ACTION DES CALCULS SUR L’ÉCONOMIE
SECTION PREMIÈRE
Signes à l’aide desquels on peut les reconnaître.
Il n’est pas aussi facile qu’on pourrait se le figurer de constater la présence des calculs dans un point quelconque des voies urinaires. Les signes que Ton regarderait comme très-positifs deviennent parfois très-incertains. Galien avoue s’èlre mépris lui-même à cet égard : il attribua à la descente d'un gravier une douleur qu’il ressentit dans le trajet des uretères, et qui se dissipa en prenant des clvstères émoliens qui lui firent rendre quelques matières glaireuses.
On a distingué ces signes en rationnels et en sensibles. Les premiers sont très-nombreux ; mais leur
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réunion même est loin de suflire pour lever tous les doutes. Nous ne rapporterons ici que les principaux. Lorsqu’il existe un calcul dans les reins ou les uretères, son existence est toujours douteuse; d’autant plus que lexpérience démontre chaque jour qu’il est possible d’éprouver tous les symptômes de la pierre sans en être affecté , que par opposition les ouvertures de cadavre font souvent voir les reins farcis de ces sortes de concrétions , sans que les malades en aient ressenti la moindre incommodité, cc Mais souvent ces signes manquent, dit Desault (îj , et les reins sont remplis de pierres, sans que les calculeux aient ressenti la plus légère douleur, ni manifesté le moindre symptôme de néphrélie. Ce n’est qu’après leur mort qufon reconnoît cette affection des reins qu’on n’avoit pas même soupçonnée pendant la vie. » « Il est utile d’observer, dit M. Portai (-j), qu’il est des sujets chez lesquels les reins ont été trouvés remplis de graviers , et dont les urines , loin d’éprouver aucun dérangement dans leur cours, ont, au contraire, toujours été claires. D’autres n’ont même éprouvé ni nausées , ni vomissemens, ni douleurs, dans la région des lombes. » Ces signes varient d’après une multitude de circonstances . dont les unes se rattachent au genre de vie des calculeux , à leur degré de suscepli-
(i) Mal. des Voies Urinaires , loin, ni , pag. Gi. (3) Anatomie Médic. , tout, v , pag. 386.
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bilité, etc., ei les autres dépendent de la nature, de a (brnie.de la configuration , du nombre, delà mobilité, etc. , des concrétions. Un individu très-irritable, menant une vie très-active, exposé à des secousses violentes, porte un ou plusieurs calculs mobiles, volumineux, très - pesaris , à surface rugueuse et inégale , etc. Certainement il en est bien plus affecté, toutes choses égales d’ailleurs , qu’un autre individu qui se trouve dans des circonstances opposées : ainsi tantôt le malade éprouve seulement une douleur obtuse dans l’un des hypocondres , tantôt ces douleurs sont très-vives et même lancinantes, surtout lorsque le malade fait quelques mouvemens; elles se propagent aux parties voisines , et notamment le long des uretères. On observe souvent la rétractation, et même l’atrophie du testicule correspondant. 11 s’y joint des symptômes généraux , la fièvre , l’insomnie, l’agitation, les nausées, les vomissemens , etc. Il est rare que le cours des urines ne soit pas interrompu ou du moins troublé, quelquefois elles sont sanguinolentes , tous les symptômes de la néplirétie calculeuse se montrent successivement .
Lorsque la pierre est dans la vessie , elle manifeste sa présence par des signes moins équivoques , ou du moins l’on peut eu acquérir un qui 11e laisse guère de doute. Le malade éprouve des douleurs qui, d’abord locales et légères , augmentent par le mouvement , surtout l’exercice à cheval ou en voilure; elles s’étendent aux parties voisines, se pro-
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pagent le long de l’urètre jusqu’au gland, auquel l<\s malades les rapportent presque toujours. Ces douleurs s’accompagnent de la sensation d’un poids qui porte sur le périnée , d’engourdissement dans les cuisses, de la rétractation, et même l'atrophie d un des testicules , les besoins d’uriner sont fréquens, le jet de ce liquide est souvent interrompu d’une manière brusque , il ne reprend quelquefois son cours que par un changement de position du malade. Dans d’autres circonstances , les urines ne coulent que goutte à goutte avec un sentiment de chaleur qui se convertit en ardeur brûlante à l’ext remité de la verge.
