‹ Nouvelles de Charles NodierChapitre 14 sur 22 · MADEMOISELLE DE MAB8A · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE DE MAB8A

belle robe de toile de Perse à bouqDets, — Achetez , monsieur , achetez ma bonne lazagne ?

— Mais la cérémonie va commencer , ODorina ! Et pourquoi ne mettez-vous pas aujourd'hui voire belle robe de toile de Perse à bouquets?

— Pourquoi , monsieur, pourquoi? C'est pour cela que je pleure. Mon père s'est remarié , et ma bellemère m'a dil ce matin , quand je lui ai demandé ma robe : « Il vous sied bien , petite elTrontée , de vouloir ■ voas parer comme la châsse de sainte Honorine avant "d'avoir commencé voire journée ! On vous donnera la urobe que vous demandez si vous avez vendu votre la- "zagne à l'heure de la proceûton, » — AcheleZi mon* sieur, achetez ma bonne lazagne.

£t elle recommença de pleurer.

— Calmez-vous, mon enfant, il y a des remèdes h tout , et vous avez encore le temps d'aller prendre votre place de l'année passée auprès d'un de ces grands paniers qui sont pleins jusqu'au bord de violettes, de primevères et de toutes les Qeurs de la saison. Je voua jure que vous y serez.

— Ah I vraiment , je n'en aurois pas été en peine , reprit-elle, du temps du seigneur Mario Cinci. Il venoit tous les mois depuis long-temps s'approvisionner à Codroïpo pour sa maison et pour ses pauvres, et depuis deux mois ily venoit jusqu'à deux fois par semaine; il emportoit toute ma lazagne, et ne s'en alloit jamais sans me laisser quelque bague, quelque épingle, quelque petit bijou, et sans me dire, eu me frappant doucement la joue : « Sois sage , Nina , sois sage , ma belle , et tu 0 feras un jour quelque bon mariage, car lu es vraimeni •aussi gentille que ta pauvre mère. «

— Eh bien! chère Onorina, vous ovea miintenani

Coo«;Ic

DSUXIÈMF, ÉPISODfe. 295

deui raisons de TOUS consoler et do vous réjouir, puisque Mario Cinci va arriver.

— Comment arriïeroit-il , s'écria-t-elle , puisqu'il est mort 7. . .

— Mario est mort !

— Vous le connoisscz et vous ne le savez pas? 11 y a quinze jours , il éioit là où vous èies , et , contre son ordinaire, il avoit passé la nuit à Codroïpochez son ami le riche docteur Fabricius, pour faire ses dévotions le matin. Je lui vendis toute ma lazagne. — Pelletez, monsieur, achetez ma bonne lazagne,

— Elle esl achetée. — Continuez , Nina , je vous en prie , et je ne vous retiendrai pins.

Ses yeux s'éclaircirenl j ils rayonnèrent. Le contraste que faisoil avec la nature de son récit cette innocente joie de jeune Glle, si heureuse de remettre une robe de toile de Perse à bouquets, me serra vivement le coeur. Je déposai un sequin sur son éveniaire, cl je ['écoutai depuis sans la regarder,

— Vous me donnez beaucoup trop , monsieur, et je ne saurois comment changer....

— Je vous donne trop peu, Onorina, mais continuez, continuez seulement!...

— La nuit avoit été bien mauvaise; qu'imporUa ! Itien ne pouvoit arrêter le seigneur itlario quand il avoit mis quelque chose dans son esprit, a II faut que nje Iraversele torrent quelque temps qu'il fasse, dit-il nau docteur, j'ai des raisons pour cela; d'ailleurs je re- »viendrai bientôt, et si j'étois retenu , les renseigne- H menis que je vous ai donnés vous permettent de vous n passer de moi. » Hélas ! il ne revint pas, et il ne reviendra jamais?

296 MAhBHOISELI.1! DE HABSAIV.

— Kt encore, npprenez-moi du moins, Onorina, comment cela est arrivt-....

