PL. XIV
D’ACCOUCHEMENS
re , que nous ayons constaté sur un utérus apporté à notre amphithéâtre , pour servir à nos leçons d’accouchemens. )
L’utérus est composé extérieurement d’une membrane séreuse, prolongement du péritoine , qui le recouvre dans ses trois quarts supérieurs ; intérieurement elle paraît formée par une continuation de la membrane muqueuse qui tapisse l’intérieur du vagin. M. le professeur Chaussier met en doute la présence de cette membrane ; les raisons qu’il apporte à l’appui de son opinion paraissent sans réplique : on a pris , dit ce savant physiologiste , pour la membrane muqueuse de l’utérus une simple concrétion coênneuse accidentelle, et qui n’a aucun des caractères de la muqueuse qui tapisse l’intérieur du vagin. ( Voyez la lettre du professeur Chaussier à Mine. Boivin. )
Le tissu propre de l’utérus est donc toute la portion de cet organe qui se voit au-dessous de la membrane séreuse; ce tissu est dense, élastique, d’une couleur d’un blanc grisâtre; sa densité augmente vers le col, ou sa teinte grisâtre diminue; il est impossible de distinguer dans aucun point de son étendue la disposition des fibres qui le composent, et il serait difficile, en examinant ce tissu dans l’état de vacuité , de se faire une idée des changemens que la grossesse y apporte.
Les artères de l’utérus lui viennent des hypogastriques : flexueux et peu considérables pendant tous le tems du repos de cet organe , ces vaisseaux acquièrent souvent pendant la grossesse un volume des plus considérables ; les veines accompagnent les artères.
Les vaisseaux lymphatiques de l’utérus sont tellement nombreux , et leur dilatation en est si remarquable pendant la grossesse, qu’on croirait que ce dernier en est entièrement formé; ils sont fournis par les plexus hypogastriques.
DES ANNEXES DE l’üTÉRUS.
La membrane péritonéale, après avoir enveloppé l’utérus dans ses trois quarts supérieurs, et formé en avant et en arrière de cet organe des replis peu apparens, appelés ses ligamens antérieurs et postérieurs, se réfléchit sur ses parties latérales et forme un large repli connu sous le nom de ligament large qui renferme la trompe et l’ovaire.
Des Trompes utérines. — Conduits cylindroïques qui s’étendent des angles supérieurs de l’utérus, avec lequel ils communiquent, jusque sur les parties latérales du détroit supérieur ou abdominal, parcourant ainsi un trajet de quatre à cinq travers de doigt. Des deux extrémités de la trompe, l’interne, très-grèle, traverse le tissu de Putérus et s’ouvre dans la cavité de cet organe, par un orifice tellement étroit qu’on peut à peine y faire pénétrer une soie de sanglier; l’extrémité externe porte le nom de pavillon, d’entonnoir ou de morceau frangé; elle est évasée, flottante, découpée en franges et ordinairement inclinée du côté de l’ovaire , auquel elle est fixée par une de ses plus longues franges. Quoiqu’il soit assez ordinairement difficile de mettre à découvert le conduit de la trompe, on y parvient cependant avec un peu de patience et d’adresse. {Voj.pl. UN, fig. i.)
Les trompes sont composées d’une membrane commune, extérieure , qu’elles empruntent du péritoine et de deux membranes propres, l’une externe et l’autre interne; l’externe est plus épaisse, dense, blanchâtre et susceptible de contractilité, quoiqu’on ne puisse y découvrir de fibres musculaires; l’interne, plus mince, plus molle, paraît tenir de l’ordre des muqueuses; une petite portion de tissu spongieux se voit dans les environs du pavillon.
Les vaisseaux des trompes viennent des hypogastriques.
Des Ovaires. — Organes parenchymateux, vasculaires, ovoï-