‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 38 sur 53 · FÉCONDATION SANS IVRESSE · texte numérisé non relu

FÉCONDATION SANS IVRESSE

OUS avons dit que l'utérus n'était pas sous l'influence directe de la volonté, seuls les organes extérieurs jouissent de ce privilège, l'utérus est donc comme tous les autres viscères, il ne fait pas exception à la règle.

Mais s'il n'est pas sous l'influence de la volonté, il est sous l'influence de l'instinct, il a une sensibilité et des fonctions spéciales qui sont directement placées sous l'égide dugrand sympathique ; celui-ci est un centre d'activités conservatrices et réparatrices par excellence ; tous les tissus sont conservés, réparés, entretenus par lui avec la plus

TRAITEMENT

grande sollicitude, et lorsque cet ensemble de tissus qu'on appelle l'être entier est arrivé à son complet développement, c'est encore le grand sympathique qui est chargé de son remplacement futur, autrement dit, de la reproduction ; il s'en charge et s'en acquitte avec la plus grande énergie, -comme avec le plus entier désintéressement.

Peu lui importe les grands orages de l'extérieur, il n'est pas de ce monde; il n'a que des rapports éloignés avec les joies ou les peines de ce peuple de travailleurs et de jouisseurs, il préside sagement à la conservation de l'espèce.

L'utérus reçoit-il sur son col une manne céleste, qu'aussitôt il s'entr'ouvre et se referme par un spasme lent mais sûr, emprisonnant ainsi tous les animalcules qu'il a pu recueillir d'où qu'ils viennent et comment ils viennent, peu lui importe que ceux-ci soient élaborés dans la joie ou dans la douleur il les accueille tous indistinctement, sauf à les rejeter s'ils ne remplissent pas le but qu'il espère ; c'est ainsi que se fait la fécon-

dation sans joie, c'est ainsi que l'espèce se perpétue sans la participation de l'esprit.

Ce spasme du col existe-t-il toujours ? EvidemtTient non ! Trompez un animal, un chien par exemple, à qui vous présentez de la viande au bout d'une fourchette, retournez vivement son manche et donnezlui, en place de pâture, un coup sur le nez, vous verrez s'il y sera pris deux fois. De même le col utérin s'entr'ouve, lorsqu'il sent une semence normale l'imprégner, mais lorsqu'il a été trompé fort longtemps dans son attente, lorsqu'il a vu se passer des orages terribles dans son voisinage sans qu'il ait reçu sa bienfaisante ondée, il se dessèche, se fendille comme une terre brûlée par le soleil, alors que celle-ci n'est jamais fertilisée par une rosée rafraîchissante. En un mot, le col toujours trompé dans son attente, soit qu'il s'agisse d'un coïc stérile ou d'une masturbation, se désintéresse bientôt de ses fonctions qui ne sont pas prises au sérieux et alors il se paralyse par défaut d'exercice.

Voilà pourquoi nombre de femmes qui auraient conçu, même atteintes de frigidité restent stériles, trompées qu'elles ont été par des m.uiœuvres illusoires ou anti-naturelles.

Dans ces cas, le traitement est tout indiqué : contre l'inertie du col, on appliquera des courants d'induction qui rappelleront bientôt sa contractilité normale ; si, pour d'autres causes, sa contractilité était exagérée on rétablirait le calme par des opiacés ou des antispasmodiques.

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