— Je vous dirai, monsieur, ce que j'en ai entendu dire. Tous les jours avoieiit élé très-doux jusqu'à cet orage; il faisoit si beau dans le carnaval! les neiges s'étoient fondues aux montagnes ; Jes rivières s'ëioient grossies, de manière que le Tagliamente, augmenta par la pluie de la veille, étolt large et houleux comme on bras de mer. Le batelier ne voulut pas s'exposer à passer, mais le seigneur Mario se mit â la rame avec son Âlbanois, je ne sais si vous le connoissez , et ils allèrent long- temps, long- temps, bien loin, bien loin, sans malheur; mais ils ne furent )>as plulôt arrivés au milieu du courant, où est l'endroit dangereux, que voilà la vague qui monte tout-à-coup à perte de vue , et qui passe sur le bateau , et le bateau qui disparoil. Le seigneor Mario, qui nageoit comme un poisson, ne s'en inquiéloit guère; mais l' Albanois, qui étoit un homme vieux de près de quarante ans , se dËbalioit inutilement conlre le Ilot. Les gens qui regardoient de la rive droite disent que c'étoii une chose terrible; car le seigneur Mario avoit à peine fendu l'eau de quelques brasses qu'il éioil forcé à retourner pour ressaisir son domestique et pour le ramener avec lui , parce qu'il éloit à bon et si courageux, le brave homme, qu'il auroit hasardé cent fois sa vie pour celle d'un paysan ! — Il y avoit une heure que cela duroit, et tontes les barques s'étoient avancées aussi prè^ que possible du courant sans y entrer pour leur porter du secours. Alors on vit distinctement i'Albanois s'arracher des bras de son maitre, et plonger dans le gouffre à dessein de mourir seul. Oh ! le noble Mario éloit bien capable de gagner le rivage s'il l'avoiL voulu , mais il plongeoit toujours

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après l'Âlbanoisqui s'obstinott à se renoyer lonjours ea lui criant des choses qu'on n'enlendoît ps. 11 le ramenai sur le QeuTe, il redescendoit avec lui, reinoDtoit et reparoissoil encore, — et enfin on ne les vit plus ni l'un ni l'autre , et jamais leurs cadavres ne se sont retrouvés. On assure dans le pays que cela avoit été prédit par le prophète de Ravenne, on par un autre.

Je laissai pendre ma tête sur mes genoux, et je ne parlai pas , je ne pensai pas.

Onorina me tira doucement par le pan de mon habit : — Voilà l'heure de la procession qui sonne. —Achetez, monsieur, achetez ma belle lazagne; il n'y a pas de meilleure lazagne à Venise!...

— Es-tu encore là, petite, et ne t'ai-je pas payéeî Va mettre ta robe de lollc de Perse et tes rubans avant qa'on ait pris ta place.

— Alors, dit-elle, prenez votre lazagne,' monseigneur ; car si je reparoissois devant ma belle-mère avec la corbeille et l'ai^eat, elle supposeroit , tant elle est méchante, que j'ai gagné ma journée à quelque œuvre de péché.

Et pendant ce temps-là elle introduisoit dans la longue poche de ma redingote de voyage un sac copieux de lazagne.

— Que veux-tn que je fasse de ta lazagneT lui dis-je en riant malgré moi , je n'en ai pas besoin.

— Et les pauvres , répondit-elle , et les aiïamés?... Madame sainte Honorine mourut à défaut d'un sac de laitagne 1

Cette idée me frappa : le tableau du Pordenone se représenta devant mes yeux comme je venois de le voir. J'éprouvai un invincible désir de le revoir encore : je me levai. Onorina n'y éioît plus.

29S MADEHOISetLE DE MARSAN.

La première messe ^toit assez ayancée; je m'agenouillai au fond de la chapelle. Apr(s quelques instants de recueillement, je promenai mes yeux sur les fidèles: une poignée de pauvres gens du peuple qui venoieut U implorer l'intercession delà sainte et les gr3ces de Dieu, avant de reprendre leurs labeurs quotidiens ; dignes et pieuses familles de l'indigent qui iraTaille/qui croit, qui prie et qui aime, et auquel le royaume des cieui est assuré, selon mon cœur comme selon l'évangile. Une seule femme, qui se confondoil avec la foule par sa ferveur et son humilité, s'en diiitinguoit par unesorle d'élégance d'ajusiement , une cape de sole noire i pelites dentelles d'ai^enl. Elle passa devant moi quand l'ofGco fut fini , en soulevant n^ligemment un coin de son voile, et s'arrêta vers la porte après avoir laissé tomber dans chaque ironc une aumône qu'elle cachoit de la main.

— Honorine? dis-je à basse voix en m'approcliant d'elle pour l'accompagner, comme l'autorise la politesse italienne.

— Honorine Fabricius, rêpondit-elIc gaiement qnand nous fûmes arrivés an parvis ; et pour mieux me recommander au tendre et touchant intérêt que vous portez à toutes les dames, la fiancée do votre ami Joseph Solbioski. Je vous laisse à deviner les occupations qui le retiennent ce matin aui environs de Codrolpo ; mais il vous attend demain matin aux bateaux du Tagliamente, une heure avant le jour, et ce signe singulier qu'il m'a chargé de vous remettre ne vous permettra aucun doute, suivant lui, sur l'autorité de ma mission. Promenez donc, et ne me suivez pas !

Le signe, c'ctoit le fragment de la bûchette mystique que Mario avoit rompue a la vendita; i! étoit lié,

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comme la lelire de Diana, d'un pclit ruban cramoni, à la livrée de sa gondole.

