‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 5 sur 53 · LES DEUX CELLULES MALE ET FEMELLE SONT EN PRÉSENCE · texte numérisé non relu

LES DEUX CELLULES MALE ET FEMELLE SONT EN PRÉSENCE

ous venons de voir ce qu'était l'œuf ainsi que le spermatozoaire pris individuellement; nous allons assister maintenant au m5-stère de l'incarnation par le rapprochement des deux cellules destinées à donner naissance à l'enfant. Trois cas peuvent se présenter :

1° Les rapprochements, avec leurs émotions, ont fait déchirer l'ovisac qui retenait l'ovule sur l'ovaire ;

2° L'ovule est déjà libre alors que le mari est encore absent;

3° Le mari a rempli ses devoirs et l'œut est encore dans son enveloppe.

STÉRILITÉ LATENTE

Nous allons voir maintenant comment se comportent les deux éléments mâle et femelle dans chacun de ces cas.

Prenons le cas le plus fréquent.

sortir de l'ovaire comme une aveline de sa coque ; il est aussitôt saisi par les franges de la trompe qui, par des mouvements de reptation, le conduisent vers son canal, allant ainsi au-devant du spermatozoaire qui n'est pas encore arrivé, car il lui faut ^deux heures

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d'une course rapide pour franchir les léou 17 centimètres qui séparent le col où est projetée la semence, pour arriver à rencontrer l'ovule entre l'ovaire et le tiers externe de la trompe.

Là, ils sont en présence. Voyons le second

Deuxième cas : L'ovule est déjà libre alors que le mari est encore absent. — Dans ce cas, la nature ne se presse pas, les mouvements de reptation des franges de la trompe sont lents,

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Fœuf chemine doucement et comme à regret, il attend un ou deux jours l'arrivée de celui qui va lui donner la vie. Si son attente est vaine, il va périr sur place et disparaître de la scène du monde sans laisser trace de son existence. Si au contraire il sent l'arrivée du maître, il se ranime, se raccroche à l'espérance et se hâte d'aller à sa rencontre, mais, hélas ! quelquefois il est trop tard, son enveloppe s'est usée dans l'attente et son contenu se répand : adieu la vie et ses souriantes chimères.

Troisième cas : Le mari a rempli ses devoirs et l'œuf est encore dans son enveloppe. — Voici alors ce qui se passe : les spermatozoaires ont fourni leur course et n'ont pas rencontré d'ovule sur leur chemin, ils vont ainsi jusqu'à l'ovaire savoir ce qui s'y passe, en restant cachés dans les plis de la trompe. Il est bien entendu que beaucoup d'entre eux ont succombé dans leur course, mais les plus vigoureux sont arrivés et se reposent de leurs fatigues. Ne sont-ils pas, du reste, dans un milieu vivant, chaud et

à l'abri de la mort, pour peu que le liquide dans lequel ils se trouvent leur soit propice, car, dans le cas contraire, ils meurent et disparaissent.

Nous verrons plus loin ce qui les fait mourir, mais n'anticipons pas et restons dans l'ordre imposé par notre chapitre.

Il est incontestable que les spermatozoaires peuvent séjourner dans les voies génitales profondes de la femme et y vivre tout aussi bien que dans les vésicules séminales de l'homme. Cependant il y a des limites pour d'aussi petits éléments ; du reste, il ne serait pas prudent de leur accorder une vitalité de trop longue durée, car on pourrait en abuser. N'est-il pas vrai qu'on croyait jusqu'à ce jour que la femelle du chevreuil qui entre en rut en juillet n'était réellement fécondée par les spermatozoaires que quatre mois après ? Il n'en est rien; on sait aujourd'hui que la fécondation a lieu aussitôt, mais que, par une bizarrerie de la nature, l'ovule fécondé sommeille pendant quatre mois avant de

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commencer son développement normal.

Il ne faudrait donc pas inférer de là que la femme qui a vu son mari le jour de son départ pût lui attribuer la paternité d'un enfant qui naîtrait un an après, ce serait vraiment trop commode. Non, les spermatozoaires, comme l'ovule, du reste, peuvent vivre deux ou trois jours dans les voies génitales de la femme et peuvent féconder l'œuf au passage, aussitôt que celui-ci sort de son alvéole, mais c'est tout ce qu'on peut raisonnablement lai accorder.

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