ABSENCE ET RARETÉ DES SPERMATOZOAIRES
f Midi, de rOrient ou de l'Occident, s'accordent sur le chiffre énorme d'un dixième pour indiquer la part de stérilité qui revient à l'homme. On compte environ la moitié de ce chiffre pour la stérilité congénitale et l'autre moitié pour la stérilité acquise.
Sur cent hommes pris au hasard, dix seront stériles; sur ces dix, cinq le seront par leur faute et les cinq autres seront d'innocentes victimes.
Cette proportion, tout effrayante qu'elle
OUTES les statistiques, qu'elles nous viennent du Nord ou du
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est, ne doit pas nous étonner outre mesure. Ne voyons-nous pas dans nos forêts la plupart de nos essences les plus belles, les plus majestueuses par leur taille et leur grosseur rester stériles ? Elles ne produisent ni fleurs, ni fruits; elles naissent, se développent et meurent sans se perpétuer. Les forêts n'en sont pas moins .couvertes d'arbres, tant ceux qui sont chargés de perpétuer l'espèce ont de prolixité.
Nous devons donc nous consoler, la terre ne se dépeuplera pas parce qu'un dixième de sa population sera stérile, les neuf dixièmes restant se chargeront bien d'entretenir la natalité dans des conditions régulières, pour que les vides soient largement comblés.
Mais il est à remarquer que ce sont précisément ceux qui voudraient perpétuer leur race qui ne le peuvent plus.
La terre est mise en jachère tous les quatre ans, elle se fotigue de produire et doit se reposer; les races sont de même, c'est une loi inéluctable; l'homme ne peut s'y soustraire.
Il est donc des stérilités qu'on ne peut pas guérir; la stérilité par absence de spermatozoaires est du nombre; il est même complètement inutile de tenter un traitement lorsque le microscope a démontré qu'il n'existait aucun élément fécondant au milieu d'une semence soumise à un examen bien fait; ce qu'on n'a pas trouvé un jour, on ne doit pas espérer le trouver un autre jour; car, si épuisé que soit un homme par une maladie ou par des excès, on trouve toujours des spermatozoaires lorsqu'il est apte à les produire une fois.
due la stérilité de l'homme soit congénitale ou qu'elle soit acquise, elle est inguérissable lorsqu'elle est bien constatée.
Nous savon^ qu'il est des auteurs qui ont prétendu que la stérilité causée par une orchite double pouvait se passer spontanément. Nous ne mettons pas en doute leurs assertions, mais dans ce cas, il y avait engorgement simple du canal déférent et non l'oblitération classique qu'on y rencontre presque toujours. On peut, dans tous les
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cas, diriger un traitement dans ce sens, c'est-à-dire, iiâter la régression de l'engorgement par les iodures alcalins qui sont à la fois des fondants et des dépuratifs.
Mais lorsque les spermatozoaires sont seulement rares ou peu vigoureux, on peut espérer une heureuse modification de ces éléments en s'occupant de l'état général.
On pourra prescrire avec avantage les hypophosphites de soude et de strychnine, les phosphuresde zinc et d'arsenic, l'hydrothérapie et une cure hydrominérale dans une station appropriée.
Enfin, un aliment qui fait merveille en pareil cas, c'est la farine Morlon, bien que celle-ci ne soit guère connue que comme un aliment spécial qu'on donne aux enfants à l'époque du sevrage ; farine qu'on prépare au lait et qu'on sucre en y ajoutant un peu de sel pour lui donner toutes ses propriétés nutritives et savoureuses, c'est alors qu'elle peut convenir à tous les âges.
Cette précieuse farine est tellement to-
nique, elle a de telles propriétés stimulantes que nous n'hésitons pas à la prescrire toutes les fois que les forces sont au-dessous de leur moyenne et que nous voulons donner un coup de fouet à l'organisme déprimé; car, en dehors du fer et du phosphate de chaux naturels que cette farine contient, il y a dans la farine de gruau d'avoine un principe stimulant spécial qu'on ne rencontre dans aucune autre de nos céréales.