effroyables du système nerveux, alors que nous voyons des milliers d'ateUers où s'empilent de pauvres jeunes femmes mal nourries, serrées et sanglées du matin au soir, travaillant comme des fées, vivant comme des alouettes d'un peu de charcuterie et d'un verre d'eau ; veillant ou passant des nuits blanches à force de café ; respirant un air impur et surchauffé; en rentrant dans des réduits exigus.

loo-es OU oreillers; ou bien, les plus favo-

risées, dans quelque bonbonnière ou la ^

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luxure la plus échevelée les attend comme surcroît de travail. C'est à se demander comment tout ce monde qui s'use et s'amuse, sans les compensations de l'hygiène la plus élémentaire, peut ne pas nous donner le spectacle des cbnvulsionnaires de Saint- Médard.

Quoi qu'il en soit, la névralgie est l'expression d'une révolte des nerfs, elle s'exprime dans un point presque toujours le même; la tête est son siège de prédilection ; vient ensuite l'estomac, sous le nom de gastralgie ; puis les côtes, sous le nom de pleurodynie ; du ventre, sous le nom d 'entéralgie; mais, pour peu que l'appareil utérin soit surmené ou n'ait pas une stitisfaction légitime, la névralgie vient se fixer à l'utérus ou aux ovaires avec tout son cortège de souffrances, de douleurs irradiantes et déchirantes qui font de la femme une véritable martyre.

Il est urgent de porter un bon diagnostic de ces névralgies pelviennes, car la guérison en dépend.

Toutes les douleurs occasionnées par une lésion utérine ou ovarienne ne sont pas des névralgies, le propre de la névralgie est justement d'être sans lésion d'aucune sorte ; donc, lorsqu'un examen bien attentif ne nous montre pas de cause organique dans tout l'appareil génital, nous devons soupçonner une névralgie; les commémoratifs viendront ensuite nous fixer entièrement.

La névralgie est souvent périodique, elle s'exaspère au moment de la menstruation, la marche ou la station verticale l'augmentent, les urines sont fréquentes et claires, le pouls et la température ne sont pas modifiés ; enfin, le caractère pathognomonique est r intermittence dans les accès.

Si l'utérus seul est atteint de névralgie, on trouvera le point sensible à un centimètre en avant et à droite du col (Valleix) Si seul l'ovaire est atteint, on trouvera 1( point sensible dans la région iliaque di côté malade et la pression du doigt exaspe rera la douleur.

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Enfin, le point important à retenir, c'est que, de l'avis de tous les auteurs, la névralgie pelvienne est un obstacle complet à la conception ; il est donc important de s'en occuper.

Le traitement consistera dans la modification de l'état général en supprimant d'abord les causes si elles sont du ressort de l'hygiène; et enfin, on calmera la douleur par tous les moyens dont dispose la thérapeutique, dût-on pour cela déplacer la névralgie en la transportant dans tout autre point de l'économie et en l'y fixant, pour libérer les organes génitaux de cet éréthisme, si préjudiciable à toute conception.

L'élément douleur se passera facilement en combinant les procédés les plus propres à le faire disparaître ; les moyens qui nous ont le mieux réussi sont, contre la névralgie de l'utérus : les vapeurs de chloroforme dirigées pendant dix minutes sur le col au moyen de l'appareil suivant :

1° Poire en caoutchouc comme insuflBateur ;

00 Petite sphère de verre à deux tubulures avec coton imbibé de chloroiorme ;

3» Canule de gutta-percha servant aux injections ordinaires.

Ces trois engins sont reliés par deux tubes souples de caoutchouc.

Un autre excellent moyen, c'est d appliquer sur le col un ovule composé amsi :

Beurre de cacao ... lo gr.

Ext. de belladone. . ^

d'opium . ■ •

Chlorhydrate de cocaïne

d'opium. . . 5 centigr

:ne. I

Enfin, on peut prescrire un lavement de chloral, d'asa fœtida, d'opium et d'anti-

Pyrine. ^

Si la névralgie a son siège a l ovaire, on peut employer avec avantage le même traitement, en ajoutant quelques ventouses sèches sur la région douloureuse et, au besoin, une série de petits vésicatoires morphinés au cantharidate de soude (vésicatoires roses).

On se trouvera bien aussi de quelques

purgatifs légers et d'injections chaudes de feuilles de morelle.

