‹ Nouvelles confidencesChapitre 140 sur 160 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Cette époque était DU réveil de l'esprit humain. . Lé dix-huitième siècle avait été interrompu dang ses pensées y dans ses œuvres et dans ses arts par une catastrophe qui avait dispersé ses philosophes, ses poètes, ses orateurs et ses écrivains. L'émigration, la terreur, Téchafaud avaient décimé Tintelligence. Condorcet et Chamfort s'étaient donné la mort; André Chénier et Roucher étaient tombés sous la hache; Mirabeau était mort de fatigue à la révolution et peut-être d'angoisse devant les perspectives qui ne pouvaient échapper à son géoie; Yergniaud avait disparu dans la tempête , heureux d'échapper au spectacle du crime par le martyre de l'éloquence auquel il aspirait; Delille s'était enfui loin de sa patrie et avait chanté pour les exilés en Pologne et en Angleterre; l'abbé Raynal avait vieilli dans le repentir et dans le découragement, de ses espérances; Parny avait travesti ses amours en cy-

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nisme et s'était mis aux gages des publicains. La philosophie et la littérature en France, à la fin du règne de Napoléon, avaient été condamnées au silence ou disciplinées et alignées comme des bataillons soldés sbtfs !ef ^hre. lia natù^-é à'éiait épuisée d'hommes au commencement du siècle pour préparer et accomplir la révolution. La révolution accomplie, la pensée qui l'avait faite semblait avoir eu effroi d'elle-même en voyant qu'elle serait anéantie elle-même par son enfantement.

BoDdf>ar^(e^ qui ai^pimit à la tyrannia <et qsa; haïs- ,aait la pensée, parce qu'elle ôst la liberté dé Tôtne, ^avaii profité de cet épuisement ^t de cçtte lassitude ,d^ l'esprit humain pour ittuieler du pour énerva. tonte tittératûjie : il »'^mii favorisé qcie les sdei^cefi mfitfaé- Wdiiqùeê^ parte quô les obiffr^ me^etit^) comptent et ne ^a$eiit pas. Ui n'ibonoreit dc^; Ia£tilté8;bur J9iaiqes que. celles .doptjll pouvait ëe.'fairl3)<^ docjil€& inslrumeiiis. Les. géom^es étaient ses» boibioes^ lee éoriv^ains le faisaient treicf^ler t c'était le siècle, dn compas* U tolérai^ seulement cette UttérfituraljégèiPe et /atilè qui distrait, le peuple et qui encense la tyraanie* Il ^aurait; fait bâillonner par sa police toute voix dont l'acbent mâle aurait ébranlé «ne des condeis graves du .cosiir bumàin, li permettait les . rimels qui adsonrdissent l'oreille, maie la poésie (pà^ml^ l'âme , noa. Le jeune: Nûdier ayaiit écrit dans lès inontagiies du lurà une ùde qui respirait trop li^ut

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