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D’ACCOUCIIEMENS.
du forceps pouvait seule remédier à un pareil inconvénient. Mais ici la manière de l’appliquer diffère beaucorjp des deux cas précédens. Ainsi, en admettant que l’occiput fut à droite et la face à gauche, on saisira la branche femelle avec la main droite, en la présentant fortement abaissée sur l’abdomen de la mère et dans la direction de la symphise des pubis , pour la placer immédiatement dans la concavité du sacrum. A mesure que la branche est introduite, on en dirige un peu l’extrémité vers les régions postérieures de la tête de l’enfant, et on la fait maintenir par un aide; on saisit ensuite la branche mâle que l’on introduit de même sous la symphise des pubis, afin de la placer sur le côté opposé de la tête de l’enfant, et l’on dirige alors le bouton vers la mortaise de la branche femelle. Les deux branches serrées et maintenues solidement, l’opérateur, sans abandonner le forceps, se placera en dehors de la cuisse gauche de la mère , pour faire exécuter à l’instrument un mouvement circulaire très-étendu, à l’aide duquel l’occiput vient se placer sous l’arcade des pubis, et la face se dirige vers la concavité du sacrum. La terminaison définitive de l’accoucliement se fait du reste comme dans le cas précédent.
Nota. Dans cette rotation violente de la tête sur elle-même , il est à craindre qu’elle ne soit tordue si on agit trop brusquement, parce que le tronc ne suit pas toujours le mouvement imprimé à la tête de l’enfant; c’est à l’opérateur prudent à prévoir, par la résistance qu’il pourrait éprouver, quels seraient les dangers qu’il ferait courir à l’enfant, et il se comportera en conséquence.
4me cas. L’occiput en sens inverse du cas précédent. — Dans cette position défavorable de la tête de l’enfant, l’application des branches. doit être faite comme dans le cas précédent, avec cette différence cependant, que la branche femelle, qu’il faut placer la première, doit être introduite sous l’arcade des pubis, et la branche mâle par la concavité du sacrum. Du reste, le mouvement circulaire prolongé qu’il faut imprimer à la tète , doit être le même que dans le cas précédent, avec la seule différence que
ii2 NOUVELLES DÉMONSTRATIONS
l’opérateur, pour l’exécuter, se place en dehors de la cuisse droite de la mère.
B. Application du forceps sur la tête arrêtée au détroit supérieur, l’enfant dans la matrice. — La tête peut être arrêtée au détroit supérieur, ou par l’étroitesse de cette ouverture, ou par la grosseur un peu trop considérable de la tête de l’enfant, auxquelles succède presque toujours l’inertie de la matrice. L’application du forceps , impérieusement commandée dans ces circonstances, ne doit être mise en usage cependant que lorsque le détroit supérieur ne présente pas moins de trois pouces à trois pouces un quart de devant en arrière, et encore faut-il admettre que la filière osseuse n’offre pas de difformités trop apparentes.
La tête, arrêtée au détroit supérieur, peut s’y placer de quatre manières différentes, comme dans l’excavation, quoiqu’avec quelques modifications dont nous parlerons plus bas.
Dans le premier et le second cas, nous supposons la tête placée, selon sa longueur, dans la direction du diamètre sacro- pubien, l’occiput tantôt vers les pubis, tantôt vers le sacrum. Dans ces deux premiers cas, l’application se fera comme précédemment, c’est-à-dire que la branche male saisie de la main gauche, et la femelle de la main droite, seront successivement introduites et placées sur les parties latérales de la tête de l’enfant , après avoir préalablement placé l’une des deux mains dans le vagin pour diriger la marche de l’instrument. Mais, vu l’éloignement de la tête, l’instrument doit être porté beaucoup plus profondément; sans cette précaution , son extrémité seule se placerait sur la tête, et il n’y a pas de doute qu’au moindre effort l’instrument lâcherait prise, et, par sa sortie brusque et trop précipitée, exposerait nécessairement les parties de la mère à des contusions, même à des déchirures plus ou moins considérables.