11 est bon de noter que les symptômes de la [lierre peuvent se manifester tout à coup, à la suite d'un effort ou d’un mouvement violent. On connoîl l’histoire de ce prêtre qui , prenant un livre dans sa bibliothèque , fut à l’instant saisi de douleur, etc. , et l’existence de la pierre fut constatée. M. Deschamps parle d’un horloger qui, portant une pendule, en ressentit tout à coup tous les symptômes: peu de jours après il lût taillé par frère Corne , qui retira de savessie une pierre de vingt-quatre onces j ).
Lorsqu’il s agit d’un calcul mural , les douleurs deviennent souvent très- vives après l’évacuation de l’urine, ce qu’on ne peut attribuer qu’à la contraction de la vessie sur un corps raboteux ; les
(i) Traité de l'Operation de la Taille , pag. 1 (j(î
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malades sont souvent tourmentés par des érections involontaires et très-incommodes. On remarque dans les établissemens publics , que les enfans qui sont tourmentés de la pierre, trouvent du soulagement à se tirailler la verge , aussi est-ce ce qu’ils l’ont communément dès l’instant de la douleur, ou quand ils veulent uriner.
Si le volume du calcul est considérable , s il est couvert d’aspérités, ou bien encore s’il y en a un grand nombre , l’irritation ne se borne pas à la vessie, les douleurs se propagent le long des uretères jusqu’aux reins , notamment cliez les adultes et les vieillards ; les urines deviennent visqueuses, tenaces et purulentes , elles exhalent une odeur insupportable, même dès l’instant qu’elles sont rendues ; les malades sont dans une agitation continuelle , leurs souffrances sont innouies. On les voit quelquefois se croiser les cuisses ou marcher les jambes écartées, s’introduire le doigt dans le rectum, où ils croient sentir un corps dur qui détermine les lourmens qu’ils éprouvent : on observe quelquefois la sortie des hémorroïdes , et même la chute du rectum chez les enfuis.
Ce cortège de symptômes , s’accompagne de troubles généraux qui mettent pour l’ordinaire un terme aux souffrances et à la vie du malade. C’est ainsi qu’on voit se manifester successivement la perte de l’appétit et du sommeil , les troubles de la circulation , le délire et la fièvre lente, ordinairement suivie de la mort .
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Lorsque le calcul est assez volumineux pour remplir la capacité de la vessie , il en résulte nécessairement une incontinence d’urine , ce fluide est porté au dehors , au fur et à mesure qu’il est charrié par les uretères. On a remarqué dans ce cas que les calculs étoieni creusés d’une ou plusieurs cannelures destinées au passage du liquide; la même remarque a été faite pour ceux qui sont engagés dans l’orifice vésical de l’urètre, qu’ils obstruent en grande partie, sans que la rétention d’urine en soit une suite bien nécessaire, à moins qu’ils y soient depuis peu; il est néanmoins de ces cas où les malades ne peuvent que très- difficilement se debarrasser de l’urine; poury parvenir, ils sont forcés de prendre des positions extraordinaires; on en a vu qui ne pouvoienl uriner que dans la station sur la tête.
11 semblerait , d’après ce qui précède , qu’on ne devrait jamais se méprendre sur l’existence ou la non existence des calculs. Cependant la réunion même complète des signes rationnels de la pierre est loin de suffire pour lever toute espèce de doute M. Rieherand rapporte, dans sa nosographie, un fait assez curieux (1). Un malade a voit éprouvé la plupart des symptômes propres à faire croire à l’existence d’un calcul. Le cathétérisme ayant détruit cette croyance , le malade fut soumis à un traitement an-
(i) Nosographie Chirurg. , f\* édition, tome ni, page 53 1.
