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D’ACCOUCHEMENS
sâtre ou bleuâtre : ce tissu s’amincit beaucoup en haut, mais cependant il remonte jusqu’à l’utérus , et semble se continuer avec le tissu propre de la matrice : c’est ce tissu qu’on désigne communément sous le nom de plexus rétiforme. Enfin quelques fibres musculaires forment un petit faisceau circulaire situé à l’extérieur du tissu spongieux dont nous venons de parler : c’est le muscle constricteur du vagin, qui reçoit en outre des vaisseaux et des nerfs; les premiers viennent des vaisseaux hypogastriques; les seconds sont fournis par les plexus sciatiques. ( oyez les IIIe et IVe livraisons. )
DE l’utérus ET DE SES ANNEXES.
L’utérus et ses annexes complettent l’histoire des parties génitales de la femme. Les annexes sont i°. le ligament large, qui renferme la trompe utérine ou de Fallope, dans l’aileron antérieur et dans l’aileron postérieur, l’ovaire et son ligament; 2°. le ligament rond.
De V Utérus. — Viscère creux situé dans la cavité du petit bassin, entre la vessie et l’intestin rectum, au-dessus du vagin, au-dessous des circonvolutions de l’intestin grêle. Sa figure est celle d’un conoïde, espèce de poire aplatie sur ses deux faces opposées, plus saillante en arrière qu’en avant, arrondie à sa base et tronquée à son sommet. Sa longueur totale est de trois pouces, sa largeur de deux dans sa partie supérieure et d’un seulement dans sa partie inférieure; son épaisseur est à-peu-près d’un pouce.
O11 distingue à l’utérus un fond, un corps, un col et une cavité; le fond est cette portion de l’utérus qui s’élève au-dessus de P insertion des trompes et qui n’a que quelques lignes de hauteur; sa forme est arrondie, et il est recouvert dans toute son étendue par un prolongement du péritoine.
Le corps est la partie la plus considérable de l’utérus, et comprend toute la partie de cet organe qui s’étend depuis son fond jusqu’à son col; sa forme est celle d’un triangle dont les deux angles supérieurs correspondent à l’insertion des trompes, qui, dans cet endroit, communiquent avec la cavité de l’utérus. L’angle inférieur se confond avec le col : à l’extérieur, la face antérieure et postérieure du corps de l’utérus est en grande partie recouverte par un prolongement du péritoine; à l’intérieur, ces deux faces forment les parois de sa cavité.
Le col de l’utérus est cette portion alongée qui se voit au-dessous du corps et qui plonge dans l’intérieur du vagin , dont il occupe la partie supérieure; sa longueur est de dix à douze lignes, son épaisseur de devant en arrière, de six à huit, sa largeur de huit à dix; il est cylindroïque , comprimé de devant en arrière et légèrement renflé à sa partie moyenne; il communique dans la cavité de l’utérus par une ouverture appelée orifice supérieur , interne ou utérin. L’extrémité qui correspond dans le vagin forme une partie saillante percée dans le centre par une ouverture qui porte le nom d’orifice externe, vaginal ou inférieur. Cette ouverture, transversalement alongée chez les femmes qui n’ont point eu d’enfans , et assez exactement fermée , s’arrondit et s’évase toujours de plus en plus chez celles qui en ont eu; elle est bornée par deux lèvres arrondies, distinguées en antérieure plus épaisse et en postérieure plus mince : c’est dernière partie que les auteurs désignent sous le nom de museau de tanche ; le col est parcouru dans toute son étendue par une cavité plus rétrécie à ses deux extrémités et un peu plus large au centre. {Voy.pl. XIII , Jîg . 2.)
La cavité de l’utérus, aplatie, triangulaire, a peu d’étendue, et pourrait à peine admettre un petit haricot ; les deux angles supérieurs présentent les orifices très-étroits des trompes utérines, l’angle inférieur communique avec la cavité du col. {V~oy.pl. XIII, fig. 1 . ) Quelquefois cette ouverture est partagée par une cloison complette qui explique la possibilité des superfétations, dont on a plusieurs exemples. ( La fig. 1 de la pl. XVI offre un fait de ce gen-
pl.jœi.