Lorsque l’instrument est convenablement et méthodiquement appliqué, on cherche à entraîner la tête dans l’excavation, en ayant l’attention de tirer dans la direction du détroit supérieur, et en ménageant les tractions de manière à ce que les grands dia-
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D’ACCOUCHEMENS
mètres de la tête se trouvent, autant que possible, en rapport avec ceux du bassin.
Comme, dans le cas qui nous occupe, les parties extérieures de la génération n’ont éprouvé aucune dilatation, et qu’elles conservent toute leur résistance naturelle, il est très - important de ménager les tractions au moment où la tête est prête à les franchir, en les faisant soutenir avec la plus grande précaution.
Il pourrait arriver que , dans le cas d’une extrême étroitesse du bassin, la tête se présentât de côté, et que, poussée par des tractions violentes et soutenues, elle se trouvât comme enclavée entre la saillie sacro-vertébrale d’une part, et la symphise des pubis de l’autre. Dans cette circonstance critique, l’enfant périrait infailliblement si. on ne se hâtait de l’extraire avec l’instrument; mais comme la tête est immuablement fixée, et qu’il est impossible de placer les branches du forceps sur ses parties latérales , puisque les bosses pariétales sont fortement serrées entre le sacrum et la symphise des pubis, on n’a d’autre ressource pour extraire la tète , que de la saisir sur sa longueur, c’est-à-dire de la face à l’occiput, quoique ces parties inégales et raboteuses soient très-peu favorables â l’application et surtout au maintien des branches de l’instrument. Malgré cet inconvénient, la tête une fois saisie, on fait les tentatives nécessaires pour l’entraîner dans l’excavation , en prenant toutes les précautions possibles pour ne pas meurtrir la face ou briser les os du crâne.
Aussitôt que la tête est descendue dans l’excavation, on s’empresse de retirer les branches l’une après l’autre, afin de les réintroduire de nouveau sur les côtés de la tête, comme nous l’avons exposé plus haut, et de procéder à l’extraction définitive de l’enfant de la même manière.
C. De r application du forceps sur la tête , retenue au détroit supérieur ou même descendue dans V excavation, le tronc au dehors. — L’expérience a prouvé que dans presque tous les cas d’extraction par les pieds, l’enfant courrait les plus grands risques de périr, par suite des efforts qu’on est souvent obligé de faire sur
la tête pour l’entraîner dans l’excavation , ou même pour la dégager à travers les parties extérieures de la génération. Ce sont ces considérations qui ont engagé depuis quelque temps les praticiens à préférer, dans ce cas , l’application du forceps à l’extraction manuelle.
Comme dans la manœuvre simple , l’enfant est toujours ramené les surfaces antérieures en dessous , l’application du forceps se fait de la manière suivante : le corps et les bras de l’enfant tenus et relevés vers l’abdomen de la mère, on introduit du côté gauche de cette dernière la branche mâle, pour la placer sur le côté droit de la tête de l’enfant. Cette branche étant maintenue par un aide, on introduit de même la branche femelle du côté opposé. Les deux branches rapprochées et serrées, on abaisse le tronc de l’enfant dessus, après avoir préalablement recouvert d’un linge le forceps; l’opérateur alors, saisissant également l’enfant et l’instrument, agit ainsi sur l’un et l’autre, et les extrait en même temps hors des parties de la mère.
Dans la position inverse, c’est-à-dire lorsque la face se trouve vers les pubis, et l’occiput en arrière, ce qui ne peut être qu’un écart de la nature plutôt qu’un oubli de l’art, l’instrument s’applique de la même manière que dans le cas précédent; mais ici l’enfant étant fortement abaissé vers le périné , au lieu d’être relevé vers l’abdomen de la mère, il en résulte que la manière d’extraire l’enfant présente une légère différence, quoique la terminaison définitive se fasse à peu de chose près comme précédemment.