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tisiphylitique qui lit cesser tous les symptômes. Ce pathologiste distingué fait précéder cette observation de l’exposé succint d’un fait qui démontre exactement le contraire. Manœuvrant les opérations chirurgicales à ï’hôpilal de la Charité , l’auteur rencontra un énorme calcul d’oxalate calcaire dans la vessie d’un cadavre mort d’une maladie étrangère à cette affection , que l’on n’avoit pas soupçonnée pendant la vie.
Les signes sensibles de l’existence des calculs se réduisent au cathétérisme; car l’introduction du doigt dans le rectum ne donne souvent pas de résultat satisfaisant. Ce moyen ne peut être considéré que comme accessoire, sans qu’on doive néanmoins le négliger. Nous ne reviendrons pas sur la manière de pratiquer celte opération. Les préceptes en ont été exposés avec détail au traitement de la rétention d’urine par les sondes. Il ne s’agit ici que de reconnoître le calcul , et d’en constater l’existence. Tons les praticiens s’accordent aujourd’hui à donner Ja préférence aux algalies pour ce genre de recherche , qui est très-minutieux , et auquel il faut être habitué pour procéder avec avantage- Dans les cas les plus ordinaires, l’algalie rencontre aisément la pierre; on n’a pas même besoin de Ja chercher : elle vient d’elle-même , par l’effet de l éva cualion de l’urine, heurter l’extrémité de l'instrument. Alors on ne conserve plus aucun soupçonmais il n’en est pas toujours ainsi. On cherche quel quelbis long-temps. Il fuit alors promener douce
DES CALCULS URINAIRES, ment la sonde, en procédant d’un pointa l’autre , et faire en sorte cjue son bec parcoure toute la capacité de la vessie. 11 faut faire changer de position au malade, et recommencer ensuite scs recherches. Si celte poche est distendue par l’urine, on laisse écouler ce fluide ; si au contraire elle est dans un état de vacuité , on y pousse doucement une ou plusieurs injections. Il faut ne jamais perdre de vue que la prostate peut être engorgée , et le petit calcul se cacher derrière la tumeur que forme cet engorgement. On donnera de temps à autre de légères secousses àl’algalie , afin de rendre plus sensible le choc de l’instrument contre le calcul. Il est bien prouvé par l’expérienceque ces investigations, tant bien dirigées qu’elles soient, lorsqu’elles ne donnent pas de résultat satisfaisant, doivent être réitérées plusieurs fois, et même pratiquées par différentes personnes. On trouve dans les auteurs des exemples nombreux qui prouvent que des praticiens très expérimentés n’avoient pu rencontrer dans la vessie des calculs même assez volumineux. Si ces recherches sont en contradiction avec les signes rationnels , M. Deschamp donne le précepte de les chercher dans les parties voisines de cet organe.
Il y a plusieurs circonstances qui peuvent rendre les recherches dont il s’agit incertaines et même infructueuses.
1°. Les engorgemens de la prostate, sur lesquels nous ne croyons pas devoir revenir.
2°. La petitesse et la légèreté du calcul qui dans
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l’état de vacuité de la vessie peut rester caché derrière quelques replis membraneux, et lorsque cet organe est distendu, demeurer suspendu dans le liquide agité et éviter le contact de l’algalie, ou si elle le rencontre le choc est tellement léger, que la sensation ne le perçoit pas.
5°. Cette sensation sera encore très-confuse si le calcul est enduit et en quelque sorte revêtu par une couche de mucus épaissi , ainsi que les auteurs en rapportent des exemples; il sera très- facile alors de confondre ce calcul avec les fongus, les polypes, un état squirreux de la vessie ou quelques corps étrangers placés dans le voisinage et faisant saillie dans cet organe.
