‹ Nouvelles confidencesChapitre 110 sur 160 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Ce fut pendant cet hiver de bonheur et de solitude^ à Paris, où mes jours n'étaient entrecoupés qne par quelques promenades et quelques conversations avec la princesse, que je conçus le plan d*un long poëme dont j*ébauchais cinq ou six chants pendant le repos de mon cœur et de mon esprit.

Le hasard m'en fait retrouver quelques fragments bien indignes du regard des lecteurs, et bien humiliants pour ce titre immérité de poëte, qu'on m'a donné depuis. Mais je les insère néanmoins ici pour que les vrais poëtes mesurent la distance entre le balbutiement et la parole chantée.

Ce devait être l'histoire de Tâme humaine et de ses transmigrations à travers des existences et des épreuves successives depuis le néant jusqu'à la réunion au centre universel, Dieu.

Ce fragment décrit la décrépitude de la terre et la décadence du genre humain.

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