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CHAPITRE Xlll

t'BSPUHAnB.

Quelque temps après, Stella revenoit avec moi du petit diamp de Marthe, et nous nous arrêtâmes sur une esplanade da terdure, d*où la vue se perdoit dans un beau vallon.

Le soleil se couchoit, et son char de feu traçoit déjà une bande pourprée à l'occident ; ses rayons, en s'élevant à la pointe des rochers, les peignoient d'une eoa«i leur brillante qu'ils réfléchissoient sur la campagne, et qui nuançoH tous les objets de Tinoaniat le plus vif.

Je regardois Stella ; son ame sembloit associée au vaste concert d'amour qui saluoit le crépuscule ; et je ne corn" pris pas si c'étoit ce tableau ravissant qui Tembellissoit encore à mes yeux, oa si o'étoit elle qui embelliasoit ainsi la nature.

J'étendis mon bras autour d'elle, et elle appuya sa tête sur mon sein : une tendre langueur fermoit ses pau* pières, une douca chaleur animoit son teint, son cœur battoit... le brûlois, j'avois la j9èvre; mes lèvres étoieni desséchées comme par une soîf ardente; je les unis ù ses lèvres, et je chancelai ; je frémis, je ne vis plus...

Nous (lescciulîmos de i'csplanadc, et Stella ne me regardoit point, ne me parloit point : j'élois si ému, que je ne m'aperçus pas que nous avions quitté le chemin de la ebaumière. Nous arrivâmes au bosquet de la prière : le soleil étoit coiiclié, la lampe étoit suspendue à l'il, et nous tombâmes à genoux.

Le lendemain nous passâmes près de Tespianade: Stella me sourit et prit un chemin détourné.

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