4°. Les hernies de vessie : lorsqu’une portion de cet organe se trouve déplacée et engagée dans quelque ouverture soit naturelle, soit morbide : si la pierre se trouve comprise dans ce déplacement, il est très-possible que l’algalie ne puisse pas la découvrir.
5°. On connoît tout ce qu’ont écrit les auteurs sur les vessies à cellules, le cliatonnement des pierres, et les doubles vessies qui sont contestées de nos jours ou du moins envisagées sous d’autres points de vue : il est constaté , par l’observation , que des pierres peuvent être cachées dans des espèces de poches ou cellules présentant une foule de différences par leur situation, leur lorme , leur nombre , leur disposition , leur grandeur , la structure de leurs parois, etc. Les faits rapportés par
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Franco (i), Tolet (2), Alex. Monro (5), Houstet (4) , Tulpius, Moreau(5), Lapeyronme(6), etc. , 11c laissent aucun doute à cet égard : quant aux pierres adhérentes elles doivent être fort rares; la plupart des lilhotomistes disent n’en avoir jamais rencontré, et si elles ont été admises par quelques auteurs il paroîtroit que ce seroit pour cacher quelques méprises. Le sang caillé peut en imposer en servant de moyen d’union entre la pierre et la vessie, dit M. Deschamps, qui en rapporte un exemple (7).
Que les pierres soient enkistées , chalonnées ou adhérentes, il est quelquefois très-difficile, impossible même, à l’algalie d’en constater la présence surtout lorsque ces dispositions coïncident avec un état de dégénérescence cartilagineuse de la poche urinaire: ces circonstances sont rares à la vérité, mais il suffit qu’elles puissent se rencontrer pour que Je praticien doive se tenir en garde.
Au rapport de quelques auteurs, il auroit été possible de se tromper au point de prendre une di-
(1) Traité des Hernies, chap. 4* , pag. 107.
(2) Traité de Lithotomie , pag. 74.
(3) Essais et Observ. de Med. de la société d’Edimbourg , tom. ix , pag. 257 .
(4) Mémoires de l’Acad. des Sciences , Paris, an 1702.
(5) Mémoires de l’Acad. roy. de Chir. , i n— 4° » tom. 2.
(6) Ibid. , pag. 42.
(73 Traité de l’Opérat. de la Taille , tom 1 , pag. 77.
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latation de la porlion membraneuse de l’urètre pour la vessie , et de ne faire les recherches que dans cette poche accidentelle. L’erreur me semble un peu grossière, il faudrait avoir bien peu d’habitude, ou procéder à celte exploration avec une légèreté toujours blâmable quand il s’agit d’un point aussi essentiel.
Est-il aussi facile que l’ont avancé quelques auteurs de reconnoître , par le moyen du cathéter seul, le nombre , le volume, la figure , le poli et la dureté des calculs dans la vessie ? La proposition nous semble un peu hasardée. 11 est vrai que, dans quelques cas , l’on peut juger à peu près , mais cet a peu près laisse toujours beaucoup à désirer , même dans les cas les plus favorables. Nous ferons connoître un moyen qui remplira ce but d’une manière satisfaisante.
Nous avons déjà vu que certains malades pouvoient porter des calculs, même assez gros, sans s’en apercevoir. M. Deschamps (1) parle d’un octogénaire qui en avoit un énorme dans la vessie , et n’éprouvoit d’autre incommodité que de rendre un peu plus souvent ses urines. Il est des calculeux chez lesquels tout symptôme disparaît , quoique le cathétérisme ait démontré chez eux l’existence d’un calcul vésical. On connoît l’anecdote curieuse de Morand. Ce praticien, appelé pour constater la pré-
(i) Ouvrage cité.
sence d une pierre dans cct organe , déclara que le malade en étoit affecté; peu de temps apres les douleurs et les autres symptômes diminuèrent au point que le patient n’en conservoit que le souvenir. Piqué de ce qu’il appeloit l’opiniatrete de Morand, il fit un acte par lequel il lui donna, pour son instruction, disoit-il , son corps a ouvrir. Lorsque le malade mourut, celte ouverture fut faite avec beaucoup d’éclat ; et l’on trouva , dans la partie latérale de la vessie , trois calculs dont chacun égaloit le volume d’un noyau d’abricot.
