F. Coillard, Sur le Haut-Zambèze, p
il est bien naturel qu'on ajoute :
Mais puisque j'ai compris, ainsi que tu voulus, Mais puisque j'ai compris, Douleur, ne reviens plus, Ne reviens plus, ne reviens plus ^ !
Et cependant, oserons-nous parler ainsi?
Sommes-nous certains d'avoir tout appris? Non, ce n'est pas à nous de décréter la fermeture des classes, de cette classe. Il serait imprudent sans doute d'y entrer sans appel ou d'y prolonger notre séjour arbitrairement et sans ordre exprès. Mais aussi long-temps que notre place y reste marquée, nous ne la devons pas quitter à notre fantaisie. — « Ah ! me répondez- vous, cela nous est bien impossible ! bon gré mal g-ré, force est bien de rester jusqu'au bout! » Mais il y a pour l'écolier plus d'un moyen de fausser compag-nie. Présent corporellement, il peut être absent par l'esprit, et alors il ne s'instruit pas. Etre à l'école de la douleur, ce n'est pas simplement souffrir, c'est apprendre volontairement les leçons de la souffrance.
Hélas ! toutes les nuits ne sont pas des nuits claires. Il y a des nuits d'orag-e, d'obscurité profonde, où la foudre, déchirant tout à coup les té-