Je prolestai de mon exacUlnde par une ÎDclination respeclueuse, ei Honorine disparut sans peine au milieu de la mutlitude qui couvroit l'escalier et qui encombroit les rues; car la proc«ssioa arrifoit avec toutes ses magnificences pour venir prradre la chasse. Je chcrcbai autour des paniers de fleurs là petite Onorina. Elle y éioit déjà, et superbement vËtue de sa belle robe de toile de Perse h bouquets, et si préoccupée, l'heureuse fille, de sa parure et de sa beauté, que je ne fui pas élonné du tout qu'elle ne prît pas garde à moi ; elle avoit bien d'autres pensées I....

Je n'élois pas encore arriré, la nuit suivante, i IVndroit du rendez-vous , que je m'entendis nommer dans l'obscurité par une voix connue. Je m'arrêtai anssilOt' el j'embrassai âolbioski.

— Tu ne verras personne ce malin de la famille du docteur, me dit-il ; elle est partie hier pour Saint-Vcit, sur la rive où nous allons aborder, et M. Fabriclus doit seul nous rejoindre demain au château de noire malheureux ami Mario, dont tu ne peux ignorer la.destinée. Il a cru devoir faire l'acquisition de ces mines dont le séjour seroit, dii-on, trop sévère pour des femmes. N'impute donc pas notre séparation à quelques insullanles précautions de la jalousie, quoique lu m'aies donné lieu d'en concevoir un peu. Dans peu de jours , nion Honorine recevra de toi un baisor de frère, et la mobilité de ton coeur mit promet que tu oublieras facitenieni un amour contracté sous le masqui?,

J'allois me justilier. H m'embrassa de nouveau en riant, — Écoute des ex pb cations plu» eiKieuiiclles, -reprit-il, ut conimence par me pardonner de ue l'avoir pus

LJnniprh.GoOglc

.100 MAnEHUISELLE DE MABSAN.

uuvert toute mon ûme dans nus entreliens. Livré par le inalbcur de ma destinée à ces idées qui ont failli perdre irréparablement la tienne, je le voyois avec plaisir t'en distraire et t'en éloigner pour des éludes pleines de charmes -auxqueUes tu es appelé par tous les souvenirs de ton éducation et par tous les penchanls de tou caractère. Mou père apprit cependant de Mario que tu lui apparicnuis par un serment; il l'apprit dans une occasion solennelle. C'étoit la veille du tragique accident qui a nvi il la liberté son épée d'Italie. Ce dernier malheur nous auroit détourni;s plus que jamais de t'entralaer avec nous dans nos travaux et dans nos dangers, si quelques mots échappés à Mario ne nous portoient à croire que la Torre Matadetta cache quelques secrets qui ne sont connus que de loi. Les signaux qu'il t'envoyotl , ce bâlnn rompu , ce ruban, ces couleurs, tout cela est un mystère qui nous reste celé si tu ne nous le découvres , et qui compromeitroit peut-être la vie d'une multitude de nos frères, si les recherches auxquelles nous allons nous livrer n'étoient éclairées que par le hasard. C'est ce qui a décidé M. F abricius à prendre possession du vieux castel des Ciaci , où tu ne resteras d'ailleurs qu'autant qu'il le faut pour uous diriger, dans le cas oh tu ne répugnerois pas à m'y suivre.

— ■ Te suivre eu enfer, s'il le faut, répondis-je; mais ce mystère est impénétrable à ma pensée comme h la tienne. Mario l'a emporté dans le torrent. Il ne me reste, comme à loi , qu'A le deviner. — Auparavant je le dirai tout ce que je sais.

Etjelnidisioutcequejesavois. '

— J'ai eniendu parler de cel événement, dit Solbioslii après un moment de rénexion. Une femme enlevée ! On n'a jamais enlevé femme à Venise, depuis dix ans, qu'on

■ Coo'^lt:

ne soit venu la cbercber à la Torre Maiadelta, mais loujour^saDs succès. Mario devoit ce tribut à sa réputation romancsqDC, et, je pense, un peu fantastique. Ou y a cherctié Diana, qui n'y étoit point, et on a profité de celte occasion pour visiter les reCoins les plus cachés d'une retraite si justemunt Suspecte à nos ennemis. Il n'y a pas deux opinions aujourd'hui sur cette déplorable histoire. La commémoration même des couleurs de Diana dans le deruier message de Mario ne prouve rien. Ce n'étoit qu'un appel de plus à ton souvenir. Mademoiselle de Marsan périt en effet le jour de son départ de Venise, après avoir écrit le billet que tu en as reçu ' il Triesie, et je suis persuadé que son père ea avoit acquis de tristes preuves, puisqu'il luiasurvécu si pende jours.

— Son père aussi, m'écriai-jel le père de Diana aussi! AJ. de Marsan seroit mon !...