SECTION II
Influence des Calculs sur quelques organes.
Le court exposé que nous avons fait des symptômes généraux des calculs suffit pour faire connoîlre l’action que ces corps peuvent exercer sur l’économie en général , il suffira de noter ici celle action sur quelques organes spéciaux.
Lorsqu’une pierre a séjourné plus ou moins longtemps dans la vessie , le point sur lequel elle appuie ordinairement, devient de plus en plus irrité, surtout si le calcul est volumineux , pesant et inégal. On a dans quelques circonstances remarqué 1 érosion de cette partie; érosion, qui s’étendoil meme aux organes voisins , le rectum , etc. ,
ainsi
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que Tulpius (1), Fernet (2) , Chopart (3), Deschamps (4), elc. , en rapportent des exemples. Chez la femme , celle érosion peut établir une communication entre la vessie et le vagin : des faits rapportes par Fabrice de Hilden (5) en fournissent la preuve.
Si les érosions produites par les calculs sur les parois vésicales sont rares, il n’en est pas de même de quelques autres altérations résultant de leur présence. On remarque en général que les parois vésicales prennent de l’accroissement et que la capacité de l’organe diminue d’une manière manifeste. M. Portai (6) parle de vessies réduites à la grosseur d’une noix, dont la cavité éiou presque effacée. Quant à l’épaisseur des parois , elle est en rapport avec la diminution de capacité de l’organe. Puiyscli t'7) en a rencontré qui avoient un doigt d’épaisseur. Rivière (8) et Camérarius (9) en ont vu qui avoient un et même deux pouces. C’est sans doute dans des
(1) Lib. ni-, cap. 11 , pag. 182.
(2) Pathologie , lib. îv, cap. 2.
(3) Malad. des Voies Urin. , tom. 1 , pag. 1 34 et suiv. f4) Opérât, de la Taille , pag. 171.
(5) Fabricius hild. cent. 1 , obs. 58 , pag- 52 ; et cent, m , obs. 6g, pag. 25i.
(6) Acad, des Sciences de Paris , an 1770.
(7) Obs. 8g.
(8) Prax. Méd. , lib. iv , pag. 21.
(g) Epliém. N. C. , art. ni , obs. [\o.
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cas analogues que quelques praticiens ont voulu , mais en vain, pousser des injections dans la vessie; avant échoué, ils on prétendu que la chose eloit très- difficile sinon impossible.
Lorsque les calculs séjournent quelque temps dans l’urètre ou les uretères, ils occasionnent d abord par leur accroissement une dilatation plus ou moins grande de ces canaux : l’irrilalion qu’ils produisent peut déterminer tous les genres possibles d’altération.
Une action assez singulière des calculs est celle qu’ils exercent sur les reins : après avoir altéré leurs fonctions, déterminé leur inflammation, etc., ils en opèrent quelquefois la destruction au point de les réduire à des peaux un peu épaisses , ce qui est toujours suivi de la suppression d’urine.
L’engorgement du testicule et de l’épididyme accompagne assez souvent la présence des calculs dans la vessie, notamment lorsqu’ils ont leur siège au col de cet organe, ou qu’ils sont encore engagés dans les uretères. Au rapport de Ruysch (1) et de Collot (2), les calculs placés en ce dernier endroit produisent beaucoup plus d’irritation , et exercent par conséquent une influence plus marquée sur 1 économie en général.
( 1 ) Observât. i5 (2) Pag. 1 71.
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