Il ne faut pas non plus oublier que l'appareil génital peut être le siège de douleurs rhumatismales sans lésions appréciables; dans ce cas, on fera porter une large et chaude ceinture de flanelle sur le bas du ventre, entourant les reins ; le salicylate de soude à petite dose fera sûrement disparaître l'élément douleur.

DE LA I-RIGIDITE

ous avons dit, au début de cet ouvrage, que la volupté dans les rapports n'était jias nécessaire, du moins en ce qui concerne la femme; que le contact de deux muqueuses indifférentes suffisait pour procréer un enfant. Cela est vrai dans la très grande majorité des cas, mais nous devons expliquer ce mécanisme de la procréation, qui semble se soustraire à la loi commune qui veut que la prime donnée par la nature, en récompense de la procréation, soit la volupté de part et d'autre.

Pour l'homme, la volupté ne fait pas de

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doute, il a sa part, car aucune éjaculation ne peut se produire sans l'intervention de celle-ci. Mais la femme peut en être frustrée ou, du moins, les choses se passent souvent comme si sa part n'était pas faite ; une explication est nécessaire pour bien montrer que la nature n'est pas une marâtre et qu'elle tient ce qu'elle promet, surtout lorsque la santé est parfaite, c'est-à-dire lorsque les organes jouissent de toute l'intégrité de leurs fonctions.

Il existe deux genres d'organes et deux genres de sensibilité : ces deux genres d'organes sont ceux de la vie de relation et ceux delà vie organique ; les premiers sont sous la dépendance de la volonté ; les seconds sont sous la dépendance de l'instinct.

Les deux genres de sensibilité sont : les sensations qui dépendent de la moelle épinière et du cerveau; celles-ci sont sous la dépendance de notre volonté et se développent par l'exercice; de ce genre sont tous les organes génitaux externes de la femme comme ceux de l'homme.

Le second genre est une sensibilité spéciale, relevant du grand sympathique ; il est instinctif, il échappe à notre volonté, mais non à l'instinct de conservation ou à l'instinct de reproduction ; telle est la sensibilité spéciale de l'utérus et de ses annexes.

Maintenant que nous connaissons ces lois physiologiques, nous allons parler de la frigidité .

Chez l'homme, la frigidité n'est autre que l'absence d'érection ; malgré cela, il peut être fécond, car la semence ne lui fait pas défaut mais il est impuissant à la consommation de l'acte ; la griserie cérébrale, en vertu de laquelle se fait l'érection, est absente, soit à la suite d'abus, soit par indifférence pour l'être qu'il a près de lui. Il peut être frappé de parésie ou de paralysie; ces deux états peuvent être temporaires ou pemanents, relatifs ou absolus, dépendre de Timagination ou de la raison car ce sont là les deux piliers de l'édifice génital.

V imagination, cette folle du logis, est une

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faculté éminemment créatrice, elle fait revivre les souvenirs du passé, donne un corps aux désirs du présent et amène les espérances de l'avenir ; elle est, en toutes choses, distincte de la raison qui, elle, nous fournit les moyens de connaître et d'apprécier la réalité; tandis que la première nous ouvre sans cesse des horizons immenses et nous découvre des mondes remplis de fantômes gracieux ou terribles; la seconde, au contraire nous enserre dans les liens d'une réalité brutale, et nous montre la vie sans prisme trompeur, comme sans voiles séduisants.

La frigidité est donc bien sous l'influence du cerveau qui, seul engendre les fantômes roses ou noirs qui nous assaillent au moment psychique, et, lorsque les rapports se font mal entre le cerveau et les sens par suite d'une rupture d'équilibre, il s'ensuit une impuissance fonctionnelle toujours proportionnée à l'écart qui existe entre le rêve et la réalité. La frigidité est de même essence chez la femme que chez l'homme ;

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elle a les mêmes causes et les mêmes conséquences au point de vue de l'absence de volupté, mais le mécanisme n'est pas toujours le même. Chez l'homme, il y a rupture d'équilibre par l'abus des plaisirs; en un mot, il y a satiété. Chez la femme, au contraire, les rapports n'ont pas été établis, son éducation cérébro-génitale ne s'est pas faite à l'heure voulue; on apprend très difficilement à lire à trente ans, plus difficilement encore devient-on bachelier;

la femme

dans ses devoirs rigoureux de fille chaste, son cerveau n'a eu aucune relation avec ses sens tout au plus l'instinct a-t-il parlé; mais 1

raison, cette froide personne qu'on pourrait représenter habillée de fourrures sibériennes, est venue s'asseoir dessus pour l'étouffer. Le jour du mariage arrive-t-il un peu tard, les organes se sont atrophiés et ne répondent plus au but auquel ils étaient destinés, car, plus que tous les autres, ce sont des organes essentiellement destinés aux relations.