. — Eh bien I que fais-tu donc? reprit Solbioski en passant son bras autour de mon corps. Tout doit mourir autour de nous, et avant nous les vieillards, si nous ne dérobons au temps une généreuse mort. Retourne à Codroipo, mon frère, ou viens avec moi à la Torve, Maiadelta, et crois que nous serons bien malheureuit s'il lui reste ce sdr un secret pour nous. Il en est peutêtre quelques-uns qui intéressent le sort de nos amis et celui du genre humain.

Je lui répondis en m' élançant sur le bateau ; car nous étions parvenus, en causant, jusqu'à ta grève roulante et penchée que l'aube blanchissoit déjà.

— Bon courage.! cria le batelier. La passe sera forte , ce soir, et monseigneur Mario ne seroit pas mort s'il

s'y étoit pris comme ces nobles seigneurs avant l'heure où le soleil échauffe et fond les glaçons. Ah ! que c'est une saison dangereuse pour le pauvre voyageur ! Mais

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il s'en soucioit bien, loi qui se seroit collebi avec le démoD, si ledtknoa «voit osé se trouver en face de lui wr la terre! Aussi le démon n'avolt garde. Il l'altcndoit >u piège où il l'a pris, pour le malheur des pauvret gens de la antrée. — Voyez, voyet, comme le courant donne d^jà I Cet gm bouillons sont d'un mauvais présage h la soirée. En avant, balelier, en avant I

Et il chanu. Les vagaei commençoient en effet i te rouler aotour de la rame en flocons écornants. Les nuages le débronilloient de plus en plus, et quand nous fànws Mnis du courant pour rentrer dans les eauK mortes, le soleil Inisoil déji gaiement à leur surface, en les marinant devant nous de larges lozanges d'un vert foncé, encadrés de filets tremblants d'un jaune d'or. Quelques oiseaux de mer , qui remontent jusque-là au temps des grandes eaux , les rasoieut de leurs ailes , et le lieu do débarquement se déployoit triste, sévère, profond, sons la lumière horizooule qui gagnoit graduellement le rivage. SoUiiotki, accablé de veilles, a'étoit assoupi contre moi, et j'étois seul à jouir de ce spectacle, quand un nouvel incident le cbaugea. La barque tourna subitement sa proue sur un point que j« n'avois pas encore remarqué. L'horizon y éloit fermé par un roc immense en forme de cube, que surmonloit un donjon très-élevé , mais dont le sommet ruineni s'inclinoit comme la tête d'un géant blessé h mort. Les vastes murailles qui l'avoienl appuyé autrefois , dégradées par le temps , par la foudre et par le canon, ne se soudoient plus que [ur quelques pierres à ses épaules iuégales , et s'élendoient de parc el d'autre comme des bras fatigués qui alloienl reposer leurs larges mains sur les angles de la montagne. Ce qui me frappa le plus* c'est qu'uu balcou arrondi , seul vestige de aa plale^

forme qui fOt resté suspendu sur l'abîme, paroissoît avoir été adapté à ce séjour de terreur daus des années de paix el de joie. J'en étois assez prés alors pour distinguer tous CCS détails, et pour comprendre que ces bâtiments et leur base dévoient s'Isoler du monde entier, i toutes les crues du Tagliamentc. Nous débarquions alors , et nous n'avions pas plus de vingt toises à parcourir avant de gagner les degrés taillés dan& le roc, qui conduisoient au château. Le batelier reprit brusquement le large, «prêt nous avoir quittés.

Le sot se composoit d'énormes galets roulés, ovales ou ronds, qui noircissent là depuis des siècles sous l'action alternative de l'air et des eaux, mais dont un grand nombre sont rçlevés de taches hideuses par des lichens couleur de sang. Le pied a peine à s'y affermir, car il n'y a point de route tracée , et la crainte des invasions quelquefois subites du Tagliamente dans ce long déûlé entre la rivière et la montagne en éloigne moins les paysans riverains que d'anciennes et formidables superstilions. Le domestique de Solbioski , chaîné de notre mince bagage , ne s'y engageoit qu'avec une sorte de terreur. Puck ne m'y précédoit pas à son ordinaire. 11 m'y suivoit en hurlant.

Le silence de Solbioski me fit penser qu'il n'étoit pas tout-Ii-fa)t dégagé de ce sommeil du matin qui venoit de le ressaisir, & la suite, sans doute , de bien des jours de fatigues et d'émotions.

->- Oh allons-nous, mon ami, dis-Jc en le prenant par le bras pour assurer mutellement notre marche? '

— Me le demandes-tu? dit-il en tournant sur moi un regard abattu, car il n'avoit pas lardé i partager mon impression. Nous allons i> la Torre Maiadetta et la Torre MalaeleUa, la voilà!

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