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On l'avait traité par les sangsues, les mouches de Milan et les purgatifs, sans aucun résultat lorsqu'il vint consulter M. Charcot. M. Charcot pria M. Gellé d'examiner l'oreille du malade. M. Gellé lui fit la perforation du tympan et pratiqua des douches d'air, mais cela n'eut aucun résultat. On commença le traitement par la quinine. Au commencement, comme il arrive toujours, les vertiges et les pourdonnements redoublèrent ; plusieurs malades suspendent alors le traitement en disant que la quinine leur est nuisible ; celui-ci eut le courage de continuer, malgré les prédictions sinistres. d'un pharmacien qui lui disait qu’il allait devenir fou s’il continuait à absorber de la quinine à si grandes doses. Dès la seconde semaine tous les symptômes s’amendèrent ; les vertiges furent remplacés par des menaces de vertiges; les bourdonnements s'affaiblirent et au bout de quatre mois de traitement le malade fut complètement guéri. A'ors le malade remarqua, que non seulement ses vertiges et ses bourdonnements étaient partis, mais que jamais il ne s'était senti aussi fort et avec autant de confiance en iui-même. C’est ce qu'il exprime de celte façon « Avec de la quinine dans ma poche, j'irai jusqu'au bout du monde. »
Depuis ce temps-là, le malade à éu quelquefois de légers vertiges et des bourdonnements d'oreilles. IE lui a suffi chaque fois de reprendre la quinine pendant deux semaines pour voir disparaitre ces phénomènes.
Depuis trois ans, M. H... fait usage de la quinine ; non seulement il n’est pas devenu sourd,mais 80n ouïe qui était restée un peu affaihlie après les premières crises, s’est améliorée.
Cé cas prouvé: 1° qu'une mauvaise hygiène, peut produire le syndrome de Menière chez un névropathe ; 2° que dans ce cas le traitement antiphlogistique est aussi inutile que celui dirigé contre une olite qu’on supposerait être la cause du mal
30 que la quinine a agi sur le vertige de Ménière en modifiant la névrasthénie’; ds que l’usage prolongé du sulfate de qui-