Il y a même, à ce sujet, une école philosophique qui tend à démontrer que la volupté charnelle, exclusivement donnée à l'espèce humaine à jet continu, n'est qu'un puissant moyen de sociabilité sans lequel chacun tirerait de son côté. Ne voit-on pas chaque jour, de ces séparations de corps qu'on dit être « des incompatibilités d'humeur », alors qu'elles ne sont en réalité que des incompalibililés de plaisirs ; car l'oreiller est encore de tous les conciliateurs, le plus puissant et le plus écouté.

La femme, disions-nous, peut être atteinte de frigidité, mais à J'envers de l'homme, car la femme commence par là.

alors que l'homme finit, mais peu importe, le moment (bien que leurs plaisirs eussent dû être contemporains), voyons comment la frigidité peut se manifester chez la femme alors qu'elle passe, à tort, pour être toujours prête.

L'homme, sous l'influence du désir, entre en érection ; la femme fait de même. Les organes génitaux des deux sexes sont entièrement calqués les uns sur les autres ; il n'est pas un seul organe qui n'ait son pendant, pas un seul muscle qui n'ait son pareil, pas un seul plaisir qui n'ait son équivalent. La femme a ses deux corps caverneux qui deviennent turgescents sous l'mfluence de l'excitation cérébrale; ceux-ci sont placés à l'entrée et à la partie supérieure du vestibule du vagin, cachés sous l'arcade pubienne ; elle a son gland ou clitoris qui s'abaisse pendant le coït pour se mettre en rapport de frottement avec la verge; le vagin lui-même est sillonné de tissu érectile dans toute son étendue, en un mot, l'érection de la femme est la même

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que celle de l'homme, elle se manifeste par une turs;escence semblable et sous l'inrtuence des mêmes causes. Donc, la femme n'est pas toujours prête !

Non, il lui faut, comme à l'homme, l'imagination ; il lui faut la griserie, il lui fout surtout ces préliminaires tant aimés d'elle pour que l'acte soit complet. Il ne suffit pas qu'elle soit passive, que ses muscles génitaux soient relâchés, que son esprit soit absent pour qu'elle fasse sa partie dans ce duo d'amour, car elle serait aphone, ce duo resterait un solo et tout frottoir mécanique remplirait le même but!

Donc ! la femme doit être montée au même diapason que l'homme, l'accord n'est parfait qu'à cette condition ; et l'ovule, cette cantate de l'ovaire, ne parcourt son clavier harmonique dans toutes ses portées qu'à l'aide d'un rythme déterminé.

Nous sommes loin, dira-t-on, de ce terreà-terre qui consistait à ne voir dans l'enfant que la juxtaposition de deux cellules. Nous l'avouerons sans peine. Mais, de

même que la musique sauvage se borne à de simples mélopées où le pan pan traditionnel des Arabes fait tous les frais, il est une autre musique plus savante et dont l'harmonie demande des études sérieuses de Conservatoire. Telle femelle se contente du pan pan primitif, alors que la femme affinée par nos mœurs, demande au virtuose de ses rêves, de la transporter dans ce septième ciel, où seulement elle dépose son offrande à la conception.

La frigidité relèvera donc chez la femme des trois causes suivantes : frigidité organique, frigidité symptoniatique et frigidité morale, selon que l'organisme sera imparfait ou malade, ou bien qu'il existera un défaut d'attraction d'un être pour l'autre.

Ces trois états mériteraient d'être étudiés plus longuement ici, mais l'espace nous manque ; du reste, le sujet ayant été magistralement traité par le Roubaud*, nous n'en parlerons pas.

Quant à la majorité des femmes qui se

' Traité de l'impuissance (Baillière et fils).

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trouvent fécondées sans éprouver le plaisir de la volupté et son ardente ivresse, nous allons en expliquer le mécanisme d'une façon fort simple ; on verra que l'instinct supplée quelquefois à l'ivresse.

Nous savons que le sujet est délicat à traiter, mais on nous rendra cette justice, c'est' que nous ne disons que ce qu'il faut dire pour être clair.

Nous écrivons un livre spécial, son titre ne trompe personne, nous ne faisons pas un traité d'éducation sentimentale, mais bien un traité de stérilité, il est assez juste que nous parlions un peu des misères de l'alcôve.

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