‹ Nouvelles considérations philosophiques et critiques sur la Société des Jésuites [microform], sur les causes et les suites de sa destructionChapitre 11 sur 32 · WOUVELLES CONSIDERATIONS · texte numérisé non relu

WOUVELLES CONSIDERATIONS

inte'ret de vouer au me'pris et a, f infamie ces religieux,' puisqu'ils etbient les fle'aux de leurs erreurs ; et cepehdant Fillustre chancelier d'Angleterre s'attriste de les voir e'loignes de ce royaume, en s ? e'criant avec une vive douleur : Pourquoietantceque <vous4tes , netes-vous pas a nous? Et si le philosophe de I'Allemagne blame quelques individus de la Socie'te', de porter trop loin 1'esprit de corps, il s'indigne de la noirceur avec laquelle oh la caloninie,. et recommit avee franchise qu'il existe dans son sein-beaucoup de sujets qui sont les plus honnetes gens du monde ?

Quel interet public ou personnel auroit de'termine Henri IV a rappeler dans ses Etats, et a proteger contre les violentes attaques du parlement de Paris, tine socie'te' qui auroit aiguise eontre lid le fer de Barriere et de Chatel, et qui ne seroit qu*une vile troupe de seditieux 7 d' assassins et de conspirateurs ?

Quel interet public ou personnel auroit persuade* a Louis XIV d'environner de sa royale protection un vil repaire de brigands couverts des emblemes de la religion , et d'autant plus dangereuxy qu ? ils auroient affecte les dehors iniposteurs de la pie'te et du zele ? Au lieu d'assurer et d'etendre la gloire de sa cduronne et celle de son royaume, dont il se montrdit si jaloux , une telle bienveillanee n'auroitelle pas au contraire expose le trone et la France aux attentats du crime et aux malheurs des re'valutions.

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