‹ Nouvelles causes de stérilité dans les deux sexesChapitre 8 sur 53 · DIVISION DU SUJET · texte numérisé non relu

DIVISION DU SUJET

ous ne parlerons pas ici des monstruosités organiques qu'on rencontre quelquefois dans la pratique, cela n'intéresserait personne et rendrait notre texte obscur; laissons ces anomalies aux traités spéciaux de tératologie avec leurs stériles descriptions. Qu'il nous suffise de dire ici

qu'il existe des hermaphrodites qui ne sont ni chair ni poisson, sorte de lapsus de la nature qui nous montre qu'elle-même est sujette à se tromper, consolant ainsi notre amour-propre de ce que Dieu lui-même fait des fautes, mais comme ces êtres ne peuvent se reproduire, l'erreur disparaît bien vite de la page du grand livre de l'humanité.

Sans que l'erreur soit toujours aussi complète, on rencontre encore assez souvent dans les sexes bien distincts, quant aux formes extérieures, des arrêts de développement qui remontent aux premiers mois de la vie fœtale ; c'est ainsi qu'on trouve des absences d'ovaires ou d'utérus chez la femme, auelquefois cependant, ces organes sont indiqués par des ébauches ou des rudiments d'organes nous montrant amsi que la nature avait parfaitement commencé son œuvre, mais qu'elle n'a pu la mener à bien. Ainsi font nombre d'artistes qui savent parfaitement ébaucher^ de grandes conceptions sans pouvoir les terminer;

STÉRILITÉ PATENTE

autre image qui nous montre que rien icibas, ou là-haut, n'est parfait.

Si le corps de la femme est sujet aux aberrations de la nature, on conçoit que l'homme ait sa part; on en trouve, en effet, sans testicules, sans verge, véritables ennuques avant la lettre, qui traînent de la sorte leur triste existence, ayant les luttes de la vie avec toutes ses misères, sans en avoir les consolatrices compensations.

On conçoit donc que notre livre ne s'adresse pas à ces infortunés et que nous ne fassions pas de descriptions inutiles à leur sujet; où il n'y a rien, la nature ellemême, cet autre roi tout-puissant, perd ses droits.

Nous diviserons donc cette partie de notre livre, traitant de la stérilité patente, de la façon la plus claire ; nous parlerons d'abord de la femme : à toute reine tout honneur; nous terminerons par l'homme, qui est un peu moins sujet à se détraquer, ayant un clavier génital moins compliqué et surtout moins impressionnable.

Procédant de l'intangible au tangible, il ■est juste de commencer par les humeurs, •car elles jouent un rôle considérable dans la stérilité, peut-être même le seul, car elles modifient les solides de telle sorte que toutes les stérilités mécaniques nous paraissent être tout d'abord sous leur dépendance, et celles-ci ne sont peut-être modifiables qu'en traitant celles-là. C'est ce. que nous verrons bientôt.

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